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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 09:21
Ca r' commence ?...

La petite route qui monte chez moi n'est pas très fréquentée. Entre deux averses, les chiens y dorment tranquilles au soleil... sauf certains week-end, quand les visiteurs surpris par le cul-de-sac, la redescendent à fond, désappointés et en rogne...

Hier dimanche, c'était le cas : Une voiture inconnue a roulé dans l'herbe en me doublant. Elle n'a pas freiné pour le vieux chien allongé sur le coaltar. J'ai entendu le hurlement par-dessus le CD de ma voiture. Quand je me suis approché, l'animal tressautait encore. Une bande de gosses en vacances s'approchent. J'interroge :

- C'est à vous, ce chien ??...

Ils négativent de la tête. Le chien est mort. Alors l'un d'eux m'interpelle :

- Il est aux gens qui habitent là bas ! C'est pas grave, c'est des noirs...

Hein ? Le gosse répète tout fiérot, et les autres ricanent. Non je n'avais pas mal entendu...

Outremer et dans mon boulot, c'était rare d'entendre ce genre de propos (... pour ainsi dire, jamais)

La dernière fois, c'était en 1984, sur le toit du "Château Grimini". Plus tard ce fut quelques vieux cons éméchés en fin de repas... Mais jamais des gosses de 8-11 ans !

C'est réceptif aux ondes ambiantes, un gosse, même sans être connectés......

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 01:31

 

 

En réponse à...

Le Principe de Peter postule que, dans une organisation hiérarchique, chacun se propulse et se rapproche inéluctablement de son niveau d'incompétence...

(Au nom de ce principe, j'ai toujours refusé un quelconque poste de "chef", y compris la rémunération qui va avec...)

 

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- Sosefo, mes cochons, i' grossissent pas ...

- Awa, les miens non plus...

L'histoire est authentique :

Depuis quelques mois, les cochons de Wallis & Futuna ne grossissent plus. A 4 mois, ils ne pèsent pas 30 kg au lieu de 60-65 habituels. De même, les portées, normalement de 8 à 10 petits, sont tombées à 3 ou 4 porcelets. La rumeur se propage dans l'archipel. La raison ? Inconnue et inexplicable. L'émotion est vive, comme on dit aux z'infos. Faut savoir que la croissance des cochons à Wallis est plus suivie par la population que le CAC 40... Inutile de faire un dessin : Les autorités s'inquiètent : des pokas qui grossissent pas à Wallis... Autant interdire les McDo à des moins de 20 ans, c'est risquer un "printemps wallisien"

 

Faut dire que les cochons z'or (large white) ont remplacés les petits  cochons noirs d'avant : Bien sûr, ils sont 3 fois plus gros mais ces bestiaux sont des fainéants qu'on doit toujours nourrir. Or, avec les pluies depuis deux mois, impossible de faire cuire du vieux pain ou des cocos dans les gros fûts en tôle. C'est vrai aussi que ces gros balourds ne savent pas fouiller dans les poubelles, et que sur la plage, ils crèvent parfois de la maladie du Ki, une intoxication par les algues vertes (pas comme les porcs noirs d'avant...)

 

N'y aurait-il pas du boucan là-dessous (sort, magie) ?

 

Le véto a noté que, depuis les dernières élections, l'aliment à cochons vient de Fidji; ce produit coute beaucoup moins cher à l'importation que le produit assemblé en Calédonie, car il est essentiellement constitué de cellulose de canne à sucre (bagasse) . Comme le nouveau député appartient au même clan que l'importateur, tout s'explique : L'aliment fidjien laisse une marge beaucoup plus rentable : Acheté à 27cp/kg, débarqué à 41cp/kg, il est toujours revendu à 135cp/kg...

 

Pourquoi (se partager) une telle marge insensée ? Pass'que le nouveau député ne va pas le rester très longtemps : Il a été élu sous le sigle UMP de Wallis, mais il a rejoint les bancs du PS à l'Assemblée à Paris... On dit que la cantine y était meilleure !

Désolé ! Je ne sais pas encore me débarrasser des pubs...

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 23:33

 

Ceci est un essai après un changement d'interface chez Overbloog !

(Et si je n'y comprends toujours rien, je laisse tomber...)

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"Pouembout - Hier à Forêt Plate, un homme a été tué accidentellement par son compagnon de chasse. Triste histoire, bien sûr, et que je déplore, mais ces prélèvements sont indispensables à la régulation de l'espèce."

(Note 1998)

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"... Si tu laissais ton tracteur au garage et si tu re-attelais tes boeufs,  t'aurais p'u besoin de kanaque et on éviterait bien des guerres. [Car]... seul ton sang abreuverait tes sillons..."

(Note 1985... pendant la "guerre")

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Chez moi, en DVD "Les bêtes du Sud sauvages"

Hushpuppy, 6 ans, vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s’emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d’aurochs. Avec la montée des eaux, l’irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue.

Cette gamine est la star inoubliable du film . (Voir la bande-annonce)

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"La municipalité lui offre un paillasson

et le prie d'essuyer ses pieds

quand il sort de chez lui "

(et mon réveil a sonné !)

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Au city, cette semaine "The granmaster" de Wong Kar Waï

 4/5 : Ce thème asiatique éculé n'est pas mon truc. mais de si belles images de combat dans la neige renouvelle complètement le genre.

Vraiment somptueux !

 

 

 

(Gatby le magnifique ? On n'est pas obligé d'y aller...)

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Allah bastillions nem bi'1 Nini pôd'chi'1...

(Et toc, une fatwa !)

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... des mots récents...

Hésiter... Ex : Ce cri d'oiseau, ess'un échenilleur ou un stourne ?

Impacter : Mot nouveau par l'académie 2013. C'est aussi moche que "positionner"

Positionner... comme le chien qui tourne sur place pour déposer sa crotte.

Rehabiliter... Après avoir écouté le hit de 2012, le groupe ABBA, c'était pas si mal ...

Excommunier... les végétariens du XVIe au XIXe siècle par l'Eglise  !

Réaliser... que pendant 60 ans, j'ai confondu Claudel et Péguy !

Relire la Bible en remplaçant Yavhe par Lafleur, ça marche aussi...

Tatcher... aurait déjà privatisé 4 hauts-fourneaux de l'Enfer

parmi 135 autres mots....

 

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  Depuis 10 ans, l'urbanisation s'est abattue sur Païta comme autrefois, la corruption dans le RUMP...

Il n'y a pas si longtemps, j'habitais encore un patelin broussard qu'on traversait à cheval. A la plus grosse boutique, on trouvait des clous, des chaussettes ou un presse-orange en plastique à 350 cp. Bref... Mais tout ça était trop paisible, c'était même trop la honte, une injure au prestige municipal !... Accessoirement, il y avait aussi l'opportunité de juteux pourcentages fonciers hors taxes...  [Ca n'a pas manqué : Voir rubriques judiciaires]

Aujourd'hui, c'est fait : la grand'messe des camions et des engins est permanente. De la poussière partout dans l'air, comme du Saint Esprit au Vatican. A la place du stockyard à Nono, il y a un rond-point. Des gosses en capuche errent dans les lotissements-dortoirs et à la quincaillerie toute neuve, on ne trouve que des presse-oranges électriques... Partout dans les collines, de gros bulldozers éventrent la terre et culbutent des manguiers centenaires. Facile : Avant, broum-broum, arrière, biip-bip. [...]

Quelques badeaux perplexes se détournent sans rien dire. Parmi eux, une cliente marmonne : "Du temps où on croyait en Dieu, ça faisait moins de dégâts !"  Elle s'éloigne en trainant sa grande fille par la main, laquelle renaude, proteste, fascinée par les rugissements des engins. Sa fille est trisomique, elle a 35 ans. "C'est mon petit boulet en or..." m'avait confié sa mère un soir, tandis que son chien émergeait d'un empoisonnement de voisinage... Ouais, je m'en souviens encore. C'était un dimanche; elles étaient venu taper à ma porte avec, comme aujourd'hui, le même sourire triste et résigné...

A Païta, pas de surprise; plus aucun cheval n'apparait au coin de la rue...

(Note 2004)

 

 

Une fourmillière injectée...

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 04:00

 

Et Dieu
surprenant Adam et Eve
leur dit
Continuez je vous en prie
Ne vous dérangez pas
Faites comme si je n'existais pas...

(J. Prévert)

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... la photo (un peu déformée ci-dessous) date d'un demi-siècle.

Dans les années 1960, on ne considérait pas encore le shopping comme du développement personnel ! Dionne Warwick chantait Walk on by (Passe ton chemin) ce qui était plus distingué que le Casse-toi, pauv'con  d'un président de la République ! A l'époque, personne n'imaginait ce qui allait arriver : des gosses fichés dès 3 ans à la maternelle, les biens collectifs privatisés et des services publics bradés à quelques copains, etc... Des trucs que même un chef Kanaque 2.0 n'oserait inscrire dans le droit coutumier de Ouegoua...

 

Bref, en ce temps-là, le "progrès" n'était pas synonyme de marketing, le futile ou la corrida n'étaient pas encore entrés au patrimoine culturel du pays... On ne broyait pas encore les poussins mâles vivants pour en faire de la farine. Tous les animaux étaient soignés, qu'ils soient de compagnie, de travail ou de rente; j'avais même décidé d'en faire mon métier, et donc passer des bacs et ma jeunesse à préparer divers concours... et j'en ai pris pour 40 années plus ou moins cohérentes...

 

 Ecole toulouse 1964 

 

 

1965 - Ecuries de l'Ecole véto à Toulouse. Une 60aine de chevaux en attente de soins ou de traitements. Une cohorte d'étudiants de tous les niveaux accompagne le prof d'un box ou d'une stalle à l'autre. On est encore dans le mandarinat d'avant 68. Poser des questions, prendre des notes, se montrer,... Nous, les 2eme année, étions relégué à la périphérie du groupe des plus anciens; on était là pour assurer la contention, porter les seringues, faire la claque ou se faire engueuler...

Seuls quelques privilégiés pouvaient participer... Et un matin, de loin, j'ai entendu le prof, impératif :

- Cette bête doit bouger ! Pas de repos pour le rhumatisant. A sortir deux fois par jour. Qui s'en occupe ? J'attends...

.... Pour s'occuper d'un cheval, pas beaucoup de volontaires, même parmi les grandes gueules. Les chevaux ne suscitent pas l'enthousiasme des futurs vétérinaires : Un cheval, c'est gros, ça tape, c'est réputé dangereux ! Les propriétaires viennent rarement le voir et donc pas beaucoup de remerciements à en attendre (ni de gratifications...) Un cheval, c'est imprévisible au caractère, au pronostic et aux soins médicaux. La preuve ? C'est le seul animal dans lequel on plante des clous...

Le maître-mandarin s'impatiente (On n'est pas encore en Mai 68)

- Personne pour s'occuper de ce cheval ?... Alors je vais dev...

- Moi, Monsieur...

... sans réfléchir ! Pourquoi me suis-je retrouvé en tête à tête pendant plusieurs mois avec Fra Diavolo ?

D'après mes notes, parce que ce cheval était beau ! Pas gentil, pas joli, pas mignon,  cette bête était simplement belle. Je connaissais la force et la complicité des chevaux, mais je découvrais soudain de la beauté, cette grâce ni ancienne ni moderne, qui nait du flirt entre le monde réel et l'imagination (selon Schiffter).  Et moi, noyé parmi tous ces phillistins, j'ai soudain opté pour l'esthétique...

J'allais avoir 21 ans et ce matin-là, j'entrai enfin de plein pied dans mon futur métier. L'animal que j'avais sous les yeux cristallisait tous les fantasmes de mes 10 brumeuses de pension, des longues studieuses de prépa, des 20 songeuses... pendant lesquelles j'ai vécu avec les idées des autres. Je n'ai jamais oublié que les animaux furent les plus vieux compagnons de mes rêves. Et maintenant, j'y étais enfin : Cette bête unique allait dépendre de moi seul ! Et j'ai demandé à un ami de nous prendre en photo...

 

- ... Pas de repos pour le rhumatisant...

 Je le sortais 2 fois par jour, le matin tôt ou entre 2 cours. On trottait partout ensemble, sur les pelouses de l'école et dans les talus du bord du Touch. A cause de ce cheval, je me suis inscrit dans un club d'équitation au Vigoulet-Auzil. Des heures de tape-cul pendant lesquelles un moniteur alcoolique nous enseignait le noble art ! Ainsi, pendant plusieurs mois, j'appris le cheval, l'intérieur et l'extérieur, le passé et le futur, le visible et l'invisible....

 

Aujourd'hui, un demi-siècle plus tard, quand j'éteins mon ordinateur, je me lève avec une grimace...

- ...Pas de repos pour le rhumatisant

 

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 02:00

 

 

Erreur dans le marketing pontifical ??...

 

Un des dogmes de la Foi romaine est :

Plus l'Homme en chiera sur la Terre,

plus il sera bienheureux au Paradis !...

Alors pourquoi l'Eglise refuse-t-elle

le mariage pour tout l'monde ?...

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C'qui a de bien avec le Vendée-Globe, c'est qu'après 3 mois de course, le vainqueur arrive toujours un dimanche juste avant les journaux télévisés de 13 h...

Si on nous prenait pour des cons, serait-on aussi au rendez-vous ???..

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La Nouvelle Calédonie, l'île la plus proche du paradis !

(... surtout le samedi soir, au volant d'une voiture. Héhé...)

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Je connaissais le Dr EB avant même de devenir son patient. En examinant mon cardiographe, il m'avait expliqué que l'épaississement de l'onde T (en V2) était la signature d'un bloc de branche gauche... Héhé, je lui ai répondu que le même tracé était tout à fait normal chez un cheval après l'effort...

C'est au Gaston's* que ce spécialiste bosse en cardiologie.

 

... Vendredi dernier, EB est venu me voir dans ma chambre, la 220 au service de cardio. Il m'a briefé sur l'intervention coronaire de tout à l'heure. Je suis prévenu = Certains passages du protocole seront... sensibles !

 

Quelques minutes plus tard, au bloc opératoire, l'ambiance est concentrée, les procédures se succèdent. Bourdonnements des appareils, lueurs des écrans, question-réponses en langage technique. L'atmosphère est appliquée et diligente. Sous les scaphandres stériles, je ne reconnais personne. Devant moi, un écran où se dessine un réseau coronaire qui semble m'appartenir. Y figure l'extrémité du catheter introduit par l'artère fémorale. Ca devrait me sauver la vie mais je détourne le regard. Je suis enveloppé de films stériles comme une momie aztèque. Dans ma tête ne rôde que l'anxiété du type coincé sous des plaques de béton. Sensation d'enfouissement tellurique. La revoilà, l'angoisse absurde, celle que j'endure depuis quelques annnées, plus redoutable que l'incident médical, même fatal. Je la connais bien, cette panique, et depuis des années je me suis entrainer à rester immobile, n'importe où, dans la nature, en réunion administrative ou assis devant un mur... Mais là, je me sens vaciller. Vais-je craquer ? J'essaie de me souvenir : Les treizes façons de regarder un merle (W. Stevens) sans y parvenir au-delà de quatre... Quelquepart, une voix féminine informatisée : "Ne bougez pas, Monsieur, ne bougez..." Grrr ! Ne pas céder à la panique !  Envie de fuir. Dehors, de l'air. de l'espace. Toute ma vie fût au large et sans entraves, j'y ai veillé. Maintenant me libérer de ce merdier, quoiqu'il arrive... Ou rester concentré sur le coin du nez où givre l'air froid de la clim'.

Couvert de sueur sous les champs stériles, je claque des dents...

 

... venue de nulle part, une autre voix connue dans un haut-parleur :

- Tu devrais pouvoir aller faire du kayak, dimanche prochain...

- Dim... ? Heu... Sors-moi d'ici d'abord !

Message clair : Le "moment sensible" c'est maintenant.

Alors la sensation bizarre monte de la poitrine jusqu'à dans la mâchoire; elle devient douleur... Avant même que je dise un mot, j'entends : T'inquiètes pas, tout va bien ! Il m'avait prévenu; je suis en train d'endurer une vraie thrombose coronaire, mais contrôlée. C'est donc comme ça une crise cardiaque ! Normalement, ça entraine l'infarctus...

 

Une douzaine d'heures plus tard, je conduis ma caisse sur la Savex** A la radio, j'apprends la création territoriale de 2 nouvelles chaînes de télé ! Pour y passer quoi ? L'élection de Miss Bourail ? Sur le siège à côté de moi, il y a l'enregistrement de toute l'intervention. Bingo : Et si je proposais ce CD à une de ces nouvelle chaînes ? Vu la tête que je dois avoir au bloc, ça devrait être bon pour le casting d'un épisode "Urg(e)ônces au Gaston's"

 

*Gaston's (pour le CHT Gaston Bourret) comme on dit Fouquet's (pour siège de l'UMP)

** La route à péage de NC.

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Etonnant, non ?... 

 

 
La dernière fois qu'on a pris des effets spéciaux pour la Vérité, ça a provoqué des centaines de millions de morts (nazisme, stalinisme,...)
Plus récemment, l'illusion d'optique préfabriquée à la télé nous a valu :
- la mondialisation libérale, 
- 5 ans d'UMP, l
- le crash financier de 2008 etc...
- l'espoir factice qu'Hollande (ou LePen ou le FMI) va nous tirer d'affaire sans gros dégâts irréversibles... Bof !
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D'accord pour le mariage de tous ceux qui en veulent...
... sauf pour ceux qui ronflent !
(Sce cardio- Chambre 221 - 24janvier 2013)
Comment peut-on être pour les OGM et contre la PMA ?...
(Ds un mail..;)
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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 02:00

 

 

Dans le flot des bagnoles des gens qui vont à leur boulot, je suis le seul à porter un kayak sur le toit. Et aussi le seul à écouter JC Ameisen sur Fr. Inter : "Sur les épaules de Darwin" (la rediff.)

 

Soudain, à la sortie d'un virage côté gauche, j'entrevois un gros chien couché au bord de la route. Il est allongé en sphinx à moins d'un mètre de la chaussée. Bizarre attitude ! La grande bête est essoufflée; elle tourne la tête à chaque voiture qui passe, et la suit du regard l'une après l'autre. Attend-t-elle quelqu'un ? Ou de l'aide ? Je lève le pied et arrive à sa hauteur. C'est une sorte de labrador en brun, à tête carrée. Entre ses pattes de devant, un autre chien plus petit... mort*.

 

A la radio, JC Ameisen continue : Empathie & sympathie chez les vertébrés : les images cérébrales par résonnance magnétique. Les neurones-miroirs...

http://www.franceinter.fr/emission-sur-les-epaules-de-darwin-le-lien-qui-nous-rattache-aux-autres

 

... J'ai la gorge serrée !

 (6 novembre 2012)

 

*Tout ça ne fut qu'une vision fugace. Coincé dans une file de bagnole, impossible de m'arrêter pour prendre un cliché

 

Vue notr'efficacité foudroyante

- en Afghanistan,

- en Corse,

- à Marseille 

- à Florange...

pas la peine de s'énerver

- au Mali

- à la Mairie

- au bain-marie (climatique...)

 

"Le salut de tous passe par une démarche individuelle" (I. Illitch. 1972)

 

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Le mariage pour tous = le divorce pour chacun !

Perso, je m'en fous... sauf quand l'Eglise s'en mêle :

Les évêques qui, aujourd'hui, montent au créneau, sont de ma génération. S'ils ont passé autant de temps que moi en institutions religieuses, ils devraient avoir mauvaise conscience et ne pas trop la ramener sur "l'homosexualité contre nature"...

Surtout pas eux !

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J't'explique : Une bûche sèche que tu tronçonnes en étoile jusqu'à mi-hauteur 

 

buche 1

  buche 2    buche 3 buche 4                     buche 7                    buche 8

C'est facile, c'est sécurit, pas besoin de rajouter du bois,

ça peut brûler 4-5 heures régulièrement (cuisson lente)

ça s'éteint et se rallume à la demande...

  

Et voilà...

 

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... les animaux, ça n'parle pas...

 

(Dans un article précédent)

Soudain, Mutin s'est arrêté net. Que se passe-t-il ? Dans l'eau limpide, le lit de galets multicolores ne montre rien de particulier. Un  coup d'lune ? Je claque de la langue, puis donne des jambes. Alors le cheval se remet en avant...  mais pas bien loin.  Car soudain le fond de l'eau se dérobe...

  [... l'illustration même de l'aveuglement au message implicite que le cheval m'envoyait !]

 

 

Ca va mieux 1Ca m'a pris vers 10-11 ans, en forêt, quand fortuitement j'avais rencontré une renarde. (Voir ailleurs) Ensuite, comme n'importe quel éleveur, éducateur ou amateur attentif, j'eus soucis de comprendre une autre espèce au-delà de la simple curiosité. J'ai dû approcher toutes sortes d'animaux, en liberté, malades, grégaires ou solitaire, éduqués ou pas. Dans tous les cas, il s'agissait pour moi sinon d'obtenir leur co-opération, du moins de les comprendre pour anticiper, me protéger (ou pour rien) car il y allait de l'efficacité mais aussi de ma sécurité personnelle...

 

. A force d'observations et d'erreurs, j'ai acquis tout un savoir "empirique" sur la communication élémentaire avec l'animal. Je parle ici de la "communication" non verbale, spontanée, réciproque et ouverte (en liberté). C'est un moment sensible, délicat, souvent fugace qui procède de l'échange authentique et éthologique d'une espèce à une autre*. Rien à voir avec le formatage contraint ou le dressage éducatif de l'ENA ou de Sc. Po...

 

D'innombrables observations, j'avais déduit quelques principes comportementaux basiques et suffisants. Aujourd'hui, des moyens scientifiques modernes ont ouverts un vaste champ d'investigations - qui pourraient s'étendre des invertébrés au Sapiens, en passant par les primates via l'hominisation... (Lire E. Morin Le paradigme perdu : La nature humaine.) Passons...

 

Résumé :

En tête à tête avec un animal inconnu et libre, la situation évolue toujours selon le même schéma unique : 

1) Capter l'attention réciproque : Par l'attitude, le comportement, la parole ou le geste... Un animal en difficulté (malade, affamé, en rogne) sait attirer l'attention. Si l'humain  suscite l'attention de l'animal, il se met en situation alpha.

2) Interrogation mutuelle : Dans le groupe homme–cheval, il m'interroge d'abord : Quelles sont tes intentions ? Que me veux-tu ? Qu'attends-tu de moi ?... Ca sera à moi de lui répondre, puis de le questionner. Par gestes, intonations, attitude, regard (important, le regard) On participe à une conversation silencieuse entre deux espèces, à une négociation hétérogène...

 

Il s'agit d'abord pour chacun, de comprendre la question de l'autre et, si possible, d'y répondre de façon claire et compréhensible selon son espèce.

"Apprendre, c'est apprendre à formuler"  (Note-1970)

L'animal, quel qu'il soit est sensible à la manière dont on s'adresse lui : La posture, la gestuelle, le ton de la voix... selon le lieu, les circonstances  mais aussi tout les comportement propres à son espèce (Umvelt )

Et c'est là que ça se complique car

1) Je peux me tromper sur la question posée par l'animal : Ex : Mon cheval s'arrête. Devant un trou dans l'eau, il m'interroge. Je n'ai pas pigé la question, et... on a plongé !

2) La réponse à la question posée peut-être inappropriée, incomprise, ou biaisée par des facteurs extérieurs (présence d'un tiers, de petits, de rut)  

3) Le tempo de l'échange est très important : A chaque espèce, son rythme : le lévrier est lent, le BA est rapide, une truie avec des petits est extrêmement rapide...

 

Ex : N'importe qui approche un cheval en liberté avec une longe à la main reçoit instantanément une réponse appropriée = il importe que le cheval n'ait pas de trop mauvais souvenirs. Et donc – 1er principe - "être gentil et calme", car la réponse en dépend : Si je suis gentil avec un animal, il sera plus attentif; et si il est plus attentif, il me paraîtra plus intelligent... (Note 1972)

Ainsi rendre les animaux "intelligents" nécessite de l'intuition, du tact et finalement de la compétence. La clairvoyance relationnelle de l'observateur est mise à contribution. C'est ce qui explique une grande partie des échecs, des déceptions ou des accidents de l'actualité.

Le véto est souvent l'intermédiaire entre l'animal et son propriétaire – surtout entre les gros animaux et les gros propriétaires... (Note -1983) 

Sur ce point précis, on est loin du machinisme de Descartes et des aficionados de la corrida...

 

 

Tout en restant accessibles à la compréhension réciproque, il y a quelques particularités. C'est le cas du chat : 

On exhibe des lions ou des tigres dressés, mais pourquoi jamais des chats ? Un chat familier est même très bavard; mais le chat n'interroge ni ne répond comme aucun autre animal. Il discute... Il "parle" mais ne répète pas 2 fois la même chose. Seul, il peut apprendre et exprimer beaucoup de nouveautés sociales (le vol, la propreté, le mensonge,...) mais le chat reste toujours maître d'un comportement autonome... (Note-1997)

 

Ainsi le chat est le prototype d'équilibre :

1) Il prend soin de son corps. En détail.

2) Il sait savourer chaque minute

3) Il cultive sa liberté avant tout

4) Capable d'un effort soudain et violent, il redevient instantanément calme et sans rancune

5) Même âgé, il joue encore, comme pour oublier de vieillir...

..; Pas par hasard que Schrödinger a choisi le chat comme image quantique de l'électron (simultanément de présent et d'absent à l'instant T) !

Le chat est le seul félin dont l'atavisme sauvage n'a pas été modifié par la domestication. Son imagerie cérébrale montre que 90% des rêves d'un chat paisible se rapporte à la prédation, à l'attaque, à l'alerte... (Autant que celle d'un membre du FN ou de Civitas) Pour info, les images ne sont qu'à 35% chez le chien.)

 

 

 

* qui n'est pas sans rappeler l'intuition de soi-même dans la méditation...

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 01:00

 

 

Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soient à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmée, mias le mot cmome un tuot.

 

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La Ste Famille catholique ?

- Joseph, un père adoptif.

- Marie, une jeune fille enceinte hors mariage (par une PMA ?)

- Jésus, un enfant adopté, de père inconnu...

 

Est-ce que ça vaut l'coup de... bof !

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1943 -2013 = Ca suffit !

Qu'est-ce que j'ai appris comme trucs devenus inutiles

 

... me mettre debout, à marcher mais pas bébé nageur...

... attacher (enfin) mes chaussures, mais il n'y a plus de lacets

... les divisions à virgules, les multiplications de fractions... Bof !

Je ne pense plus donc je suis ! (L'erreur de Pascal : On pense pour moi)

L'étiquette "textile" d'un vêtement est toujours côté gauche.

Le permis de conduire de 1961 ne sert qu'à se faire enlever des points en 2013

...soigner une mammite ? Aujourd'hui, on change la vache !

1962 : brevet de parachutisme ? Inutile dans un Airbus 380 (à bestiaux)...

Un évènement réel ne fait que rarement une information exacte.

On ne peut avoir mal à deux endroits du corps simultanément.

... faire et défaire des nœuds compliqués ? Inutile avec le velcro, méthacrylate, etc...

Avec des chaussures, on ne pense pas pareil que pieds nus.

 

Et maintenant, où ai-je foutu mes lunettes ???...

 

__________________________________

 

Ils sont bien , ces gosses....

 

 

 

 

sont bien ces gosses

                                                (Notre dame des landes - janv.2013 - AFP)

 

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... Ouf, enfin dehors ! Soirée épouvantable, mais elle m'avait semblé très à l'aise.

En conduisant :

-  Comment tu peux te plaire avec ces cons ?

-  Je sais aussi être stupide : C'est mon élégance et je passe inaperçue...

(Mars 1997)

 

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... flippé la semaine dernière

Pontage ou pas ? 

C'était un choix difficile à faire !

J'en reparlerais...

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:56

 

 

 


 
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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 16:00

 Aurélie Pouembout NB 1983

 

Dans le post précédent, j'évoquais la dette post-mortem du père Leyraud en contrepartie de la castration de 21 chevaux adultes...

En vrai, je n'ai jamais regretté mon peu d'opiniâtreté à recouvrir mon dû : Son fric, qu'il se le garde...

Pourquoi ?

1) A chaque occasion, je ne manquais pas de rappeler à ce vieux messieurs (très) riche qu'il restait mon débiteur ! Héhé...

2)  Je n'ai jamais été procédurier et, faute de secrétariat, pas envie de donner suite : Mon agenda était à bloc et je faisais 230 km/j et 5jours par semaine ...Bref, j'ai "lâché prise" avec, en prime, la tranquillité de l'esprit (Note 1991)

3) Si je n'avais pas fait le boulot moi-même, c'eut été celui des "hongreurs" qui sévissaient encore en brousse. Et à maintes reprises, pour avoir observé ces cow-boys empiriques, leur bestialité gratifiante et la souffrance vive qui  faisaient spectacle (les accidents n'étaient pas rares et il m'est arrivé de passer derrière eux) j'ai donc opté pour l'humanisme le plus basique. Ce boulot, je l'eus même exécuté gratuitement à ma façon : Calmement, en toute sécurité, sans douleurs inutiles, sans suites fâcheuses... mais pour  100 franc symbolique !

 

*En photo, ma fille en 1983 à Pouembout... Aujourd'hui, 34 ans au Canada ! 

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Au début du mois d'août, le globe terrestre traverse un essaim de poussières sidérales : les perséides*. On parle alors de nuit des étoiles filantes (visibles dans la constellation du Lion) Chaque année au mois de Décembre, je traverse mes perséides à moi : La chaleur, les fêtes carillonnées, les mouches, les anniversaires et la vulgarité !

 

 Noël, c'est d'abord l'initiation précoce des enfants au mensonge, au chantage et à la corruption neo-libérale & consommatoire ! Noël, c'est aussi les "réunions de famille ", l'occasion de régler ses comptes, ou dans la religion chrétienne, le théâtre des non-dits... Pas pour rien que tous les polars classiques - que j'ai lu - se situent à Noël (A. Christie, Higgins Clark, C. Blyth, T. Capote...)

 

Noël à la radio 2012, c'est les déboires du RUMP, l'élection de miss et des dindes fermières de Loué (authentiques, les dindes !) sur  fond d'émotion low cost, de trivialité convulsive et de tiroirs-caisses. Passons...

 

Noël, c'est aussi l'intrusion du mailing dans la BP - lieu public de 3500 cm3 que je loue à l'année plus cher qu'un F2. C'est l'ingérence des spam à l'écran, l'intrusion occulte du marketing dans ma sphère personnelle. (A unscriber sans supprimer les sérieux.)

En ville,  on ne peut éviter la liesse populaire, les rituels grégaires, les pétards et les accidents de voitures...

Dans mon carnet d'adresses, c'est les migrations collectives et les convulsions hivernales. Et le sentiment de déréliction qui va avec. Difficile d'y échapper ! Mais ne vaut-il pas il mieux évoquer les Noël du passé que la guerre d'Algérie ?...

 

(Propos de vieux con ?? Pas vraiment. Tous les ans c'est pareil depuis 40 ans...)

 

 

Plus personnellement, je suis né Centaure (moitié homme, moitié cheval, entre Capricorne et Ophiuchus) = Sagittaire signe de feu toute l'année, sauf en décembre où je deviens combustible : Anniversaires personnels ou familiaux avec Henri IV, deux tantes, ma mère, 2 de mes ex-, mon conseiller fiscal... et mon cheval préféré !

Chaque année quand j'étais gosse, je rêvais d'embarquer sur le traineau du Père Noël vers un feu de bûches non comestibles et sans conservateurs. Plus tard en décembre, je suis toujours aussi partagé entre fatalisme ironique et réprobation anxieuse. Aujourd'hui, une forme de solitude au solstice d'hiver est un luxe.

 

Quand j'étais étudiant, je faisais des remplacements ou m'inscrivais en service de garde - avec des moments mémorables. Ou bien je m'engageais dans n'importe quel service un peu marginal comme enregistrer des textes ou lire des contes...

 

 

Décembre 1994 - ... Je me suis proposé comme volontaire auprès d'une association anti-alcool au volant = Sur appel, ramener les gens imbibés chez eux [...]

  

Vers 1h de cette nuit de Noël 1994, j'allumais mon diesel pour aller récupérer un couple en rade vers Magenta. La traversée d'Undemia n'est pas éclairée, et je faisais gaffe aux gens qui s'étiraient au bord de la route, de retour de la messe de minuit. Soudain, dans les phares d'une voiture en sens inverse, j'entrevois un type couché en travers de la chaussée. Coup de volant je l'évite en passant à côté de sa tête. Que croyez-vous qu'il arriva ? Les marcheurs au bord de la route ont-ils dégagé ce jeune homme ivre ? Pas du tout. Le lendemain j'entendis à la radio que le type avait été tué par le véhicule qui m'a suivit...

 

  4887682-Buddhist Statues Koyasan

 

 

 

 

 

 

Les six Jizô. (Un très ancien conte bouddhique)

 

... Matsuda est un homme très pieux et très myope.

  

Il adore Amida, le Bouddha céleste. Il éprouve une respectueuse admiration pour la déesse Kwannon, très belle et très bonne. Mais c'est Jizô que Matsuda vénère le plus. Jizô est l'ami des enfants. Il les console quand ils percent leurs dents, il les berce lorsqu'ils pleurent et que le parents sont absents. Il est le compagnon de jeux des enfants morts.

jizo 1Voulant honorer Jizô, Matsuda en commande six exemplaires en pierre au marchand de statues Takezawa. Celui-ci lui promet de faire diligence et de surveiller lui-même la taille des sculptures. Elles seront livrées dans deux mois.

Lorsque le jour arrive, Matsuda se rend chez Takezawa et demande à voir les statues avant de les faires installer chez lui. Malheureusement, un retard de livraison imprévu fait que le marchand ne possède pas encore les objets. Ce dernier hésite à confier la vérité à Matsuda. Il demande à un ami et deux aides de son magasin de jouer le rôle des statues. Il les maquille, leur met des vêtements adéquats et leur demande de rester parfaitement immobiles le temps de la visite.

Il fait entrer le commanditaire dans une première pièce et lui présente trois des statues. Puis, il conduit Matsuda vers une seconde pièce. Pendant ce temps, les trois compères se déplacent dans l'autre salle. La myopie dont souffre Matsuda fait que ce dernier ne voit pas le subterfuge. Néanmoins il demande à juger de l'effet produit par les six Jizô réunis. Très ennuyé, le marchand explique qu'il n'a pas d'endroit assez vaste pour présenter les six statues ensemble mais qu'il se fera un plaisir de lui faire revisiter la première salle. A ces mots, les faux Jizô se dépêchent pour rejoindre le lieu de la première exposition.

Matsuda, entendant du bruit derrière lui, se retourne et voit les trois Jizô courir vers l'autre pièce. Il revient sur ses pas pour se trouver face à l'un d'entre eux. Ce n'est plus une statue mais un Jizô bien réel. Matsuda comprend alors la supercherie du marchand qui a abusé de sa myopie et de sa piété. Il est prêt à rentrer en colère mais pardonne tout de même à Takezawa car il se souvient de la parole de Bouddha: « Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle? ».

 

 

 

  KnittedHatOnJizoHg

.

 

 

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 15:00

 

 

Il est mort aujourd'hui, à 93 ans. Il me devait encore 130.000 cp...

 

Quand j'ai commencé à bosser en Calédonie, je les ai tous rencontrés, les uns après les autres, les Berton, les Mennesson, les Delouvrier, les Renard... tous ces hobereaux de brousse, gros propriétaires terriens, forts en gueule, bardés de certitudes et de suffisance. Ils m'ont impressionné quelques temps, au début, car par la suite je les évitais ayant le plus souvent affaire à leurs employés ou aux contremaîtres auxquels je m'adressais ostensiblement. Mais certaines rencontres étaient inéluctables, pendant les week-ends quand ces gens venaient jouer aux gentlemen-farmers avec des amis (parfois en hélicoptère...)

 

arabian horse paint 1JP Leyraud était de ces vieux "coloniaux", rusé en affaires, âpre aux bénéfices et vivant  à l'ancienne – y compris les histoires de cul. Il avait sa manière à lui de chier sur la gueule de tout ce qui lui résistait, y compris sur ses enfants, son personnel et sur le fisc. Créateur des "Nouvelles Calédoniennes", concessionnaire Ferrari, il avait mis ses billes dans une propriété de 500 ha à 30 km de Néa où se reproduisaient des chevaux arabes (de toute beauté) importés d'Australie à grand renfort de pub... Quand il a vendu le journal –près de 600 millions – au groupe Hersant, il avait refusé de payer les impôts locaux sur la plus-value sous le prétexte fallacieux que la transaction avait eu lieu en Australie. Son fric était resté là-bas. L'anecdote avait fait grand bruit à l'époque, mais personnellement je ne savais rien de ces aléas fiscaux; je ne m'occupais que de ses chevaux avec passion. Ce fut l'occasion de confrontations inénarrables entre les décisions les plus fantaisistes du propriétaire et les nécessités les plus élémentaires de l'élevage. Passons... ! (Voir ailleurs)

 

... Mr Leyraud n'avait pas d'argent disponible en Calédonie; il ne pouvait donc pas me régler cette facture déjà fortement réduite au prix coûtant : J'avais castré 21 chevaux adultes de sa station, soit trois journées au soleil, en sueur et sans aucune casse. A 12000 cp chacun en 1990 (Aujourd'hui, la castration d'un cheval approche les 110.000 par tête pour le même boulot) je me retrouvais avec une ardoise considérable sans compter la colère. En ce samedi matin, toute la concession Ferrari de Ducos avait résonné de ma rogne ! Et quelques jours plus tard, je débarquais avec un van et un ami sur sa station. Prévenu de mon hold-up imminent, et sans doute pas très à l'aise, Mr Leyraud m'avait fait parvenir une avance de 100.000 cp en liquide au moment même où je quittais la propriété avec dans le van un petit arabian pony, un étalon superbe qui m'avait tapé dans l'œil. Je m'apprêtais à repartir avec ce cheval pour solde de tous comptes.

On me ferait parvenir le complément au moment venu... Je n'en ai plus jamais entendu parler et cette histoire de cornecul s'est arrêtée là.

 

Avec le temps, l'élevage du Mt Mù s'est détérioré peu à peu; j'y ai vu des animaux délaissés et mourir d'inanition, bla bla...

 

JP Leyraud, cette tête de cochon, butée, prétentieuse et susceptible, s'est donc éteint aujourd'hui. Dire qu'une page de l'histoire du pays s'est tournée, ce serait méconnaître ce qui anime encore l'arrière-cour des débats politiques et la violence familiale occulte qui font encore la "Une à sensations" des Nouvelles Calédoniennes...

(10 décembre 2012) 

 

 

 

 

 

Ci-dessous les installations et la technique...

 

 

 

Et le résultat à 1200 images/seconde. et une pointe à 117km/h...

 

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Présentation

  • : Sagamore, le dernier des ploucs !
  • : La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
  • Contact

Au hasard des pages...

"L'Histoire est la science du malheur des hommes... Pas de malheurs, rien à raconter" (R. Quenaud)

"Les véritables victimes de Tchernobyl ? Elles ne sont pas encore nés."

(Un nuke3.0 allemand) :

 

« Le capitalisme est la croyance stupéfiante

selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires choses

pour le plus grand bien de tout le monde »…

J.M.KEYNES

 

"- C'est quoi, une bonne mère ?

- Une femme que son mari va quitter" (F. Dolto)

 

"Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue" ( Victor Hujo)

 

"Quelle est l'utilité d'une maison installée dans un merdier* invivable ? "

(D'après DH Thoreau qui écrivait "planète"...)

 

"Il nous faut créer une démocratie conforme aux marchés."

(A. Merkel -2011)

 

 

« Si le climat était une banque,

les pays occidentaux l'auraient déjà sauvé »

Discours d'Hugo Chávez

 

 Le Mal au nom du bien,

une des plus vieilles histoires du monde...

(Ds un bouquin...)

 

"Se réclamer d'une religion dispense-t-il de toute morale ?"

(Amin Maalouf, sur Fr. Inter)

 

"Dans une crèche,
les bébés considérés comme leaders
sont les plus gentils"
(H. Montagner)

 

 

"Quand l'eau est pure,

je lave ma tête.

Quand l'eau est trouble,

je lave mes pieds"

 (Wang Shu) 

 

"Quelle est donc cette nostalgie

qui réarme partout les monstres oubliés ?

Et ce siècle tout neuf, comment le peupler

autrement que de tous nos regrets ?"

Doris Evans

 

"Sonne les cloches qui peuvent encore sonner.

Oublies ton offrande parfaite.

Il y a une fissure en toute chose.

C'est par là que pénètre la lumière."

(Dans la dernière chanson de Léonard Cohen,)

 

 

"Le roi est nu !"

cria l'enfant.

(Hans Cristian Andersen)

  

"Que faire de sa soif, dans un pays sans eau ?

De la fierté, si toutefois le peuple en est capable"

(Henri Michaux- Poteaux d'angle) 

 

"Tu ne te conformera point

à ce monde qui t'entoure."

(Commandement mnémmonite) 

 

 

"je ne sais pas quelles armes seront utilisées

pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu.

Mais la quatrième se réglera à coups de massue."

(A. Einstein)

 

 

"Tout

dépend

de tout le reste." 

(Bouddha) 

 

"A la vie, on emprunte même les os"

(Pablo Neruda)

 

"Ca n'est pas radical d'essayer de sauver les derniers 5% de nos forêts.

Ce qui est radical, c'est d'en avoir coupé 95%."

(D. Mc Gwan, à Durban)

 

Partout, dans le droit des peuples,

existe le mot "pays"

Nulle part le mot "planète"

(ds un mail)

 

Assise dans le fossé,

elle mâche un brin d'herbe 

et regarde passer mes wagons de projets.

Sa manière de vivre...

le nom le plus secret de l'amour ! 

(Marie-1996)

 

"Entre être libre, ou rester calme,

il faut choisir"

(Thucydide - Ve S av JC) 

 

T'es loin d'êt' con,

mais y'a des fois où tu t'en rapproche...

(...Un ami !)

 

"Chaque mois, l'allumette se rapproche de la mèche..."

(J.Stiglitz. le triomphe de la cupidité - 2010)

 

C'était du temps où les mots

étaient du côté des choses...

 (M. Genevoix- En parlant de la guerre 14-18)


Mon métier, c'était vétérinaire,

Du moins je préfère le croire.

J’ai perdu  les enthousiasmes et les protections de mon métier,

Accessible à tout, je suis enfin libre.

  (Note - Mars 2001, à la retraite)

 

Tous les jours...

 

 

 

 

 

 

"Nous nommons notre régime Démocratie

car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre,

mais de la majorité »

(Thucydide, II, 37)

 

"Ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

c'est que c'est toujours la Morale des autres"

(Léo Ferré) 

 

"J'aime aller au marché

pour contempler toutes ces choses

dont je peux me passer."

(Socrate par Kornfield)

 

Certains préfèrent

le parfum de la rose à l'odeur du chou,

Ils pensent que sa soupe est meilleure...

(?)

 

 "Le bonheur ?...

Il vient souvent sonner à ta porte.

Seulement  voilà, toi t'es parti en visite,

dans tes projets, tes rêves,

tes peurs, tes illusions..."

(Marie -1998)