Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 22:00

 ... le soir venu, je monte sur la butte. Allumer un petit feu entre 4 pierres = chaleur, couleur, cuisson, attention (ou auto-hypnose...) J'aime la nuit (bof ! question de mélatonine) J'y écoute des veilleurs d'étoiles ou des lanceurs d'alerte à l'autre bout du monde (Fat cat, TNK, MC,...)

Ceci n'est pas sans rapport avec ce qui va suivre :

 

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Ici, la promesse électorale : "Installer un couvre-feu pour les gosses ! ".. Stupeur, mais un argument qui va faire mouche. Par besoin de convoquer Ilitch ou Elull. C'est un symptôme patent d'impuissance politique et, de faillite de "civilisation"...

 

En consultant des mails, MC *m'écrivait :

... Moi, je pense "inquiétude"

Je pense aux gamins dans les salles de classe

qui jouent avec leur compas,

creusant dans le bois les traces de leur ennui.

Ils ne sont pas inquiets, les gosses,

Ils ont assimilés la peur, l'ont intégrée à leurs jeux,

Ils bougent sur leur sièges, comme si,

dans leur corps croissait aussi l'incertitude

d'être nés. [...]

(Note 2002)

 

... Qui prépare les enfants à ce temps nucléaire ?...

(Juillet 2011 – A propos de Fukushima & d'Utoya en Norvège)

 

Et puis, cette nuit : 

 

 banniere cerf

 

On s'était rencontré au sujet du Prince Vert –Voir article antérieur.

Cette nuit, j'étais triste 2.0.

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En réponse à SW (Swansea)

 

Qu'est-ce que j'avais bien pu faire ?

Voià :

Pendant la campagne électorale,

je lui avais écrit ceci (extrait) :

 

 "Si un homme politique venait frapper à ma porte,

je lui donnerai  à boire. Je veux dire : je le soûlerai,

afin qu'il oublie provisoirement

ses  mains sales, ses trahisons,

et aussi le nom de tous les chiens

qu'il a nourri avec des croquettes industrielles

pendant 35 ans..."

 

(T'as bien lu... Que du banal, du connu et rien d'autre.) 

 

Je le connaissais comme éleveur de cochons

et peut-être fut-il conseiller municipal normal.

J'ignorais qu'il était aussi néo-catho-intégriste,

qu'il avait une maîtresse,* une écurie de course

( 3 chevaux sous un autre nom)

 et qu'il militait dur pour le parti majoritaire... que t'imagines.

A-t-il pris mes propos comme une affaire personnelle ? 

 

Depuis, qu'est-ce que je prends dans  la  gu...l'écran !

Mais eut-il été Dieu, j'aurais écrit pareil.

En plus ciblé ! Evidemment...

 

Commodité  d'être  à la retraite ?

J'ai alors rédigé la confession (courtoise) et documentée que t'as lue.

Pourtant, après réflexions, je ne la lui enverrai pas :

Par mail, on ne convainct personne... bla bla.

Mais par mail,  qu'est-ce qu' on peut se faire engueuler !

(Rires)

 

*La maîtresse,  un ragot ? J'ai pas vérifié.

Mais le reste l'est (vérifié)

----------------------------- 

  

Avec le XXIeS,

je pensais que nous avions quitté le temps des certitudes

et que personne ne devrait se prétendre être maître.

 

En 2007, ds mes notes :

Je porte en moi une colère,

quelque chose bat dont je ne sais que faire,

une colère que j'ai tourné contre le vent,

contre l'érosion, contre la désagrégation. Bof...

 

Puis en 2009 : 

Apaise-toi. Pas d'issue à la colère.

La violence n'est plus un recours...

(Octobre 2009)

  

Bref, il nous restait, disons,  la prière, le Nutella et le foot-ball pendant que certains oeuvraient à inscrire sournoisement la Chrétienté dans la Constitution de l'Europe - Qu'ils se dénoncent car ils sont les assassins des gosses d'Utoya. Passons...

 

Et puis il y a ces frissons visibles - Occupy, indignés, le printemps d'érable, Sarko & Co viré,...- et quantités d'initatives puissantes ou fugaces, toutes singulières dans tous les domaines.  Les canaux "officiels", chargés de l'écume des choses, sont en perte de vitesse. A peine les médias témoignent-ils d'une autre vision, que le monde bouge dans une autre direction que Wall Street. Bien sûr, ces mouvements seront récupérés (comme la notion d'Indépendance en Calédonie) J'aimerai quand même en vivre la suite... 

 

"Quand on entend l'arbre qui tombe,

  on ne perçoit pas la forêt qui pousse..."

(F. Cheng)

 

 

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 Bon ! Et maintenant, les Cuphéas (Fausse bruyère)

que j'avais planté pour les abeilles...

Ils n'ont pas aimés la soudaine t° à 13° 

 

 

Par sagamore
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 22:00

 

Déchéance et chute des corps ?

Ô arme absolue,

mon rateau à feuilles...

(7, 5, 5, Héhé)

 

  

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  On vit tous dans un espace à 3 dimensions (+ le temps) Dans mes notes, ces grandeurs interfèrent sournoisement les unes avec les autres. Un calcul rénal oblitère mon travail, et les émois amoureux m'écornent l'éthique. Ces interactions pourraient se calculer selon les "fractales" mathématiques de Mandelbro t.(1996)

Aujourd'hui, je considère mon passé par décennies; je vis comme je peux, au jour le jour, et j'espère mon futur à l'année (sauf quand je conduis sur la RT1 entre 15h et 17h !)

 

J'ai perdu la dimension professionnelle il y a 12 ans (pour n'y renoncer qu'il y a 13 mois...)

Le moment est venu de réaménager doucement la surface qui me reste, D'un équilibre à un autre retrouvé, on appelle ça "marcher"... jusqu'au dernier  tome de ma "légende personnelle".

T'écrire participe de ce rajustement...

 

En abscisse, j'entretiens le nécessaire normal (qui est devenu le suffisant)

Ranger, se nourrir, réparer, planter, nettoyer... Mais je m'efforce autant que possible d'y joindre un supplément de verticalité : Y mettre du cerveau,  (au lieu de "faire en chiant") Ce qui donne valeur et efficacité à une activité, c'est l'attention avec laquelle on l'exécute. (Certains parlent de Conscience) Ca change tout : Réparer pour comprendre, faire durer pour résister, convertir pour imaginer, manger pour vivre (slowfood), planter pour matérialiser le temps qui passe ( 6 mois ou 50 ans) ranger pour faire du vide, donner pour le plaisir, débarrasser pour agrandir (y compris dans l'ordinateur) bla bla...

 

En bref, simplifier pour militer. Et aussi pour se protéger. Notre époque est à l'auto-protection et à la résistance  de l'humanisme contre l'ignorance, de la tolérance contre le moche, de la compassion contre le vulgaire, du travail bien fait pour soi contre le travail rentable pour d'autres,...(*J'y reviendrai) Que dire contre la méchanceté ? Redevenir un vétérinaire prudent... Evidemment, contre la sottise lourde et bien identifiée... pas grand'chose à faire !

 

Simplifier donne du sens, pour éviter la surcharge et voyager léger. (Acte juste)  

 

 Méfies-toi des Fronts. De libération, populaires, de gauche, national... Tôt ou tard, sur les fronts poussent les bosses et les cornes... (Note 1983 - J'ai ajouté "de gauche" en 2012)

 

L'horizontale me fait rencontrer des personnes et quelques personnages que j'écoute. (S')informer, (se) consoler, soulager le mieux possible. Mais aussi en éviter d'autres individus, les vraies taches, pour ne pas médire, ragoter ou polémiquer vainement (Sur un blog, on s'informe, on se marre, mais on n'a jamais convaincu ni converti personne ! Tout juste obtenir un rencart...

 

Près du buffet, une jolie femme discrète attire les regards. D'enfer !

J'engage une banalité et je reçois gentiment sa trivialité en pleine gueule. Zut ! Un fantôme de charme [...] L'habit ne fait pas la nonne ! Autant ne pas tenter de la mettre à poil pour vérifier.[...] Plus tard, je m'occuperais de son cheval (Mars 1995)

 

Prendre le temps. Tous les mégolâtres (ou les fondues de chocolat) savent qu'il est plus aisé de changer de boulot que d'abandonner des addictions. Chasser une routine la fait désespérement revenir, comme les kilos d'un régime trop sec. Remplacer un conditionnement par un autre est impossible, mais le modifier doucement est accessible. Donc agir légèrement.

 

Evidemment, j'oublie, je me trompe, je me piège, je fais des erreurs... alors je me répète (Héhé...) Le durable aime ce qui se construit lentement... (M. Serres-Le contrat naturel )

 

 

... A la limite du village, je pose mon sac à l'ombre et j'attends L***. Sans doute a-t-elle rencontré des cousins. Ou négocie-t-elle le passage du col à 5000 avec quelques dieux du coin [...] Là-bas, des gosses construisent une cabane. L'un pose une planche, un autre gosse l'enlève, en essaie une plus grande. Ils délibèrent, hésitent, recommence avec soins. Les construction des gosses se font par tâtonnements. Ils ont le temps, et de l'imagination. Leur plaisir s'émousse dès  que la cabane est finie. Leur but atteint, l'intérêt a disparu, ils en construiront une autre [...] Il y a encore un mois, je m'inquiétais toute la journée des gîtes à atteindre avant la nuit. Puis des suivants...  Aujourd'hui, je  ne sais même pas où on est. Je regardes les paysages qui se succèdent et je fais gaffe à mes pieds...

(Pokkara -1992)

 

  

J'essaye de me conserver "en forme" (De quoi ? De bonsaï = petit espace + terreau + petits soins) : Perdre du poids, poncer les pieds et le cerveau crevassés par la piste, m'ajuster à l'effort conscient... Doucement, doucement... (Doucement ne signifie pas "lentement", me précise Katchou, la demi-gouttière endormie en haut de l'écran mais qui ne rate pas une ligne de ce que j'écris...)

 

mon poele d'hiverLa trajectoire de chacun est circulaire, répétitive : Le café-cigarette du matin, le coup passable du samedi soir, la messe du dimanche, voter Sarkosi tous les 5 ans... A chacun ses habitudes, ses rituels automatiques et programmés. (Dès qu'on les bouscule (vacances) = anxiété contenue qui se "défoule"). J'ai ma propre liturgie que je cultive depuis longtemps.

Habitant seul, je me suis élaboré quantité de moyens habiles, autant de rappels, de jalons : Les mêmes gestes, les mêmes musiques,  la même bouffe, des pauses immobiles... Ne pas confondre "recommencer" et "répéter". Il en résulte un comportement insolite pour qui n'est pas averti. D'où une solitude calculée qui est un avantage certain : N'imposer à personne une diète de 3 jours, ne pas redouter leurs avis (Lâcheté) Rien de chamanique, de new-age ou d'ésotérique. Que du (physio)logique, même si parfois, je fais disparaître quelques petits nuages dans le ciel ou apparaître des visages dans une pierre (Chuut !...)  

Quand, à l'aube nouvelle, une hanche me trahit (douloureusement), qui accepterait de voir un mec à poil et à quatre pattes  en route vers le bassin à poissons... pour s'immerger avec eux ?

Parfois mon "campement" (et ma voiture) est en vrai bordel. Y faire la vaisselle peut attendre une semaine... Je le sais, j'y suis à l'aise car c'est une maison habitée – pas un catalogue de Fly ! !

 

Etre seul responsable dégraisse les automatismes et évite de se maquiller du corps et de la tête. C'est une sorte d'hygiène mentale en prévision des inéluctables turbulences à venir (Impermanence) On apprend à gérer l'Emotion industrielle, cette plaie envahissante comme la pub, comme les myxovirus de l'information continue, ces corruptions douces. Nul n'y échappe sans un minimum de vigilance à acquérir ! Là, je m'améliore...

 

L'exemple du moment : Après avoir testé, adopté ou éliminé d'autres pistes, je progresse (pour l'instant) dans deux directions :

1) Faire gaffe aux suppositions hasardeuses, aux soupçons et préjugés qui créent les envies, les trouilles ou les remords. Me méfier des enthousiasmes, des dégoûts, des colères, de ce que j'appelle les "crises de métempsychose". Elles me font grimper dans la première caravane qui passe...

2) Ne pas faire une histoire personnelle de ce qui peut survenir. En Calédonie, c'est à l'origine de bien des malentendus. Ainsi je m'offense moins de ne pas savoir ou de désobéir à ce qui, autrefois, fut une obligation, un devoir jusqu'à l'asservissement. Si je me sens moins phagocyté par le sociétal du moment, je reste ouvert à l'écoute, à la compassion, à l'empathie. Là où j'habite (sans aucune clotûre), je suis le seul à plaisanter avec des gens qui s'épient derrière des barbelés depuis 2 générations. Passons...

 

Se voir sans être vu, ça calme, ça libère (Pensée juste)  Au force de m'observer, j'ai parfois le sentiment d'être à deux dans la même peau. (Border-schizo ? Pas si facile...)

 

Quant à la Parole juste - celle par laquelle le monde devrait être moins stupide et plus beau – c'est encore au-dessus de mes forces... Je me contente de lire les paroles des autres. Près du lit ou sur une table, j'ai simultanément 3 sortes de lectures. Des bouquins faciles (récits, polars, poèmes...)  des mots croisés force 2 à 7, mais aussi quelques auteurs qui me passent au-dessus de la tête. Je les reprendrai plus tard, le moment venu, comme j'admire aujourd'hui des trucs d'improbables ou incompréhensibles il y a 10 ans. Le décryptage abstrut m'invite à la patience ou à  l'étonnement. Ca équilibre l'insignifiance et console de la médiocrité en forme de commentaire sportif...

 

La  2eme dimension de mon existence était mon métier. Il a (presque) disparu avec le mode de vie qui le justifiait. Depuis le néolithique, le statut des animaux (de compagnie, d'élevage, sauvage) n'a jamais été aussi précaire. (A l'instant, un projet de 1000 laitières industrielles à la chaîne, dans la Somme – Voir NOVISSEN) Dans les années 60, notre prof de zootechnique envisageait un tel aboutissement de notre profession... sous les huées  de tout l'amphi !

 

Et la 3eme dimension. (Héhé !...)

Dans les années 70, jeune diplômé "entrant dans la vie active", j'ai pressenti qu'il me manquait un truc (?) : Du sens, de la logique, du discernement ? En dehors des religions admises, j'ai une pleine étagère de quêtes historiques, d'essais personnels et d'observations rigoureuses. Car en la matière, on ne part pas de rien. Ethique, philosophie, gestalt, comportementalisme ? Peu importe les classifications... Après la consommation" la "consolation" et la reconstruction... Du taoïsme ancien [Feng Liu  (feng = vent, liu = suivre] au baba-cool californien des années 50 [Slowlife] il existe des fils rouges universels que des gourous, le marketing ou les horoscopes ne tardent pas à récupérer. Comme quoi il y a de la demande, donc une aspiration tout aussi universelle.

Ainsi, là où je me croyais seul et original il y a 40 ans, j'ai découvert qu'il y avait du monde, beaucoup de gens sont en marche dans la même direction... (Essentiellement des Verseau, Balance, Vierge et Sagittaire, mais ça, on est pas obligé d'y croire)

 

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Moi qui croyais tout comprendre des pollutions marines ! Et pourtant...
 
Par sagamore
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 05:00

 

 

 

 

 

  Un peu de lumière...

 

"Marcher, c'est porter sa vie, au lieu de la traîner..."

 

Tu me demandes de mes nouvelles depuis des mois ? Jour après jour, je continue mon voyage immobile. Héhé...

 

Suis en route depuis 68 ans. Avec le temps, mes pieds et ma tête se sont endurcis. Combien de fois ai-je marché à reculons, à user" mes semelles contre le vent" (F. Cabrel) embourbé délibérément dans des prises d'otages volontaires ? (J'aurais dû... ) Depuis quelques mois, je hume la brise nocturne et l'alizé qui passe dans ma tête (Ca y fait parfois un bruit de frigo !). On ne s'use pas d'une overdose d'utopie – quand on sait l'admettre...

 

 Ici ? Bof, comme ailleurs, la démographie s'urbanise et les vivants s'entassent avant de coaguler. Surgissent les comportements individuels bien connus et les nouvelles précarités - corps et mentalité - qui vont avec. Notre environnement est en danger. Une chance qu'avec les technologies récentes, le "changement" ne passe plus par la volonté de papa. Les plus jeunes de la société civile ont conscience que tout est à revoir ou à inventer – C'est par les jeunes que les changements surviennent - évolution ou révolutions- (A. Koestler) L'arrière-pensée "progrès & développement " qui m'avait boosté il y a 30 ans, est en train de faire un saut par-dessus ma génération complètement paumée (Ca se lit sur les blogs...). Mais ces mêmes techniques sont aussi de puissants moyens de conditionnement...

 

Nos représentants officiels (les mêmes depuis un demi-siècle) sont en soins palliatifs politiques [= Vite, passer du colonial de comptoir au libéral mondialisé, héhé !] Ensuite, ils disparaîtront sans payer leurs droits de succession. et c'est vous, les plus jeunes, qui...

(Passons, air connu)

  

J'ai pris de l'âge. Je marche moins vite qu'autrefois, c'est sûr. Les achatines me rattrapent sans efforts. Trop tard pour changer le monde, mais on peut accomoder sur la vision du monde, y retrouver de l'émerveillement et de l'étonnement. J'avance pieds nus, pas après pas, avec plus d'attention, avec plus de prudence. Pas tant à cause de pierres du chemin (et des calculs rénaux) que pour ne rien manquer d'un oiseau bizarre, de la brise tiède après la douche froide...

Ou du connard qui tourne à gauche sans mettre sa flèche !

 

Plus de temps à perdre contre les moulins à vent et les émois télévisés, contre les experts photoshopés et les rumeurs futiles... Est-il indispensable d'avoir une opinion sur tout ? Préserver un domaine d'intérêt et renifler l'inutile, la bêtise et le factice, comme autrefois je sniffais l'entérotoxémie dès la porte de la bergerie.. Je suis persuadé que l'avenir est plus loin, après-demain, et donc revenir le moins possible en arrière. Mais j'échoue encore régulièrement...

 

 

... Après des années de pension religieuse, j'ai su trop tard que je n'étais pas fait pour être marié [...] Qu'est-ce que je peux me faire comme mal !... (Notes 1981)

 

[Bof, d'autres ont voté Sarkosi en 2007... Seuls les politiques ne doutent pas !]

 

 

Dès qu'un gosse ôte les petites roues de son vélo, il pousse les portes du monde et se construit peu à peu une saga singulière. J'ai des souvenirs très clairs de ces moments-là.

 

 

... la neige et le vent dans les toits. Dans la pièce obscure, l'œil vert du poste de TSF et le rond de lumière près de la cheminée. Les vieux sont graves et inquiets, indifférents à mes pitreries qui leurs arrivent aux genoux...(Les années 40 – 1964)

 

Ma saga se situait dans un espace à 3 dimensions + le temps.

Il y a douze ans, j'ai perdu la dimension professionnelle. Il ne m'en reste que 2. Le moment est venu de me réapproprier doucement la surface et le temps qui me reste pour conclure le dernier tome de ma "légende personnelle" (terme emprunté à Coelho 1992)

 

C'est un boulot à plein temps, et c'est pas triste...

 

(A suivre... Y'en a 10 pages, si mon disque ne me joue pas un tour de Pfffff...)

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Par sagamore
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Texte Libre

 

"Ils cassent le monde en petits morceaux
A coups de marteau

Mais çà m'est égal, il en reste assez pour moi

 

 

 

 

 

 

"L'homme est deux hommes.

L'un est éveillé dans l'obscurité,

l'autre est endormi dans la lumière"

(K. Gibran)

 

Il suffit que j'aime une plume bleue

J'aurais toujours un peu d'air, un petit filet de vie
Dans l'œil, un peu de lumière, un grain de sable

Un oiseau peureux

Il suffit que j'aime un brin d'herbe mince
une goutte de rosée

Ils peuvent casser le monde en petits morceaux
Il en reste assez pour moi


Il suffit que j'aime
un petit brin d'herbe bleue
une goutte de rosée, un amour d'oiseau peureux

Ils cassent le monde avec leurs marteaux pesants
Il en reste assez pour moi

Il en reste assez, mon coeur".

(Boris Vian)

Présentation

  • : Sagamore, le dernier des ploucs !
  • Sagamore, le dernier des ploucs !
  • : Divers
  • : La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
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Texte Libre

 

 

"Sonne les cloches qui peuvent encore sonner.

Oublies ton offrande parfaite.

Il y a une fissure en toute chose.

C'est par là que pénètre la lumière."

(Dans la dernière chanson de Léonard Cohen,)

 

 

"Le roi est nu !"

cria l'enfant.

(Hans Cristian Andersen)

  

"Que faire de sa soif, dans un pays sans eau ?

De la fierté, si toutefois le peuple en est capable"

(Henri Michaux- Poteaux d'angle) 

 

"Tu ne te conformera point

à ce monde qui t'entoure."

(Commandement mnémmonite) 

 

 

"je ne sais pas quelles armes seront utilisées

pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu.

Mais la quatrième se réglera à coups de massue."

(A. Einstein)

 

 

"Tout

dépend

de tout le reste." 

(Bouddha) 

 

"A la vie, on emprunte même les os"

(Pablo Neruda)

 

"Ca n'est pas radical d'essayer de sauver les derniers 5% de nos forêts.

Ce qui est radical, c'est d'en avoir coupé 95%."

(D. Mc Gwan, à Durban)

 

Partout, dans le droit des peuples,

existe le mot "pays"

Nulle part le mot "planète"

(ds un mail)

 

Assise dans le fossé,

elle mâche un brin d'herbe 

et regarde passer mes wagons de projets.

Sa manière de vivre...

le nom le plus secret de l'amour ! 

(Marie-1996)

 

"Entre être libre, ou rester calme,

il faut choisir"

(Thucydide - Ve S av JC) 

 

T'es loin d'êt' con,

mais y'a des fois où tu t'en rapproche...

(...Un ami !)

 

"Chaque mois, l'allumette se rapproche de la mèche..."

(J.Stiglitz. le triomphe de la cupidité - 2010)

 

C'était du temps où les mots

étaient du côté des choses...

 (M. Genevoix- En parlant de la guerre 14-18)


Mon métier, c'était vétérinaire,

Du moins je préfère le croire.

J’ai perdu  les enthousiasmes et les protections de mon métier,

Accessible à tout, je suis enfin libre.

  (Note - Mars 2001, à la retraite)

 

Tous les jours...

 

 

 

 

 

 

"Nous nommons notre régime Démocratie

car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre,

mais de la majorité »

(Thucydide, II, 37)

 

"Ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

c'est que c'est toujours la Morale des autres"

(Léo Ferré) 

 

"J'aime aller au marché

pour contempler toutes ces choses

dont je peux me passer."

(Socrate par Kornfield)

 

Certains préfèrent

le parfum de la rose à l'odeur du chou,

Ils pensent que sa soupe est meilleure...

(?)

 

 "Le bonheur ?...

Il vient souvent sonner à ta porte.

Seulement  voilà, toi t'es parti en visite,

dans tes projets, tes rêves,

tes peurs, tes illusions..."

(Marie -1998)

 

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