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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 05:00

 

 

Au soleil du matinHummm ! Me faire un bon café…

mais pas l’boire.

Juste  pour l’odeur, héhé,

pass’que la dernière fois,

ça m’a valu 5 jours et 5 nuits à l’hôpit…  Passons !…   

 

A propos, savez-vous que 93% du café calédonien est importé déjà torréfié, du Viet-Nam et de PNG ? Ce produit, souvent médiocre est déjà moulu. Il voyage en vrac à fond de cale, soit avec 10 à 25% de perte (d’où les prix) Il est mis en sachet localement.

Et la même cargaison est distribuée sous 4 marques différentes…

 

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Une fois clôt le barnum électoral, le même néant politique reprend des poses de cadors ou de vierge, les mêmes têtes de gondole échangent leurs discours selon les dernières trouvailles de leur services de communication respectifs… Rien de ce qui a été élu n’est à la hauteur de l’urgence financière et environnementale du moment. Par exemple, qui se souvient qu’en en 5 ans, la bande à Sarkosi a promu la privatisation du principe biologique qui prévalait depuis le néolothique (semences, molécules, phyto, organes…) Et aussi de la monnaie (Voir la vidéo) !

 

En politique, on peut tout proposer et tout justifier. Tout, y compris le contraire...

Ex : L'environnement étant un problème global, seuls les groupes organisés globalement peuvent prétendre détenir la solution.

(G. Bush père, au sujet de Monsanto - 1997)

 

Depuis des années, j’ai quelques doutes sur les partis verts français. Je m'interroge même sur la portée et l’efficience de l'écologie en politique en général. Pire : A l'occasion du théâtre électoral 2012, je m’inquiète un peu plus de la récupération occulte de l’Ecologie par le nouveau capitalisme (y compris celui du PS) et ceci, bien au-delà du « greenwashing » commercial...

De tout temps et dans toutes les sociétés, l'idée de vertu n'a jamais été qu'une émanation du parti du vice. En quoi l’Ecologie officielle peut-elle devenir auxiliaire des nouvelles mafias économiques mondiales ? C'est une des questions des mouvements de jeunesse actuelle...

 

Dans un système économique en crise, tous les moyens sont utiles quand il s'agit de sensibiliser les consciences pour justifier et imposer des choix arbitraires. A nouvelles contraintes sélectives, nouveaux critères. Dans quelle mesure l'urgence écologique, thème mobilisateur de la jeunesse, peut-elle, en partie, être détourné de sa générosité initiale pour justifier des choix sociaux bien peu « égalitaires », pour couvrir une épuration sociale et entretenir la domination torpide de la croissance & de la consommation ?

Un constat : En brandissant l’étendard de l'austérité volontaire, l'idéalisme de la jeunesse rejoint les grandes âmes de la République pour oeuvrer (bénévolement) au formatage des consciences "à l'état d'urgence écologique qui vient".

L'Ecologie justifie déjà l'existence de 2 filières d'alimentation, l'une "saine et biologique" pour les riches et leurs petits, l'autre notoirement toxique pour la plèbe et ses rejetons promis à l'obésité.

La "nouvelle" bourgeoisie libérale mondiale s'acquitte de ses derniers caprices en se proclamant d'un scrupuleux respect de l'environnement. Dans les milieux « trendy » on ne saurait faire passer pour respectables les outrances de train-de-vie sans digression verte…

Enfin quoi de mieux que l'Ecologie pour justifier les progrès exhorbitants des contrôles sociaux et pour faire taire les objections à un flicage sécuritaire omniprésent ? Traçabilité de toute nature, transparence affichée, certifications procédurières, éco-taxes dévoyées, code-barre et (pseudo) label, etc... Toutes ces contraintes s'assument (mal) au nom de l’excellence environnementale, de la police de l'air et de l'eau, ce  qui laissent augurer un état d'exception écologique qui s'annonce. Car tout est permis (ou pardonné) à un pouvoir qui se réclamerait de la Nature, de la Santé et du Bien-être, fut-il le nazisme des années 30, premier parti « écologique » connu.

 

Autre approche plus psy :

Prôner un ascétisme bio et un nouveau contrôle de soi n'est-il pas un pré-requis  moralisateur pour négocier avec succès un sauvetage global auquel le libéralisme sauvage s'est lui-même acculé ? Demain, faudra-t-il se serrer la ceinture au nom de l'Ecologie, comme aujourd'hui au nom de la crise économique ?

Compte tenu de la désinformation ambiante (Fukuschima), prétendre que l'autocontrôle généralisé nous sauvera de la dictature environnementale me laisse dubitatif : Je crains que l'un ne fasse le lit de l'autre, que Big Brother et la pénurie ne marchent ensemble selon le pire scénario de Soleil Vert  !

 

Et le mot "désinventer" n'existe dans aucune langue humaine…

 

Dans un article précédent, j’avançais que tout est à revoir dans la dialectique  écologiste où, par exemple, une « catastrophe écologique » y désigne encore un accident quelconque dans le régime habituel de la gestion des êtres et des choses. Perso, je pense qu’au point où on en est, la catastrophe réside justement dans le parfait fonctionnement de cette dite gestion.

 

La plus grande vague de famine connue en zone tropicale (1876-1879) coïncide avec une sécheresse mondiale, mais surtout avec l’apogée de la colonisation. La destruction du monde paysan et des pratiques vivrières avait fait disparaître les moyens de faire face à la pénurie. Plus que le manque d’eau, ce sont les effets de l’économie coloniale en pleine expansion qui ont couvert de millions de cadavres décharnés toute la bande tropicale…(Jared Diamond- Effondrement)

 

Je pense qu’une catastrophe écologique est d’abord la manifestation d’un rapport désastreux au monde. Exemple : l’urbanisation nous impose d’habiter ni la ville, ni la campagne. (On parle de « rurbains entassés dans nouveaux quartiers, des non-lieu » hors sol.) Habiter nulle part nous rend vulnérable au moindre cahot du système, au moindre aléa climatique . Lors du dernier tsunami, en Indonésie, les touristes industriels continuaient à faire trempette tandis que les chasseurs-cueilleurs se hâtaient de fuir les côtes à la suite des oiseaux. Le paradoxe actuel de l’écologie, c’est que, sous prétexte de sauver la terre, elle ne sauve que des schémas qui font une planète de moins en moins vivable !

 

Il est évident que si notre gestion planétaire contemporaine est considérée comme « normale » la catastrophe n’est que l’arrêt ou la suspension forcée de cet état..

Que les ressources naturelles viennent à s’épuiser, que s’interrompent les flux internationaux, que l’on aille au-devant de grands dérèglements monétaires et sociaux, qu’adviennenent « l’ensauvagement des populations », « la menace planétaire », « la fin de la civilisation »… Survient alors un de ces rares moments où notre existence reprend contact avec la planète, où nous réalisons momentanément notre présence au monde. Il arrive un degré de conditionnement où n’importe quelle perte de contrôle est préférable à tous les scénarios de gestion de crises - Se souvenir de Copenhague, Durban, Cancun mais aussi de la gestion des conflits et des flux financiers - En biologie, c’est dans les dysfonctionnement d’un système, dans les courts-circuits organiques qu’apparaissent les réponses logiques à ce qui pourrait cesser d’être un problème

Exemple :

Ce fut après les deux boucheries mondiales que le XXe S a vu naître un nouvel ordre du monde.

Parmi les signataires de Tokyo, les seuls pays qui remplissent leurs engagements sont l’Ukraine et la Roumanie. Pourquoi ?

Les expérimentations les plus avancées à l’échelle mondiale en culture biologique se tiennent à Cuba depuis 1989. Pourquoi ?

C’est au long des pistes africaines  que les garagistes ont élevé la mécanique automobile au rang d’Art Comtemporain. Pourquoi ?...

Parce que tous ces pays se maintiennent en état de crise permanent !

 

A mon avis, la gestion durable n'est plus la solution au suicide environnemental de notre planète. Et d'évidence, la concertation mondiale telle qu’on en discute en congrès, reste aussi utopique que le communisme mondial ou la gestion des conflits par l’ONU.

Pire, c’est une perte de temps ! Oui mais, dira-t-on, il s’agit de ne pas casser la barraque !  Les évènements s‘accélèrent. On n’en est plus là ! Et je ne crois plus que l’Ecologie en politique soit suffisante. Ou même nécessaire. […]

 

petrolerJe pense que la crise environnementale elle-même devient la solution ultime et souhaitable. Parce qu’en temps de crise, l’environnement cesse d’être l’environnement ! On a tous déjà vécu assez d’accidents pour le savoir. (cycloniques, inondations, sécheresses, famines, nucléa…)

J’explique :

Dans l’urgence, nous sommmes acculés à renouer un contact, fut-il fatal, avec ce qui est là, avec les rythmes de la réalité. Dans ces conditions, ce qui nous entoure n’est plus paysage, théâtre, panorama mais bien ce qu’il nous est donné de vivre, d’habiter et donc de protéger ce avec quoi nous devons composer et que nous devons re-apprendre, etc…

En clair, là où les gestionnaires s’interrogent benoitement sur comment renverser la vapeur « sans casser la baraque », et vu le temps qui passe, la jeunesse du monde ne voit d’autre solution que de « casser la baraque » au plus tôt ! Et d’ici là, de tirer parti de chaque effondrement du système…

 

… Et je ne suis pas loin de les approuver

 

Car contrairement à ce que l’on souhaite sans l’avouer,

ça ne pourra pas indéfiniment ne pas arriver !…

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Je vous invite à suivre ce qu'explique cette gamine de 12-13 ans !

(Même nos élus ne semblent pas être au courant...) 

 

 

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commentaires

S
Harold M.,au sommet environnemental de Rio ? C'est normal :<br /> <br /> - Bétonner les mares pour loger les hérons<br /> - Transformer d'une signature une zone inondable en terrain constructible.<br /> - Inclure du patrimoine mondial à son patrimoine personnel... Un tel bilan n'est pas à la portée du premier végétarien qui passe (en vélo !)
Répondre
P
C'est bien le chef du gouvernement<br /> en attendant le futur chef d'état
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S
QUOI ! Veux-tu dire qu'HM est le reprézentant de la NC ?...
Répondre
P
En effet, il y a lieu de penser que la crise environnementale devient la solution ultime et souhaitable...<br /> Toutefois, ce qui me rassure, c'est la participation d' H. Martin au sommet de la terre à Rio.
Répondre

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"Les véritables victimes de Tchernobyl ? Elles ne sont pas encore nés."

(Un nuke3.0 allemand) :

 

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(Bouddha) 

 

"A la vie, on emprunte même les os"

(Pablo Neruda)

 

"Ca n'est pas radical d'essayer de sauver les derniers 5% de nos forêts.

Ce qui est radical, c'est d'en avoir coupé 95%."

(D. Mc Gwan, à Durban)

 

Partout, dans le droit des peuples,

existe le mot "pays"

Nulle part le mot "planète"

(ds un mail)

 

Assise dans le fossé,

elle mâche un brin d'herbe 

et regarde passer mes wagons de projets.

Sa manière de vivre...

le nom le plus secret de l'amour ! 

(Marie-1996)

 

"Entre être libre, ou rester calme,

il faut choisir"

(Thucydide - Ve S av JC) 

 

T'es loin d'êt' con,

mais y'a des fois où tu t'en rapproche...

(...Un ami !)

 

"Chaque mois, l'allumette se rapproche de la mèche..."

(J.Stiglitz. le triomphe de la cupidité - 2010)

 

C'était du temps où les mots

étaient du côté des choses...

 (M. Genevoix- En parlant de la guerre 14-18)


Mon métier, c'était vétérinaire,

Du moins je préfère le croire.

J’ai perdu  les enthousiasmes et les protections de mon métier,

Accessible à tout, je suis enfin libre.

  (Note - Mars 2001, à la retraite)

 

Tous les jours...

 

 

 

 

 

 

"Nous nommons notre régime Démocratie

car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre,

mais de la majorité »

(Thucydide, II, 37)

 

"Ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

c'est que c'est toujours la Morale des autres"

(Léo Ferré) 

 

"J'aime aller au marché

pour contempler toutes ces choses

dont je peux me passer."

(Socrate par Kornfield)

 

Certains préfèrent

le parfum de la rose à l'odeur du chou,

Ils pensent que sa soupe est meilleure...

(?)

 

 "Le bonheur ?...

Il vient souvent sonner à ta porte.

Seulement  voilà, toi t'es parti en visite,

dans tes projets, tes rêves,

tes peurs, tes illusions..."

(Marie -1998)