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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 22:00

Bon ! pas d'panic, c'est encore moi qui m'suis emmêlé les pinceaux ds un message précédent...

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Que ce soit les pyramides, les cathédrales... Mais aussi pour acquérir du savoir, affiner les compétences ou construire de (vraies) fortunes... 

  "La durée aime ce qui se construit lentement "

  M. Serres - Le contrat naturel 

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Le faré s'écroule... 001

  Ce faré avait fait son temps.

  Construit pièce par pièce, il figure déjà au cadastre de 1943.  

 Je l'ai détruit il y a 2 mois. Il avait mon âge... 

 

 

 

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  A 10 km de là, ces 2 maisons ont été construites en 3 semaines

et elles sont payables sur 15-20 ans !

 

maison jumelle retreciSi ces deux voisins ont une seule télé, un seul chiotte, une seule voiture et une seule femme, ça serait encore plus "économique"...

  

Ce qu'on ne voit pas sur la photo, c'est le creek discret (où s'abreuvaient les chwos de Leyraud) qui passe tout près de là. A la prochaine crue, les familles se tremperont-elles le cul dans la même eau ? 

 

Quand, à une occasion, j'ai fait remarquer à Monsieur le Maire les risques de tels entassements, il m'a répondu que, comme tous les z'ors, je ne comprenais rien à la vie en Calédonie, qu'en tribu, les gens sont les uns sur les autres, que la promiscuité, c'est culturel...

  Estomaqué, j'ai fermé ma gueule. Ce gros lourd ne voit-il pas l'évidence : En tribu, le "culturel" inclut aussi de l'espace, de la forêt pour la fraîcheur du jardin, le calme des réconciliations, le silence des amours ou à la chasse alimentaire... 

Tandis qu'ici, béton, routes, coaltar et bagnoles, c'est la chaleur des nuits, les bandes braillardes, l'ennui alcoolisé ou les coups merdiques qui se tirent sur le siège arrière des bagnoles...

 

Monsieur le Maire ne va pas tarder à s'apercevoir du changement : Quand l'espace est vaste, la confiance est immense. (Jean Monet) 

 Note - Septembre 2004

 

De la tribu au lotissement social, est -ce un "progrès" social ? Je crois que c'est un changement brutal de civilisation... et les secousses qui vont avec : Squat, violences, chômage, perte des répères, paupérisation, endettement,... comme chez les z'ors des banlieux dans les années 50  et le bordel actuel 

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  Le fléau du siècle : L’asphaltage et le bétonnage !

Béton et asphalte prolifèrent sur notre terre. Sous l'avancée pétrifiante et mortifère de ces sinistres tapis disparaît ce qui hier encore était un verger, un pâturage, un coin de forêt ! On a tous connu de ces endroits naturels aujourd'hui rabotés et recouverts en quelques heures pour une éternité (?).

  - Awa, Sagamore, les plages... Et si on bétonnait les plages ? Pas de sable dans les godasses et ça f'rait quand même plus propre, non ?

 

La superficie gagnée chaque année par cette marée grise et noire est si effrayante qu'à chaque fois, je m'insurge...  

De l'asphalte dehors, mais aussi de l'asphalte en nous. N'est-il pas menaçant, l’asphaltage de nos terres intérieures, les coupes sombres dans la forêt de nos imaginaires, la dictature technologique, la lente fossilisation de nos pensées, le coffrage de notre esprit... le bétonnage de nos âmes ?

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 22:00

 

Zut ! Je passais l'aspirateur et j'n'ai pas entendu si le Secrétariat à l'Ecologie existait encore...

- Awa, le blog d'Elizabeth Nouar  va te raconter ça avec l'intelligence subtile que le monde lui reconnaît...

  

Lors du "remaniement"

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Indignez-vous (suite 2)

Quand vous lisez Développement durable,* y'a rien qui vous choque ?

Tilt ! Comment, dans un monde fini, le développement peut-il être durable

 

La juxtaposition des deux mots antagonistes investit discrètement la communication politique et commerciale de masse : Agriculture raisonnée,  marché civilisationnel, financiarisation durable, flexisécurité, moralisation du capitalisme, offre d'emploi raisonnable, video-protection, mal propre... autant de mots nouveaux qui hybrident des significations contradictoires, parfois jusqu'à l'incohérence. Pris à la lettre, c'est la quadrature du cercle comme dans national-socialisme (nationalisme est identitaire, le socialisme est internationaliste) Seriez-vous à l'aise en sécurité flexible ?  De même que la financiarisation libérale, donc sans lois, ne peut pas être durable...  

Mystification ? En figure de style, c'est un oxymore. Exemple célèbre : la sombre clarté des étoiles de V. Hugo

 

glanderoveur JPGPour la société néo-libérale, ces créations imaginaires ne sont ni poétiques, ni gratuites. Elles sont des injonctions paradoxales savamment forgées pour court-circuiter nos associations mentales. Exemple : Le 4X4 de la pub exhibé dans une brousse sauvage participe du conditionnement consumériste : Associer l'espace vierge et la machine qui le dévore pour suggérer leur association possible. Rien d'écologique là-dedans. De même l'association "4X4 urbain" concrétise le fantasme de l'engin de plusieurs tonnes, coûteux, bouffeur d'espace et d'énergie. Un oxymore de tôles et de plastique pour adoucir et déculpabiliser l'acquéreur de piloter de l'insensé !

 

La récente prise de conscience environnementale entrent en conflit direct avec la pensée néo-libérale totalisante et totalitaire. Ca crée des tensions mentales dont il s'agit d'arrondir l'évidence et la dureté. Beaucoup plus qu'un greenwashing publicitaire, il y va de la ré-orientation de la récente pensée verte aux bénéfices d'une idéologie sans règles mais plus torpide : le libéralisme unidimensionnel mondial.

D'où l'invention de ces vocables lénifiants et ambigus, parfois extravaguants ! Mais y'a pire... 

 

*La création du vocable international "Développement durable" date de 1987. Il a été entériné lors de la conférence de Rio sur l'environnement en 1992.

 

(A suivre : le libéralisme, plus que l'idéologie marxiste, un fondamentalisme quasi religieux...)

 

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... que voulez-vous, les gens aiment leur bagnole !

Georges Pompidou - 1971 (?)

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Lafleur... Pour la Calédonie, c'est la disparition d'un monopole économico-politique,  la guérison d'un conservatisme pathologique, la cessation de foucades autoritaires, de prévarications indécentes et...

Non, on en reparlera plus tard ! Le moment est à l'hypocrisie élégiaque...

(La mort lave tout, mais ne nettoie rien - A. Capus)

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 02:00

 

oldhandOn est en Août 1982. L'arrêté du haussaire est enfin promulgué. Les prestataires autorisés ont le feu vert pour jouer à la horde sauvage vers Bouena Charddar, un terrain d'environ 5000 ha entre la RT1 au niveau de Poya et la Chaîne Centrale. C'est la grande plaine qu'on peut voir à droite, en entrant à Poya par le Sud. Pour des raisons obscures, ce vaste espace est à l'abandon depuis des années et le Territoire voudrait en récupérer la propriété. Sans entretien, l'ex-station autrefois florissante est "sale", toutes les barrières ont diparu et le bétail - sans doute plus d'un millier de bêtes - est retourné au sauvage. Dispersé en plusieurs troupeaux, il pullule partout sous bois, dans les collines et les vallées. Pas de prédateurs hormis un peu de braconnage et on a vu des animaux se risquer sur la RT1 jusqu'à dans Poya. Aussi, après des années d'atermoiements juridiques, les plus gros propriétaires de la côte Ouest (Metzdorf, Ballande, Mennesson, Ardimmani, Bellec, ...) ont été conviés  chez le Haut Commissaire avec leurs contre-maîtres. La propriété a été divisée en lots de 4 ou 500 ha tirés au sort, et que chaque équipe se démerde : Pendant 5 semaines, tout ce que chacun attrapera sera à lui...

 

Depuis trois mois, ça a été la fièvre des préparatifs et le sujet des discussions. Entre la bonne affaire et la grosse fête, l'entreprise n'est pas mince : capturer, marquer, enregistrer, transporter du bétail sur pied, ou l'abattre (proprement ?) stocker les carcasses, contrôler et transporter la viande au froid... tout ça ne s'improvise pas. Il faudra aussi prévoir l'intendance de deux ou trois centaines d'hommes, de femmes de tous âges, de tous les métiers nécessaires avec leurs chevaux, les chiens, les 4X4, les grosses tonnes à eau, les engins, le matériel de campement et les matériaux pour confectionner des pièges à bétail... On a loué ou rassemblé les vieux camions du coin, à ressouder en transport d'animaux. Il y a de la compétition dans l'air. Et, comme dans l'Ouest, une équipe médicale, un huissier et quelques gendarmes seront de la partie pour les engueulades, les vols, les contestations, les accidents et toutes les urgences prévisibles. Et moi, véto à Pouembout, je me ramènerai à la demande.

 

Le maréchal ferrant passe deux fois par semaine. Il me sert un moment de courrier avant de tout laisser tomber. Je roule alors sur les kilomètres d'un réseau de pistes improbables à la recherche des groupes électrogènes ou de la fumée verticale des camps disséminés dans les espaces déboisés, près des rivières ou sous les vieilles caféries, n'importe où. Les tentes avec le linge qui sèche, des abris en planches rassemblés, c'est l'image de la conquête pionnière du XIXS. Même après 10 jours de boulot, l'ambiance est fébrile. La plupart se sont improvisés menuisier, stockman, soudeur, garagiste, sellier ou nurse pour les petits gosses. Les femmes s'activent à l'intendance des cantines 24/24. Elles s'approvisionnent au village, ravaudent et lavent de pauvres frusques,  pansent les chevaux au repos et participent aux coups d'gueule qui ne manquent pas. Alentour, les hommes soudent ou bûcheronnent, construisent les stock-yard, pistent les animaux, posent du calicot (Voir les techniques  ailleurs) Européens ou kanaques, le travail est dur pour tout l'monde.  Il est prévu de la bouffe d'appoint, de la sellerie de rechange pour les trois ou quatre chevaux de chaque stokman – parfois des gosses. Comme les nuits sont froides, la viande se rôtit par dizaines de kilos, le vin est directement à la dame-jeanne et le café (du coin) coule à flot. Même rebouilli dix fois !

A chaque équipe sa stratégie, ce qui autorise toutes les vacheries...

 

[...] Je calme, je suture, je panse, je perfuse chiens et chevaux cabossés ou blessés dans des imprudences invraisemblables. Souvent en improvisant dans l'imprévisible, c'est de la médecine de guerre. Les encornages et les fracas osseux sont paisiblement "endormis". Quelques fois refaire des pansements aux types esquintés, mais surtout les débarrasser des épines de "raquettes" qui affectent tout l'monde, autant les hommes que les bêtes. J'ai du petit matériel et la patience pour ça...

 

stockyard... Au petit matin frisquet, ce beau cheval est couvert de sueur. Il ne peut plus faire un pas à cause d'une fourbure aiguë de deux antérieurs. Au deuxième jour de soins, l'animal se couche volontiers, indifférent à l'entourage. Les deux soles traversées, il ne boit presque pas et souffre énormément. Beaucoup d'autres chevaux ont été victimes de surmenage aigus (tying up) soit une acidose violente, la grosse crampe généralisée de toute la musculature que je récupère (peut-être) avec des litres de carbonates, des diurétiques et d'autres trucs... Le vrai traitement, c'est évidemment l'arrêt péremptoire du jeu. Mais pour ce cheval-là... Aïe ! 

Entrevoir de loin son propriétaire m'explique le diagnostic : le bonhomme (B.) fait beaucoup plus d'un quintal et, selon les ouvriers, le cheval préféré du boss a galopé deux jours de suite dans les collines. Une connerie que même un piètre connaisseur ne risquerait pas ! D'ailleurs, c'est en le sanglant au matin, pour un 3e jour de boulot malgré l'avis du contre-maître, que le cheval s'est bloqué, tétanisé. J'entame un traitement de miséricorde et je repasse le soir pour remettre des perfusions (soit 130km AR) Le lendemain matin, le cheval est mort : B. lui a mit une balle dans la tête.

 

Quelques semaines après...

Un matin, le gros B. qui habite Bourail, passe à Pouembout pour régler des factures. Le festival western de Bouena Charddar a été financièrement lucratif et B. ne s'est luxé qu'une épaule. (Deux autres hommes ont été éventrés et évacués) B. a aussi paumé plusieurs chiens (pas retrouvés) Quand on vient à évoquer son cheval mort, B. devient intarissable. On est entre nous sans témoins, et quand il remonte dans sa voiture, il s'essuie furtivement les yeux...

 

homewardartcard

  A ma connaissance, il n'y aura plus jamais de tels rassemblements de bétail en Calédonie. Ca sera le bordel de 1984 et, en 2010, la propriété est toujours à l'abandon...

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 22:00

 

 

"Le but de la publicité, c'est créer l'envie d'un objet inutile chez un individu qui ne peut pas le payer !"

  ?...

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  L'art de vivre, c'est l'art de savoir croire aux mensonges.

E. Morin  

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Mais qui fera peur aux riches maintenant ? (Claude Roy)

 

Indignons nous !... (comme crie Stephan Hessel, résistant de 98 ans, un sacré bonhomme...) 

 

licenciement travail criseSelon Adam Smith, le néo-libéralisme, c'est la mondialisation du marché sans limite, sans régulation, sans ordre ni morale. Son seul credo : l'intérêt prioritaire de l'individu. Sa seule et unique loi : l'offre et la demande comme régulateurs naturels de la société. Sur le fond, le néo-libéralisme compte sur l'avidité basique et la cupidité maligne de l'homme sans complexes, comme moteur de l'économie*.

 

L'offre est censée assurer la créativité, la croissance et le "développement" du monde. La demande est le complément  nécessaire et suffisant de l'offre. Entretenir la demande justifie le crédit, la pub, les modes renouvelées, la standardisation des produits. Et sans tarder, la manipulation, l'uniformisation des cultures, l'abêtissement des esprits - jusqu'à la crétinisation TV d'avant 20 h.

 

Les chantres du libéralisme claironne qu'en 20 ans, le monde s'est enrichit. Ce qui est vrai... pour seulement quelques uns !

 

Selon Adam Smith, l'idéologie néo-libérale institue la compétition du chacun pour soi et l'inégalité, comme facteurs admis de la régulation du marché. Par malthusianisme économique et social. La philosophie néo-libérale intègre, en toutes lettres, le chômage, le surplus, le gaspillage et la pauvreté comme coefficients naturels de régulation, comme le poisson contient des arêtes ou les marchés d'Etat induisent les rétros-commissions...

A court terme, on imagine encore difficilement quel nouveau type de totalitarisme cela induit... (Après stalinisme, nazisme et Polpot...)

 

Ainsi, après des siècles d'atermoiements civilisateurs puis démocratiques, l'offre et demande  prévalent d'un darwinisme humain : la loi de la suprématie du plus fort. C'est le reniement de la civilisation judéo-chrétienne et le retour à la barbarie d'avant les grecs...

 

Ai-je évoqué le pillage sans entraves des ressources naturelles ?...

Avant l'isoloir, va-t-on nous expliquer et nous demander notre avis, à nous ?

-Bof.... Tu sais, moi, à part une place de parking le matin et l'indépendance...

 

(Sce : JC Guillebaud : La trahison des Lumières : Enquête sur le désarroi contemporain et La force de conviction (ibid) ) - J. Baudrillard : Le société de consommation )

 

*"C'est par ses vices que le marché s'équilibre... " (Adam Smith)

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 ... Le suffrage universel serait-il la seule chose qu'on aurait à respecter indépendamment de ce qu'il produit ? Et pourquoi donc ?...

 Alain Badiou

 

Question dangereuse mais d'actualité : Il n'est plus question de reconquérir l'ancien monde, il y a lieu d'en refonder un autre. La prochaine planète ne sera plus notre héritage, mais votre création... 

 

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Wouah ! Cette femme... Jamais vu une telle merveille (ou j'ai un trou d'mémoire) Une élégance calculée, la démarche d'une déesse... Quelle beauté éclatante ! Pas de doute, une femme heureuse jusqu'à l'indécence, une injure républicaine en notre époque d'effondrement démocratique. Aller le lui dire...

Malheureusement le feu est passé au vert et le conducteur derrière moi ne partage pas mon secret !

Note - 2002

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Et maintenant, je repars en clinique pour la journée, comme on va à la plage ! Et je n'aime pas la plage... 

 

(A suivre : Charddar, le dernier rassemblement...) 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 21:00

 

  Avant-hier, dans la nuit de Vendredi à Samedi, les chiens des voisins, d'habitude silencieux, se mettent à aboyer. Je les connais, ils ne sont pas comme d'habitude, pas en colère, pas d'urgence. Ils gueulent moderato et sans arrêt.. Un rôdeur ? Je sors de mon bouquin. Il est 2 h du mat'. Dehors, tout est calme. Soudain, entre deux coups d'vent dans les arbres, un petit cri plaintif (hiii hiii..) Sans doute un cerf, un petit cerf pas loin de la maison, peut-être à 20 m. Effectivement, dans le cercle de ma grosse lampe, un faon nouveau-né juste à côté e l'abreuvoir. Il a un cordon humide sous le ventre.A peine debout, il tremblote. J'éteins et retourne à ma lecture. La mère ne doit pas être loin...

 

Tôt le matin, un coup de fusil tout proche... Un seul.

 Et la nuit dernière, dans le pâturage de l'autre côté de la maison, le petit cri (hiii hiii) , ...

 

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... Le sauvage, c'est du domestique moins les feux rouges.

 Note 1974

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... Alors, vétérinaire, un médecin de la Nature ?

Pas vraiment.

 J'interviens toujours dans des conditions hors sol et pour des objectifs très humanisés - y compris la compassion. Paradoxalement, et du fait de mes interventions, petits ou grands animaux, même réputés sauvages, n'appartiennent plus à la nature. Aider un poulain à naître est antinaturel. Rendu à son milieu d'origine, l'animal réparé par mes soins ne retrouve qu'un statut affectif, économique ou … décoratif !

 

Noé avec des animaux choisis par paire dans son arche serait-il un précurseur de l'eugénisme, du malthusianisme, voire de la manipulation génétique ?…

  Note - 1992

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La Panthère de Rilke 

 panther noire +

Son regard, à force d'user les barreaux

s'est tant épuisé qu'il ne retient plus rien.

Il lui semble que le monde est fait

de milliers de barreaux et au-delà, rien.

La démarche feutrée aux pas souples et forts,

elle tourne en rond dans un cercle étroit,

c'est comme une danse de forces autour d'un centre

où se tient engourdie une volonté puissante.

 Parfois se lève le rideau des pupilles

sans bruit. Une image y pénètre,

parcourt le silence tendu des membres

et, arrivant au coeur, s'évanouit.

 

Poème de Rainer Maria Rilke  - Mars 1907, au jardin des plantes à Paris

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 22:00

 

 

 

cascade  ... Le soleil brille et l'eau est limpide. Marcher et nager font partie de ma rééducation vertébrale. Impossible de résister aux bains à bulles naturels au pied des cascades. C'est là que je repère des tilapias de tailles respectables. Plus loin, dans un bras mort de la rivière, de grosses anguilles paressent sous une nappe d'algues flottantes. Sans fusil-harpon ni fil ni hameçon dans mon paquetage, pas question d'attraper quoique ce soit. A prévoir pour un prochain voyage.

 

Allongé sur une pierre chaude, je suis  vaguement étonné d'être là, comme à la sortie d'un rêve. Au boulot, comme la plupart de mes semblables, je donne ce que je peux, parfois au détriment de moi-même. Sans cette évasion rééducative, je serai dans ma caisse pourrie, à bosser en urgence, sous l'injonction du "devoir", comme ces gens qui travaillent encore à l'ancienne. Ces derniers mois furent tellement pénibles : Un remplacement de deux mois à 70 consultations par jour dans une grosse clinique canine de Tahiti. Vers la fin du contrat, debout quelques minutes, la hernie discale me faisait atrocement souffrir. Aussi, contrat terminé, sitôt opéré. Et résurrection !

 

Maintenant, le moment est propice à me "ressourcer", comme disent les jeunes cadres dynamiques.  A chacun son besoin, à chacun sa "source" : Le coup d'fête pour les uns, l'amour ou la prière pour d'autres, la musique, le bricolage, la culture ou les voyages... En d'autres temps, je ne néglige ni la fête, l'amour ou la musique, mais  à l'instant même le silence me suffit, comme dans une retraite monastique.

 

Pour moi, sans téléphone, loin du "confort" habituel qui distrait des choses simples, privé des gestes quotidiens et de la pensée automatique, je suis en (re)création de l'intérieur. Je sais qu'à l'abri de la frénésie du boulot, je vis là un moment remarquable. C'est une perception quasi cellulaire. Il n'est plus si fréquent d'être presque en phase avec le personnage idéal dont chacun rêve dans sa légende personnelle. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est occupé à d'autres choses... 

 

Je referme mon bouquin du moment : La nuit des enfants-roi de B. Lentéric, un polar comme je les aime. Si je me laisse aller, ce livre s'avale en une nuit; mais j'économise les pages à la vitesse du cheval au pas. Pour moi, la randonnée, c'est aussi un apprentissage de la lenteur... Passons !

 

...Donc trouver à manger pour ce soir.

Les lapias... Les anguilles... Un harpon ou une flèche à trois pointes, tel Chiron le centaure, ça je sais faire. Exécution. Une incursion en forêt, machette en main, me fournit les matériaux. Dans mon barda, les accessoires (câble fin, cordelettes solides) et, en deux heures, je dispose d'un arc et de deux flèches dont une à trois pointes durcies au feu. Accroupi à l'affût sur les rochers, personne pour immortaliser l'anachronique du tableau. N'empêche que vers trois heures de l'après-midi, j'ai réussi  à harponner une anguille d'environ 1 m. Sans difficutés mais avec le sentiment d'adoucir ma survie (toute relative) pour deux jours. Du moins c'est ce que j'anticipe : Dépouiller et vider cette bête, la couper en morceaux et faire cuire, rôtie ou dans l'eau assaisonnée, etc...

 

Seulement voilà, impossible de dépouiller cet animal visqueux ! Le retour au primitif nécessite une dextérité que je n'ai pas... C'est là que ça s'est gâté : Comment parvenir à séparer le cuir insaisissable  de la chair fragile et comestible sans tout réduire en charpie ? Une idée : Je saisis le poisson glissant avec un des sacs à pomme de terre qui emballe mon paquetage. Bientôt, des morceaux du poisson flottent dans l'eau bouillante où une couche de graisse s'accumule à la surface... Trois quarts d'heure plus tard, j'ai une sorte de tambouille peu ragoûtante, entre soupe de poisson et pâtée pour chats. Ma faim ordinaire en rabat de beaucoup et... j'ai tout jeté aux crevettes !

 

croquis cheval de batLe lendemain, plier bagages et en route. Le soleil tape sur le Ouango, au plus exposé de l'étape. Même pas un arbre où s'abriter quelques temps. Dans l'après-midi, pas de doute, une odeur du poisson tenace accompagne notre lente progression. Le sac à patates du dépouillage et ce qu'il contient... Dans la nuit qui suit, il pleut des seaux. Dans la tente puante, mon duvet de plumes, mes fringues, tout est imprégné de l'odeur insupportable que je ne supporte même pas en bord de mer. Je préfère me geler, pelotonné, en imaginant que demain, sur le chemin, nous aurons sûrement un cortège de mouches...

 

Les jours suivants, l'odeur aidant, la technique du dépeçage artisanal d'une anguille hante ma perplexité jusqu'à ce que... Quelle andouille ! D'abord griller les morceaux au feu ou faire cuire avec la peau, l'épluchage devrait en être largement simplifié...

 

Vraiment pas doué, le plouc ! 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 22:00

 

  (Rédigé en 1983, avant les "évènements")

 

Stevenson... et retour de la côte Est par les cascades qui tombent des sources de la Tipindjé. J'ai posé ma tente sur un plan herbeux où le cheval (entravé) broute à l'aise. Récemment opéré d'une hernie discale, il m'est pas recommandé de porter mon sac habituel - pas plus d'1/5e de mon poids.  J'ai donc loué un cheval de bât à Ardimanni et me voilà en route depuis 5 jours, tel Stevenson avec son ânesse Modestine autour des Cévennes...

 

 

 

Quelques nuits précédentes, une partie de mon paquetage avait été pillé par les cochons sauvages pendant que... Non, ça c'est une autre histoire ! Maintenant, à part une boîte de viande, je n'ai plus grand'chose à bouffer, et normalement, il y a encore 3 jours de route : Faut dire qu'à pied avec un cheval en main, c'est pas la Transcal, on a le temps de s'imprégner du paysage. Ou de penser, de rêvasser tels Aristote et les "péripatéticiens" de la Grèce antique. Depuis tout gosse, dans les rues de Paris, j'ai toujours eu la faculté de mieux réfléchir en marchant, même au milieu du bordel urbain. Se souvenir, anticiper ou rédiger un document mentalement, beaucoup de gens bénéficient de cette aptitude fructueuse quand elle est cultivée. A l'inverse, assis devant une feuille blanche, (un ordinateur) ou dans le silence d'une église, ma cogitation s'arrête. Tout juste pourrai-je alors restituer un vague résumé de mes phosphorescences ambulantes. Sauf à connaître parfaitement mon sujet, je n’ai jamais été très bon à l'oral...

 

Deux jours plus tôt, après 4 heures en pleine chaleur sur la piste poussiéreuse au ras des bagnoles de l'administration chargées de monde, on était arrivé discrètement à Tiendanite d'où je comptais reprendre les sentiers de la forêt - avec soulagement. A la tribu en début d'après-midi, c'était l'heure de la sieste et tout semblait désert. Même pas un chien pour nous accueillir. Je m'étais endormi sur le gazon près du robinet d'eau. Une heure plus tard, j'ouvrais les yeux par le regard de deux gosses silencieux debout près de ma tête. Je leur demandais de me donner un coup de main car, sur la piste, un fer avait sonné faux et il me fallait réajuster deux clous. Peu à peu, des hommes et des femmes étaient venus au robinet, autant par curiosité que par nécessité. On est en 1983. A la tribu de Tiendanite, lieu de naissance et de vie de JMTjibaou, il n'y a qu'un groupe électrogène et trois robinets d'eau potable pour toute la tribu. Et le creek... 

 

Tandis que je peinais à remettre des clous au fer (la hernie discale), un vieil homme s'est proposé de faire le boulot pour moi. Toute sa vie, il avait été ouvrier chez Ballande, et il me fit un travail de pro en échange de quelques cigarettes... Le soir,  à la lampe à pétrole, je profitais d'un bougnat roboratif qui changeait du corned-beef aux lentilles depuis 5 jours.

Dehors en fumant des cigarettes, les hommes les plus anciens, profitant d'une oreille nouvelle, n'ont pas manqué de se remémorer les histoires "y'a longtemps" : Comment on attrapait les crevettes à la fléchette ou les roussettes avec une gaule...

- Ah bîn oui, le vieux Souris-lavergne, ça s'était un bon patron..

ou encore : 

- Tu t'souviens, Néné, c'ui qui sert l'essence à Touho et qu'à perdu un bras ? Puis se tournant vers moi : Faut que j't'explique mon ami, la pêche aux mulets  (à la dymamite)  si la mèche est trop longue, tu rates les mulets. Si la mèche est trop courte, tu t'fais péter la gueule...

 

Je montais ma tente en terrain plat. Le cheval en sûreté dans un carré, j'avais, pour un moment, accroché mes menues préoccupations aux étoiles et passé une nuit paisible depuis longtemps.

 

Le lendemain, c'était un dimanche. Tout le monde au culte. J'avais laissé un paquet de cigarettes et quelques billets coutumiers en évidence, et on s'était remis en route sous bois, d'abord par un vieux sentier traditionnel, coupé de racines, de marches et de ravines que le cheval à l'aise franchissait allégrement. A part une grosse canalisation d'eau à contourner, tout allait bien sauf le problème de la bouffe ! Sur la côte Est, impossible de laisser mon porteur à l'attache en sécurité près d'un magasin. Certes, à la petite boutique de Tiendanite, j'aurai pu refaire une réserve, mais hormis des conserves douteuses et des sodas, je n'avais pu acquérir qu'une poignée d'oignons, des bougies et des piles... Maintenant, au bord de la Tipinjé, si j'ouvrais ma dernière boîte, il me faudrait ensuite jeûner quelques jours. Ou me démerder pour trouver à bouffer, ce qui n'aurait pas été difficile à un chasseur médiocre.

 

bivouac 12Il a plu toute la nuit. Blotti au chaud à l'abri des moustiques, j'aime assez le bruit doux de la pluie sur la toile, même quand la terre est dure. Certes, avec un cheval et des cochons sauvages à proximité, je dors d'une oreille. En fait ce que je redoute, c'est la visite d'un troupeau de chevaux dits "sauvages" errant en liberté dans les collines tel que j'en ai entendu plus tôt. Leur curiosité bienvaillante pourrait débaucher mon porteur, et j'n'ai pas envie de me coltiner un paquetage plus lourd que d'habitude sur l'itinéraire qui reste...

 

Se déplacer avec un cheval de bât améliore en grand le confort du randonneur à pied. En plus du portage habituellement précaire de l'homme seul, c'est des livres, des fringues de rechange,  du matériel photo ou de la musique, plus de la vaisselle et de la bouffe, une tente plus grande, un sabre d'abattis (machette) le bricolage usuel de réparation et une bonne bouteille pour l'occasion... sans oublier de l'orge à tremper et quelques outils d'urgence pour le cheval. J'avais soigneusement emballé tout ça dans des sacs à pommes de terre en toile de jute, faciles à arrimer en équilibre aux crocs du bât. Pas besoin d'assurer l'étanchéité totale de l'ensemble vu que mon itinéraire ne prévoyait aucune rivière profonde. Un cheval de bât un peu éduqué, ça change la vie du marcheur sur un long itinéraire et quand le pays s'y prête...

 

Au matin tôt, air frisquet et rayons de soleil. Chants d'oiseaux sur fond de cascade, ça rend la vallée encore plus paisible. Normalement aujourd'hui, ça sera le massif du Ouango soit de la piste de mine sur billes de chrome sans eau fraîche de toute la journée. Pas terrible !... Ici, c'est fumée verticale et odeur de café, j'ai une envie soudaine de faire étape au moins pour un jour de plus.

 

A ce moment de la ballade,  tout va bien car j'ignore encore mes aptitudes dans l'art universel de s'emmerder la vie...

 

(A suivre)

 

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:00

... Quand j'ai une obsession, le ménage, c'est aussi taudis, aussitôt fait...

Septembre 1989

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lechevaltombéLe 3 janvier 1889 à Turin. Alors qu’il croise une voiture dont le cocher fouette violemment le cheval, Nietzsche s’approche de l’animal, enlace son encolure et éclate en sanglots. Soudain il s’effondre et a définitivement quitté l’humanité.

Quelques mois avant sa disparition, en 1879, Nietzsche écrivait, dans Humain, trop humain :

« ... On peut encore observer la formation de la morale dans la façon dont nous nous comportons vis-à-vis des animaux. Lorsque l’utilité et le dommage n’entrent pas en jeu, nous éprouvons un sentiment de complète irresponsabilité ; nous tuons et nous blessons par exemple des insectes ou bien nous les laissons vivre sans généralement y songer le moins du monde. Nous avons la main si lourde que nos gentillesses à l’égard des fleurs et des petits animaux sont presque toujours meurtrières : ce qui ne gêne nullement le plaisir que nous y prenons. (...) Quand les animaux nous portent préjudice nous aspirons par tous les moyens à leur destruction ; et ces moyens sont souvent bien cruels, sans que ce soit là notre intention : c’est la cruauté de l’irréflexion. Si, au contraire, ils sont utiles, nous les exploitons : jusqu’à ce qu’une sagesse plus subtile nous enseigne que chez certains animaux nous pouvons tirer bénéfice d’un autre traitement, c’est-à-dire des soins et de l’élevage.

 

C’est alors seulement qu’apparaît la responsabilité. On évite de tourmenter l’animal domestique ; un homme se révolte lorsqu’il voit quelqu’un se montrer impitoyable envers sa vache, en conformité absolue avec la morale de la communauté primitive qui voit l’utilité générale en danger dès qu’un individu la transgresse. Celui qui, dans la communauté, s’aperçoit d’un délit craint pour lui le dommage indirect : et nous craignons pour la qualité de la viande, de l’agriculture, des moyens de communication lorsque nous voyons maltraiter les animaux.

 

De plus, celui qui est brutal envers les animaux éveille le soupçon qu’il est également brutal vis-à-vis des faibles, des hommes inférieurs et incapables de vengeance ; il passe pour manquer de noblesse et de fierté délicate. C’est ainsi que se forme un commencement de jugement et de sens moral. »

 

Un siècle plus tard, compte tenu des représentations de l'animal et des comportements actuels en l'élevage, on peut juger de notre devenir quant au "jugement et notre sens moral" selon Nietzsche

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  Question de philo : Comment Sarkosi  a-t-il pu devenir président de la république ?

Fébrile, agressif, narcissique, admirateur des riches et de l'Amérique bushiste, ignare (moyenne universitaire : 10/20 + piston) et incompétent en économie comme en diplomatie, cet homme nous avait pourtant révélé, ministre de l'Intérieur, qu'il est incapable d'exercer la fonction de chef d'Etat : Ses provocations avaient réussi à mettre le feu aux banlieues dans l'ensemble du pays...

  (d'après Olivier Todd qui n'est pas de gauche...)

  

Perso, je ne vois donc que trois hypothèses à son élection : Soit les Français furent victimes d'une communication hors mesure, soit il n'y avait personne d'autre, soit enfin, notre président est le fruit d'un affaiblissement de la démocratie voulu et subtilement orchestré par la nouvelle "religon" néo-libérale !  Il y a beaucoup de réflexions sérieuses sur ce dernier sujet...

 

... Sans doute la France ignore-t-elle l'existence de notre excellente Elizabeth Nouar..

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... La verticalisation et la marche bipède ont favorisé la libération de la main et du visage. L'espèce humaine commence par les pieds, même si la majorité de nos contemporains l'oublie et pense que l'homme descend simplement de sa voiture.

(Leroi-Gourhan, 1982)

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 22:00

- ... pourtant facile de distinguer la brume du brouillard : écoute comment ça s'prononce.

(Discussion entre 2 gosses) 

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 J'ai renoncé à un article sur l'évolution des produits basiques de la cuisine française. Evidemment, plus rien à voir avec ce que l'on connaissait il y a encore 10 ans : Les champignons de Paris ne sont même plus français, l'huile d'olive bricolée, le jambon d'Aoste, la charcuterie dite corse, le savon dit de Marseille, la moutarde n'est plus de Dijon, le camembert n'a plus rien d'origine, le saumon sauvage frelaté et ce que contient vraiment le foie gras... Que des ersatz, du marketig, du semblant, du pipeau...

Tiens, même les fleurs de cimetière sont factices !

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Orner les tombes de fleurs en plastique made in China est-il un signe de gratitude post-mortem. Le temps a passé. Les morts sont bien gentils, mais les vivants ont vraiment d'autres choses à foutre de tellement plus important... Non mais !

 

A quand le SMS aux défunts à 400 Cp/minute avec des messages types du genre :  

- Pépé, j'ai bouffé tout ton héritage, tapez le 1

- J'espère que tu bois moins que sur Terre, maudit pochtron ! tapez le 2

- Mon amour, tu resteras un vieux con toute ta vie éternelle, tapez le 3...

 

Pourquoi pas un simple bâton d'encens (même made in China) le temps d'une pensée sincère...

 

- Dis donc, Sagamore, si le paradis a une porte, c'est donc qu'il y a des murs autour... Inquiétant, non ?  

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Dieu a tout fait à partir de rien.

Mais aujourd'hui, le rien surnage.

d'après Paul Valery

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Une carte gold vaudra dix cartes d'électeur.

Le bulletin de vote gagnant vaut 1 millions d'€

Votez (R)UMP et votre carte conso Carr'four sera créditée de 1000 points...

Futur code électoral selon Sarkosi ?

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... Avec empressement, j’ai saisi la perche  qu’elle me tendait. C’était le manche du balai...
Souvenir d'une embrouille - 1989
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 22:00

 

 

 ... En 1986, juste après les "évènements", ma famille et moi avons quitté Pouembout. J'avais acquis une petite maison à Port-laguerre : 5 ha sans électricité mais traversé par un petit creek où transitaient des anguilles énormes (et dont je ne sais toujours pas où elles se reproduisent dans le monde...)

 

L'endroit était un peu isolé. Dans le mois qui a suivi, des fringues n'ont pas tardé à disparaître de la corde à linge, ainsi que d'autres babioles de moins en moins facilement accessibles. Comme n'importe quel plouc loin des villes, je n'ai jamais pris l'habitude de tout enfermé à double-tour...

 

A la quatrième disparition, je décidais d'agir  en professionnel, soit ** mg de pilocarpine injecté dans une bouteille de whisky presque neuve, laquelle fut négligemment abandonnée avec deux verres sur une table de jardin. Pourquoi ** mg ? Pass'que c'est la dose nécessaire pour "déboucher" un bœuf de 300 kg, soit le poids de 4 adultes susceptibles de descendre une bouteille de whisky en peu de temps.

... et de leur foutre une chiasse mémorable !

 

Trois jours plus tard, comme prévu, la bouteille avait disparu. Pris de remords, j'allais à tout hasard confesser mon subterfuge au médecin du dispensaire... A peine trois heures plus tard, le médecin me rappelle : Il a reçu deux gosses fin saouls, bavant et dégoulinant de merde auxquels un peu d'atropine et d'autres soins étaient indispensables ! Sans aucun doute, les gosses n'avaient pas eu le temps de boire toute la bouteille ! Heureusement...

 

Plus tard, j'ai eu la visite du petit chef de *** lequel m'a expliqué qu'en prime, les deux gosses (14 et 16 ans) avaient écopé d'une volée coutumière sans sursis.

 

Il me faudra attendre 10 ans pour avoir, à nouveau, de la visite dans mon tiroir-caisse : Le carnet de chèque volé avait servi à payer de l'essence... à Ouégoua !

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... Tu me fais penser à ce héros mythologique gavé de rossignols dans l'espoir de mieux chanter, de poissons pour mieux nager, et de lièvres dans l'espoir de mieux courir...

Mais toi, je me demande ce que tu as bien pu bouffer pour être aussi con !

 Dans un courrier de 1979...

 

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penseur 

 

 

 

   "Il ne s'agit que de voir"

     Auguste Rodin –Eclair de pensée.

 

 

(A part qu'il n'a pas su voir le génie de Camille Claudel, sauf pour la baiser...)

 

 

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... C'est pas parce que t'es seul que t'es unique !

1968 - Dans le courrier d'une ex-

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A propos des "retraites" :

  

- Pourquoi la France ne fait pas comme en Europe du Nord ? (Sarkosi interrogatif) 

La Suède a mis douze ans pour équilibrer son système de retraite (Pas seulement 9 mois comme en France) Un pourcentage des retraites est toujours obtenu par cotisation et reverser par répartition. L'autre part est en capitalisation garantie par l'Etat à condition que les placements individuels soient uniquement fait dans des entreprises suédoises.

 

Pourquoi pas chez nous ? Evident : Parce que ça n'est pas assez rentable pour les groupes d'assurances privées...

Sce : Attac 

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   C'est bien connu, en Calédonie, le coût de la vie est de 200 à 250% supérieur à celui de la métropole (Sce UFC – Que choisir) Pour tenter de limiter les dégâts (sans toucher aux bénefs des grandes surfaces), le gouvernement a "taxé" certains produits basiques qualifiés de "produits OKE"....

 

A la caisse d'une petite boutique de Païta, la tôlière vietnamienne a apposé un écriteau :

"Il ne sera pas distribué de pochons plastiques pour les produits OKE"

 

(Na ! Ca fait local, non ? 'Faudrait que j'fasse une photo !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : Sagamore, le dernier des ploucs !
  • : La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
  • Contact

Au hasard des pages...

"L'Histoire est la science du malheur des hommes... Pas de malheurs, rien à raconter" (R. Quenaud)

"Les véritables victimes de Tchernobyl ? Elles ne sont pas encore nés."

(Un nuke3.0 allemand) :

 

« Le capitalisme est la croyance stupéfiante

selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires choses

pour le plus grand bien de tout le monde »…

J.M.KEYNES

 

"- C'est quoi, une bonne mère ?

- Une femme que son mari va quitter" (F. Dolto)

 

"Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue" ( Victor Hujo)

 

"Quelle est l'utilité d'une maison installée dans un merdier* invivable ? "

(D'après DH Thoreau qui écrivait "planète"...)

 

"Il nous faut créer une démocratie conforme aux marchés."

(A. Merkel -2011)

 

 

« Si le climat était une banque,

les pays occidentaux l'auraient déjà sauvé »

Discours d'Hugo Chávez

 

 Le Mal au nom du bien,

une des plus vieilles histoires du monde...

(Ds un bouquin...)

 

"Se réclamer d'une religion dispense-t-il de toute morale ?"

(Amin Maalouf, sur Fr. Inter)

 

"Dans une crèche,
les bébés considérés comme leaders
sont les plus gentils"
(H. Montagner)

 

 

"Quand l'eau est pure,

je lave ma tête.

Quand l'eau est trouble,

je lave mes pieds"

 (Wang Shu) 

 

"Quelle est donc cette nostalgie

qui réarme partout les monstres oubliés ?

Et ce siècle tout neuf, comment le peupler

autrement que de tous nos regrets ?"

Doris Evans

 

"Sonne les cloches qui peuvent encore sonner.

Oublies ton offrande parfaite.

Il y a une fissure en toute chose.

C'est par là que pénètre la lumière."

(Dans la dernière chanson de Léonard Cohen,)

 

 

"Le roi est nu !"

cria l'enfant.

(Hans Cristian Andersen)

  

"Que faire de sa soif, dans un pays sans eau ?

De la fierté, si toutefois le peuple en est capable"

(Henri Michaux- Poteaux d'angle) 

 

"Tu ne te conformera point

à ce monde qui t'entoure."

(Commandement mnémmonite) 

 

 

"je ne sais pas quelles armes seront utilisées

pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu.

Mais la quatrième se réglera à coups de massue."

(A. Einstein)

 

 

"Tout

dépend

de tout le reste." 

(Bouddha) 

 

"A la vie, on emprunte même les os"

(Pablo Neruda)

 

"Ca n'est pas radical d'essayer de sauver les derniers 5% de nos forêts.

Ce qui est radical, c'est d'en avoir coupé 95%."

(D. Mc Gwan, à Durban)

 

Partout, dans le droit des peuples,

existe le mot "pays"

Nulle part le mot "planète"

(ds un mail)

 

Assise dans le fossé,

elle mâche un brin d'herbe 

et regarde passer mes wagons de projets.

Sa manière de vivre...

le nom le plus secret de l'amour ! 

(Marie-1996)

 

"Entre être libre, ou rester calme,

il faut choisir"

(Thucydide - Ve S av JC) 

 

T'es loin d'êt' con,

mais y'a des fois où tu t'en rapproche...

(...Un ami !)

 

"Chaque mois, l'allumette se rapproche de la mèche..."

(J.Stiglitz. le triomphe de la cupidité - 2010)

 

C'était du temps où les mots

étaient du côté des choses...

 (M. Genevoix- En parlant de la guerre 14-18)


Mon métier, c'était vétérinaire,

Du moins je préfère le croire.

J’ai perdu  les enthousiasmes et les protections de mon métier,

Accessible à tout, je suis enfin libre.

  (Note - Mars 2001, à la retraite)

 

Tous les jours...

 

 

 

 

 

 

"Nous nommons notre régime Démocratie

car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre,

mais de la majorité »

(Thucydide, II, 37)

 

"Ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

c'est que c'est toujours la Morale des autres"

(Léo Ferré) 

 

"J'aime aller au marché

pour contempler toutes ces choses

dont je peux me passer."

(Socrate par Kornfield)

 

Certains préfèrent

le parfum de la rose à l'odeur du chou,

Ils pensent que sa soupe est meilleure...

(?)

 

 "Le bonheur ?...

Il vient souvent sonner à ta porte.

Seulement  voilà, toi t'es parti en visite,

dans tes projets, tes rêves,

tes peurs, tes illusions..."

(Marie -1998)