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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 01:00

Quand je demande à un poisson rouge de me raconter sa vie , il va me parler de tout sauf d'humidité et d'eau...

En politique, c'est pareil : On parle de tout sauf d'une perspective d'avenir, d'Europe, des industries nouvelles, de la qualité de la vie, d'environnement ! Depuis 15 ans, les électeurs n'existent plus aux yeux des élus. Dans "La fabrication du consensus", Noam Chomsky explique : "L'opinion, ça se fabrique !..." (1995)

... Dans le même bouquin, l'auteur explique comment 75% des électeurs votent contre leurs intérêts personnels & immédiats. Quand j'ai lu ce livre, je n'en croyais pas un mot... 

 En 2012, on touche à l'absurde...

 

Sondage de ma dernière compagne (électorale ?) sur leurs compétences amoureuses :

Au 1er tour,

- Les électeurs de droite perdent 15 points (Ils pensent plus à baiser leur voisin qu'à faire l'amour à leur voisine...)

- Les électeurs de gauche gagnent 20 points* (Ils sont plus attentifs au plaisir partagé)

  Au 2eme tour,

Les Verts sont crédités de 80% : Moins enfumés que les autres partis, ce sont de "bons coups" et ils pensent davantage au péril démographique mondiale... ) 

 

* Pour moi, DSK et le PS ne sont pas de gauche. Rien n'a tant emmerdé la gauche que Mai 68... (Note 1970) 

Bof...

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C'était en Mars 2000.

Au p'tit dej'Un matin, j'ai fait chauffer de l'eau sur les braises. Pour le café. (Bîn oui, pas d'micro-ondes...) Il faisait encore nuit. J'ai pris une douche glacée dehors (que je supportais bien) et sifflé quelque part dans l'obscurité. Ca ne pouvait plus durer comme ça ! Quelques minutes plus tard, la bande de chevaux traversait la rivière au galop et se présentait à la porte de derrière, côté pâturage. Environ quatre heures du matin, et une seule pensée en tête : ça ne pouvait pas durer comme ça ! Dans une sacoche, un thermos, un paquet de cigarettes puis seller Mutin et en route. Retraverser la Siombeba à gué vers la porte en barbelés d'en haut, puis les collines et les nuages...

 

Deux ans que je bossais seul, à fond et à perte. Le Service vétérinaire de terrain n'existait plus. Tout l'aide public à l'agriculture-élevage avait été supprimé. (semences, forêt, maraîchage, phytosanitaire, gestion économique, ingénierie rurale...) Pourquoi ? Décision politique, pression des lobbies commerciaux,souci de rentabilité ? L'aide au "développement rural" fut privatisé et le secteur vétérinaire que j'avais créé 15 ans plus tôt, faisait des envieux. A Nouméa, la médecine canine commençait à se saturer de nouvelles installations. Une clinique privée s'était ouverte à grands frais et à 5 km de chez moi. Ses gérants se proposaient d'exercer à 4 associés le travail que je faisais seul depuis plusieurs années. Peu rentable en médecine rurale, cette supérette vétérinaire avait été grassement subventionnée au nom de "l'aide à l'élevage". Moyennant mon abandon, on m'avait proposé un poste administratif dans un bureau; j'avais refusé. J'avais décidé de finir dans ce que je savais faire. Jusqu'à à ma retraite... en 2003 !

 

"Combien sont-ils ? Une multitude... Combien sommes-nous ? Un... Alors encerclons-les !..."

(Cervantès)

 

Je me mis donc en disponibilité, fis construire un petit cabinet et continuais à consulter les grands animaux - du Mt Dore à Bouloupari = 55 km) à partir de mon domicile - aux mêmes tarifs d'assistance et donc à mes frais. Et sans l'intendance dont j'avais disposé auparavant. J'organisais donc ma tâche méticuleuse d'épouilleur d'abeilles (sans portable). Je faisais tout moi-même, du ménage aux commandes de pharmacie, des consultations à la chirurgie ambulatoire... Nuit et jour sans repos. Je ne transférais que la chirurgie des petits animaux vers la ville. Je me souviens du week-end de Pâques 1999 [...] Faire simple, rester pertinent, sans trop d'erreurs. De la colère, du dépit ? Pas tant que je travaillais.

Mais après plus de deux ans d'une activité en surchauffe, j'étais abattu...

 

 On est arrivé au sommet du mont Kwa au lever du jour. En bas dans la brume, la Vallée des matelots et la petite tribu de N'Dé. Au loin, bourdonnement des voitures et grondement du Pacifique. J'étais en sueur, Mutin soufflait des naseaux. Le libérer et allumer une cigarette. Continuer ou m'associer ? Je ne redescendrai que ma décision prise.

... Mon chef de service (Desvals, membre actif du RPCR) avait marié sa fille à un de mes concurrents et les subventions mensuelles de leur affaire avaient encore été augmentées (400.000cp/mois) J'intentai un procès sans conviction; je le perdis. Les chers confrères pouvaient se reposer 3 mois/an et consulter à l'œil selon la rentabilité de chaque cas. Je faisais le reste (les bovins). "Qu'est-ce que tu t'emmerdes pour ça... m'avait demandé l'un d'eux. Je préférais le boulot bien fait au boulot rentable... Ces types n'étaient pas des ploucs ! Pas de vrais ploucs; ils n'étaient que des flingueurs d'étoiles procéduriers auxquels je faisais encore de l'ombre. Ils m'intentèrent même un procès pour "exercice illégal de la médecine vétérinaire" des petits animaux (!) et je leur versais 200.000cp de dommage et intérêts.

Oh confraternité, cette haine vigilante !...

 

 Jamais je ne pourrai continuer comme ça. Jusqu'à présent, la clientèle marchait bien, les clients interrogatifs m'assuraient de leur soutien, mais je n'en pouvais plus. En outre, il y avait un projet d'autoroute, de conduite d'eau et de ligne haute tension dans le coin... Mon espace vital, le terrain, les animaux, tout ça était devenu invendable ni même cessible. Deux ans plus tôt, j'avais pris un coup de pied en pleine gueule par faute d'inattention, par épuisement d'automate. En clinique à mon insu, j'avais fini par acquérir une intuition d'artiste. Je savais que j'étais bon, mais je me sentais physiquement moins sûr : Franchir la barrière d'un stockyard, pincer des yeux pour un nœud délicat... ma forme déclinait. On était en Mars, il me fallait aussi remplir une feuille d'impôt sur mes revenus 1999 dont je n'avais aucune idée : Depuis 21 mois, je ne bossais plus pour gagner de l'argent...

Un ami toubib m'avait prévenu : Toi, tu vas vers la dépression. Ah ouais ?*

 

 Alors j'ai resellé Mutin et on est redescendu des collines. A l'approche de chez moi, j'entendis des chiens et les voitures sur le gravillon de la cour. Tiens, déjà 7h ? C'est dit : Aujourd'hui, je téléphonerai. Arrêter à la fin de ce mois et prendre ce poste administratif dans un bureau sur le port, contrôler les marchandises et les denrées alimentaires au SIVAP jusqu'à ma retraite officielle... Dans trois ans !

 

 Le premier client de ce matin-là fut un chat avec un hameçon dans la bouche.

- Faut vous arrêtez de fumer, Docteur, vous avez les yeux tout rouge...

 

(Rédigé en août 2003)

 

* La déprim' ou l'amour ? Plein de gens ne tomberaient jamais amoureux s'ils n'en avaient entendu parler. La déprim' c'est pareil...

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En ville, on ne ramasse plus les mangues tombées sur le sol !

Pass' qu'on ne manque de rien, ou la terre est-elle trop basse ?

(Note- 2010)

 

 

 

La santé animale doit se rentabiliser au maximum. Mon espace vital et mon métier n'étaient plus pertinents. Ma façon de l'exercer "à l'ancienne" était obsolète. Sans m'en rendre compte, je suis devenu incongru.

 

Dix ans plus tard (et sans relation de cause à effet) l'élevage local 2012 est sous perfusion. Environ 60% de la viande est importée avec la bénédiction (libérale) des gouvernants locaux. Les néo-consommateurs urbains s'étourdissent devant la profusion des grandes surfaces. L'époque est à l'élevage en feed-lot, à la viande industrielle pré-conditionnée; celle de bonne qualité des éleveurs de brousse est estimée trop coûteuse... Alors quelle autonomie ? De quelle "indépendance" parle-t-on ? En viande, comme dans le minier, on peut s'inquiéter de la future souveraineté  d'un pays qui ne préserve déjà plus la sauvegarde de ressources locales... Tout ça n'est pas une révolution, c'est une adaptation à une économie entièrement conçu pour entretenir la foi dans un "système". La population ? On ne lui demande pas d'avis.(voir le Traité européen...))

 

Personellement, je m'en fous , mais que sais-je faire d'autre que mon métier ? 

Ainsi, il n'y avait pas que la perte de mon boulot...

 

Césarienne à PL ++ 

Césarienne réussie sur un veau mort (1992) 

Aujourd'hui (2012) on ne fait pratiquement plus de césariennes. Une telle mère, incapable de vêler seule, est abattue pour des raisons économiques. Sa carcasse, surmenée par les efforts, sera transformée en "fabrication" (préparation cuite : collectivités, Mc Do, charcuterie...)

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:00

 

 

(It will have to do until the real thing comes along - Sammy Kahn 1953,
  repris et transcrit par J. Clerc dans un inédit superbe.)

"Si t'as besoin de demander ce qu'est le jazz, tu ne le sauras jamais."

 (Louis armstrong)

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Vive les experts :

Ils viennent de découvrir que les insecticides nicotinoïdes sont responsables de la mort des abeilles...

  N'importe quel plouc sait ça depuis 45 ans !

(Sce : Nature 2012)  

 

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Mon blog s'intitule " Le dernier des ploucs"

Je suis né avec Glenn Miller et le Coca-cola en Europe. Et si je réussissais le concours des "grandes écoles", je serais véto rural. Dans ma promo des années 60, l'option "grands animaux" était déjà un choix minoritaire. Faut rappeler qu'au sortir de la guerre, on avait vu le pays soigner ses plaies, nos parents bosser dur et que les baby-boomers n'étaient pas des manchots. La plupart d'entre nous étions des provinciaux, avec une seule chaîne en NB, des chiottes sur le palier ou la cabane au fond du jardin... Mais on avait des idées, dont une qui les englobait toutes : On ne voulait plus de guerre, quelqu'en fussent les logiques et les formes (mai 68)

Pourtant aujourd'hui, 35 ans plus tard, il semble que l'histoire veuille remettre ça...

 

Mon enfance fut nourri de l'exemplarité des anciens et des récits romanesques de vétos légendaires (Le Dr Klein) Je ne rechignais pas au boulot mais des remplacements alimentaires m'ont vite déniaisé sur la réalité du métier...  On était loin de la vie proche de l'idéal que j'avais imaginé : Véto rural était  d'abord une vocation bien  peu lucrative: de l'endurance physique à odeur de bouse, sans loisirs programmés ni horaires définis à l'image des ploucs et comparée à la pratique citadine en plein développement. En bref, vivre chez les ploucs supposait une forme d'ascèse que je devrais faire partager à ma futur compagne.

 

... A Réquista dans les années 60, le véto était encore une "personnalité" au même titre que les édiles qui ne se commettaient jamais le dimanche sur la place du marché pour faire un carton au stand de tir (Note 1967)...

... Beaucoup de mes patrons-employeurs, à la notoriété reconnaissante levaient le coude pour ne pas baisser les bras... (1971)]

 

Sursitaire, je profitais d'un séjour de VAT outre-mer pour m'initier à d'autres pratiques doublées d'un humanisme qui ne disait pas son nom. Je n'en suis jamais revenu. Mieux,  je fus un des derniers vétos à travailler en élevage sous contrat de l'Administration ou d'une collectivité. Ce statut en CDD m'évitait d'acheter une clientèle, d'emprunter pour 15 ans à la banque et surtout m'octroyait une totale liberté de temps et d'action. Etre payé au mois fut la chance de ma vie; et j'ai plus d'une fois éludé toutes propositions d'avancement, de promotion qui m'eurent surtout éloigné de mes compétences acquises et de l'existence qui me convenait. Débarassé des contraintes de rentabilité ou de concurrence, je bossais dehors à plein temps pendant que mes confrères s'initiaient à la gestion comptable et à la subtilité fiscale. En fin de journée, je pouvais retourner voir cette vache en gestation de quadruplés chez Vayabouri à Langevin (3/8/76)...  

Mes revenus garantissaient mes pensions alimentaires et autres obligations choisies. Pour le reste... Un peu de bénédictin ne nuit pas  (1986)...

 

Tu veux savoir comment je vis ?

D'abord seul. Pendant 25 ans, je n'ai jamais fermé ma maison à clé. Chez moi il n'y a pas de chaises ni rien à voler. et je n'ai jamais acheté une bouteille de gaz [...] Etre libre, ce n'est pas seulement être débarrassé de ses emmerdements, c'est faire en sorte de s'en créer le moins possible qu'on ne puisse assumer[...]  "Simplifiez, simplifiez" disait le maître... et je repense à ce héros de Tourgueniev qui se suicide parce qu'il ne pouvait simplifier sa vie... (Dans un mail 2002)

 

Dans mon boulot, j'étais un "workaholic". Mais en marge des animaux, je cotoyais des gens cohérents, abrupts, plutôt conformistes et parfois chiants, mais jamais vulgaires. La plupart des ploucs existaient loin du factice et de la crise de la pensée ambiante....

 

Alain, le philosophe de droite, écrivait : "Penser, c'est dire non !" J'appris à penser (parce que ça s'apprend). Seul, au volant de la voiture, au sein même de ma fébrilité, j'appris à intérioriser des plages de calme, privilège inestimable ! D'instinct, je quitte la foule, le conglomérat qui rassure. Au-delà d'un seuil, le collectif empêche la partie la plus humaine de nous-même : le discernement et la réflexion. On ne fait pas de l'intelligence avec des forces aveugles de la multitude, celle qui fait et qui subit l'Histoire. Pourquoi les foules vont-elles en chantant vers leur malheur ? (1974) N'est-ce point que ceux à qui elles se donnent ont l'art de les faire croire ?(Elections de 2007) Les peuples n'ont cessé de croire en des dictateurs polymorphes et continuent encore à faire confiance à des démagogues qui les abusent, mais qui les enchantent tellement...

  

Les temps changent. Jamais le monde contemporain n'a été aussi prospère. Mais les passions demeurent les mêmes. A peine un demi-siècle, alors que les ploucs disparaissent, les vieux démons ressurgissent, que ma génération pouvait croire à jamais exorcisés. Au moins en Occident. Les voyants, les créationnistes et les experts sont de retour. Et avec eux, les maléfices de la pauvreté et la xénophobie, l'ignorance et la laideur, la drogue et la nostalgie de l'admirable...

Encore raté ???...

 

Sans me couper du monde, mon métier me tenait au contact de la Vie ontologique en m'épargnant la promiscuité et la servilité mentale. (Soixante-cinq ans que je ne digére toujours pas l'internat et le métro à 18h...)

 

Aujourd'hui, je pige que si l'on croyait davantage en ce que l'on vit - comme en ce que l'on dit - si on était davantage relié à ce que l'on vit par l'intérieur, notre pensée ayant du sens, la vie de la plupart des gens en aurait aussi...

Sauf handicap atavique de la conscience, pas besoin de télévision à deux heures par jour ! [...]

(Rédigé en 2008)

 

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  L'actualité me consterne !

"Ce monde est-il sérieux ? "(comme chante Cabrel)

 

 

 

Ce sera mon dernier article pour un bout de temps.

J'entre dans une période de turbulences autant médicales qu'informatiques :

Les interfaces ont changé...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 21:00
... un panda rouge. y'en a plus en zoos qu'en liberté (Chine, Népal, Bouthan,...)
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Dumbéa

DBEA--riviere-NB

 

 

Inquiétude après la contamination des huîtres

Les Nouvelles calédoniennes - Publié le samedi 24 mars 2012 à 03H00

 

 

... La présence d’Escherichia coli dans des huîtres de la Dumbéa a-t-elle d’autres conséquences ? Les riverains de Nakutakoin se le demandent alors que la rivière subit la pression d’une urbanisation grandissante. L’idée d’un classement fait pourtant son chemin.

 

La rivière Dumbéa comme collecteur d'égouts...

Bof, pourquoi pas ?

"Partout où il y a des hommes entassés,

il y a des mouches, des menteurs et des dieux..."

(La cantinière de Néami - 2001)

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En forme de conte kanaque ? :
  

"... Tout comme Jehovah,

Le dieu kanak N'Doui

créa le monde par la seule force du verbe :

"Que la lumière soit, etc..."

 

Les paroles employées par N'Doui

furent intégrées aux rituels magiques :

Elles servent à conjurer l'impuissance,

les pneus crevés, la sénilité,

le mensonge électoral et la mélancolie.

 

Et lorsque l'angoisse ou la bêtise s'emparent d'un sujet,

le chaman a le droit de répéter les paroles

par lesquelles 

le monde fut créé.

 

Car la re-création est bien le seul moyen

de s'en sortir.

Car l'âme trouée ne saurait être rapiécée,

Ni le cœur brisé mis dans un plâtre !

 

Il n'y a qu'une chose à faire,

Re-créer le monde,

le même monde par les mêmes paroles

mais renouvelé,

et espérer

 

qu'un hasard quelconque, un battement d'aile imprévu,

la brise légère, une vague plus lente ou  un spermato plus souple

permettra

l'apaisement de l'âme, l'évacuation des flatulences

et dissolution de la bile noire..."
 
(Note de route - 1996)
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Allez, en vrac....

 

"Eric Gay, le vrai visage de la Nouvelle-Calédonie."

(... dans ma BP, sa profession de Foi )

  

Comme en matière de lampes basse consommation, de médicaments psychotropes et de promesses électorales...

  "La Sagesse commence avec la prudence et le doute.."

 

 

Ma BP est remplie de "profession de foi"

Foi ou croyance ? Faut pas confondre :

 

La Foi est est sans preuves, monolithique et confiante. Avoir la Foi rassure car adhérer apaise.

La Croyance est dynamique, aventureuse, changeante.

La Foi est idolâtrie = de l'image + de l'évènement + de l'émotion. 

La Croyance engage la Prudence et le Doute.

  

En période électorale télévisée, le Doute est l'ennemi n°1 / L'idole se prend pour un dieu : Je n'doute de rien... J'y crois... L'idole démontre tout. Elle veut combler, fasciner en donnant à ceux qui la regarde l'impression d'être tout- puissants. D'où leur fortune. Avec les faux-dieux, y'a plus rien à dire et à voir : Vous m'avez élu. Croyez en moi... Pas de place pour le doute ! et on en prend pour 5 ans

 

Vaut mieux Douter que Croire. Mais ça demande un effort : Notre passé religieux a brulé ceux qui doutent par manque de Foi.

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"La perte de croyance serait à l'origne du Mal !...  Foutaise ! Aujourd'hui nous risquons de crever par excès de croyances (religieuses, publicitaires, amoureuses... en nous-mêmes)

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Penser, c'est dire non ! (Alain)

La vraie Foi - et donc la Science- appartient à ceux qui doutent.

 

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Avant d'acheter une paire de bœufs, tous les paysans savaient ça !

(Preuve de sagesse ? J'en doute : le monde rural a voté Sarkosi en 2007 et 85% sont à la FNSEA...)

 

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... Le neutrino est-il plus rapide que la lumière ? Cette particule, lancée sous les montagnes, serait arrivée plus tôt que prévue à Turin, et Einstein se retourne dans sa tombe...

Trois mois plus tard : il n'en est rien : Ce résultat suspect est dû au retard de transmission entre un GPS et un ordinateur.

 

Bof, je le savais : Un colis Amazone met 5 jours pour aller de Chateauroux (France) à Nouméa; il en met six jours de plus pour venir de Nouméa jusqu'à chez moi (25 km)

Pourtant l'OPT claironne que son service est de plus en plus rapide...

Et si les neutrinos du CERN voyagaient par l'OPT ??...
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... tweets de Fukushima :
"J'ai peur de l'air.
Il y a quelquechose dans l'air.
J'ai peur,je ne veux pas m'approcher.
L'air montre un visage de colère.
Je ne veux pas ça. C'est quoi ?
(27 février 2012-22h14)
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Dans un refuge de Kesennuma,
un enfant qui a perdu sa mère
est endormi, son cahier ouvert.
Il a écrit:"Maman, j'espère
que je te reverrai" Je m'incline
en silence. Les larmes.
(Shi no mokurei)
[Merci à Jade pour la trad. ] 
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 02:00

 

 Poulinage au petit matin +

 Juin 1969. Assis sur la pelouse, odeur d'herbe coupée, tiédeur d'un matin. Chirac venait d'être nommé ministre de l'Agriculture et à l'Ecole Vétérinaire de Toulouse, c'était les oraux de fin d'année. Ultime épreuve et fin d'Université. Je n'étais pas plus serein que les autres de ma promo. On se présentait au jury quand on se sentait prêt. Matière après matière, les exams s'étiraient sur un mois. Législation, zootechnie, botanique et agronomie, pharmacie, viande et anapath... Hier, en médecine bovine, ça n'avait pas été fameux [Tout ce que la vache ne transforme pas en bouse sera fait Homme (lait, viande, cuir, os...)]

  

J'attendais mon tour en Médecine, le gros morceau ! Ensuite, ça serait bye-bye l'école, la pension, les internats, les concours, les exams et les colles. Une vingtaine d'années de ma vie : Faut que tu travailles bien, pour plus tard... Plus tard, c'était maintenant. Tourner la page sans retour ! (Ce dont tout le monde avait conscience sans en parler.)

 

Venus de toute la France et du monde, la promo allait se disperser aux quatre vents. A cette époque, quand on évoquait "l'espérance de vie", on ne parlait pas d'annuités ni de points de retraite. On percevait vraiment de l'Espérance de vivre. Le monde changeait et l'aube nouvelle ne serait plus comme avant (la musique, les fringues, les gens, les idées... l'enthousiasme !) Cinquante ans après, ça vibre encore...

 

A mon tour d'aller plancher : Une ou deux questions au choix, un quart d'heure de préparation pour le topo de 30 à 45 minutes. Quitte ou double. La nuit précédente avait été blanche à cause du bordel comme savent en faire les Bretons : Ils avaient terminé leurs oraux et la communauté armoricaine avait bruyamment fêté la "quille" en ville. A leur retour dans les couloirs de la cité, la bagarre était inéluctable entre bosseurs de dernière minute et bretons bourrés. Jusqu'à sortir les fusils ! Beaucoup d'entre nous pratiquions le ball-trap (sur pigeons d'argile) dans le cadre de l'Ecole, et certains détenaient des armes de tir dans les chambres. L'occasion était vraiment trop mémorable. Des vitres et des peintures en avaient violemment pâtis...

 

Tôt ce matin j'avais fait un détour par le buffet que l'intendant gardait en libre-service toutes les nuits d'exams. En passant au courrier du bureau des entrées, il y avait un panneau :

"Messieurs les étudiants sont priés de déposer les armes et les munitions à la conciergerie. Elles leur seront restituées à la fin  des épreuves..."

  

.... Ainsi, après une vingtaine d'années en milieu protégé, nous serions armés pour l'avenir... "Armés" est-il le mot ? Nous avions un métier dans la tête et pas d'emprunts à la banque. Dehors, les vaches mangeaient encore de l'herbe, je savais sortir un poulain vivant... C'était juste un an après le printemps 1968 !

  

Comment en étions-nous arrivés là, sans ordinateurs, ni Facebook ?...

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 21:00

  Il y a des matins comme ça, je me réveille complètement crevé. M'faut plusieurs minutes pour découvrir que j'ai vieilli d'un jour et que j'ai mal partout...

Je m'étais encore endormi sans éteindre la radio. Une voix masculine vitupérait l'IvG de confort... non au remboursement... Si on ne les rêves pas, qu'est-ce qu'on entend comme bêtises : ivg... de confort ! La semaine dernière, j'ai croisé une jeune femme qui arborait hargneusement un tee-shirt : "POURQUOI M'AS-TU FAIT DES GOSSE AUSSI MOCHES ?"...IvG de confort !

 

... n'aime pas le café du matin, sauf pour le parfum. Ou avec du lait et beaucoup de sucre. Dans le frigo, j'en ai de l'industriel en boîte. Pour avaler les comprimés qui me feront atteindre l'espérance de vie calculée par l'AFSSAPS. : Allô, Sagamore, c'est pour nos statistiques... Etes-vous encore vivant ? N'oubliez pas vos pilules...

 

Qui dit sondage pense "campagne électorale" = Choisir, pour 5 ans, mon représentant dans l'époque et dans le monde  alors même qu'aujourd'hui, j'en changerais toutes les semaines...
 

A ce sujet : On peut diriger un pays en cherchant à le maintenir éveillé, à l'éduquer, à progresser vers une verticalité commune... On peut aussi diriger un état en flattant l'aspiration des hommes au sommeil psychique et au renoncement à soi - Démagogie et sophismes, caresse dans le sens du poil pour mieux asservir. C'est le cas en France depuis 20 ans... Pourquoi les foules vont-elles en chantant vers leur malheur ? Envie de croire. Ou besoin vital d'illusions ?...

 

cid 305905a45f734305970c26f9e098401btarrier6fdc0faEnvie de croire : Y'a trois jours, un ministre déclamait sa réprobation culturelle de l'abattage Halal. Six mois plus tôt le même type entérinait l'inscription de la corrida au patrimoine national de la France... Bof !

 

 

La finance est en crise. Le discours est en crise. La politique est en crise, bla bla... 

C'était l'autre matin sur Fr2. Après 10 minutes d'une confession navrante, je me disais que ce type allait renoncer à sa candidature et annoncer sa démission, à l'exemple de son acolyte allemand une semaine plus tôt (ou peut-être s'ouvrir le ventre, comme au Japon ?...)

Et bîn nan, il nous a encore sollicité pour 5 ans. Stupidité, stratégie cynique, coup médiatique ? J'ai éteint mon ordinateur !

Aucun projet, pas de vision, pas d'espérance verticale. Rien. Que le pauvre théâtre nihiliste d'un séducteur auquel personne ne peut croire un instant. Croyance ? La perte des croyances désoriente. Survient la peur puis les fanatismes = Opter plutôt pour le néant plutôt qu'endurer la peur de la solitude, de penser par soi-même. D'où le besoin de se conformer pour se rassurer. Et si possible, en foules (= 6 millions de téléspectateurs...)

Sous le ciel de Ptolémée, la pensée est en crise. La vie est en crise... (Tiens, on dirait du Cioran de mes années 80)

 

Seulement voilà : Jamais l'oppression ne s'exerce mieux que sur des foules désabusées !

L'Intelligence et la Sagesse sont partout où il y a du Sens. Quand plus rien n'a de sens, il reste le Pouvoir et l'Asservissement qui en donne un. Les dérèglementations,, le fichage, les cameras, la consommation, les sectes, la drogue et autres addictions... autant de pouvoirs prêts à accueillir l'esprit vidé de sens, en quête de fusion et surtout loin du Doute...

(Car s'il subsiste, le pouvoir du Doute est redoutable. Au moindre doute, on ne réfléchit plus, on est dans la passion voire la fureur : La peur irraisonnée de se faire avoir...)

 

Débarrassé du Doute, mon grand-père est parti à la guerre en 14-18, des touristes s'embarquent à 3000 sur un bateau, à 700 dans un avion, ou les juifs vers...

Sans un minimum de croyance, la Perte de la Démocratie et l'asservissement de masse sont inéluctable...

 

A propos de Japon, un mail m'a informé que, pour leur St Valentin (2 mars) les amoureux s'offraient des dosimètres fabriqués hors du Japon (= pas confiance en la fabrication lokale...)

 

 

Et ici, à l'autre bout du monde ?

... En Afrique, quand un vieux noir meurt, c'est une bibliothèque qui disparaît (M'Pate Ba)

 

Ici, quand un vieux blanc meurt, c'est un électeur de moins pour le pire des candidats... Je les connais, les vieux, ça fait 30 ans que je les écoute sans piper...

(Et si l'une ou l'autre tache est élu, je les entends déjà claironner, les radios locales : Habemus papam... )

Zut, j'ai renversé le café de honte...

 

Aut'chose, ds un mail :

En Belgique, où les cantines scolaires sont rares. A midi, les enfants mangent les « tartines » qui leur ont été préparées par leurs parents, une majorité se nourrit de pain de mie blanc au Nutella, quand ce ne sont pas carrément de simples bonbons qui sont directement jetés dans leur boîte à tartines, souvent accompagnés d'un paquet de chips (mes enfants sont dans une école de Bruxelles et je peux témoigner donc personnellement de ce phénomène affligeant).

 

 

 

 

  

 

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 21:00

 

" Hey, Jésus,

descends de ta croix,

on a besoin du bois !"

... forêts disparues, ressources de l'île épuisées, l'eau douce rare, etc...

A la Province Sud, la sobriété n'était même plus à l'ordre du jour. Maintenant, il fallait endurer. Chacun pour soi... Quel cauchemar !

 

"Que faire de sa soif, dans un pays sans eau ?

De la fierté, si, toutefois, le peuple en est capable"

(A. Michaux - Poteau d'angle.) 

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Depuis A.Smith (178...) et selon sa théorie du libre-échange naturel,

l'économie repose sur la "Croissance" à l'infini.

Or dans la nature, les seules croissances illimitées sont

les villes, les cellules cancéreuses et... la stupidité humaine.

 

Pas d'problèmes : En économie libérale,les maux des villes, les cancers et la stupidité

sont inclus dans le PIB d'un pays, car ils génèrent du Profit. (?)

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"L'homme sera la première espèce à disparaître" (Un scientifique)

"L'homme sera la dernière espèce à survivre" (Un économiste)

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Avant: Respirer, manger, baiser, bosser...

Aujourd'hui : Respirer, bouffer, baiser,... rouler !

On progresse...

(Note -2001)

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A So et hors métropole :

C'est la campagne électorale en France :

Sapiens = adj. Intelligent, savant ,menteur...

(Nouveau Petit Robert)

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 La "lenteur", ennemie de la Finance libérale débridée... 

Dans des bouquins de fiction, il est décrit le monde dirigé par des machines...

Prenez la peine de parcourir çà :

La course folle des marchés financiers

Par Graham Bowley

  

L’instantanéité rend les transactions boursières incontrôlables : les traders ne maîtrisent plus les échanges et les autorités de régulation ont du mal à suivre.

(Article publié le 2 janvier 2011 par The New York Times. Je l'ai raccourci...)

 

... C’est juste à côté de l’autoroute du New Jersey qu’est traitée une grande partie des opérations boursières des Etats-Unis. Le bâtiment d’un hectare, est une succession de serveurs informatiques éclairés par une lumière bleue. Cette Bourse s’appelle Direct Edge, un nom inconnu du grand public.

La quasi-totalité des transactions boursières de la planète est effectuée par des ordinateurs qui communiquent entre eux à toute vitesse. Les coûts de transaction se sont effondrés, et en un simple clic de souris ou en touchant l’écran d’un smartphone, n’importe qui peut acheter des actions de n’importe où en quelques secondes. [...]  Ces bourses sont adaptées à de nouvelles créations des marchés – les traders à haute fréquence qui ont fait de la vitesse leur spécialité. Ces derniers utilisent des algorithmes pour parcourir les marchés à toute allure, changeant leurs ordres et leurs stratégies en quelques secondes. En août 2010, Spread Networks de Ridgeland, Mississippi, a achevé un réseau de fibre optique de 1328 kilomètres reliant Chicago à Carteret, dans le New Jersey, réduisant ainsi le temps de transaction aller-retour de 30 millisecondes, à 13,33 millisecondes. En octobre, une société appelée Hibernia Atlantic a annoncé qu’elle projetait de construire un réseau de fibre optique sous l’Atlantique, d’Halifax, en Nouvelle-Ecosse, au Somerset, en Angleterre. Il portera l’aller et retour d’actions entre Londres et New York à 60 millisecondes. « La vitesse, déclare un banquier, c’est de l’argent. »

Certains experts se demandent si la technologie ne devient pas dangereusement incontrôlable. Les autorités de régulation ont du mal à s’adapter au rythme de l’innovation dans la grande course à la technologie qu’est devenu le secteur boursier.toujours plus vite...

 

Le « krach éclair », la chute vertigineuse du cours des actions qui a secoué le marché boursier le 6 mai 2010, cristallise les craintes de certains membres du secteur : voir la technologie prendre le pas sur la réglementation. L’enquête a révélé que certaines machines à haute fréquence ont bel et bien joué un rôle. Certaines d’entre elles, ayant détecté une grosse vente et un marché instable, se sont arrêtées automatiquement. Le nombre d’acheteurs a baissé très brusquement. L’indice Dow Jones lndustrial Average a perdu plus de 700 points en quelques minutes avant que les ordinateurs ne recommencent à fonctionner et que les prix ne se redressent tout aussi rapidement. Plus de 20 000 opérations ont été déclarées invalides. L’épisode semble montrer la vulnérabilité des nouveaux marchés et augurer de ce qui pourrait arriver si aucun humain ne corrigeait les machines. Certains analystes craignent que l’incident ne soit le signe annonciateur de dangers plus graves qu’une simple défaillance mécanique. Les fluctuations erratiques des prix leur suggèrent qu’un petit groupe de traders à haute fréquence pourrait manipuler le marché.

 

La Securities and Exchange Commission (SEC), organisme américain chargé du contrôle des marchés financiers, a débuté un audit de la nouvelle structure du marché. Mary Schapiro, sa présidente, a proposé la création d’un système de traçabilité renforcée et suggéré de limiter la vitesse à laquelle les machines peuvent passer des ordres. Pour William O’Brien, les avantages de la technologie sont évidents. «  Il n’existe presque pas d’autre secteur où les gens refusent la modernité. Mais certains analystes se demandent si c’est positif pour tout le monde. Les marchés financiers se livrent à une course à la technologie et les régulateurs sont pris au dépourvu par la rapidité d’évolution. Parfois, un surcroît de technologie sans instruments de gestion efficaces produit un gigantesque embouteillage et il devient nécessaire d’installer des feux rouges. »

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Sauf catastrophes dites naturelles, les médias ne font jamais la une avec une actualité écologique. Aucun journal télévisé n'ouvrira sur... la mort biologique des sols ou la disparition du dernier lémurien. A moins que Greenpeace ou Seasheperd ne face une mise en scène musclée. N'importe quel fait divers des plus temporaires, genre prix du lait ou déplacement UMP ou mariage princier, voire résultat sportif, revêtira une importance sans égal !

Et pourtant, en quelques mois, les dégradations biologiques s'accélèrent partout à la surface et sous la Terre. Ca fait 40 ans que la guerre de l'Eau douce est entamée. Avec aujourd'hui, les conséquences inquiétantes jusqu'au cœur des villes dites "développées"...

 

Ex : (Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s’ébruiter) : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l’eau du robinet. Désormais à consommer avec modération...

C'est l'association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale...



 

Dans un article précédent, je m'étonnais naïvement :

... Sur une île de 400km de long, quelle catalepsie commune incite des gens normaux à abandonner soudainement un habitat plutôt harmonieux, et à s'endetter à la banque pour s'agglutiner comme les mouches sur une bouse ? Quelle nécessité impérieuse, hormis la guerre ou la fuite, peut galvaniser brutalement le tiers d'une population vers un biotope superposé en béton ? Quel charme unanime dans le son mélodieux des chasses d'eau à peine assourdi par la télé du voisin ?

Aucune espèce animale n'est si soudainement handicapée d'un tel tropisme grégaire, hormis les bactéries de la putréfaction, lesquelles doivent digérer immédiatement toutes sortes de substrats... (et aussi certains virus)

 

La moitié de ma bibliothèque tente de répondre à cette question biologique. Parmi plusieurs hypothèses, celle de Teilhard de Chardin est remarquable...

 

 

T. de ChardinTeilhard de Chardin (1881-1955) était paléontologue et jésuite. Une pointure comme Levy-Strauss ou Th. Monod. Il a eu de gros ennuis avec le Vatican en 1955, et ça se comprend...

"Sur le fait général qu'il y ait une évolution, tous les chercheurs [...] sont désormais d'accord. Sur la question de savoir si cette évolution est dirigée, il en va autrement. » ibid, p. 137

 

 A la fin de son bouquin et deux aspirines plus tard, je me suis dis : "Sagamore, même si t'as pas tout compris, tu es quand même moins con que ce matin !" (On ne se dit pas ça tous les jours...)

 

Selon T. de Chardin, l'évolution d'une espèce (animale ou végétale) nécessite deux conditions nécessaires et suffisantes :

- La Concentration = Convergence des unités, rassemblement des gènes, agrégation des individus, magma de neurones...

- La Pression extérieure = Modification globale et lente du biotope de cet agrégat, (surpopulation, famine, intoxication, radioactivité, disette,...) ou par un biais de la conscience, pour les créatures qui en ont une - Ultrasexe, rivalités, UMP, inquiétudes et abrutissement collectifs, néo-libéralisme, etc,... mais aussi : drogues, anxiété, illusions, virtuel chroniques...

 

  [...] Pour résumer Teilhard de Chardin, concentration et pression sont des paramètres ontologiques, facteurs indispensables de l'Evolution. Il s'agit d'atavismes plus détermiants que l'instinct de survie, de reproduction ou de transcendance. Progresser dans l'arborescence des espèces, c'est s'entasser, flipper, se serrer la ceinture ou mourir ! (D'ailleurs après 3 ou 4 générations urbainisées, on les subodore vite, les aliens en vacances, les échappés du péage stupéfaits de voir une vache, les convulsifs en visite au Salon de l'Agriculture...)

 

 « Lorsque, en tous domaines, une chose vraiment neuve commence à poindre autour de nous, nous ne la distinguons pas... Rétrospectivement, les choses nous paraissent surgir toutes faites. » Le phénomène humain, p. 114  

 

Devenir de plus en plus malheureux ou de plus en plus crétin conduit, tôt ou tard, à un degré d'évolution supérieur, par une accélération biologique et mutagène... vers où, vers quoi ??

Alors là, T. de Chardin émet des hypothèses - dont celle encourageante de la Nooèse- qui ont fait pâlir le pape Pie XII, le plus anthropocentriste des papes modernes. (= Excommunication de T. de Chardin 1951...)

   

Avec l'intelligence a paru, au coeur du Monde terrestre, une redoutable puissance de critiquer ce Monde.[...]

Les animaux tirent passivement et aveuglément le char, bien lourd, du Progrès. L'Homme, lui, avant de continuer la tâche commune, peut, et doit, se demander si elle vaut la peine qu'elle exige le travail de vivre, et l'effroi de mourir. Or, la seule récompense qui puisse nous satisfaire (j'en appelle à la réflexion loyale de tout homme capable de descendre au vrai fond de lui-même) c'est la garantie que le résultat tangible de nos labeurs, par quelque chose de lui-même, est recueilli dans une Réalité où ne sauraient l'atteindre aucun ver ni aucune rouille... (L'Hymne à l'humain)

 

[Bouddha écrit quelque chose de très proche 800 ans BC]

 

 

 

En bref, la crise, la crise, la crise...  Ce que l'on vit aujourd'hui est moins une "crise" qu'un saut dans l'évolution de l'espèce vers un autre "monde" apocryphe ... et les dégâts collatéraux qui vont avec !

 

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  ... Avant le Golfe du Mexique, on trouvait de telles pubs...

total-petrole 

  Sapiens =adj. nom. : Intelligent, savant, menteur... (Nouveau Petit Robert)

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 21:00

 

Des décennies avant Kyoto et l'échec de Durban, chacun pouvait déjà s'interroger : "L'espèce humaine s'oppose-t-elle à la Vie ?" (Un sujet de l'Agrégation 1978)

 

Y a-t-il des civilisations supérieures à d'autres ? Euh... Ca dépend du type qui pose la question.
Mais chacun est témoin que nous sommes les membres de la culture la plus destructrice n'ayant jamais existé. Notre assaut sur le monde naturel, sur les indigènes et les autres cultures, sur les femmes et les enfants, sur les autres espèces et sur chacun d'entre nous (le péril nucléaire) tout ceci est sans précédent historique dans son énormité, son efficacité et sa férocité... Et à ma connaissance, ça n'existe dans aucun autre genre biologique.

 

 

Ma profession à l'interface du monde animal et de l'humanité – évoquée ici pendant 2 ans – était un poste d'observation privilégié. [Vétérinaire = du latin veterinaere, bête de somme]

 

fièvre aphteuse 2001 1.1281046262La moitié des hommes adultes de la planète ont vécu en direct les ultimes soubresauts d'un élevage néolithique en Europe = A savoir l'élevage au sol avec des prélèvements sans conséquence dans un milieu naturel renouvelable. Mes notes situent l'ultime hécatombe* dans la lande écossaise en 2002, dernier repère historique du néolithique : Les immenses bûchers du sacrifice de 6 millions d'animaux dont 4 millions de moutons abattus au nom de la Santé Humaine – En vrai pour des raisons essentiellement économiques. A noter qu'on était après la crise de "la vache folle", une maladie délibérément issue des techno-bricolages humains...

 

En un demi-siècle se sont instaurés des processus zootechniques de type "miniers" les plus ignominieux de notre humanité. Elles visent à la rentabilité jusqu'à son terme, à l'exploitation de l'animal sans restrictions, sans le cahier des charges qu'il conviendrait de ménager pour la pérennité d'un futur "durable" (épuisement des sols, de la diversité, remplacement des protections naturelles de l'espèce par la chimie...) Technologies extrêmes sans responsabilité consciente  ni souci d'éthique. A l'image de la forêt, des océans, du sous-sol, des terres fertiles, des réserves d'eau...

 

Je n'évoque pas ici la prolongation ou la résurgence de traditions surannées (la corrida, la domestication, l'élevage à fourrures,...) je pense au contraire à une évolution dynamique, à la  nouveautés, au "progrès"...

 

Depuis une quarantaine d'années, cette même zootechnie biocide devient le paradigme biologique de l'homme du XXIe S. Prémisses détectables dans les années 50, visibles aujourd'hui et complètement intégrées dans la perspective de quelques esprits. En résumé : L'espèce humaine s'élève-t-elle comme le bétail ? Oui, et tout y converge : Abandon du milieu naturel et concentration de l'habitat hors sol. Alimentation industrielle et modulation de l'espace-temps. Gestion du grégaire. Contrôle de la reproduction et critères de sélection. Spécification unidimensionnelle prédéfini : la Production et la Consommation (dans laquelle j'inclus la guerre...) Jusqu'à y compris le recyclage des sous produits (= les cellules souches, les transfusions et les greffes ?)

Comme des animaux, des forêts et des océans, il en va de la perennité des peuples et du libre-arbitre des individus. Ils ne sont plus à l'ordre du futur !

 

Aujourd'hui, fin 2011, la croissance démographie, le management humain, la répartition des ressources et la manipulation  psychologique sont tels que dans les écoles, on pourrait enseigner à nos gosses comment notre planète va mourir, non pas comme une probabilité, mais comme l'histoire du futur. (M. Duras – Barrage contre le Pacifique)

 

Les sciences biologiques et humaines de 2011 font d'innombrables constats et nous indiquent "COMMENT ?"

Depuis un demi-siècle et (presque) chaque matin en me rasant, mon interrogation plus personnelle reste "POURQUOI un tel gâchis ?" Qu'est-ce qui cloche chez l'homme en tant qu'espèce animale ? Je-ne-com-prends-pas...

 

Postulat N° 1 : Seule la Conscience nous différencie de l'animal.

 

Sommes-nous des amputés de la Conscience ? Qu'est-ce qui pousse l'Homme à l'exode pour nulle part ? De l'acquis ou de l'inné ? Cette attitude suicidaire est-elle exogène ou endogène ? S'agit-il d'une évolution naturelle, d'un accident biologique** ou d'un détournement calculé ? J'ai d'abord envisagé une tare "reptilienne" quelconque, intrinsèque de l'espèce, une défectuosité comportementale comme il en existe chez les plantes et les animaux. J'ai observé, écouté, grappillé, consulté des spécialistes, des pointures, des philosophes, suivi les recherches les plus solides. Et aujourd'hui, il apparait des forums de haut niveau et très documentés (Zeigeist,...) 

Je me suis aussi interessé à ce que je croyais connaître le mieux : Moi...

 

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J'avais un boulot passionnant, des revenus normaux et des pensions alimentaires à payer ! Alors pourquoi cette interrogation - naïve - de classe "terminale" qui m'a poursuivi toute la vie ?

A cause d'une culture jésuite, d'ascendant Sagittaire, d'un besoin de comprendre... et de l'anxiété biologique à court terme, entrevue un matin de Décembre 1967, dans les yeux d'une vache à l'abattoir de Toulouse !

  

Pire : Ce qui enfume le monde entier depuis un siècle, j'au l'opportunité de le revivre maintenant en Calédonie à 50 images/seconde : Des gens normaux qui désertent leurs terres, le calme et l'espace pour aller coaguler au lotissement "Les bougainvillers", nouveau réservoir de main-d'oeuvre, de futurs Robots Sapiens... ! S'endetter pour 25 ans, pousser le caddie du samedi, regarder Miss France sur 30 chaînes et gueuler à l'insécurité... Fureur, promiscuité, drogue** et consommation s'accroissent d'année en année. Pourquoi pas un séchoir électrique à la place d'une corde ? (décembre 2011)

  

Au fil du temps, j'ai élaboré plusieurs hypothèses dont le cheminement se retrouve dans mes notes sur 40 ans : L'ignorance et l'aveuglement, une irrépressible envie de conquête et de domination, une soif dévoyée de l'Ailleurs, un vice chromosomique, la perte de toute spiritualité, même laïque, etc... Que des conséquences, mais pas la cause fondamentale !

 

  

 Ci -dessous, une visualisation résumée de notre inquiétude existentielle.(le film entier, en français dure 2h 30) 

 

 

Il aura fallut 50 ans pour que j'entrevois  enfin une hypothèse sérieuse !
A la périphérie de la biologie se situe dans le seul domaine que j'ai ignoré :  L'HISTOIRE DE L'ECONOMIE DU MONDE !
Le mot "Economie" suggère la prudence, l'épargne, la prévision, le partage équitable selon les besoin de telle ou telle cellule, organe, individu, communauté, espèce... Aujourd'hui, il n'en est rien. Ce que nous réserve l'économie mondialisée du XXIeS est redoutable pour l'Espèce... pour toutes les espèces ! Et à plus court terme que les ères géologiques... 
(A suivre)
 
*Hécatombe : Heca =100, tomos =couper, bos = boeuf.
** Accident biologique ? La décadence de Rome au III eS, par intoxication lente & générale au plomb issu de la métallurgie du bronze...
*** Oui, les animaux domestiques se droguent : On observe des chiens et des chats déstabilisés qui délaissaient de la viande rouge pour du sucre. Et créer une addiction chez n'imorte quel animal est relativement simple...
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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 04:00

 

Quel auteur célèbre a écrit :

" Le rôle du plus fort est de dominer, non point de se fondre avec le plus faible, en sacrifiant ainsi sa propre grandeur. Seul, le faible de naissance peut trouver cette loi cruelle.

 

        " Ici intervient, il est vrai, l'objection spécifiquement judaïque, aussi comique et que niaise, du pacifiste moderne : L'homme doit précisément vaincre la nature !...

 

*La réponse, en bas de ce truc, vient du fond de mon ordinateur - A ne pas oublier...

 

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Depuis fin Novembre, des gosses de la ville sont en vacances à la campagne ! Je le sais parce que quelques uns de ces mômes ont migré chez leurs grands parents - de vieux indonésiens qui font du maraichage dans la pente, au-dessus de chez moi. Ni eux ni moi n'avons la télé ! Les jours de pluie, les mômes en déserrance viennent  échouer momentanément chez moi. Grâce à mon ordinateur, le plus petit (7 ans) a sérieusement amélioré sa lecture en 2 mois. Mais sa grande sœur, plus romanesque, plus évaporée, ne cessait d'interférer pour humilier son petit frère. J'ai donc entrepris de leur raconter une belle histoire en forme de feuilleton Bollywood comme on les aime...

 

  Résumé: (Bîn oui,  pass'avec l'aide de Wikipedia et des actualités, j'en ai fait 4 épisodes...)

 

"C'est l'histoire d'une princesse, Carla, fille du vieux Benoit 16, roi des Etrusques. Elle était très belle et elle fut enlevée par Sarkobert Ier, le roi des Gaules et des Gogoths. Pour plaire à sa belle, Sarkobert augmenta les impôts des très pauvres et vendit ses usines aux chinois. Alors les chômeurs se mirent en colère. Dans les radios, on entendait  en boucle :

 

"Le p'tit roi Sarkobert a mit son pays à l'envers !

La dame Merkéloi lui dit ô mon roi

votre royauté est mal gouvernéééé !

Très bien lui dit le roi, je r'mets ce merdier à l'endroit !"

[Ca veut dire quoi "semerdié"?]

 

Après 5 jours d'exibition à la télé, Carla fut voilée, engrossée et envoyée au harem avec les autres femmes (Cécilia, Rachida, etc ...)

  

Pendant ce temps-là, ça bouillonait chez les Etrusques.Très en rogne  du rapt de sa fille au Parc Walt Disney, le roi Benoit 16 envoya un mail à son héros des armées, le gros général Berluscon. Celui-ci se fit tirer la peau  avant d'aller voir le roi [- Ca veut dire quoi "tirélapo" ?]  Donc le roi Benoit chargea  Berluscon de ramener Carla à la maison. (Dans sa tête, Berluscon pensait tuer Sarkobert pour venger Benoit 16, puis  de s'emparer des usines de charrettes et des télévisions de la Gaule, car il n'était pas assez payé par le gouvernement de Benoit 16)

 

  Berluscon fit donc le siège du roi des Gaules. Sarkobert fit appel à la technique des Germains pour lui venir à l'aide. Ne parvenant pas à investir la place, Berluscon envoya la fausse peste H1N1 par internet aux assiégés. Sans succès. Puis il expédia des drones à l'uranium appauvri que Sarkobert dédaigna - Pas de truc pour pauvres chez moi !  Alors Berluscon proposa de belles esclaves affamées, réfugiées d'Afrique où y'avait plus rien à bouffer. Il tenta aussi les tartines de Mozzarela au lait de bufflonnes [photo des bufflonnes]du papier-toilette très doux et triple épaisseur, des séjours aux putes et des croisières au ras des côtes étrusques... En vain ! [- C'est quoi des séjouropute ?] 

  Mais rien n'y fit et tout a foiré  grâce aux écoutes téléphoniques, aux caméras de surveillance et aux relevés  des fadettes des journalistes !...

 

 

300px-GD Tiepolo Construction du cheval de Troie

... Après 5 ans de siège, le trésor de Benoit XVI s'amenuisait dangereusement. Berluscon imagina un ultime stratagème. Devant les remparts des gaulois assiégés, il fit construire une grosse statue de bois aux formes humaines et annonça qu'il laissait ce cadeau à Sarkosbert Ier en hommage au courage des assiégés. Et les troupes étrusques de Berluscon firent semblant de se retirer.

Flatté par la statue, Sarkobert crut voir une autre Carla plus plantureuse et à la gloire de son propre sex-appeal. Tous content et croyant en Dieu il fit entrer la statue de Ste Marine d'Arc dans la ville et...

 

Et la suite ? Bîn ça sera pour les vacances de Pâques, après les élections !...

- Tu peux la recommencer, a demandé le petit ?

- Tout ? Ah non, on r'commence surtout pas ! La prochaine fois, j'vous raconte l'histoire des parents devenus très pauvres à cause de la crise, et qui vont perdre leurs enfants dans le métro. Mais le plus petit avait un GPS etc...

- C'est quoi la crise ?...

Qu'est-ce que c'est chiant un gosse, quand il est plus intelligent que ses parents ! Mais je n'ai pas perdu mon temps : J'ai relu l'histoire de la Guerre de Troie, toujours d'actualité !

 

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  *Mein Kampf (1924), Adolf Hitler, éd. La Bibliothèque électronique du Québec, coll. Polémique et propagande, juin 2008, chap. XI, Le peuple et la race, p. 504...

 

 

 

 

 

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 21:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trust "Vale" : la deuxième plus grande entreprise du Brésil, deuxième plus grand groupe minier et premier producteur de minerai de fer mondial se donne un mal fou pour obtenir son Global award. Une tradition de conditions de travail façon Goulag et de mépris total de la nature vieille de 70 ans a permis à Vale d’entreprendre la construction d’un barrage en Amazonie qui mettra dehors 40 000 personnes, avec pour tout dédommagement un coup de pied au cul. C’est ce qui s’appelle avoir la gagne. (Topitohttp://www.topito.com/top-entreprises-irresponsables-public-eye

 

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  "A partir de 2012, l'Histoire  devient une option de la 2eme partie du bac... ! (Le Monde)


En 1961, j'ai lu un livre de fiction d'A.Huxley (Titre ?) dans lequel l'élite dominante avait interdit l'enseignement de l'Histoire au peuple, Plus tard, on y avait supprimé l'orthographe, l'écriture et les livres ! C'était une fiction...

 

" Si vous aimez le passé, devenez antiquaire. Si vous aimes le présent, alors apprenez l'Histoire..."

(M. Bloch, un historien fusillé en 44 par les miliciens français au service des nazis*...)

 

* Nazisme = Une "Civilisation"(?) supérieure aux autres qui, en 9 ans, fit 66 millions de victimes à travers le monde...


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Le-noir-de-la-montagne--le-blanc-du-brouillard... j'ai passé cette nuit à attendre "Jasmine" - le cyclone Jasmine .

Bizarre ! La brise de terre ne venait pas du bon côté, et à travers la brume immobile, la grosse lune diffusait une lumière polarisée. Un paysage d'effets spéciaux, comme dans "La Forêt d'Emeraude"... Moment surréel et propice à la visite de Kamis espiègles ou de quelques hobbits malicieux dont je transcris les réflexions ci-dessous..

 

Au lever du jour, dans le miroir sans photoshop, jamais je n'avais été aussi vieux...

 


 

(Suite de AAA- L'homme, ex-animal suicidaire ?...)

 

Un peu de lumière...... Et si on y ajoute l'émotivité aggravante de l'introspection et la nervosité anxieuse, l'homme atteint l'allégorie ultime, extrême, triomphale et anthropomorphique de la fiction : Dieu !  Ensuite, n'importe quel  dieu fait l'affaire : Abraham, Wall Street, Beckamm,...


... A la différence des animaux, l'homme a assimilé le postulat suivant : Etre + Conscience = la conscience d'être soi. Cet axiome "a priori" (dénoncé il y a 2800 ans par le bouddhisme) est à l'origine de la pire des conceptions d'un idéalisme forcené du genre : Le monde est parce que je suis /je suis moi, conscient, inventeur du monde. Il en découle une irresponsabilité tueuse et un comportement suicidaire vis-à-vis de la matière - qui est pourtant le seul futur de l'homme !...

 

... La peur de "ne pas être" (ou de ne plus être) ajouté à l'obsession d'une permanence identitaire, sont la source principale de ces fictions. C'est l'origine de l'individu affectif**, qu'évoque M. Serres, Nietzsche & d'autres. (Bourdieu, H. Jonas, Lacan,...)

 

A y  regarder de près, force est d'admettre que l'Histoire de l'humanité n'est, en majeur partie, rien d'autre que l'histoire de ses propres fictions (religieuses, idéologiques, morales, esthétiques et littéraires.) Au cours des 10 dernières années, les exemples se sont multipliés, du dérisoire à l'énormité = Le recours à J. d'Arc, l'Homme de Vitruve et les seins siliconés au secours de l'esthétique du moment - et même le concept  de "dette publique est totalement fictif... A noter qu'à ce jeu, l'historien court lui-même le risque de la contamination par son sujet, c.a.d  le risque de produire une fiction supplémentaire, sanctifiée par le label de la recherche scientifique – fiction vite récupérée (Ex : loi ubuesque sur le négationnisme turc...) 

Passons...

 

La capacité la plus frappante de l'individu "affectif"** est sa capacité de mentir (de se mentir) par ses fictions. C'est sa forme de supériorité sur la matière non affective (biologique, animale, végétale, minérale,...), comme si l'Homme avait voulu corriger lui-même son propre vice de fabrication dû à des fantaisies de l'évolution (vice de fabrication dont il tire pourtant orgueil et identité...)

 

Exemple : Pour le soldat en Irak, une guerre peut-être un évènement final, pour le contemporain, un évènement majeur, pour l'historien postérieur, une péripétie, pour le paléontologiste un évènement insignifiant, pour l'astrophysicien un non-évènement...

 

La cité et les médias proclament : "La vie est une fiction, et la fiction est l'Eternité".

Partout s'étale une fiction holographique reconstituant une gigantesque synchronie d'un monde d'avant ou d'en haut qui n'existe plus. Des jungles, des fauves, des architectures, des véhicules, des métropoles, des dieux, des rois, des stars,... soit une cohue des fictions de pacotilles devenue Grande Fiction Interactive, coupée de tout passé et de tout futur. Chacun peut y jouer son rôle dans l'allégorie imaginaire de l'espèce. Rien n'y est vrai, rien n'y est faux, ni réel ni virtuel. Mais ils sont déjà là, les tenants du marché spéculatifs, les prophètes de la survie biologique.

 

  Autre exemple tragique : Quelques soient le type de l'organisation sociale ou la nature de la classe dirigeante et ses principes fondateurs, quelque soit le degré de totalitarisme du pouvoir, il se trouve qu'une des ressources absolues, l'eau de l'océan (= la respiration, la nutrition, l'hydratation) l'eau, qui appartenait au service public, passe lentement à la propriété privée d'une élite ploutocratique laquelle détient le monopole de la vie même (comme le convoite Monsanto, Véolia, Dette publique, Areva...) Telle est, aujourd'hui, la fiction en cours, qui succède à d'autres aussi dévastatrices (marxisme pour demain, colonisation d'hier, mondialisation libérale d'aujourd'hui,...)


La dernière grande "création" de l'Humanité, après Dieu, fut l'invention de l'écriture. Et depuis, rien, même l'informatique ne convoque pas le sens de l'espèce (Encore heureux que les lettres de l'alphabet fussent classées dans le bon ordre !)

 

Pour l'individu lambda, il n'y a pas de distance entre lui [= l'observateur], et la chose observée [=sa propre précarité & sa disparition, pourtant évènement final par excellence]. Ce qui l'amène à cette confusion ultime : la fin de moi est la fin de la conscience de tout. Donc la fin de tout, prélude à une rédemption imaginaire, fictive et privée (selon les 3 religions du Livre) et... à une véritable catastrophe collective. (En clair, après moi, on peut briser les ponts...)

 

  Lors de "soins palliatifs", on peut les observer, les visages de la sagesse et de la noblesse défigurés par l'effroi et le désespoir... D'où les rêves insensés de se protéger (avec les siens) Toute notre vie, on endure le coût exorbitant de ce rêve, la dictature d'une élite scientifique seule consciente, seule puissante, toute accaparée à la recherche biologique de l'éternité, de la survie organique, de la respiration, de la nutrition,...

 

 En résumé, (on évolue vers... Non) on entrevoit déjà la dictature acceptée et croissante de la Servitude, de l'assujettissement dont l'informatique domestiquée au quotidien est une des innombrables prémisses...)

  

   ** J'évoque là l'Homme affectif, émotionnel et "unidimensionnel" de H. Marcuse (mon livre de chevet des années 1965)

 

 

 

  En débat électoral, ce chat devant la télé n'a-t-il pas quelquechose d'humain ?...

 

A propos des chats, des pétitionnaires les plus imaginatifs se recrutent sans discuter parmi les défenseurs de la cause animale. Mention spéciale à l’appel « Pour sauver les chats consommateurs de Friskies d’une mort certaine » qui lance un cri d’alarme contre le drame des chats « bouchés » pour cause de croquettes...
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 21:00

  

 

 

 

 

  "Nous devons protéger notre civilisation". Et: "Contrairement aux socialistes, je pense que toutes les civilisations ne se valent pas". Deux phrases qu'auraient prononcées Claude Géant hier et qui suscitent déjà l'indignation (L'Express)

 

Ainsi, 80 ans après Hitler, y'a des gens capables de proférer des propos banaux en 1933 (un ministre de l'Intérieur dont l'idéologie contribue précisément à saper les pénibles acquis de nos sociétés...

Qu'est-ce qu'on a perdu comme temps ! (Mais pas tout l'monde...)

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Lors de notre débarquement pour la première fois à TTA (21 juillet 1980), la douane nous a confisqué le cadeau d'arrivée destiné à nos hôtes : Deux boîtes de foie gras [du vrai, de l'artisanal de Fleurance (Gers) et donc sans étiquettes réglementaires] En outre, il pleuvait comme vache qui pisse, et à travers la buée, on entrevoyait des collines sombres éventrées, des radiers débordants et des creeks d'eau rougeâtre. Au bord de la route vers Nouméa (35km), des kanaques détrempés saluaient notre passage avec une déférence modeste (!) Tandis que je m'interrogeais  sur le devenir de mes boîtes exceptionnelles, notre guide expliquait qu'une autoroute serait bientôt inaugurée en bord de mer, ce qui raccourcirait de beaucoup le trajet vers Nouméa...

(Quel fonctionnaire profiterait mes cadeaux d'arrivants ?)

 

Quoi ? A l'inauguration, la nouvelle route s'avérait à péage (Savexpress)  ! Comment, dans un pays aussi prospère que la Calédonie, devait-on payer 100 fcp pour 12 km (qui n'allait pas jusqu'à Païta = Soit 5,50 ff ce qui était énorme à l'époque) J'ai mis quelques temps à comprendre...

 

Plus tard, j'eus l'occasion d'apprécier la richesse du pays. Richesse équivoque : Les vieilles familles calédoniennes, les  luxueuses voitures, du personnel de maison pléthorique, des crus rares hors de prix, des hélicos privés (12) et tous les signes extérieurs de l'opulence à la fois discrète et tapageuse du XIXeSiècle. Une hôtesse m'a fièrement expliqué ses filières de congelés importés d'Australie, et elle était convaincu que les 14 personnes à son service n'étaient plus comme avant... (La famille B. du groupement B.). Dans la marina de la ville, des cruisers à 900cv à deux étages, accastillés radar ne sortaient que rarement du lagon, etc....

 

 Et dans mon boulot, qu'est-ce que je découvrais ?

radier banalDu goudron jusqu'à Bourail, de la piste en terre partout ailleurs, un habitat enclavé, le réseau téléphone et télévision quasi inexistants, d'immenses propriétés de 1500 ou 2000 ha en jachères...

En 1980, 75% des broussards vivaient sous les tôles au groupe électrogène, en quasi autonomie alimentaire (chasse, pêche, petits élevages)** Les revenus du bétail pourvoyait au mazout, au matériel et à l'équipement domestique (Ah, avoir un congélateur !...). Les conditions de vie des européens de brousse n'avaient rien à envier à la précarité des gens dispersés en tribu. (qui vivaient au moins en communautés, eux !...)

- Bof, ils ont toujours vécus comme ça, ricanait un broussard lui-même seul, paumé entre ses barbelés, à 22km du village...

 

Hors Nouméa, le service public restait aléatoire : les adductions d'eau bouffaient le tiers du budget communal (Poya), et les isolés se débrouillaient avec des captages approximatifs et douteux. De misérables dispensaires surbookés tout les 80 km, et le colportage lucratif vers les coins enclavés. Hors l'école, le bon sens des ploucs suppléait à l'illettrisme chronique des populations : A la poste, la conversation se concentrait sur les histoires de barrières et de cul (et seulement 2 levées postales par semaine) A la boutique, on ne proposait pas le nécessaire, on n'achetait que le "pionnier" = les clous à tôles, les cartouches et la farine en vrac...  Pas traces d'artistique, un pauvre patrimoine, aucune Culture ni kanaque, ni générale. Une radio unique de 6 h à 20h, pour la météo et un minimum d'infos (chant du cagou et Marseillaise...)

 D'autres détails évocateurs et choquants ? L'importante consommation d'alcool, de tabac et de jeux d'argent, le démarchage pour des dieux de tous poils, un porte-à-porte de la "spiritualité" et l'implantation florissante d'églises diverses (une église et deux temples pour 700 hab.) Sectes et religionse concurrençaient une néo-culture américano-western (Dallas ? Un tabac...) diffusée par une télé unique et récente !

 

Compatissant, j'ai mille fois partagé la mémoire émerveillée et les souvenirs envieux des quelques uns qui étaient allé sur la Gold Coast :

- Les pokens ! Bîn ça, c'est un pays !... l

  En 1980, les plus anciens évoquaient avec regret les nouveautés stupéfiantes des américains pendant la dernière guerre (des bulls, les insecticides, les demi-lunes, les frigos, la courtoisie...) Et la nostalgie des trois booms successifs - les engins à fond jour et nuit, le déficit d'embauche, l'immigration ouvrière, le commerce florissant, l'impossibilité de se loger, les boîtes à culs, l'argent à flot, etc... Bref, c'était l'âge d'or du pays !

  

Ainsi, malgré des périodes fastes, l'apparition de fortunes considérables et le raffermissement des monopoles d'importation juteux, il ne restait pratiquement rien des booms successifs. A tel point qu'après un séjour 10 années dans les plus reculés de la Réunion, la Calédonie profonde de 1980 m'offrait l'image triviale de la colonisation des années 20-30.

Mais il n'y avait pas que l'image...

 

Plus tard, on m'avait expliqué l'économie de comptoir (Ballande = le crédit hypothécaire sur le foncier), puis la répartition concertée des monopoles de tout le commerce insulaire entre 11 familles, soit une oligarchie sans partage : tout nouvel investisseur concurrentiel était considéré comme gêneur et assuré de son élimination bancaire sur simple coup de fil du "gouvernement. (en avant-première de Guéant et du FN...)

 

En 1993, j'ai percuté l'origine de cette absurdité :

En Calédonie, il n'y a aucun impôt sur les revenus miniers, pas d'impôts sur la fortune et des moyens habiles d'éviter les droits de succession. Quant à la défiscalisation , il s'agit de rien moins qu'une escroquerie "légale" qui rapporte beaucoup à très peu de privilégiés (courtiers et cabinets intermédiaires) Ainsi, depuis 1952, seulement 3,1% des revenus nets du Ni avait été directement investi dans le pays – et pour l'essentiel à Nouméa ! Tous les revenus de la mine étaient privés (et placés en Australie) Ainsi, la Santé, l'Education et tous les services et les infrastructures publiques étaient payées par la Métropole. Du salaire des fonctionnaires et des contractuels (comme moi) aux simples poteaux métalliques de téléphone, tous les budgets étaient assurés par France métropolitaine !)

 

Sur une propriété. Sous contrat des Services vétérinaires, mon salaire et mon statut étaient assurés par la métropole, mais aucun des moyens élémentaires de travailler ! Souhaitait-on que je reste chez moi à ne rien faire ? J'ai bossé pendant 5 ans avec mon propre matériel et je me suis arrangé pendant des années avec la bonne volonté de la municipalité de Pouembout... La même carence s'est renouvelée en 86 lors de mon déménagement à Port-Laguerre...

J'avais compris qu'un service public de figuration eut été amplement suffisant à la condesendance affichée des "dirigeants" du pays.

 

 Depuis toujours, la Calédonie matérialisait une économie de type totalement "libérale", telle que Giscard, Mitterrand et Sarkosi ne l'installe doucement en France, et avant même que l'Organisation Mondiale du Commerce ne décide d'imposer le libéralisme au monde entier : Les gains exorbitants allaient au privé et les déficits aux finances publiques de l'Etat ! L'immense majorité de la Nouvelle-Calédonie n'était que la chasse gardée de quelques uns, lesquels étaient bien décidés à faire perdurer le système = L'interdiction des pieds-noirs en 1962, l'assassinat de P. Declercq le 19 septembre 1981 (jamais élucidé) l'intervention de l'armée à Ouvéa – entre autres causes, sur un bluff de Lafleur (1988)***

 

Cette féodalité "néo-libéro-coloniale" fut bousculé par les Accords de Matignon.

En panne...Le territoire dut assumer certaines charges publiques et donc créer une fiscalité locale plus consistante. Ce qui ne plait toujours pas à la classe (très) aisée du pays. En privé, ces gens, devenus discrets, restent déterminés à retrouver leurs "néo-privilèges" d'antan. Et par tous les moyens qu'offre la nouvelle mondialisation. Par quelle stratégie ? D'abord par subtilité démocratique : Utiliser l'antagonisme interracial spontané, exacerbé par les "évènements de 84". Pour les uns, la trouille d'une Indépendance obsolète, et pour les autres, l'espoir d'un avenir radieux ! De quoi voir se rallier les nouvelles classes moyennes. Eleveurs, commerçants, entrepreneurs et emprunteur de 15 M à la banque, tous restaient obnubilés par la peur (ou l'espoir) d'une Indépendance communiste, comme la chouette dans les phares reste sur la route... Ces sentiments antagonistes furent savamment entretenus pendant 30 ans, mais toujours au bénéfice exclusif d'une minorité, réelle propriétaire historique du pays, ou à ses nouveaux assimilés (kanaques) !

Ainsi dès 1997, les services publics furent peu à peu privatisés (OPT et communications, services ruraux, Enercal, EEC,...)  et se créait alors une "nouvelle bourgeoisie" inféodée au libéralisme sauvage (et suicidaire). Seuls furent entretenus les services régaliens et l'Education. Dans ma partie, l'élevage et l'agropastoralisme a commencé à décliner...)

 

Dans le bluff de la négociation pour la présence simultanée des deux drapeaux au nom d'une certaine confraternité nationale, il faut surtout voir  un rapprochement entre les tenants des futurs postes-clés et des fortunes qui se reconstruisent à grande vitesse dans les projets futurs des deux bords politiques apparament opposés, mais toujours au détriment de l'intérêt général...

 

  Ainsi, avant les évènements de 1984, la Savexpress était le premier investissement privé d'envergure et susceptible de haute rentabilité hors la mine.

 

Ca, c'est le passé récent. Mais à l'avenir ? Les conditions ont changé... mais pas les hommes qui sont (presque) toujours les mêmes depuis 30 ans !

 

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** J'avais calculé qu'une famille de 7 personnes à Pouembout vivait avec 65.000 f/mois...(moyenne = 590 €)

*** J'ai des exemples multiples en agriculture

**** C'est M. Rocart qui a secoué le cocotier, ce qui lui a donné les pressions pour obtenir le "don" généreux des mines Lafleur à la communauté & les "Accords de Matignon"...

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Perso, je n'ai aucune sympathie socialiste ! (Au pire - s'il faut classifier - j'ai des idées "socialisantes"...)

 

Depuis toujours, je ne m'intéresse qu'au comportement animal (grégaire et en liberté) chez lesquel "l'Absurde n'existe pas ! Ce qui me permet de mieux mesurer l'absurde cérébralisé ! 

Peu politisé d'origine- mais bien conditionné à droite- j'observe l'Homme et l'animal depuis mon plus jeune âge. Mon étonnement s'est étendu bien au-delà des considérations socio-économico-politicardes. Dans le cahos où nous entrons joyeusement, j'en suis à flairer les signes biologiques, les orientations futures, les mutations en cours qui pourraient nous éviter l'effondrement inéluctable des espèces en moins d'un siècle...

Cette quête entre Absurde suicidaire et Compréhension fondamentale, est le fil rouge qui me tient lieu de "religion", d'idéologie, d'éthique politique et de raison d'espérance...

 

Depuis quelques années, les prémisses d'une autre "civilisation" apparaissent ça et là ! Elles contournent la politique telle qu'elle est devenue depuis 30 ans... 

Passionant ! 

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Présentation

  • : Sagamore, le dernier des ploucs !
  • : La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
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Au hasard des pages...

"L'Histoire est la science du malheur des hommes... Pas de malheurs, rien à raconter" (R. Quenaud)

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(D'après DH Thoreau qui écrivait "planète"...)

 

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 Le Mal au nom du bien,

une des plus vieilles histoires du monde...

(Ds un bouquin...)

 

"Se réclamer d'une religion dispense-t-il de toute morale ?"

(Amin Maalouf, sur Fr. Inter)

 

"Dans une crèche,
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sont les plus gentils"
(H. Montagner)

 

 

"Quand l'eau est pure,

je lave ma tête.

Quand l'eau est trouble,

je lave mes pieds"

 (Wang Shu) 

 

"Quelle est donc cette nostalgie

qui réarme partout les monstres oubliés ?

Et ce siècle tout neuf, comment le peupler

autrement que de tous nos regrets ?"

Doris Evans

 

"Sonne les cloches qui peuvent encore sonner.

Oublies ton offrande parfaite.

Il y a une fissure en toute chose.

C'est par là que pénètre la lumière."

(Dans la dernière chanson de Léonard Cohen,)

 

 

"Le roi est nu !"

cria l'enfant.

(Hans Cristian Andersen)

  

"Que faire de sa soif, dans un pays sans eau ?

De la fierté, si toutefois le peuple en est capable"

(Henri Michaux- Poteaux d'angle) 

 

"Tu ne te conformera point

à ce monde qui t'entoure."

(Commandement mnémmonite) 

 

 

"je ne sais pas quelles armes seront utilisées

pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu.

Mais la quatrième se réglera à coups de massue."

(A. Einstein)

 

 

"Tout

dépend

de tout le reste." 

(Bouddha) 

 

"A la vie, on emprunte même les os"

(Pablo Neruda)

 

"Ca n'est pas radical d'essayer de sauver les derniers 5% de nos forêts.

Ce qui est radical, c'est d'en avoir coupé 95%."

(D. Mc Gwan, à Durban)

 

Partout, dans le droit des peuples,

existe le mot "pays"

Nulle part le mot "planète"

(ds un mail)

 

Assise dans le fossé,

elle mâche un brin d'herbe 

et regarde passer mes wagons de projets.

Sa manière de vivre...

le nom le plus secret de l'amour ! 

(Marie-1996)

 

"Entre être libre, ou rester calme,

il faut choisir"

(Thucydide - Ve S av JC) 

 

T'es loin d'êt' con,

mais y'a des fois où tu t'en rapproche...

(...Un ami !)

 

"Chaque mois, l'allumette se rapproche de la mèche..."

(J.Stiglitz. le triomphe de la cupidité - 2010)

 

C'était du temps où les mots

étaient du côté des choses...

 (M. Genevoix- En parlant de la guerre 14-18)


Mon métier, c'était vétérinaire,

Du moins je préfère le croire.

J’ai perdu  les enthousiasmes et les protections de mon métier,

Accessible à tout, je suis enfin libre.

  (Note - Mars 2001, à la retraite)

 

Tous les jours...

 

 

 

 

 

 

"Nous nommons notre régime Démocratie

car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre,

mais de la majorité »

(Thucydide, II, 37)

 

"Ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

c'est que c'est toujours la Morale des autres"

(Léo Ferré) 

 

"J'aime aller au marché

pour contempler toutes ces choses

dont je peux me passer."

(Socrate par Kornfield)

 

Certains préfèrent

le parfum de la rose à l'odeur du chou,

Ils pensent que sa soupe est meilleure...

(?)

 

 "Le bonheur ?...

Il vient souvent sonner à ta porte.

Seulement  voilà, toi t'es parti en visite,

dans tes projets, tes rêves,

tes peurs, tes illusions..."

(Marie -1998)