Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 23:00

 

C’était un vieux client. Je m'étais occupé de ses bêtes plus de 25 ans, dont plusieurs semaines mémorables au nursing de sa jument fourbue. Quand j’appris qu’il avait été hospitalisé pour une exérèse large, j’avais demandé des nouvelles à sa fille. Elle vient de me répondre :

- Comment tu l'as su ?... Oui, c'est vrai, mon père a subi une grosse intervention. Mais ne le dit à personne, tu sais, les voisins …

----------

Bien sûr que je ne le dirai à personne…

Tel que je le connais, ce vieil ami ne souhaite sans doute pas que ça se sache. Parce que chez ces gens-là, on disparait comme on a vécu : discrètement, en taiseux et par devoir. Chez ces gens à l’ancienne, on naissait paysan, fils de paysan, et si on devenait artisan, ça n’était jamais loin de la terre. Devenir le maître à l’école communale, c’était le top de la promotion républicaine et laïque…

Lui avait été maître d’école républicaine et laïque toute sa vie.

 

Pour choisir un métier, les gens de cette époque parlaient de vocation, de sacerdoce (autant de mots obsolètes)  car il fallait façonner son avenir dans le dur, dans le prosaïque, dans l’utile. Comme pour les amours, il y allait d’une vie entière. [Mais choisissait-on vraiment ?] Au fil du temps, l’existence de chacun s’accordait aux saisons, à un certain fatalisme respectable et à l’odeur de la terre.  Deux ou trois générations plus tard, ce même plouc émigré à la ville, ou à l’autre bout du monde, restait  encore originaire de « quelque part » 

 

Aujourd’hui, ces gens-là ont vieilli, et ils s’éteignent en même temps que leur milieu naturel, que leur terroir ou leur niche écologique ! Car c'est bien de ça dont il s'agit, de contenu de vie qui s'étiole et de milieu qui disparait !

 

En ce début de XXIe S. on ne parle plus de « la ville » ou de « la campagne », et moins encore de leur traditionnelle opposition. Ce qui s’étend autour de nous est une nappe urbaine unique, sans forme et sans ordre, une zone désolée, indéfinie et illimitée. On devine partout la même, d’Oslo à Tamanrasset, un continuum mondial d’hypercentres muséifiés et de parcs naturels, de grands ensembles et d’immenses agrodromes, de zones industrielles et de lotissements, de gîtes ruraux et de bars branchés…

 

Il y a eu la ville antique, la ville médiévale, la ville moderne.

D’exode rural en périurbanisation industrielle se crée doucement une sorte de métropolis  uniforme,  un arrangement synthétisé de tout le territoire issu de cette mort simultanée de la ville et de la campagne. A la vitrification du pays  (et des peuples) correspond le cynisme de l’architecture contemporaine (Voir Dumbéa/mer !) = Un hôpital, un lycée, une médiathèque sont autant de variantes sur les mêmes thèmes  universels : transparence, neutralité, uniformité.

 

D’ailleurs les urbanistes ne parlent plus de « la ville » qu’ils ont détruite, mais de paysage urbain... La décence devrait aussi les inciter à ne plus parler de la campagne qui n’existe pratiquement plus (les décors bucoliques sont réalisés en Europe de l’Est). En lieu et place d’un territoire rural, on exhibe des panoramas sécurisés, un paysage propret aux foules stressées et déracinées, un passé que l’on peut mettre en scène, un marketing que l’on déploie sur un site répertorié où tout doit être valorisé ou constitué en patrimoine. [En quelques années, j’ai vu une réserve botanique de la chaîne centrale s’aménager successivement en parc multi-loisirs, puis en square de banlieue avec relais wifi et toilettes H & F… Et je peux témoigner que, dès 1998, la piste de l’Everest était balisée de radioguidage. ]

 

C’est toujours et partout le même vide glaçant qui gagne jusqu’au plus reculé des clochers…

 

 

md0.libe.comCe qui reste de la ville « à l’ancienne » est classé, fétichisé, dévolu au tourisme et à la consommation ostentatoire que l’on maintient vaille que vaille par le folklore, par l’esthétique… et par les caméras de surveillance !

Bien sûr, dans le maillage de la métropolis, il reste bien quelques résidus de la ville ou de la campagne. Mais le vivace, le consistant s’est déplacé ailleurs, précisément dans des lieux de relégations, dans des endroits apparemment inhabitables, mais qui demeurent de quelques façons plus habités, plus créatifs que les centre villes au standing conditionné…

Ces reliquats sont plus vivants certes, mais ils sont aussi plus fragiles, plus mortels ! Passons…

 

Quel type d’individu peut-il naître, et croître dans un tel biotope ? Pas même un animal domestique ! Qui peut s’adapter pour vivre en permanence dans un tel environnement sans contraintes, ni dommages ? Sans doute un nouveau prototype humain issu d’une métamorphose psychique à marche forcée, d’une  sublimation sociale, telle la mutation mélanésienne qu’on observe en Calédonie : De la tribu du bord du creek au Smartphone du béton urbain - via le 4X4 chinois pour la messe du dimanche -  et en moins de 30 ans…

 

Les ethnologues peuvent-ils encore parler de sociétés, là où ne coexiste qu’assemblage fluctuant de relations ou qu’ajustage par affinités communautaires. On ne cohabite plus tant géographiquement que par le maillage de réseaux divers, reliés par des flux incessants d’êtres et de marchandises (fibres optiques, TGV, satellites, fichiers statistiques,…) Cela suppose toute une infrastructure technologique de nœuds et de connexions, et tous les dysfonctionnements prévisibles et inévitables qui vont avec !... D’où la justification du contrôle permanent des flux d’informations, de la traçabilité, puis du passeport biométrique, de la puce RFID et du fichier ADN !

Entre Prozac, Facebook et caméra de surveillance, chaque individu rurbanisé n’est-il pas susceptible de devenir un terroriste cinglé potentiel ?...

 

"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité fini par n'obtenir ni l'un ni l'autre"  (B. Franklin)

 

Mon vieil ami passe le reste de sa vie un peu retiré dans la verdure, entre ses arbres et ses animaux. A mes questions vétérinaires, il m'en posait d'autres, du genre : Quoi de neuf à la ville ? A quel monde veut-on encore nous faire croire ? car il était devenu méfiant.

D'où ne pas en parler... 

Par la fenêtre de sa chambre d'hôpital, sans doute ne voit-il déjà plus les mêmes choses que nous.

 

 maison en Islande 

 

-------------------------

 

 

Partager cet article
Repost0
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 23:00
 

  

cuisine 3Eté de Janvier 2002 - D'après mon écran, ça s'évapore à 40mm/jour et à 37°C en bas. C'est vraiment beaucoup – à hauteur des loyers en bordure de mer - . Depuis 3 semaines, je descends le moins possible au village; ici c'est volets clos et thé glacé : En boire un bol, en pisser deux ! Sur la pelouse, ça soulève un peu de poussière avec un bruit de carton sec.

Moitié de la journée à dormir volets clos...

 

... Aujourd'hui c'est dimanche. En bas de la maison, y'a du mouvement sur la piste. Des bagnoles en quête de fraîcheur et de curiosité. Les promeneurs n'hésitent pas à s'engager dans n'importe quel chemin, même privé, à une seule voie et en cul-de-sac. Soit deux fois la même poussière...

Justement, penser à vérifier l'eau de mes batteries. (Je note ça au crayon sur une page blanche de l'interminable bouquin de S. Fitzgerald sur lequel je pique du nez depuis un mois : Impossible de finir cette romance des quartiers aristocratiques de Boston...)

 

Au loin, une voix métallique, nasillarde : "A vot' droite, Monsieur Cherrier, élu du Congrès, 25 millions de revenus par an ! " Alors un chœur enthousiaste : "Hello, Monsieur Cherrieeeeer !"... Lentement, le haut-parleur se rapproche : " A vot'gauche, Monsieur Sagamore, vétérinaire pour vaches. Un  million de revenu par an"... et une voix enfantine : "Hello Monsieur Sagamooor". Je sursaute...

 

... rêvé ou quoi ? Mais la petite voix reprend "Hello, Monsieur Sagamore ! T'es là ? Y'a quelqu'un ? J'émerge du sommeil, le temps de trouver un paréo. Derrière le store, une petite gamine :

- Euh... Monsieur Sagamore... mon poney ? I'gratte du pied et i'se roule par terre depuis une heure. Ca fait peur ! Viens vite...

 

Dans la bagnole, j'ai embarqué quelques lambeaux de rêve : Hello Monsieur Sagamooor... J'en souris tout seul : (- Comment on dit déjà ?... Capitoli tarpeia proxim...*)

  La môme, inquiète, me regarde interloquée... Bref, j'ai encore dû aggraver mon cas !

 

* Y'a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne !

 

-------------------------

 "Le Taoïsme ? Apprendre à chercher un dieu perdu dans l'herbe. (Jaccotet)

--------------------------

 

"Avec les élections, les mouches ont changé d'âne !..."

 

 

cuisine 4La crise européenne est arrivée à un point crucial, pendant que le cahos environnemental se précise doucement. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance et de l'absence d'une véritable solidarité européenne.

Le "Pacte budgétaire" a été élaboré par Merkozy pour corseter définitivement les politiques économiques, et imposer l'austérité au bénéfice bien compris de la Finance et contre les aspirations des gens normaux.

Encore faudrait-il que les gens normaux aient encore des aspirations... (Débat hégélien !) 

 

François Hollande se prépare à faire ratifier cette imposture par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels – pour les deux générations à venir...

(D'après Attac)

 

- S'rait temps d'remettre le monde à l'endroit ! (Ds un mail...) 

 

 

-------------------------------------

Allez, quelques belles images... 

 

------------------------------------
L'Ecologiste ?
Celui dont les pensées, comme des alouettes
Vers les cieux le matin prennent un libre essor
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le language des fleurs et des choses muettes
(C. Beaudelaire - Elèvation)
Partager cet article
Repost0
18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 05:00

 

 

Au soleil du matinHummm ! Me faire un bon café…

mais pas l’boire.

Juste  pour l’odeur, héhé,

pass’que la dernière fois,

ça m’a valu 5 jours et 5 nuits à l’hôpit…  Passons !…   

 

A propos, savez-vous que 93% du café calédonien est importé déjà torréfié, du Viet-Nam et de PNG ? Ce produit, souvent médiocre est déjà moulu. Il voyage en vrac à fond de cale, soit avec 10 à 25% de perte (d’où les prix) Il est mis en sachet localement.

Et la même cargaison est distribuée sous 4 marques différentes…

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Une fois clôt le barnum électoral, le même néant politique reprend des poses de cadors ou de vierge, les mêmes têtes de gondole échangent leurs discours selon les dernières trouvailles de leur services de communication respectifs… Rien de ce qui a été élu n’est à la hauteur de l’urgence financière et environnementale du moment. Par exemple, qui se souvient qu’en en 5 ans, la bande à Sarkosi a promu la privatisation du principe biologique qui prévalait depuis le néolothique (semences, molécules, phyto, organes…) Et aussi de la monnaie (Voir la vidéo) !

 

En politique, on peut tout proposer et tout justifier. Tout, y compris le contraire...

Ex : L'environnement étant un problème global, seuls les groupes organisés globalement peuvent prétendre détenir la solution.

(G. Bush père, au sujet de Monsanto - 1997)

 

Depuis des années, j’ai quelques doutes sur les partis verts français. Je m'interroge même sur la portée et l’efficience de l'écologie en politique en général. Pire : A l'occasion du théâtre électoral 2012, je m’inquiète un peu plus de la récupération occulte de l’Ecologie par le nouveau capitalisme (y compris celui du PS) et ceci, bien au-delà du « greenwashing » commercial...

De tout temps et dans toutes les sociétés, l'idée de vertu n'a jamais été qu'une émanation du parti du vice. En quoi l’Ecologie officielle peut-elle devenir auxiliaire des nouvelles mafias économiques mondiales ? C'est une des questions des mouvements de jeunesse actuelle...

 

Dans un système économique en crise, tous les moyens sont utiles quand il s'agit de sensibiliser les consciences pour justifier et imposer des choix arbitraires. A nouvelles contraintes sélectives, nouveaux critères. Dans quelle mesure l'urgence écologique, thème mobilisateur de la jeunesse, peut-elle, en partie, être détourné de sa générosité initiale pour justifier des choix sociaux bien peu « égalitaires », pour couvrir une épuration sociale et entretenir la domination torpide de la croissance & de la consommation ?

Un constat : En brandissant l’étendard de l'austérité volontaire, l'idéalisme de la jeunesse rejoint les grandes âmes de la République pour oeuvrer (bénévolement) au formatage des consciences "à l'état d'urgence écologique qui vient".

L'Ecologie justifie déjà l'existence de 2 filières d'alimentation, l'une "saine et biologique" pour les riches et leurs petits, l'autre notoirement toxique pour la plèbe et ses rejetons promis à l'obésité.

La "nouvelle" bourgeoisie libérale mondiale s'acquitte de ses derniers caprices en se proclamant d'un scrupuleux respect de l'environnement. Dans les milieux « trendy » on ne saurait faire passer pour respectables les outrances de train-de-vie sans digression verte…

Enfin quoi de mieux que l'Ecologie pour justifier les progrès exhorbitants des contrôles sociaux et pour faire taire les objections à un flicage sécuritaire omniprésent ? Traçabilité de toute nature, transparence affichée, certifications procédurières, éco-taxes dévoyées, code-barre et (pseudo) label, etc... Toutes ces contraintes s'assument (mal) au nom de l’excellence environnementale, de la police de l'air et de l'eau, ce  qui laissent augurer un état d'exception écologique qui s'annonce. Car tout est permis (ou pardonné) à un pouvoir qui se réclamerait de la Nature, de la Santé et du Bien-être, fut-il le nazisme des années 30, premier parti « écologique » connu.

 

Autre approche plus psy :

Prôner un ascétisme bio et un nouveau contrôle de soi n'est-il pas un pré-requis  moralisateur pour négocier avec succès un sauvetage global auquel le libéralisme sauvage s'est lui-même acculé ? Demain, faudra-t-il se serrer la ceinture au nom de l'Ecologie, comme aujourd'hui au nom de la crise économique ?

Compte tenu de la désinformation ambiante (Fukuschima), prétendre que l'autocontrôle généralisé nous sauvera de la dictature environnementale me laisse dubitatif : Je crains que l'un ne fasse le lit de l'autre, que Big Brother et la pénurie ne marchent ensemble selon le pire scénario de Soleil Vert  !

 

Et le mot "désinventer" n'existe dans aucune langue humaine…

 

Dans un article précédent, j’avançais que tout est à revoir dans la dialectique  écologiste où, par exemple, une « catastrophe écologique » y désigne encore un accident quelconque dans le régime habituel de la gestion des êtres et des choses. Perso, je pense qu’au point où on en est, la catastrophe réside justement dans le parfait fonctionnement de cette dite gestion.

 

La plus grande vague de famine connue en zone tropicale (1876-1879) coïncide avec une sécheresse mondiale, mais surtout avec l’apogée de la colonisation. La destruction du monde paysan et des pratiques vivrières avait fait disparaître les moyens de faire face à la pénurie. Plus que le manque d’eau, ce sont les effets de l’économie coloniale en pleine expansion qui ont couvert de millions de cadavres décharnés toute la bande tropicale…(Jared Diamond- Effondrement)

 

Je pense qu’une catastrophe écologique est d’abord la manifestation d’un rapport désastreux au monde. Exemple : l’urbanisation nous impose d’habiter ni la ville, ni la campagne. (On parle de « rurbains entassés dans nouveaux quartiers, des non-lieu » hors sol.) Habiter nulle part nous rend vulnérable au moindre cahot du système, au moindre aléa climatique . Lors du dernier tsunami, en Indonésie, les touristes industriels continuaient à faire trempette tandis que les chasseurs-cueilleurs se hâtaient de fuir les côtes à la suite des oiseaux. Le paradoxe actuel de l’écologie, c’est que, sous prétexte de sauver la terre, elle ne sauve que des schémas qui font une planète de moins en moins vivable !

 

Il est évident que si notre gestion planétaire contemporaine est considérée comme « normale » la catastrophe n’est que l’arrêt ou la suspension forcée de cet état..

Que les ressources naturelles viennent à s’épuiser, que s’interrompent les flux internationaux, que l’on aille au-devant de grands dérèglements monétaires et sociaux, qu’adviennenent « l’ensauvagement des populations », « la menace planétaire », « la fin de la civilisation »… Survient alors un de ces rares moments où notre existence reprend contact avec la planète, où nous réalisons momentanément notre présence au monde. Il arrive un degré de conditionnement où n’importe quelle perte de contrôle est préférable à tous les scénarios de gestion de crises - Se souvenir de Copenhague, Durban, Cancun mais aussi de la gestion des conflits et des flux financiers - En biologie, c’est dans les dysfonctionnement d’un système, dans les courts-circuits organiques qu’apparaissent les réponses logiques à ce qui pourrait cesser d’être un problème

Exemple :

Ce fut après les deux boucheries mondiales que le XXe S a vu naître un nouvel ordre du monde.

Parmi les signataires de Tokyo, les seuls pays qui remplissent leurs engagements sont l’Ukraine et la Roumanie. Pourquoi ?

Les expérimentations les plus avancées à l’échelle mondiale en culture biologique se tiennent à Cuba depuis 1989. Pourquoi ?

C’est au long des pistes africaines  que les garagistes ont élevé la mécanique automobile au rang d’Art Comtemporain. Pourquoi ?...

Parce que tous ces pays se maintiennent en état de crise permanent !

 

A mon avis, la gestion durable n'est plus la solution au suicide environnemental de notre planète. Et d'évidence, la concertation mondiale telle qu’on en discute en congrès, reste aussi utopique que le communisme mondial ou la gestion des conflits par l’ONU.

Pire, c’est une perte de temps ! Oui mais, dira-t-on, il s’agit de ne pas casser la barraque !  Les évènements s‘accélèrent. On n’en est plus là ! Et je ne crois plus que l’Ecologie en politique soit suffisante. Ou même nécessaire. […]

 

petrolerJe pense que la crise environnementale elle-même devient la solution ultime et souhaitable. Parce qu’en temps de crise, l’environnement cesse d’être l’environnement ! On a tous déjà vécu assez d’accidents pour le savoir. (cycloniques, inondations, sécheresses, famines, nucléa…)

J’explique :

Dans l’urgence, nous sommmes acculés à renouer un contact, fut-il fatal, avec ce qui est là, avec les rythmes de la réalité. Dans ces conditions, ce qui nous entoure n’est plus paysage, théâtre, panorama mais bien ce qu’il nous est donné de vivre, d’habiter et donc de protéger ce avec quoi nous devons composer et que nous devons re-apprendre, etc…

En clair, là où les gestionnaires s’interrogent benoitement sur comment renverser la vapeur « sans casser la baraque », et vu le temps qui passe, la jeunesse du monde ne voit d’autre solution que de « casser la baraque » au plus tôt ! Et d’ici là, de tirer parti de chaque effondrement du système…

 

… Et je ne suis pas loin de les approuver

 

Car contrairement à ce que l’on souhaite sans l’avouer,

ça ne pourra pas indéfiniment ne pas arriver !…

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Je vous invite à suivre ce qu'explique cette gamine de 12-13 ans !

(Même nos élus ne semblent pas être au courant...) 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:00

 

 

"L'écologie, ça commence à bien faire !" (Sarkosi)

On peut s'interroger : Humour cosmique du président, ou but contre son propre camp ? Une nouvelle logique de l'économie totale s'impose et s'organise : le capitalisme vert  qui nécessite un autre formatage. Simultanément le durable, le soutenable, des vertus "environnementales" s'érigent dans les médias comme une nouvelle morale alternative, comme une nouvelle religion, une nouvelle consommation.

 

Le président ne se tirait-il pas une balle dans le pied ?

 

 

 

tsunamiProduire 1 kg de crevettes d'élevage utilise 14 m2 de mangrove.

 

Au bout de 8-10 ans, cet endroit est foutu : Mousse sur vase, pollution microbienne*... (Pas comme les huîtres) Après moult traitements antibiotiques, on doit donc déménager les installations ailleurs, ou faire faillite (d'où les emprunts bancaires à courts termes et plusieurs faillites locales),

 

Mais il faut 40 ans pour que la mangrove repousse... quand elle repousse ! (Voir les dégâts tsunami en Indonésie en 2004)

 

L'élevage des crevettes n'est pas une "catastrophe environnementale". La catastophe, c'est la course à la rentabilité, la gestion imposée des gens et des choses... et un rapport au monde désastreux !

 

 

*Les farines de poissons utilisées récupèrent les sous-produits de la pêche industrielle, mais inclues également des espèces marines non consommables qui n'étaient pas exploitées autrefois. En outre, et en zone tropicale, un container de farines de poisson "pour crevettes" est potentiellement une véritable bombe bactériologique...

-----------------------

 

Pourquoi si peu d'environnement & d'écologie dans la campagne électorale ?? La dette,la dette, la dette  publique, bla bla...  ?? Un déficit en eau potable n'est-il pas autrement plus dangereux qu'un déficit économique... (mais ne concerne pas les mêmes mentalités !)

 

Il n'y a pas de "catastrophe environnementale ", il y a cette catastrophe qu'est devenu  l'environnement en un siècle. Mais individuellement, ce bouleversement ne nous touche pas. Du moins pas avant qu'il ne nous atteigne par une de ces conséquences prévisibles. Il nous concerne peut-être, mais il ne nous touche pas.

Elle est bien là, la catastrophe !

 

L'environnement, c'est ce qui reste aux gens qui ont tout perdu..." (Dans un mail) 

Et ça n'intéresse pas encore assez d'électeurs...

 

Ceux qui habitent une rue, un quartier, un pavillon, des préjugés ou une guerre n'ont pas d'environnement.

Ils évoluent dans un monde peuplé de présences, de dangers, d'amis et d'ennemis, de point de vues ou de points de mort, de toutes sorte d'êtres. Leur monde a sa consistance qui varie avec l'intensité des liens qui nous attachent à tous ces êtres, à tous ces lieux [...] Il n'y a que vous, enfants de la dépossession, exilés de la dernière heure - qui viennent au monde dans des cubes de béton, cueillent des fruits dans des supermarchés et guettent l'écho du monde à la télé - pour avoir un environnement. Il n'y a que vous pour assister à votre propre anéantissement comme s'il s'agissait d'un simple changement d'atmosphère, pour s'indigner des dernières avancées du désastre et en dresser l'encyclopédie.

 

Aucun milieu matériel n'a jamais mérité le nom d'environnement. Les voix numérisées des annonces vocales, les lumières bleutées des réverbères, les piétons grimés en mannequins ratés de catalogues, la rotation silencieuse des caméras de surveillance, le tintement des caisses de supermarché, les lecteurs de code-barres, la débauche d'écrans plasma, de voies rapides et de latex... Jamais décor ne s'isola si bien des âmes qui le traverse. Jamais milieu ne fut plus automatique. Jamais contexte ne fut plus indifférent et ne nécessita pour  y survivre, une si égale indifférence. [...] L'environnement, ce n'est finalement que cela : l'emprise du monde du formatage* sur tout ce qui lui échappe.

 

(* Précisons que le formatage  est la transcendance ultime de la  dialectique libérale. Et pas seulement dans la consommation... Ne pas confondre avec le conditionnement  qui fait intervenir une part de Conscience personnelle (sportif, religieux, culturel...)

 

Pour les gosses (Indignés, Occupy,  printemps érables & Co) la situation est la suivante :

On a employé vos pères à détruire ce monde. On voudrait maintenant vous faire travailler à sa reconstruction, et que celle-ci, pour comble, soit rentable ! [...] Chaque nouvelle preuve du réchauffement climatique dévoile le sourire d'acier du nouveau  capitalisme vert – que l'on attendait depuis les années 70 . Et bien le voilà : L'écologie politique, c'est lui, les solutions alternatives, c'est lui, le salut de la planète, c'est encore lui. A chaque poussée de catastrophes correspond des "solutions industrielles" : les voitures au bioéthanol ? le rêve des céréaliers de Beauce... Et la pub sur papier glacé pour voitures électrique côtoie celle des foulards Hermès !

 

L'environnement est un problème global, certes, mais seuls les groupes organisés globalement prétendent détenir la solution. (Et les nouvelles solutions  proposées par le libéralisme ressemblent aux anciens problèmes...)

J'vous laisse réfléchir là-d'ssus... Héhé !

 

(Synthèse rédigée à partir d'échanges de mails  avec... des plus jeunes, plus visionnaires que moi !)

 

------------------------------------

 

J'adore cette histoire (qui m'est revenue en suivant une joute électorale...)

 

"Deux p'tits vieux se chamaillent sur un banc :

-  Moi, j'ai bien connu Clémanceau !

- Bîn moi j'ai serré la main à Napoléon

- Argh... et t'aurais pas rencontré Vercingétorix, par hasard ?

- Oh ça non, c'est sûr... mais j'ai bien connu son père !

-------------------------------

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 21:00

 Cette semaine, je constate simplement une chose :

La Belgique n’est pas dégradée alors que la France de Sarko l’est.

Dois-je en conclure qu’il vaut mieux ne pas avoir de gouvernement pendant plus d’une année que d’avoir un gouvernement nommé par Sarko ?...

(ds un mail)

-----------------------------------

Dans la série "Et si, soudain, on devenait moins con !" :

 

Depuis des années, je n'm'illusionne plus beaucoup sur la clairvoyance humaine - surtout collective - au point que, y'a longtemps, je m'étais dit : ... le salut du monde ne procède que d'une démarche individuelle... (notes 1976)

 

 

 

Kaori 3 

                                               (Photo 2012)

Sur mon itinéraire, à 2 km de chez moi, il y avait un petit verger luxuriant. A la saison des letchees, on s'y arrêtait, avec Mutin* pour une ventrée partagée...

La semaine dernière, surprise ! Après 5 autres arbres de plus de 70 ans, j'ai photographié cet ultime kaori qui a été coupé ce week-end. Aujourd'hui, ce coin est complètement dévasté.

 

 Kaori du Mt Mù

                                                        (photo 2012, au même endroit)

 

Et pour y construire quoi ? Une somptueuse "résidence secondaire"- pass'que c'est glam' chez les néo-bobos de la promotion immobilière ! Ce site est devenu sans intérêt car en plein soleil Donc, il faut y replanter des arbres ou du gazon ? Après en avoir parler (poliment) au propriétaire**, j'ai perdu une occasion de fermer ma gueule... Passons ! 

 

* Mutin, de son vrai nom "Mutin des Collines de Bois Noirs", c'est mon cheval !

** Y'avait d'autres solutions évidentes...

-------------------------------------

 

Cet endroit ci-dessous (photo de 2002) est aujourd'hui entièrement bétonné et rentabilisé...

(et de la façon la plus laide !)

 

M et M +++ 

Mais depuis, ça s'est vachement aggravé partout, et dans l'insouciance générale ! Bof... 

--------------------------------------------------

 

Un clip intelligent !

(pour changer de la pub TANG ou du pq NUAGE...) 

 

 

  ---------------

La connexion recommence à déconner ! Grrrrrr.... 

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 21:00

 

"Pour un poisson, une jolie sirène n'est qu'un dauphin trisomique !
  Pour un élu libéral, la démocratie n'est qu'un emmerdement personnel..."

(Moi. 1943-2013)

 

 

"On engage l'humanité dans un hold-up légalisé"

 
Pierre Rabhi. (Yoann Etienne.)

 

Les députés envisagent de taxer l’utilisation par les paysans des semences auto-produites. Votre réaction ?

C’est absolument scandaleux! C’est une stratégie de confiscation de l’autonomie des paysans pour pouvoir ouvrir des marchés. C’est aussi bête que ça. Prendre des résolutions comme cela, c’est absolument stupide et meurtrier. S’il n’y a plus que des multinationales qui ont le droit de vendre des semences, alors que nous avons un patrimoine semencier de 10 à 12 000 ans*, transmissible de génération en génération, ça veut dire que l’on engage l’humanité dans un processus de prise en otage et de hold-up légalisé.

 

Comment peut-on enclencher le changement de société que vous prônez ?

Un changement de société ne se fait pas du jour au lendemain. Mais je dirais qu’il commence par soi. Si on veut que la société change, il faut que l’humain change. Et l’humain ne peut changer que si chacun de nous change. Il ne faut pas se faire d’illusion là-dessus et réfléchir au modèle que nous voulons mettre en place. Je le base sur la sobriété, sur quelque chose qui nous ramènerait à la juste mesure. Parce qu’aujourd’hui on est dans la démesure. Avec une croissance économique infinie, le toujours plus infini amènera certainement pas le changement, mais une « chaotisation » générale.

 

Peut-on envisager une solution politique ?
Bien sûr, la politique est indispensable. Seulement le discours politique d’aujourd’hui ne remet pas en question le modèle. Il veut simplement l’aménager, le faire perdurer à tout prix. On est donc en train de faire de l’acharnement thérapeutique sur un modèle qui ne fonctionne plus. Les citoyens, en s’impliquant dans le changement, réussiront à amener, sans doute, une politique différente.

 

Vous avez décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle. Comment envisagez-vous de défendre vos valeurs ?

Nous engageons un mouvement politique non politicien, « tous candidats », pour mettre bien en évidence que le changement se fera si chacun de nous s’engage dans celui-ci.

 

-----------------------------

* Il fait allusion au néolithique : première "domestication" des graines sauvages... (et des animaux !) 

  Ce putain de texte, soumis à l'Assemblée, nous est offert par les lobbies semenciers : "Taxation des semences non agréées" : Un grande part de cette taxe leur revient.

Les conséquences biologiques, peu visibles à court terme, sont décisives avec le changement climatique. Et c'est la porte politiquement ouverte aux semences OGM, ni vues, ni contrôlées...

 

(Le vote a lieu aujourd'hui... Des réseaux clandestins sont déjà en gestation via l'Allemagne, à partir de l'Europe de l'Est... comme pour le H du Maroc !)

 

 

P. Rabhi- agro-philosophe et militant actif- est l'auteur de l'histoire du colibri :

"Grand incendie ds la forêt.

Un colibri minuscule joue les canadairs.

Il va et vient transportant de l'eau ds son petit bec...

"Ha ha ha" se moquent les autres animaux...

"Moi, je fais ma part de boulot, dit le colibri,

Faites donc la vôtre" 

----------------------------

Y'a 40 ans, j'eus l'occasion de le rencontrer sur la pauvre propriété de l'Ardèche qu'il venait d'acquérir. Il tentait de la mettre en valeur, y appliquant des techniques agricoles du grand sud-algérien, son pays d'origine. Il y a 15 ans, j'ai su qu'il avait réussi, et bien d'autres choses...

 

-----------------------------------------

 

 

 

Ca m'fait songer qu'on voit de moins en moins d'effraies des clochers aplaties sur les routes du Sud... Et que je n'en entends plus chez moi !

 

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 08:00


"... il faut protéger les condors,
dit-il, mais le plus important  serait d'acquérir la conscience qui ferait que les condors soient sauvés... - Un proto-écologue" de 1878 (?)
 
Il aura fallu plus d'un siècle pour que cette "conscience" surgisse un peu partout sur la planète. Alors qu'en 35 ans, l'OMC et la financiarisation de la Terre ont déjà atteint leurs limites !...
Qu'est-ce qu'on perd comme temps !...
A l'occasion de son "changement de statut politique" , il semble que, sous la pression de diverses associations, la Calédonie s'apprêtent à prendre le virage de l'environnement...
Du moins dans les mots !

-------------------------- 
 
Autrefois on a mis les sardines en boîte. Maintenant, on y met l'océan...
J'ai piqué cette vidéo sur "Calédosphère.nc".
 
Si c'est des images de synthèse, c'est vachement bien fait !
Si c'est réel, j'trouve ces possibilités à la fois impressionnantes.. et inquiétantes : Nos gosses ne pourront-ils voir ces animaux que ds des aquariums somptueux ?.Reste leurs rôles pédagogiques...
 

.

 

Le Japon vient de solliciter un quota de chasse baleinière plus élevé pour 2012...

Après le tsunami du Japon, des espèces inconnues de grandes profondeurs ont été rejetées sur les plages. Des "techniciens" ont déjà estimé la valeur alimentaire et industrielles de ces animaux...

Deux mois après le tsunami, les courants marins ont entraînés des quantités de débris en haute mer. Un vaste dépotoir, visible par satellite, s'est formé dans le pacifique Nord. Des maisons, des voitures, des matériaux (plastique, fuel et produits chimiques) couvrent un surface estimée à plus de 10.000 ha... sans compter les résidus radioactifs toujours rejétés en mer. (dont le tritium H3, à courte période -12 ans-  mais qui s'intègre dans la physiologie à la place de H2 et condamne l'organisme à court terme...)

 

--------------------------------------------

 

Ce billet était écrit à la main au dos d'un tract anti-nucléaire. Il a été publiée dans "Amiba", un canard japonais pour ados ( comme "Jeune et jolie")

(Envoi de Jade et Violaine Mochizuki pour la traduction)

 

 

« Aidez-moi ! Je suis une élève de Minami-Soma, à Fukushima. J’ai perdu des amis lors du Tsunami, mes amis ont perdu leurs parents, ma meilleure amie est restée coincée à Minami-Soma parce que la pénurie d’essence l’a empêché de fuir.

Pour lui remonter le moral, je n’ai que le téléphone et les emails. Mes amis et moi nous nous battons maintenant avec notre peur de la radioactivité, mais nous sommes découragés.

A l’âge de 16 ans, je me prépare à la mort, je la sens qui s’approche, même si je devais en sortir, la peur de la radioactivité sera toujours à mes côtés.


Les hommes politiques, l’Etat, les mass-médias, les experts, les « boss » de la centrale nucléaire, tous sont nos ennemis, tous sont des menteurs.

La télévision parle de moins en moins de la centrale nucléaire. Toujours les mêmes photos du tsunami et les interviews sans cœur des mass-médias, des condoléances du bout des lèvres, un homme politique qui qualifie l’accident nucléaire de « catastrophe naturelle ».

Messieurs les politiciens, aidez-nous avec votre salaire et vos épargnes, arrêtez de vivre dans le luxe et aidez les victimes à survivre. Arrêtez de donner uniquement des ordres, arrêtez de nous regarder d’un endroit sûr, venez ici vous-même et aidez nous.

Nous…on nous a laissé tomber. Fukushima sera sans doute isolé, on nous laisse complètement tomber, c’est l’Etat qui nous tue, nous les victimes de la catastrophe, nous ne pardonnerons jamais à l’Etat de nous avoir laissé tomber, nous lui en voudrons pour toujours.

Voila ce que je voudrais dire à ceux qui lisent cette lettre : vous ne savez jamais quand une personne que vous chérissez disparaîtra. Imaginez que la personne avec laquelle vous riez maintenant disparait l’instant suivant. Soyez désormais plus attentifs à votre entourage.

Maintenant, l’école où nous avons passé notre jeunesse s’est transformée en morgue. Des personnes qui ne bougeront plus jamais sont allongées dans la salle où nous avons fait du sport et pratiqué nos activités de club.
 

Comment puis-je faire connaitre la réalité au plus grand nombre de personnes possible ?

Je serais heureuse si au moins une personne lit ce message.

Après avoir réfléchi, je me suis permis d’écrire ce message.

Pardonnez-moi et je vous remercie

 

 

lettre d'Ameba

Partager cet article
Repost0
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 01:00

 

 

 

      Le brésil autorise un barrage géant : Les larmes d'un chef indien...
Si vous voules en savoir plus, suivez les liens dans le texte !

bresil barrage inside Le chef indien Raoni, de la tribu des Kayapos, pleure en apprenant que le Brésil vient d'autoriser   mercredi la construction du barrage géant de Belo Monte, au cœur de l'Amazonie.

Depuis des mois, des écologistes et des indiens vivant dans cette zone protestent contre l'installation de ce barrage, qui sera le troisième plus grand du monde. Destruction de l'habitat de nombreuses espèces d'animaux (poissons, oiseaux, tortues, lézards), risques d'inondation et déplacement de personnes : le barrage de Belo Monte met en péril la biodiversité et les populations indigènes de la zone.

Illustration : le chef Raoni pleure (capture d'écran de la page Tumblr Etcetera).

link

link 

 
C'est à partir de ce projet pharaonique que fut élaboré le scénario de "Avatar"...

 

En Calédonie, on nous prépare aussi des bouleversements sévères tout autour du pays et dans le grand Sud... A moi, on ne m'a pas demandé mon avis.
Et à vous ?...

 

 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 10:00

 

 

 

"Savez-vous que Dieu nous a donné un commandement de plus,

qui n'est pas mentionné dans l'Ecriture ?

Il nous dit : <<  Aimez les arbres. >>

 (Amphiloque, Père du désert)

 

 

  

 

link  vers la déclaration de Frogier, à la Province Sud. Les mêmes propos, déclinés sur RRB, se résument en quatre mots : Je, argent, moi, tout de suite. 

 

Venez rêver votre futur dans not' Sud calédonien :

Ses 30 Tonnes tout neufs à fond dans la poussière, son acide sulfurique chez les black-bass*, son lac de Yaté en rouge, ses centrales thermiques et ses alizés de SO2 dans l’axe du pays…

Les usines comme des orgues pour les grands messes du CAC40. Autant de requiem pour une ère défunte, celle des p'tites plantes préhistoriques, et celle des gens libres de tout crédit à la banque. 

Bien sûr, les baleines se sont barrées. Elles ne pèsent rien contre les minéraliers. Bof ! Et la Province a re-végétalisé avec des (pins) Douglas en plastique biodégradables, pour faire joli, comme dans les cimetières à la Toussaint. Le temps que la peuple s'habitue au désert latéritique. Et ainsi de suite. 

 

A nous la célébrité du chrome calédonien, comme il y eut la popularité mondiale des phosphates de Palao en 1950, à Wall Sreet ! 

 

 

- Et après ?... 
- Après ? Awa, tous les asthmatiques survivants descendront dans la rue pour réclamer l'enfouissement des déchets (nucléaires ?) chinois dans les trous qui restent !...

 

 

link : Cette une pétition est anonyme. Seul le prénom est publié (pour n'pas être suspecté d'Enc... d'gauchiste, par les affairistes du RUMP et par les simplets du FN (et par quelqu'autres vieux cons !)

Et ne riez pas,  vous, les z'ors ! Craignez les cauchemars du gaz et de l'huile de schiste. Du grand Sud à nous aux Cévennes chez vous, il n'y a plus si loin...
 

 

  *Plus tard, le black-bass : Une autre belle saloperie, mais importée celle-là... (s'il en reste encore dans le lac !) 

-----------------------------------------------------

 
 

   Euh, non ! C'est pas sur les routes du Sud. C'est des camions de cannes à sucre....

 

 
Partager cet article
Repost0
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 20:00

 

 

 

 

"Que se passe-t-il ?

J'y comprends rien.

Y'avait une île

et y'a p'u rien"

 

(d'après C. Nougaro)

 

 

Crek Pernod 

 

 

  ... pour un drapeau, pour la vie chère, pour la place du calife...

On rouspète, on s'ébroue, on chahute, on manifeste,

On marche dans la rue, sur les blogs, à la cafett'

 

Simultanément, au fond d'un bureau de la Province,

Quelques uns discrets sont assis. Entre gens bien. Et sérieux.

Il partagent les terres du Sud en lots miniers du futur...

 

Dans mes notes sur 30 ans : 

“Une île qui vend sa terre peut-elle être un pays ?” (Note-1980)

“Un pays qui vend sa terre pour acheter de la bouffe, de l’énergie et des loisirs peut-il être indépendant et démocratique ?” (1997)

“Un pays qui vend sa terre en détruisant ses paysages, sa flore, sa faune, son histoire et son passé a-t-il un avenir ?” (2001)

“Un pays qui rate le virage de l’ère “moderne” vers l’ère “post-moderne” puis “durable” se condamne à disparaître lentement… mais sûrement ! (2011)  

 

Carte du sud  

 

“Que faire de sa soif dans un pays sans eau ?
De la fierté, si toutefois, le peuple en est capable”
(Henri Michaux – Poteaux d’angle)

  

 ----------------------------------

  Pétition en cours : link  (http://9758.lapetition.be)

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Sagamore, le dernier des ploucs !
  • : La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
  • Contact

Au hasard des pages...

"L'Histoire est la science du malheur des hommes... Pas de malheurs, rien à raconter" (R. Quenaud)

"Les véritables victimes de Tchernobyl ? Elles ne sont pas encore nés."

(Un nuke3.0 allemand) :

 

« Le capitalisme est la croyance stupéfiante

selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires choses

pour le plus grand bien de tout le monde »…

J.M.KEYNES

 

"- C'est quoi, une bonne mère ?

- Une femme que son mari va quitter" (F. Dolto)

 

"Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue" ( Victor Hujo)

 

"Quelle est l'utilité d'une maison installée dans un merdier* invivable ? "

(D'après DH Thoreau qui écrivait "planète"...)

 

"Il nous faut créer une démocratie conforme aux marchés."

(A. Merkel -2011)

 

 

« Si le climat était une banque,

les pays occidentaux l'auraient déjà sauvé »

Discours d'Hugo Chávez

 

 Le Mal au nom du bien,

une des plus vieilles histoires du monde...

(Ds un bouquin...)

 

"Se réclamer d'une religion dispense-t-il de toute morale ?"

(Amin Maalouf, sur Fr. Inter)

 

"Dans une crèche,
les bébés considérés comme leaders
sont les plus gentils"
(H. Montagner)

 

 

"Quand l'eau est pure,

je lave ma tête.

Quand l'eau est trouble,

je lave mes pieds"

 (Wang Shu) 

 

"Quelle est donc cette nostalgie

qui réarme partout les monstres oubliés ?

Et ce siècle tout neuf, comment le peupler

autrement que de tous nos regrets ?"

Doris Evans

 

"Sonne les cloches qui peuvent encore sonner.

Oublies ton offrande parfaite.

Il y a une fissure en toute chose.

C'est par là que pénètre la lumière."

(Dans la dernière chanson de Léonard Cohen,)

 

 

"Le roi est nu !"

cria l'enfant.

(Hans Cristian Andersen)

  

"Que faire de sa soif, dans un pays sans eau ?

De la fierté, si toutefois le peuple en est capable"

(Henri Michaux- Poteaux d'angle) 

 

"Tu ne te conformera point

à ce monde qui t'entoure."

(Commandement mnémmonite) 

 

 

"je ne sais pas quelles armes seront utilisées

pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu.

Mais la quatrième se réglera à coups de massue."

(A. Einstein)

 

 

"Tout

dépend

de tout le reste." 

(Bouddha) 

 

"A la vie, on emprunte même les os"

(Pablo Neruda)

 

"Ca n'est pas radical d'essayer de sauver les derniers 5% de nos forêts.

Ce qui est radical, c'est d'en avoir coupé 95%."

(D. Mc Gwan, à Durban)

 

Partout, dans le droit des peuples,

existe le mot "pays"

Nulle part le mot "planète"

(ds un mail)

 

Assise dans le fossé,

elle mâche un brin d'herbe 

et regarde passer mes wagons de projets.

Sa manière de vivre...

le nom le plus secret de l'amour ! 

(Marie-1996)

 

"Entre être libre, ou rester calme,

il faut choisir"

(Thucydide - Ve S av JC) 

 

T'es loin d'êt' con,

mais y'a des fois où tu t'en rapproche...

(...Un ami !)

 

"Chaque mois, l'allumette se rapproche de la mèche..."

(J.Stiglitz. le triomphe de la cupidité - 2010)

 

C'était du temps où les mots

étaient du côté des choses...

 (M. Genevoix- En parlant de la guerre 14-18)


Mon métier, c'était vétérinaire,

Du moins je préfère le croire.

J’ai perdu  les enthousiasmes et les protections de mon métier,

Accessible à tout, je suis enfin libre.

  (Note - Mars 2001, à la retraite)

 

Tous les jours...

 

 

 

 

 

 

"Nous nommons notre régime Démocratie

car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre,

mais de la majorité »

(Thucydide, II, 37)

 

"Ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

c'est que c'est toujours la Morale des autres"

(Léo Ferré) 

 

"J'aime aller au marché

pour contempler toutes ces choses

dont je peux me passer."

(Socrate par Kornfield)

 

Certains préfèrent

le parfum de la rose à l'odeur du chou,

Ils pensent que sa soupe est meilleure...

(?)

 

 "Le bonheur ?...

Il vient souvent sonner à ta porte.

Seulement  voilà, toi t'es parti en visite,

dans tes projets, tes rêves,

tes peurs, tes illusions..."

(Marie -1998)