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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 23:00

 

Paapy sirocco a la source.

                                           

          ... Ces deux-là prennent des risques : Leptospirose, polyomyélite, leishmaniose, gastro, toxoplasmose, tourista... Sont-ils bien assurés ?

 

 

Dix fois par jour : Le risque zéro n'existe pas...  Gonflant, mais imparable, incontournable !   

 

Conséquences logiques : toutes les garanties de mes assurances restent hypothétiques. Et aucune certitude que l'assureur m'indemnise ? Pourquoi mon assureur est-il plus riche que mon tailleur ?...

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La sécurité dans mes notes pasteurisées depuis 20 ans...

  

La compulsion sécuritaire est une obsession récente.  (De mon temps... Euh, non, passons !)  L'existence est-elle vraiment devenue plus dangereuse qu'hier ? Sommes-nous plus vulnérables que nos parents qui ont vécu 5 guerres (perdues) ? Est-ce pass'qu'on a oublié le danger ou est-ce une anxiété fabriquée de toutes pièces ?

(Mars 1997)

 

 

La valeur d'un bien sera bientôt proportionnelle aux moyens qu'on utilise pour le sécuriser.   Un machin qui n'est pas certifié "sécurit" a moins de valeur. Ca ne signifie pas qu'il est gratuit : Habiter à Dumbéa/mer !

(janvier 2010)

 

Tout sécuriser : les données informatiques, une offensive militaire, une partie d' cul, l'ensoleillement, une opération bancaire, les amours, les vacances... Ca rassure, mais est-ce possible et jusqu'où ?   

(octobre 2008)  

 

C'est le sentiment de sécurité qui s'achète et qui se vend. Le marché des consolations diverses revient en force, comme au Moyen-Âge : eau bénite, assurances, vaccination, cures de santé, horoscopes, régimes vitalistes, produits bio, amulettes, promesses électorales...

(Juillet 1994)  

 

Comme en ex-URSS, la sécurité est l'ultime argument des politiques en faillite... parfois jusqu'à l'ignoble ! 

Ex : Ce qui se passe en France aujourd'hui.

 (Août 2010)

 

L'artificiel est mieux sécurisé que le naturel : La voiture plus qu'un arbre, le pétrole plus que l'eau, la monnaie plus que l'épargnant, Allah plus que la femme... 

(Mars 1999) 

 

Sécuriser la Nature ? A cause d'une vingtaine d'ours lâchés dans les Pyrénées, les éleveurs préfèreraient abandonner leurs moutons sur une dalle en béton climatisé avec vidange et nourrissage automatique, dans un espace sans prédateurs, sans précipices, sans aléas climatiques, sans surprise, sans rien. 

(Novembre 2002)

  

(Image romanesque ! En fait, y'a longtemps qu'un berger pyrénéen ne vit plus avec ses moutons dans la montagne. Il rentre chez lui tous les soirs... C'est pour ça qu'ils gueulent contre le retour des ours !)

 

Aujourd'hui, l'anxiété peut rapporter gros, comme, depuis toujours, le corps (guerre, prostitution) la misère (reality shows) la cupidité (loterie, bourse) le mensonge (pub, politique) la crédulité (art moderne, secte)...  AXA en bourse, un index de la trouille nationale.

(Février 2003)

 

Le comburant de la sécurité, c'est l'anxiété chronique que les médias entretiennent : le terrorisme, la délinquance, le sida, la canicule, la grippe, l'immigrant, le chômage...

   En revanche, le dégazage dans les océans, la déforestation, la fonte des glaces, les pesticides, glissements de terrain et inondations lointaines ne sont sans doute pas encore assez rentable ! 

(Décembre 2007)

 

La sécurité vue par les yaourts (Rires !)  

 
 
 
"Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite"
(Nelson Mandela - 1990)

 

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 23:00

 

Moi j'ch'ui comme ça :

Si ce faux-cul d' Frogier m'offrait une bonne bouffe au Ramada-Plaza, ça ne m' ferait pas descendre du Mont Mù pour autant – même gratos et sur les fonds publics de la Province. 

En revanche, si y' avait un besoin décisif d'arracheurs de colza OGM quelque part, je prendrais immédiatement l'avion pour l'aut' bout du monde !

 

Pourquoi refuser une bouffe avec Frogier au Ramada-Plaza ? Pass'que c'est pas meilleur qu'ailleurs ! (A La table de Marie, par exemple) 

 

Les produits OGM (ou issus d'OGM) sont-ils si dangereux dans l'alimentation humaine ?

En 2010, DANGEREUX OU PAS, ON S'EN FOUT... 

... parce qu'il faudra une génération de consommateurs avant qu'on soit informé de dangers éventuels. (Amiante et essais nucléaires = 45 ans !) Entre nous, que les gens bouffent de la merde s'ils le veulent. Encore faut-il que la composition en soit indiquée sur la boîte. Exemple réel : Cette tarte aux cerises industrielle contient 15% d'eau et 85% de merde !  (Clonée, méthylée, irradiée, pasteurisée, transgénique, bromurée, colorée, upérisée, mélaminée, aromatisée artificiellement à la cerise) Passons... 

 

 Se focaliser sur la sécurité alimentaire des produits OGM, c'est de l'enfumage consumériste ou des carabistouilles lobbyiste. Le véritable danger biologique des OGM actuels  est résumé est expliqué aujourd'hui dans Le Monde :

 

Des OGM prennent la clé des champs.

Deux millions d'hectares de colza transgénique sont cultivés aux Etats-Unis. Il était inévitable que des plants prennent la clé des champs, pour se propager hors des zones cultivées. Le phénomène avait déjà été étudié, en champs ou en parcelles expérimentales, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie et en France.

  

Il vient seulement d'être documenté aux Etats-Unis, mais il y apparaît particulièrement spectaculaire : 86 % des plants de colza collectés au bord des routes du Dakota du Nord par une équipe dirigée par Cynthia Sagers, de l'université de l'Arkansas, se sont révélés être porteurs d'au moins un gène conférant une capacité de résistance à un herbicide total.

  w colza 1239021949

 

L'équipe, qui présentait ses résultats vendredi 6 août, a parcouru 5 400 kilomètres de routes, avec un arrêt tous les 8 kilomètres, pour examiner une bande de 50 mètres carrés sur les bas-côtés et y compter les plants de colza.

 

"DOUBLE RÉSISTANCE"

Deux de ces plants revenus à l'état "sauvage" portaient chacun deux gènes de protection contre le glyfosate (herbicide que l'on trouve dans le Roundup commercialisé par Monsanto), mais aussi contre le glufosinate, un herbicide produit notamment par Bayer.

Or un tel colza "double résistance" n'existe pas dans le commerce. Cela signifie que des croisements dans la nature ont "inventé" un nouvel OGM.

 

Ces découvertes, qui ne surprennent pas les spécialistes, ne sont pas de bonnes nouvelles. Le colza conventionnel disperse facilement ses graines et a tendance à faire des repousses, ce qui est un inconvénient pour la rotation des cultures – il est vrai moins pratiquée aux Etats-Unis qu'en Europe.

"On peut alors considérer le colza lui-même comme une mauvaise herbe", note le biologiste Pierre-Henri Gouyon. Sa forme transgénique aurait plus de latitude encore pour coloniser d'autres territoires, surtout là où glyfosate et glufosinate tuent les plantes concurrentes.

 

Mais il y a plus préoccupant : le colza peut s'hybrider naturellement avec une dizaine de mauvaises herbes présentes sur le sol américain. Il paraît inévitable que des croisements confèrent à ces indésirables une protection contre les herbicides. Ces considérations avaient conduit, en 2003, la Commission du génie biomoléculaire à donner un avis défavorable à la culture de colza transgénique en France.

 

"La multiplication des formes de résistance aux herbicides, tant dans les champs cultivés qu'en dehors, va devenir problématique pour les agriculteurs, prévient Cynthia Sagers. Parce que le contrôle de ces mauvaises herbes demandera l'utilisation d'une combinaison d'herbicides."

 

(Sce : Hervé Morin -Le Monde)

 

 ... mêmes dispersions incontrôlables à partir d'OGM de riz, de lin, de pommes de terre et de coton.

Autant de familles végétales en danger...

 

Larguer des gènes modifiés dans la nature, c'est bien plus dangereux que de lâcher cent ours dans les Pyrénées. Il est peu probable que les ours se mettent à violer les brebis, et que les "agn'ours", chimères qui en résultent, soient sacrifiés halal pour l'Aïd El-Kébir... Ce cauchemar de série B est pourtant vraisemblable dans le règne végétal ! 

 

Depuis le paléozoïque dévonien, chaque espèce végétale a trouvé son équilibre biologique dans un milieu donné. Lorsqu'un végétal transgénique s'échappe dans la nature, il quitte les paramètres  de sa niche "écologique". Il peut donc soit disparaître, soit devenir incontrôlable et "contaminer" d'autres espèces proches jusqu'à ce qu'un nouvel équilibre de l'ensemble soit atteint... dans 5000 ans ! 

 

Ne pas oublier que les agro-généticiens bidouillent des espèces vitales pour toute l'humanité, que ça peut virer au film catastrophe et qu'on peut se passer d'OGM ...

 

- Alors tu comprends  qu'la teuf' à Frogier... Bof  

 

 

 

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 05:00

 

 

Là on n'est pas obligé de m'croire. Pourtant, n'importe qui ayant bossé dans un dispensaire en brousse pourrait confirmer l'authenticité de ce qui suit. Depuis cette connerie, j'ai appris qu'elle n'était pas si rare... 

 

coucher soleil sur mot mouLa nuit est tombée. J'éteins le bureau avant de rentrer  à la maison. Sur le parking, un pick up sort doucement de l'ombre, moteur au ralenti. Il s'approche de ma voiture :

-Vous êtes le vétérinaire ?... pouvez venir ?... Alors suivez-moi...

 
Ce gars est métis mélano-indo-viet, environ la soixantaine... Et pas très causant comme client ! Depuis 3 ans que je suis à Pouembout, je ne l'ai jamais vu ni à la poste, ni à la boutique, ni ailleurs. Peut-être un maraîcher... On sort du village par la RT1 et à 3 km, je le vois s'engager sur une piste que je n'ai jamais vu. Direction le bord de mer. Où est-ce qu'il m'emmène à cette heure et dans le noir ?

 

Le gars ne conduit pas vite, comme si il  hésitait sur une décision à prendre. Je le suis sans faire vraiment gaffe à la route. Et quand on s'arrête devant une maison, je ne sais plus où on est. L'homme descend de son pick up et vient à ma portière :

- Allez y ! C'est là-bas, dans l'dock. Je...

 

Il monte les marches du petit perron et claque sa porte. Je manœuvre vers le dock où s'entasse le matériel du broussard, c'est-à-dire un gros bordel d'engins parmi lesquels un groupe électrogène que le gars vient d'arrêter à distance. Ouf, du silence ! Dans le dock sans lumière, il ne fait pas plus noir . Je cherche ma lampe électrique....

- Venez, c'est par ici, Monsieur... 

 

J'avance prudemment vers la petite flamme  d'une lampe à pétrole. Une mélanésienne âgée me précède.

Au fond du dock, sur le sol,  une femme geint. Elle est en train d'accoucher. Pas vraiment sur le sol, elle est allongée sur de vieux journaux et des sacs étendus à la hâte sur la tôle du gyrobroyeur; c'est le seul endroit plat hors la terre battue. A côté, un feu de bois presque éteint avec une bouilloire et une cuvette écaillée. Posés sur un bidon, des linges propres et de l'eau chaude 

- Je l'ai fait bouillir, Monsieur.

 

Le temps  de réfléchir, je vais à la voiture prendre des gants et un produit iodé qui mousse. Le crâne du bébé est engagé, il est vraiment petit, mais la dilatation est à la limite de la déchirure. Intransportable. Qu'est-ce que je fais ? Une épisiotomie ? A 10 h ou à 2 h, selon les espèces... Hum, et chez une femme ? Elle halète et se soulève quand le crâne du bébé la distend au maximum. J'ai une prise. Encore un eff...

 

Rattraper le bébé glissant avant qu'il ne tombe dans la poussière - Il est petit, à terme, vivant - Pour la suite, pas d'problème : un clamp, le placenta, des compresses, une bande... Le bébé rouspète correctement, mais la femme est déchirée. Elle saigne. Faire un paquet de toutes mes compresses stériles et de la place dans ma voiture.

- Mais l'aut' i'veux pas qu'on s'en va, Monsieur.

 

Pigé, mais peu importe l'autre et pas question de les laisser là. La déchirure... On aide la femme à se tenir debout pour la porter mais... c'est une gamine, 14-15 ans maxi ! Je regarde la vieille :

- C'est ma petite fille, Monsieur... et elle me raconte : le vieux qui est son père et aussi le père...

 

J'embarque les trois femmes au milieu des flacons, des mallettes et des boîtes. Et en route vers le dispensaire de Kone où y'a encore quelqu'un : l'infirmière de garde et le Dr Combarré (†)  arrive dans les dix minutes - A chacun son métier ! Moi,  j'aime assez le mien...

 

- Merci Monsieur  m'a soufflé la vieille popinée avant d'entrer dans une chambre propre et lumineuse.

 

Au petit matin, de mon lit, j'entends un hélico qui vient de Nouméa...

 

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  A la périphérie de mon travail, j'ai aidé à 6 accouchements en divers endroits du monde, parfois dans des situations et des traditions bizarres. Et avec plus ou moins de chance car la vie réelle ne pardonne rien... 

 

Dans ce cas précis, je ne juge pas le tabou ou la moralité. Y'a des pros pour ça. Ce qui me fout en rogne, c'est la vétusté et la tournure d'esprit d'une communauté qui permet que de tels non-dits soient encore possibles ici en 1985. Ca implique aussi toute l'hypocrisie sociopathologique qui va avec.

 

J'ignore ce que sont devenu le bébé et sa famille.

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 22:30

 

 

rolex.jpg Z'avez vu dans la télé ? La défiscalisation pour l'OPT et le "Harold bashing" médiatique ?

 Quand même, accuser un élu aussi res­pectable qu'Harold Martin, i'faut oser... Y'a p'u d'respect !

 

Du coup, j'vais vous raconter une vraie fausse fiction :

 

Imaginons que je sois un élu exotique normal - pas FN ou pas Travailliste, j'ai dit normal - Bon, v'là c'que je ferai :

 

Dans l'intérêt de mes chers électeurs, je chercherais d'abord un gros projet à investissements lourds. J'prends un exemple au hasard : Le grand tuyau de la TTA. Bon.

 

Ensuite, (N'oubliez pas que je suis un personnage historique et que j'ai toujours raison) je persuaderais les autres élus de mon parti que j'ai là un projet d'intérêt général, d'avenir et de demain. Donc indispen­sable. Bon. Et tous voteraient la main sur le coeur pour un machin prestigieux, parfois prématuré,  souvent douteux, toujours pharaonique.

 

Et, si possible, avec vue sur la mer ! 

 

Moi, comme élu, je voterais aussi pour le truc, de la main droite. Et, de la main gauche, je placerais un gros paquet de fric personnel dans la société d'actions qui gère ce projet outre-mer. Donc défis­calisable.

 

- Oui, mais comme tu es résident ici, tu ne peux pas investir dans ton propre pays...

Taratata ! Le cabi­net Bruel (par exemple !) pourrait contourner ce détail par le jeu d'une société écran. (J't'expliquerai après, car t'as vraiment la question naïve)

 

Bon.

Et donc, un ou deux ans plus tard, c'est inauguration, congratulations, pince-fesses et applaudis­sements républicains devant les caméras.

 

N'empêche que mon fric est devenu "Investissement Outre-mer" et mon placement est garanti par l'Etat. Ses royalties ne seront plus imposables pendant des années (loi Pons), et si que je décèderais à mort, mes gosses ne paieront pas de droits de succession sur le milliard investi (Le milliard ? Bîn oui, pass' qu'on peut s'y mettre à deux). Héhé...

 

Tous les ans et au nom d'imprévus, je ferais voter de la main droite une augmentation du prix de l'eau. Et, de la main gauche, je récupérerais les plus values de la hausse des actions.

   

- La difficulté ne serait-elle pas de trouver le cabinet complice qui soit agréé en  défiscalisation ?

Jusqu'à maintenant (et depuis 20 ans), la Calédonienne d'ingénierie et le cabinet Bruel n'ont jamais refusé une rétro-commission honorable... Ils seraient une aide précieuse qui se monnaie au plus offrant. Comme Clearstream pour les sous marins ou les vedettes de Taiwan, par exemple !

 

Si que je serais élu, ça serait le jackpot avec en prime, la légitime reconnaissance électorale pour un si bon bilan. C'est vrai quoi, un si beau tuyau... Alors à moi un autre mandat !

 

En politique, on n'est jamais si bien servi que par les cons !

 

 

Tu dis quoi, qu'ça pue l'escroquerie ?

J'ch'ui un peu, d'accord avec toi, mais comme tout l'monde ferait pareil -indépendantiste ou pas - on escroquerait qui ?...

 

Et c'est  juste une "feuille de route", comme on dit... C'est juste pour de rire si j'étais élu un jour, quouâ ! ...

 

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 05:00

 

La mise en forme des articles précédents me consterne : Malgré mes efforts, des lignes entières manquent, des images ont disparu et des mots sont tronqués dans la version définitive publiée. J'ignore pourquoi ?

 

Un seul truc reste : le PQ calédonien est reconnu à l'international comme le plus "fragile" du Pacifique ! 

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Prise de sangPour rassembler trois cents têtes de bétail à Neami, il faut mobiliser toute la tribu pendant une semaine. Deux ou trois fois dans l'année, c'est un gros boulot collectif et une rentrée d'argent frais pour tous. Et le coup d'fête qui ira avec !

 

Néami, c'est sur les premières pentes de la chaîne centrale. En venant ici, j'ai suivi le mince fil du téléphone public pour ne pas me perdre. La petite tribu comprend une centaine d'habitants permanents dans une trentaine de cases bois-terre-paille dispersées dans les arbres. Un creek abondant en marque l'entrée où un radier rince mes pneus comme on s'essuie les pieds. La moindre crue doit couper ces gens du reste du monde humain. Partout entre les cases, de la moquette à la tondeuse et des fleurs. Seules la petite école et la cantine sont en dur. Pas de portes, pas de fenêtres, quelques bancs. L'électricité vient d'un groupe électrogène intermittent. Aucune boutique, des colporteurs de passage. Les seules voitures sont deux camionnettes communales bâchées . Odeur de feu de bois. Dans l'herbe courent des tuyaux qui chantent tout seuls. Ils conduisent à des jardins cloturés de vieilles tôles, à cause des cochons sauvages. Là-bas, une petite caférie sous des bois noirs où s'accrochent de la fumée ou la brume froide du matin.

 

A Neami, tout est propre, tondu, fleuri et misérable. 

 

Il y a un mois que j'ai averti de ma venue. Mon boulot : vérifier et approvisionner le poison du bain anti-tiques, mettre en oeuvre la vermifugation par injection et faire quelques prélèvements sanguins pour échantillonage...

 

Toute l'année, le troupeau de la tribu est en liberté avec les cerfs et les cochons dans la chaîne alentour. Partout, des sentiers à bétail vers de discrètes vallées herbeuses, le long des creeks à crevettes. Sous la forêt sèche ou dense, des aires de couchages, des abris contre le vent ou la chaleur immobile. Rentrer le bétail, ça commence par trois ou quatre jours de boulot : D'abord obtenir les accords coutumiers, couper des arbres, changer les barres pourries de la coulisse. Puis poser judicieusement du calicot, faire les repérages des pâtures, des couchages, des abreuvoirs usuels. Enfin au lever du jour J, réunir assez de volontaires et de chevaux, répartir les tâches pour synchroniser l'opération des rabatteurs au sifflet. Ni trop vite, ni trop lentement. Il faudra rassembler le maximum de bêtes du premier coup car y'a pas de deuxième essai. Attention, dans toute la chaîne, le bétail vit quasiment à l'état sauvage et peut être très dangereux.

 

"...une rentrée de bétail à chwal, awa ! c'est comme d'aller en enfer pour passer voir si i'fait chaud "( Un ami- Note 1982)

 

Ensuite il y aura deux jours de palabres. Le troupeau est propriété commune : pour un quitus général, il faudra compter et recompter les bêtes, déterminer quel veau de l'année appartient à quel clan, estimer les pertes et les vols, anticiper les ventes et les futurs abattages, tout ça selon d'obscures lois coutumières en langue paçi. Comme le café rapporte peu, le bétail reste la seule monnaie d'échange avec l'extérieur. A la tribu, la viande, c'est presqu'uniquement la chasse.

 

A part l'oiseaux-moine et la rivière, quand j'éteins le moteur, c'est le silence assourdissant. Au stock yard, une trentaine de gars vétus de loques m'observent du haut des barres. A l'intérieur, deux ou trois cents têtes entassées immobiles et trop silencieuses. Elles doivent être là depuis la veille, peut-être deux jours. Comment les veaux tètent-ils ? Où les mères s'abreuvent-elles au risque de perdre leur lait ? Il va falloir s'activer et relâcher tout ça vite fait...

 

Evidemment, Willy Poadja, mon accompagnateur, n'est pas venu. Ici, à Neami, je ne connais personne. Qui est le chef, le responsable parmi ces hommes uniformément crades, silencieux et en haillons ? Je sens que la confiance ne règne pas d'emblée. Ce type-là, voilà une tête connue à laquelle je m'adresse directement. Bientôt quelques hommes déchargent les vermifuges, les seringues automatiques, les cartons de bidons de "poisons à bétail" pour les 6 mois qui viennent :

  

- Allez les gars, on s'bouge !

 

Les bêtes se succèdent dans le couloir par paquet de 10–12 têtes. Simon Wabealo est de l'autre côté du couloir. Il vaccine celles que je ne peux pas atteindre sans prendre de risque. Simon travaille par intermittence sur une station Ballande à Kone; c'est là qu'on s'est rencontré. Il connaît bien le boulot. Tout se passe dans la rigolade, les moqueries et la bonne humeur. En bossant, je cherche quel type un peu jeune pourrait être formé à faire les injections et plus si y'a goût pour l'élevage. Je repère Josuah, une vingtaine d'années, adroit, prudent et efficace. Je lui explique la seringue automatique et son emploi. Malgré les quolibets des autres gars, Josuah ne se démonte pas. En quelques essais, il a tout compris. Je ne tarde pas à lui confier mon poste pour aller prendre des échantillons de sang et d'eau de piscine.

 

Vers 16h, l'affaire est conclue : le troupeau est baigné, trié et relâché. On se retrouve tous autour d'un bol de (vrai) café de Neami avec un paquet de Sao et quelques cigarettes. Les femmes restent discrètes. Chacun raconte son anecdote à faire rire les autres. Et moi, en déconnant, je "consacre" Josuah comme le chef aux piqûres dans l'cul des vaches ! Tout l'monde explose de rire...

 

Quatre mois plus tard, je reviens  avec de la documentation pour Josuah. Il est absent. A ma surprise, le bétai n'est pas rentré non plus. Bof... Mais sur la piste du retour, Willy Poadja (l'accompagnateur) m'explique que lors de ma dernière visite, je n'ai pas reconnu ni salué le petit chef de la tribu. Ensuite j'ai désigné un soi-disant responsable du troupeau en ignorant l'ancien qui est le véritable responsable de l'élevage de la tribu. Il avait été ouvrier chez Marlier pendant 35 ans... Evidemment,tout ça en dehors des procédures coutumières habituelles ! J'n'ai jamais rien compris à la coutume coutumière... 

 

Je suis bien embêté. Le bétail sans soins... Et merde après tout ! Ces gens sont chez eux et moi, je n'en ai rien à foutre de leur béta...

(Ces gens sont chez eux - en loques - odeur de fumée - pas d'fenêtres...)

 

Je fais demi-tour et on revient à Neami. (Willy est inquiet) Je demande à voir le petit chef. Un quart d'heure après, assis dans l'herbe, on partage ensemble deux ou trois cigarettes en parlant des problèmes de la tribu (finir l'école, équiper la cantine, la piste défoncée, le radier par temps de crue, l'électr...) Je prends des notes à destination du génie rural dont le bureau jouxte le mien au "Chateau Grimini" à Pouembout.
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Trois ans plus tard, Charles Goromedo, le petit chef de Neami, me sortira d'un sacré merdier à Baco, sur l'ex-propriété DeVillers : ma voiture pillée, j'étais entouré de types en peintures de guerre. Et y'avait surtout ces deux gosses de 16-18 ans qui me narguaient de leur 270 à chambre armée (à l'oreille !)

 

(A suivre)  

 

 

 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 23:00

Nouvelle-Caledonie_Cerf-rus.jpg

 

Août 1980.

Tout neuf débarqués en Calédonie, ça fait une semaine que ma compagne et moi nous emmerdons dans un studio de la flottille dès 4h du mat' à cause du décalage horaire.

Le matin, c'était encore le chant du cagou et la marseillaise nationale à la radio.  (En 1980, ça stupéfiait déjà les z'ors...)

 

Je me rends chaque jour au bureau pour ne rien y foutre ! J'ai perçu comme un vent de fronde autour de la caffeteria et, sans tout y comprendre, j'ai décliné le remplacement  du Dr Chaboeuf, chef du service vétérinaire sur le départ définitif du pays*. Maintenant  j'attends d'autres instructions quant à mon devenir. On en reparlera... 

 

Le bâtiment regroupe les directions de différents services ruraux, dont celui des forêts. Des cerfs crèvent anormalement sur l'îlot Le Prédour  et on me demande d'aller y voir de plus près.

 

A l'époque, l'îlot Le Prédour est la "réserve de chasse" officielle du Haussariat de Nouvelle-Calédonie". C'est comme qui dirait Chambord pour Sarkosi ou un boxon de la Gold-Coast pour Loueckotte ! L'ilot dépend directement du service des forêts : hôtes de marque, chasse aux gros** et parties fines, le service de Monsieur Kusser, chet du service, doit gérer tout, y compris la taille des massacres... pour les photos-souvenir républicaines ! Cela confère à Mr Kusser la respectabilité du grader (Pas du mec promu,  celle de l'engin derrière lequel y'a rien qui dépasse, sauf le ridicule !)

 

En arrivant sur l'îlot Le Prédour, le diagnostic de la mort des cerfs est évident : le surnombre et rien à bouffer. En abattre un ou deux pour bilan général (parasitisme, tiques, leptospiroses ?) c'est l'objet du safari auquel 4 ou 5 autres personnes ont été conviées, dont un sous-préfet, un avocat, un journaliste, tous membres sélectionnés du sérail des chasseurs émérites... (sauf moi)

 

On arrive sur l'îlot à midi. Dans le faré de réception, le personnel déférent et discret, a préparé apéro, repas, café et digestifs. A table, chacun d'y aller de son couplet d'aventures, d'exploits cynégét..., de bravoure – Le Kenya, l'Afrique du Sud, j'en viens et je simule un moment l'admiratif de circonstance avant d'aller retrouver le responsable du gardiennage et du peuplement de l'îlot. N'Dui est assis dehors face à la mer, sa gamelle sur les genoux. Il m'explique les cerfs en surnombre , les rats envahissants, les chats venu de la côte à la nage, la destruction des jeunes plantes et des oiseaux... Voilà un type normal et observateur, sans formation spéciale. Mais il est canaque et on est en 1980...

 

Non-chasseur, je prends place à côté de N'Dui, dans la cabine du pick up. Les virtuoses du calibre sont dans la benne avec les armes exhibées avec ostentation pendant le repas : Savage 270,  Midland Sporter avec Bushnelle 585, Mauser 66S, Mannlicher... Pour moi, que du lourd à éléphant ! Un cerf calédonien fait 60 kg de moyenne. Et ceux de l'îlot... moins de 50 ! D'ailleurs les voilà qui descendent des pentes sèches et s'approchent confiants au bruit, du camion comme pour de la bouffe...

 

Reçu dans la cabine, le bruit d'une détonation s'imprime en force dans les tympans. Et je n'ai pas assez de mains pour me protéger simultanément du bruit et du spectacle à 50m devant le pick up : Un cerf s'est échappé en traînant ses intestins, un autre colonne brisée, s'enfuit sur les pattes de devant, un autre et là, encore un autre se débat par terre : un faon de 5-7 kilos !

Et la fusillade continue. Ca détonne, ça geint, ça crie, ça s'exclame, ça gémit... Dans la benne là-haut, ça vire à l'hystérie !

 

De la chasse, ça ?

Je bondis du pick up. Pas besoin de gueuler beaucoup, je me souviens d'un "Arrêtez, merde ! Ca suffit..." ma voix en police 25, caractère gras avec la tronche de circonstance pour souligner ma détermination. Personne n'a cru que je bluffais car j'avais à la main le Simplex à un coup qui était derrière les appuis-tête du pick up. J'ai rendu le fusil à N'Dui qui a sorti 4 cartouches de sa poche. Sans même tourner la tête vers son chef de service, il a achevé proprement les 4 cerfs, y compris un fuyard.

 

Dans la benne, pendant plusieurs minutes, pas un mot.

(Notes Août 1980 re-écrites 2005)

 

 Ni pendant les 5 ans qui suivront. Le sous préfet, le journaliste, le chef des forêts, personne ne se seront pas vanté de ces frasques puisque, 3 jours après, j'ai signé un contrat de 3 ans....

  

Et puis j'ai oublié l'anecdote : des connards pareils ne sont pas endémiques à la Calédonie ! Pire que ça : A part l'agent forestier, tous étaient des z'ors... (Rire) 

 

"That's all, folks !.. ".

 

*J'en ferai un article...

** Au gros cerfs, pas aux gros cons !

*** Je suis pour le contrôle des populations animales et humaines nuisibles... par des gens intelligents !

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 23:00

 

"Si ta question doit poser un problème à l'administration, prévoit d'y apporter simultanément la réponse. Sinon, ne dis rien." (Note – 1983)

 

arton1241La même chose aujourd'hui ? Quelle bronca !

 

Entre 1980 et 2000, je peux témoigner qu'il ne s'est pas écoulé un mois sans qu'une piscine d'insecticide ne fût vidangée en plein champ, dans une rivière ou a proximité d'un creek. Déverser 15000 litres de jus de piscine dans une "fente de retrait" servait d'estimation du degré de la sécheresse en cours. Cette pratique banalisée existait depuis 1946...

 

A mes remarques pleines de doutes, la réponse n'était pas Comment faire autrement ?  mais plutôt Pourquoi faire autrement ? (Entrevue Krémieu-Alcan - Nov.1980)

 

Pendant 60 ans, l'île a importé annuellement 35-40.000 litres d'insecticides divers à destination du bétail. C'était un marché sûr qu'un importateurmonopolisait. Chaque litre de ces produits concentrés se voyait dilué dans 3000 litres d'eau. Plus des trois-quarts de cette quantité n'étaient pas "biodégradable" (arsenicaux, organochlorés et organophosphorés)  Conséquences : les molécules se sont donc intégrées aux divers cycles hydrologiques ou biologiques de l'île sans être dégradées pour autant. Si une partie de ces molécules dangereuses reste captives de boues inertes, il persiste encore aujourd'hui une quantité phénoménale de "poison" dans notre paysage, y compris dans le lagon. Et pour longtemps !

 

Si l'eau coule dans le sens de la pente, le poison aussi...

(et l'acide sulfurique également)

 

 

En 2010, on peut considérer qu'une majorité de la terre à vocation agropastorale sont archi-polluées par la chimie de la deuxième moitié du XXeme siècle. Qui oserait dire le contraire ? A la différence de la Guadeloupe, les terres agricoles sont une proportion faible des surfaces totales de l'île (13,5 %) et le château d'eau de la chaîne rince la terre des sommets... vers le lagon ! Ce qui, dans la durée, ne fait que généraliser la source d'empoisonnement. (Ce que l'eau dilue, la chaîne alimentaire le concentre !)

 

En Australie, le problème de cette pollution insidieuse et massive a été entrevu depuis 1980. La création d'une zone "tick free" a d'abord permis l'exportation de la viande vers l'Asie et, accessoirement, la protection des nappes phréatiques vitales pour tout le pays en manque chronique d'eau douce. A plusieurs reprises, la création d'une telle zone a été envisagée ici; la présence des cerfs fut l'argument choc pour ne rien entreprendre.

 

Il aura fallut attendre les années 2000 pour que l'introduction de races réfractaires aux tiques commence à se généraliser. Simultanément, les anciens et leurs pratiques sont partis en retraite, l'élevage traditionnel s'étiole rapidement au profit de "la vue sur la mer", tandis qu'une conscience consommatrice et environnementale émerge doucement. Conséquence timide : la législation est enfin au dépoussiérage (difficilement !)

 

 

L'impact sanitaire des insecticides à bovins n'est pas différenciable chez l'homme, car il est associé à beaucoup d'autres pathologies "environnementales" existantes de l'île.

Reste la potabilité des nappes phréatiques dont l'utilisation reviendra à l'ordre du jour avec le réchauffement climatique. C'est déjà le cas en Australie où une vigilance "insecticide" est organisée pour les captages urbains...

 

Le but de ma prose n'est plus de juger d'une connerie irréversible à laquelle j'ai participé. L'objectif est de faire en sorte que la connerie ne se reproduise pas en pire. 

A l'échelle d'une petite île de 200.000 habitants, je note  

- l'incapacité de prendre des décisions de protection général vis à vis d'un risque connu. Et de les faire appliquer.

(Accessoirement, on peut se demander s'il s'agit là d'incompétence, de jean-foutisme ou de la fameuse paresse des gens surbookés)

- Comme dans toutes les îles, la collusion permanente entre des intérêts à court terme au dépend du durable (trémolite), de la santé  (endosulfan...) de l'éthiq... (Euh non, ce mot est obsolète ou n'a pas cours ici)

- Suite à l'expérience vécue du poison à bétail, je voudrais faire part de mes craintes réelles sur la fiabilité (ou la compétence) des "autorités responsables" en cas de pollution chimique, basse, lente, peu visible et d'origine industrielle. Aurait-on droit à la  même transparence que dans une pollution aigue et spectaculaire telle qu'on en a connu ? Lors des accidents "sulfuriques" survenus à Goro, j'ai entendu des commentaires inquiets émanents de tous bords et sur tous les médias sauf... ceux de la Province Sud !  Et pourquoi un tel silence ? Les manes de Lafleur...

 

Finalement je suis moins alarmé qu'il y a 10 ans, quand j'ai laissé tombé mon boulot.

Car en même temps que vont s'empiler des règlements inappliqués ou judicieusement démontables au gré d'intérêts occultes, il y a une réelle prise de conscience de l'opinion publique. Cet éveil n'est certes pas encore arrivée au cerveau du pays, mais il en a touché la base, celle qui subira...

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 16:01
“Si vous avez l'impression d'être trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique… et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir”

 

moustiquetigreParmi les produits anti-moustiques, les spirales sont mondialement  et quotidiennement utilisées. Le marché d'avenir, d'origine essentiellement asiatique (et anarchique) s'élèverait, pour un quart, au volume... du tabac !

Certaines publications scientifiques témoignent de crainte quant aux risques sanitaires liés à ce type de protection, en raison de leur combustion très émissif.
Du côté des instances officielles de la santé, les avis diffèrent selon la source. Ainsi, le Haut conseil de la santé publique recommande de n’utiliser les spirales qu’à « l’extérieur ou bien dans une pièce aérée ». A l'opposé de ce discours, l’Organisation mondiale de la santé (1) indique que les spirales anti-moustiques peuvent être utilisées dans les chambres à coucher. Confusion chez les consommateurs ! Actuellement en vente libre les spirales anti-moustiques sont « biocides » et, destinées à être soumises, à une autorisation de mise sur le marché..

Saisie le 4 août 2008 par la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) et la Direction générale de la santé (DGS), l’Afsset (2) a analysé les risques sanitaires liés à l’usage de spirales anti-moustiques, en vue de fournir des recommandations ou contre-indications d’utilisation.

En étudiant la composition chimique des fumées émises lors de la combustion, l’expertise a relevé « un mélange complexe de substances actives biocides (d-alléthrine, esbiothrine, transfluthrine), des particules, du monoxyde d’azote, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, des COV (benzène, xylène, phénol etc.), des aldéhydes et cétones incluant le formaldéhyde ou encore des résidus de pesticides. Si l’émission de la plupart de ces composés est comparable à la combustion de bois, « la spécificité des spirales concerne la présence de substance active biocide à généralement 0,1 % de la composition intégrale de ces produits ».
L’enquête souligne de possibles effets irritants des voies respiratoires. En revanche, les résultats s’avèrent encore insuffisants pour conclure à une corrélation entre ces spirales répulsives et le développement de cancers du poumon et du nasopharynx.
(Déjà, une bonne crise d'asthme...)
Malgré ces soupçons, l’Afsset rappelle que les moustiques sont vecteurs de chikungunya, de paludisme ou de dengue. Aussi, en attendant une autorisation de mise sur le marché, il est recommandé de « limiter le recours aux spirales à une utilisation en extérieur et dans les zones à risque de transmission de maladies par les moustiques ». En intérieur, il est conseillé de privilégier d’autres moyens de protection (3).
 

1- L'OMS, qui, lors du H1N1, a déjà fait la preuve de son intégrité vis à vis du lobbying pharmaco-chimique
2- Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail.
3- Répulsfs aux huiles essentiels, moustiquaires... la baffe !

(D'après Univers & Nature)

 PS : la vente des tortillons a explosé en Europe sur 10 ans ! Le moustique-tigre y est apparu. Pas besoin des experts pour estimer les changements... 

 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 15:37

Juillet 2010 - Prolongation du moratoire sur la chasse à la baleine...pour plusieurs années de sursis.

Gagné une victoire, mais pas gagné la guerre.Sans cette prolongation, la tuerie industrielle des grands mammifères marins reprenait comme en 1960, l'année de ma prépa, quand j'écrivais ces notes pessimistes - Qui parlait de la disparition des baleines, à l'époque ?...

...
A court de shit, il créa l'Homme à son image.

Comment faire autrement ? Dieu n'avait plus d'idées...

Mais quand il en avait, quel génie à l'ouvrage,

quel imagination dans ce qu'il a créé !...

 

Euh... enfin, à peu près : y' a eu quelques ratures :

Cette baleine dans le ciel, avec les albatros ?

Il rallume un mégot, et corrige la bavure,

fout la baleine à l'eau. Du coup, elle a une bosse !

 

Dieu tire sur son mégot, mâchouillé et jaunasse.

Un humain, c'est comment ? Déjà la fin 'd'la 's'maine;

le contrat se termine. Il relit ses paprasses,

Pas question de sortir pour draguer ce week-end !

 

Dieu est bien emmerdé, tout là-haut dans l'espace...

un Humain, c'est comment ? J'ai un peu trop fumé...

Dieu a mal à la tronche. il regarde dans une glace.

Il y voit une sale gueule : Euréka, j'ai trouvé...

 

.....

 

Et bien plus tard c'est l'Homme, à peine sorti des langes

qui crut devenir Dieu, roi de la Création.

Il le dessinera comme le fit Michel-Ange,

sur un plafond à Rome, avec ses deux roustons...

 

Mais Dieu là-haut se marre, puis s'étonne et s'inquiète

car au fond de chacun, y'a une parcelle de Lui,

de son intelligence, de la vie qu'il nous prête

et qu'il nous reprendra si on fait des conneries...

 

L'homme a oublié ça. Il conquière, s'entretue,

il décide et refait le monde à sa manière,

Il déplace les montagnes qui lui bouchent la vue

Les baleines ? Rien à foutre, elles respirent de son air...

 

Dans la mer, les grosses bêtes survivent comme elles peuvent.

Qu'est-ce qu'on bouffe aujourd'hui ? Le plancton se fait rare.

Les mâles ne chantent plus et les mères sont des veuves 

car des têtes explosives leur rentrent dans le lard...

 

Elles nagent en couinant, chaque jour moins nombreuses.

Quand partout, sur la terre, l'humain se multiplie !

Aveuglé des progrès d'une science hasardeuse,

il spécule en pillant ce qui le tient en vie.

 

"On est des mecs géniaux, on n'a plus aucun doute.

Et s'il y a un Dieu, qu'il aille donc se faire voir !

Que ma bagnole fonctionne aussi bien qu'ma biroute,

et le reste on s'en tape, tant qu'on gagne des dollars..."

 

 

Les baleines passeront. Une dernière petite bulle

s'élèvera un jour des profondeurs de l'eau.

Dieu restera en l'Homme, comme une simple virgule

dans la "Légende des Siècles" du bon vieux père Hugo...

 

(Ecrits de jeunesse. Nancy - 1964) 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 19:10

A propos du "tout sécuritaire"...

Le GR est un chemin de Grande Randonnée. Le réseau maille toute la France métropolitaine, y compris Paris... J'apprends que, depuis quelques années, la pratique individuelle d'un GR impliquerait la détention d'une licence fédérale ! Avec mon QI de boîte vocale, j'ai pensé qu'on pourrait p'têt bientôt instituer un "permis de marcher" avec une épreuve de code et une autre de pratique, sous contrôle d'examinateurs agréés. Au programme, le remplissage et le port du sac à dos, la gestion d'une ampoule au pied, les priorités sur sentier étroit et laçage des pompes... Avec bien sûr, visite médicale obligatoire tous les 2 ans, et visa d'une carte de séjour dans les endroits les plus visités (Vézelay, le GR 20, le tour du Mt Blanc...)
Et pourquoi pas des caméras de surveillance dans les passages à gué, des péages, des postes d'assistance psychologique, des sentiers amaigrissants, des gîtes halal ... et le balisage offert par Mc Do !

 

 Traditionellement, la création, le balisage et l'entretien des chemins incombent aux communes, aux institutions locales... et au volontariat. Il y avait un "esprit GR" avant que de grands groupes d'assurances ne flairent un avenir rentable à fort taux de croissance... L'argumentaire d'une fédération privée : La sécurité ! Si vous rencontrez un ours en Basse Bretagne, soyez couvert...

 

A l'instant, à la radio : ... n'oubliez pas de renouveler votre licence 2010 ... On parlait de naturisme ! Avec mon QI de boîte vocale, j'ai trouvé marrant d'imaginer un permis... de se mettre à poil !

 

Vu d'mon île, la modernisation de la France passe-t-elle par l'encadrement législatif  à tous crins et chaque initiative individuelle sous contrôle légal ? Soutendu : la liberté rentabilisée, l'espace vital payant et l'air respirable coté en bourse...
Une fiction ?...

 

Un autre truc qui m'a étonné il y a 15 ou 20 ans : La création d'un réseau de vigilance de la qualité de l'air dans les grandes ville de France et d'Europe. Ca s'est fait dans l'indifférence générale, voire avec  l'approbation tacite de tous devant une fatalité... Perso, j'avais vu là un discret signe d'alerte. Et pas seulement sanitaire. La qualité de ce qu'on nous donne à respirer, avec des seuils d'acceptable ou pas, il y allait de notre mode de vie : ç'aurait dû nous faire bouger un peu... Bof !

(Ici même, à l'autre bout du monde, on vient de créer une telle veille.)

 

Alors que le changement de climat émeuve si peu les hommes... Et je crains le pire ! Pas assez rentable ?

 

Ci dessous, un GR naturiste ?

 

Randonneurs à poil..

 

 

 

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Présentation

  • : Sagamore, le dernier des ploucs !
  • : La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
  • Contact

Au hasard des pages...

"L'Histoire est la science du malheur des hommes... Pas de malheurs, rien à raconter" (R. Quenaud)

"Les véritables victimes de Tchernobyl ? Elles ne sont pas encore nés."

(Un nuke3.0 allemand) :

 

« Le capitalisme est la croyance stupéfiante

selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires choses

pour le plus grand bien de tout le monde »…

J.M.KEYNES

 

"- C'est quoi, une bonne mère ?

- Une femme que son mari va quitter" (F. Dolto)

 

"Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue" ( Victor Hujo)

 

"Quelle est l'utilité d'une maison installée dans un merdier* invivable ? "

(D'après DH Thoreau qui écrivait "planète"...)

 

"Il nous faut créer une démocratie conforme aux marchés."

(A. Merkel -2011)

 

 

« Si le climat était une banque,

les pays occidentaux l'auraient déjà sauvé »

Discours d'Hugo Chávez

 

 Le Mal au nom du bien,

une des plus vieilles histoires du monde...

(Ds un bouquin...)

 

"Se réclamer d'une religion dispense-t-il de toute morale ?"

(Amin Maalouf, sur Fr. Inter)

 

"Dans une crèche,
les bébés considérés comme leaders
sont les plus gentils"
(H. Montagner)

 

 

"Quand l'eau est pure,

je lave ma tête.

Quand l'eau est trouble,

je lave mes pieds"

 (Wang Shu) 

 

"Quelle est donc cette nostalgie

qui réarme partout les monstres oubliés ?

Et ce siècle tout neuf, comment le peupler

autrement que de tous nos regrets ?"

Doris Evans

 

"Sonne les cloches qui peuvent encore sonner.

Oublies ton offrande parfaite.

Il y a une fissure en toute chose.

C'est par là que pénètre la lumière."

(Dans la dernière chanson de Léonard Cohen,)

 

 

"Le roi est nu !"

cria l'enfant.

(Hans Cristian Andersen)

  

"Que faire de sa soif, dans un pays sans eau ?

De la fierté, si toutefois le peuple en est capable"

(Henri Michaux- Poteaux d'angle) 

 

"Tu ne te conformera point

à ce monde qui t'entoure."

(Commandement mnémmonite) 

 

 

"je ne sais pas quelles armes seront utilisées

pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu.

Mais la quatrième se réglera à coups de massue."

(A. Einstein)

 

 

"Tout

dépend

de tout le reste." 

(Bouddha) 

 

"A la vie, on emprunte même les os"

(Pablo Neruda)

 

"Ca n'est pas radical d'essayer de sauver les derniers 5% de nos forêts.

Ce qui est radical, c'est d'en avoir coupé 95%."

(D. Mc Gwan, à Durban)

 

Partout, dans le droit des peuples,

existe le mot "pays"

Nulle part le mot "planète"

(ds un mail)

 

Assise dans le fossé,

elle mâche un brin d'herbe 

et regarde passer mes wagons de projets.

Sa manière de vivre...

le nom le plus secret de l'amour ! 

(Marie-1996)

 

"Entre être libre, ou rester calme,

il faut choisir"

(Thucydide - Ve S av JC) 

 

T'es loin d'êt' con,

mais y'a des fois où tu t'en rapproche...

(...Un ami !)

 

"Chaque mois, l'allumette se rapproche de la mèche..."

(J.Stiglitz. le triomphe de la cupidité - 2010)

 

C'était du temps où les mots

étaient du côté des choses...

 (M. Genevoix- En parlant de la guerre 14-18)


Mon métier, c'était vétérinaire,

Du moins je préfère le croire.

J’ai perdu  les enthousiasmes et les protections de mon métier,

Accessible à tout, je suis enfin libre.

  (Note - Mars 2001, à la retraite)

 

Tous les jours...

 

 

 

 

 

 

"Nous nommons notre régime Démocratie

car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre,

mais de la majorité »

(Thucydide, II, 37)

 

"Ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

c'est que c'est toujours la Morale des autres"

(Léo Ferré) 

 

"J'aime aller au marché

pour contempler toutes ces choses

dont je peux me passer."

(Socrate par Kornfield)

 

Certains préfèrent

le parfum de la rose à l'odeur du chou,

Ils pensent que sa soupe est meilleure...

(?)

 

 "Le bonheur ?...

Il vient souvent sonner à ta porte.

Seulement  voilà, toi t'es parti en visite,

dans tes projets, tes rêves,

tes peurs, tes illusions..."

(Marie -1998)