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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 01:00

 

 

Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soient à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmée, mias le mot cmome un tuot.

 

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La Ste Famille catholique ?

- Joseph, un père adoptif.

- Marie, une jeune fille enceinte hors mariage (par une PMA ?)

- Jésus, un enfant adopté, de père inconnu...

 

Est-ce que ça vaut l'coup de... bof !

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1943 -2013 = Ca suffit !

Qu'est-ce que j'ai appris comme trucs devenus inutiles

 

... me mettre debout, à marcher mais pas bébé nageur...

... attacher (enfin) mes chaussures, mais il n'y a plus de lacets

... les divisions à virgules, les multiplications de fractions... Bof !

Je ne pense plus donc je suis ! (L'erreur de Pascal : On pense pour moi)

L'étiquette "textile" d'un vêtement est toujours côté gauche.

Le permis de conduire de 1961 ne sert qu'à se faire enlever des points en 2013

...soigner une mammite ? Aujourd'hui, on change la vache !

1962 : brevet de parachutisme ? Inutile dans un Airbus 380 (à bestiaux)...

Un évènement réel ne fait que rarement une information exacte.

On ne peut avoir mal à deux endroits du corps simultanément.

... faire et défaire des nœuds compliqués ? Inutile avec le velcro, méthacrylate, etc...

Avec des chaussures, on ne pense pas pareil que pieds nus.

 

Et maintenant, où ai-je foutu mes lunettes ???...

 

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Ils sont bien , ces gosses....

 

 

 

 

sont bien ces gosses

                                                (Notre dame des landes - janv.2013 - AFP)

 

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... Ouf, enfin dehors ! Soirée épouvantable, mais elle m'avait semblé très à l'aise.

En conduisant :

-  Comment tu peux te plaire avec ces cons ?

-  Je sais aussi être stupide : C'est mon élégance et je passe inaperçue...

(Mars 1997)

 

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... flippé la semaine dernière

Pontage ou pas ? 

C'était un choix difficile à faire !

J'en reparlerais...

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 16:00

 Aurélie Pouembout NB 1983

 

Dans le post précédent, j'évoquais la dette post-mortem du père Leyraud en contrepartie de la castration de 21 chevaux adultes...

En vrai, je n'ai jamais regretté mon peu d'opiniâtreté à recouvrir mon dû : Son fric, qu'il se le garde...

Pourquoi ?

1) A chaque occasion, je ne manquais pas de rappeler à ce vieux messieurs (très) riche qu'il restait mon débiteur ! Héhé...

2)  Je n'ai jamais été procédurier et, faute de secrétariat, pas envie de donner suite : Mon agenda était à bloc et je faisais 230 km/j et 5jours par semaine ...Bref, j'ai "lâché prise" avec, en prime, la tranquillité de l'esprit (Note 1991)

3) Si je n'avais pas fait le boulot moi-même, c'eut été celui des "hongreurs" qui sévissaient encore en brousse. Et à maintes reprises, pour avoir observé ces cow-boys empiriques, leur bestialité gratifiante et la souffrance vive qui  faisaient spectacle (les accidents n'étaient pas rares et il m'est arrivé de passer derrière eux) j'ai donc opté pour l'humanisme le plus basique. Ce boulot, je l'eus même exécuté gratuitement à ma façon : Calmement, en toute sécurité, sans douleurs inutiles, sans suites fâcheuses... mais pour  100 franc symbolique !

 

*En photo, ma fille en 1983 à Pouembout... Aujourd'hui, 34 ans au Canada ! 

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Au début du mois d'août, le globe terrestre traverse un essaim de poussières sidérales : les perséides*. On parle alors de nuit des étoiles filantes (visibles dans la constellation du Lion) Chaque année au mois de Décembre, je traverse mes perséides à moi : La chaleur, les fêtes carillonnées, les mouches, les anniversaires et la vulgarité !

 

 Noël, c'est d'abord l'initiation précoce des enfants au mensonge, au chantage et à la corruption neo-libérale & consommatoire ! Noël, c'est aussi les "réunions de famille ", l'occasion de régler ses comptes, ou dans la religion chrétienne, le théâtre des non-dits... Pas pour rien que tous les polars classiques - que j'ai lu - se situent à Noël (A. Christie, Higgins Clark, C. Blyth, T. Capote...)

 

Noël à la radio 2012, c'est les déboires du RUMP, l'élection de miss et des dindes fermières de Loué (authentiques, les dindes !) sur  fond d'émotion low cost, de trivialité convulsive et de tiroirs-caisses. Passons...

 

Noël, c'est aussi l'intrusion du mailing dans la BP - lieu public de 3500 cm3 que je loue à l'année plus cher qu'un F2. C'est l'ingérence des spam à l'écran, l'intrusion occulte du marketing dans ma sphère personnelle. (A unscriber sans supprimer les sérieux.)

En ville,  on ne peut éviter la liesse populaire, les rituels grégaires, les pétards et les accidents de voitures...

Dans mon carnet d'adresses, c'est les migrations collectives et les convulsions hivernales. Et le sentiment de déréliction qui va avec. Difficile d'y échapper ! Mais ne vaut-il pas il mieux évoquer les Noël du passé que la guerre d'Algérie ?...

 

(Propos de vieux con ?? Pas vraiment. Tous les ans c'est pareil depuis 40 ans...)

 

 

Plus personnellement, je suis né Centaure (moitié homme, moitié cheval, entre Capricorne et Ophiuchus) = Sagittaire signe de feu toute l'année, sauf en décembre où je deviens combustible : Anniversaires personnels ou familiaux avec Henri IV, deux tantes, ma mère, 2 de mes ex-, mon conseiller fiscal... et mon cheval préféré !

Chaque année quand j'étais gosse, je rêvais d'embarquer sur le traineau du Père Noël vers un feu de bûches non comestibles et sans conservateurs. Plus tard en décembre, je suis toujours aussi partagé entre fatalisme ironique et réprobation anxieuse. Aujourd'hui, une forme de solitude au solstice d'hiver est un luxe.

 

Quand j'étais étudiant, je faisais des remplacements ou m'inscrivais en service de garde - avec des moments mémorables. Ou bien je m'engageais dans n'importe quel service un peu marginal comme enregistrer des textes ou lire des contes...

 

 

Décembre 1994 - ... Je me suis proposé comme volontaire auprès d'une association anti-alcool au volant = Sur appel, ramener les gens imbibés chez eux [...]

  

Vers 1h de cette nuit de Noël 1994, j'allumais mon diesel pour aller récupérer un couple en rade vers Magenta. La traversée d'Undemia n'est pas éclairée, et je faisais gaffe aux gens qui s'étiraient au bord de la route, de retour de la messe de minuit. Soudain, dans les phares d'une voiture en sens inverse, j'entrevois un type couché en travers de la chaussée. Coup de volant je l'évite en passant à côté de sa tête. Que croyez-vous qu'il arriva ? Les marcheurs au bord de la route ont-ils dégagé ce jeune homme ivre ? Pas du tout. Le lendemain j'entendis à la radio que le type avait été tué par le véhicule qui m'a suivit...

 

  4887682-Buddhist Statues Koyasan

 

 

 

 

 

 

Les six Jizô. (Un très ancien conte bouddhique)

 

... Matsuda est un homme très pieux et très myope.

  

Il adore Amida, le Bouddha céleste. Il éprouve une respectueuse admiration pour la déesse Kwannon, très belle et très bonne. Mais c'est Jizô que Matsuda vénère le plus. Jizô est l'ami des enfants. Il les console quand ils percent leurs dents, il les berce lorsqu'ils pleurent et que le parents sont absents. Il est le compagnon de jeux des enfants morts.

jizo 1Voulant honorer Jizô, Matsuda en commande six exemplaires en pierre au marchand de statues Takezawa. Celui-ci lui promet de faire diligence et de surveiller lui-même la taille des sculptures. Elles seront livrées dans deux mois.

Lorsque le jour arrive, Matsuda se rend chez Takezawa et demande à voir les statues avant de les faires installer chez lui. Malheureusement, un retard de livraison imprévu fait que le marchand ne possède pas encore les objets. Ce dernier hésite à confier la vérité à Matsuda. Il demande à un ami et deux aides de son magasin de jouer le rôle des statues. Il les maquille, leur met des vêtements adéquats et leur demande de rester parfaitement immobiles le temps de la visite.

Il fait entrer le commanditaire dans une première pièce et lui présente trois des statues. Puis, il conduit Matsuda vers une seconde pièce. Pendant ce temps, les trois compères se déplacent dans l'autre salle. La myopie dont souffre Matsuda fait que ce dernier ne voit pas le subterfuge. Néanmoins il demande à juger de l'effet produit par les six Jizô réunis. Très ennuyé, le marchand explique qu'il n'a pas d'endroit assez vaste pour présenter les six statues ensemble mais qu'il se fera un plaisir de lui faire revisiter la première salle. A ces mots, les faux Jizô se dépêchent pour rejoindre le lieu de la première exposition.

Matsuda, entendant du bruit derrière lui, se retourne et voit les trois Jizô courir vers l'autre pièce. Il revient sur ses pas pour se trouver face à l'un d'entre eux. Ce n'est plus une statue mais un Jizô bien réel. Matsuda comprend alors la supercherie du marchand qui a abusé de sa myopie et de sa piété. Il est prêt à rentrer en colère mais pardonne tout de même à Takezawa car il se souvient de la parole de Bouddha: « Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle? ».

 

 

 

  KnittedHatOnJizoHg

.

 

 

 

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:30

 

 

 

C'est quasiment une routine !

A table...Une ou deux fois par mois, je fais durcir une demi-douzaine d'œufs dans le wok encore chaud sur les braises finissantes. Et je les oublie jusqu'au lendemain... Sauf qu'un matin, il en manquait un ! N'en avais-je mis que cinq, ou mangé un dans la nuit ou ... L'ahurissant, c'est que la fois suivante, un autre œuf dur avait disparu, et encore un autre plus tard. Pourtant... Suis-je à ce point distrait ? Début d'azzeimher ? Un vol de rats ? Alentour, aucunes traces, pas une coquille en miettes.

Et l'énigme a duré trois mois.

 

Jusqu'à ce matin alors que j'étais assis dehors, immobile depuis une demi-heure. Le soleil se lève.  Soudain, quelque chose bouge en haut du chemin et les chats, poils à pic, rappliquent autour de moi. Du coin de l'œil j'entrevois un gros chien flegmatique qui se dirige derrière la maison. Il réapparait quelques instants plus tard. La grosse bête tient quelque chose dans sa gueule. Il marche tranquille et la tête haute, tel le maffieux UMP arborant fièrement sa nouvelle légion d'honneur. Oh mais j'te connais, toi ! Tu niches de l'autre côté du vallon, à 1 km... Alors je me signale et je me lève lentement. Le chien s'arrête, me voit et dépose délicatement un œuf intact sur le gazon. Il me regarde m'approcher. C'est un labrador retriever que j'interpelle doucement : Rends-moi ça, apportes Pépère ! Quand j'arrive à 3 m de lui, son regard change, le message est clair : je baisse les yeux et recule d'un pas. Alors il reprend l'œuf avec précaution et redescend la côte sans se presser...

 Allons bon ! Je suis encore tombé sur un chien d'extrême-droite canal Copé, qui aurait raté son vermifuge... Comme son propriétaire ?

 

(Mont Mù 26 nov. 2012)

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 08:40

 

   chat-colere

  

link

http://www.lepoint.fr/sante/etats-unis-le-geant-monsanto-devant-la-cour-supreme-06-10-2012-1514105_40.php

Evidemment, vous ne lirez pas ça

Pass'que vous vous en foutez

Pass'que les OGM vont sauver la planète (un argument Monsanto)

Pass'que vous penser que le maïs pousse dans des arbres, comme les cerises...

Pass'que vous n'y pigez rien, alors vous croyez à tout... comme pour voter !

 

Alors je l'ai lu ça pour vous :

 

Dans ce procès, la firme Monsanto tente de faire endosser à l'agriculteur (à l'éleveur, au consommateur) les terribles conséquences des produits modifiés & de la malhonnêteté lucrative de la firme, à savoir la contamination de la botanique normale par ses produits manipulés !

 

Car de ce procès (infâme) peut résulter une "jurisprudence" :

Supposez qu'après avoir consommé du maïs OGM (ou du soja), vous allez chier dans la nature. Si d'autres cyperales*  - devenues résistantes - se développent à cet endroit, vous pouvez aussi être condamné pour détournement de brevet. Héhé...

 

Les OGM, sauveur de l'Humanité ?...

Entre 2007 et 2012, les chinois ont racheté 200 MILLIONS d'hectares en Afrique. D'ores et déjà, 20% sont semés en OGM... pour faire des agrocarburants !

Sce :

 

http://chine.aujourdhuilemonde.com/la-chine-souhaite-envoyer-plus-de-paysans-en-afrique

 

http://chine.aujourdhuilemonde.com/la-chine-inquiete-de-plus-en-plus-travers-le-monde

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Pensées urbaines & minuscules :

"Personne n'a le droit de jeter une canette dans le caniveau; mais on a droit d'y garer toutes ces bagnoles autrement plus moches qu'une canette de bière..." (Mars 2002)

 

Ou encore :

"Sur les places, aux carrefours, chacun cherche un itinéraire ou une place de parking. Plus personne ne regarde les statues de gens célèbres.. Les gens célèbres sont devenus les clochards artistiques des villes..."

 (Septembre 2008)

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            Ds les arbres 8 

" Ecoutes pousser l'herbe... Personne n'est plus fort qu'un brin d'herbe" disait Marie, avant de succomber elle-même. Moi, je n'entendais rien, à cause de l'acouphène !

... Mais je reste sensible à ce qui est vivant, à ce qui souffre, à ce qui est moribond : Je perçois la puissance de la forêt qui pousse et le malaise d'un village en déserrance... Ainsi, quand je traverse la "Forêt noyée" en kayak, au lieu d'une originalité touristique, je perçois la mort lente et le silence d'un holocauste...

 

Heureusement, un peu plus loin, on arrive dans la plus grande & ultime concentration mondiale de cagous...

 

 

Cagou.jpg

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 08:00

 

                              Attention : Ca n'se fume pas !

Avis aux petits cons qui, samedi matin, ont dérobé le petit carton ficelé dans la benne de mon pick-up sur le parking de La belle vie. N'en utilisez pas le contenu à l'état pur : Il faut le diluer ou le mélanger avec un substrat sous peine de mort...

 (Le mélange de fougère haché et de crottin de cheval séché-émietté* peut être fatal à n'importe quel bonzaï un peu faiblard...)

 

*A côté de l'afghane, de la marocaine (fumette), on appelle ça de la "calédonienne" (fumure) 

 

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Après chaque geste personnel et réfléchi, on change de passé.

Après chaque livre qu'on lit, on change de passé.

Après chaque amour, on change de passé.

(Note 1971)


Il ya 50 ans, j'avais imaginé que les moments du passé étaient capables de restituer leurs énergies et leurs joies, qu'ils répèteraient leur pouvoir quand je les relirais. Et donc une fois replacé sur leur orbite, je retrouverai [...] ce qui m'avait ému. D'où l'idée d'en prendre note pour en sublimer l'oubli. (On change de passé, mais pas de "jadis"...)

 

... Le dimanche, c'est la frénésie des pare-battages + les chiens morts sur la route + SOS Autoplat... (Note 1988)

 

... Les chats sont les seuls animaux dont la sauvagerie naturelle se conjugue à la civilité domestique pour finalement incarner les attibuts des dieux antiques. Leur point faible ? Ils aiment trop les caresses... Jusqu'où persistent les fauves dans les hommes ? (Note 1978)

 

... Le boxer (ou ses croisements) est un chien d'un naturel sympa et bordélique. Pourquoi leur donner un look agressif, voire terrorisant ? Avec la mode des "pitt-bull" on m'a quelquefois sollicité pour "couper les oreilles" de ces animaux plutôt joueurs et toujours de bon poil (on dit "essoriller") Mon refus systématique privait le maître d'un complément indispensable à sa panoplie de vrai faux-dur... Cet après-midi, je me suis exonéré de ce sale boulot en m'émerveillant sur les jantes larges et de la sono à 3000 w qui faisait déjà trembler le parking dehors...

A un faux méchant, ma réponse de faux-cul ! (Note 1997)

  

  Aujourd'hui, en état d'exception devenu mondial, je perds pied. Je ne traverse plus de ces moments d'enthousiasme erratiques. Après 2 ans et demi de blog, je ne suis qu'aux 2/3 de mes notes retranscrites. Et jour après jour, mon passé vire peu à peu au jadis figé...

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Lu sur un blog :

… certains restoroutes appliquent des directives d’origine opaque interdisant de vendre du vin à ceux qui ne prennent ni viande ni poisson. Une théorie fumeuse prétend que les végétariens tiennent moins à l’alcool […] En fait, une forme de guerre froide contre le végétarisme.

Heureusement, il reste une zone franche où la cuisine collective offre encore un espace de liberté aux végétariens : les avions. Hélas, on ne peut pas vivre constamment dans des avions !

 

Comme quoi le marketing "force de vente "ressemble de plus en plus à l'intégrisme wahhabite...

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(Suite des histoires minuscules)

...et donc, ce matin-là, j'appris que le loqueteux qui se coltinait les grosses billes de bois chez moi, jouait aussi du piano en mélomane. Faut rappeler qu'à la première apparence, je lui aurais volontiers donné un tee-shirt - ou soigné son chien à l'oeil; mais je ne l'eus  assurément pas pris en stop par une nuit sans lune. Après avoir soigneuseusement  rangé mousquetons, cordages et tronçonneuses, on a un peu parlé pendant qu'il se roulait une cigarette. Et, intrigué, je commençais à dresser l'oreille. J'ai vite compris que le coup des Variations Golberg par Glenn Gould n'était qu'un détail*... A mi-mot, il pratiquait ou se passionnait aussi pour tout un tas de trucs  (céramique fine, Rimbauld, les oiseaux...)

 

Soudain, sans m'adresser un regard :

- C'est pas mal ici. Vous... vous faites de la méditation ?

- Quoi ? … Comment tu sais ça ?

Etonnement légitime puisque je n'affiche pas mes hobbies sur mon front ni à la vitre arrière de ma voiture ! Et autour de nous, rien n'y paraissait car j'y veille. M'exhiber au Vatican comme du poulet halal  à Carrefour (tel notre député) n'est pas mon truc; j'ai déjà donné autrefois dans la déréliction du signe de croix ! Du coup, je  me sens gêné comme si je m'apercevais soudain que ma braguette était ouverte. Et donc je regarde le gars un peu mieux. Est-ce qu'on se connaissait déjà ?  Mais d'où ? Nous n'avons jamais voyagé ensemble sur les croisières Costa... Alors ? P'têt au temple viet ou dans quelques coins paumés de l'arrière-Chaîne ?... 

  Je suis né du baby-boom ("génération stilbène" pour les filles) Ma préhistoire, c'est celle de tout le monde : Apprendre à marcher, à lire, à nager, à sauter en parachute, à faire des nœuds (et à les défaire)... Ensuite, j'ai divergé : Quand les autres sont allés au lycée puis devenus intelligents, moi je suis allé à la messe et suis rester observateur de l'homme et de l'animal; ce qui m'a conduit à devenir vétérinaire au sens large, (et je me suis senti toute ma vie en mission charismatique... Passons.) 

... Dans les années 80, au moment où mon activité se banalisait dans la routine, la méditation fut le prolongement logique d'une curiosité à bout de souffle. Méditer, c'est se retrouver en tête à tête, et s'observer en vétérinaire (1988) pour comprendre le fonctionnement du mental, instant après instant, comme pour ausculter un cheval. Faire un break immobile au milieu du film d'action, ça ouvre (parfois) un domaine d'investigations inépuisables connus des traditions millénaires (et que confirme aujourd'hui l'imagerie médicale.) Avant d'être une mode new-age, une messe ésotérique ou une thérapie douce, méditer est d'abord une technique. Ca ne contient pas plus d'ayurvédique ni de religieux qu'il n'y a  de générosité à Wall Street... La méditation est avant tout un outil fragile et délicat dont il faut apprendre à se servir (sans rien en attendre = la vraie difficulté.) Les cérémonials divers ne sont que mise en condition mentale, comme... le passage à la cafett' est le rituel qui précède une coucherie off, ou l'avis de licenciement selon la culture de l'entreprise... 

La spiritualité authentique (et sans dogmes) y est donnée par surcroît... 

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 Pour éviter la Ritaline, le Prozac ou Servier, on peut s'éduquer vers 4 ans (Mettre le son) 

 

 

Après une trentaine d'années à percevoir des fourmis dans les jambes, à douter de mes spectres et à flirter avec l'inconscient, je ne suis pas plus doué en méditation qu'aux barres asymétriques, ou dans l'inspection des viandes ! Cependant, ces moments d'observation intime m'ont fait traverser bien des turbulences ou orienté dans des choix complexes – dont des diagnostiques professionnels. Plus récemment, c'est au cours de cette procrastination silencieuse que j'ai entrevu l'imminence d'un ennui médical grave que rien ne laissait présager**. Ce qui m'a peut-être & provisoirement sauvé la vie (Rien qu'ça !)

 

-  ... Alors, comment tu l'sais ?  J'insiste. Il m'indique la petite statue là-bas, sous la galerie :

-  ... C'est de la fonderie artisanale. Elle est posée près d'un coussin posé par terre à 2 m du mur...

 

C'est malin ! Quand les gars m'ont surpris ce matin (pour étêter les pins colonnaires trop dangereux), je me suis tout de suite inquiété de leur sécurité à 30 m de haut. Et j'ai oublié... Comme quoi, je ne suis pas encore  parfaitement maître de mes pulsions ! Euh... Faut qu'j'y retourne ! 

 

*Les variations Golberg (une pièce pour clavecin de JS Bach) se retrouve dans Le silence des agneaux... (Note 1993)

** C'est la raison pour laquelle j'en parle ici...
 
Coupe des colonnaires                                                 (Ce gars est à 30 m au-dessus... de ma cuisine !)
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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 08:00

Il pleut.

Au feutre, sur un grand carton adossé à un fût :

"Aujourd'hui, grande kermesse de l'école maternelle"

Pas une seule voiture sur le parking...

Chez eux devant la télé, les gosses grignotent des Sao

(avec du Nutella  ?)

 

Je passais par là à cheval.

Là, il y avait une porte en fil que Mutin négociait à l'aise.

Pas besoin de mettre pied à terre...

Aujourd'hui, c'est un lotissement triste.

La forêt sèche a disparu...

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  "On arrête tout et on réfléchit.

On nous dit:" Le bonheur c'est le progrès, faites un pas en avant."

On a fait un pas en avant, et c'est le progrès...

Mais ce n'est jamais le bonheur.

 

Alors si on faisait un pas de côté ?

Si on essayait autre chose.

Si on faisait un pas de côté, on verrait ce qu'on ne voit jamais. "

(Dans un film, il y a 3 ans...(?)

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chat au coin du feu 2Dans mon poêle à bois, la pub électorale 2012 enflamme des meubles termités. Ma grand'mère disait :"Gardes ça dans un coin, ça peut encore servir..." Quand le bois est mouillé, j'y mets aussi quelques vieilles lettres d’amour :

« …de longs jours, de longues heures

tes cheveux sur tes bras, et tes bras pleins de fleurs…

Comment donc avaient-ils bien pu se réunir ? »  (Mars 1963)

C'était du temps où j'écrivais comme si ensuite j'allais mourir !*

Ces pages jaunies, qui m'avaient échauffé le cœur, m’ont encore réchauffé les pieds ! Avec l'âge, on élude les émois intimes. Avec l’hiver, on se tasse. Je me perçois plus vulnérable, plus petit; alors j'ai fais un ourlet à mon pantalon et plus de temps à perdre. L’Attention remplace l’enthousiasme. La perception s'affine et la conscience s'élargit. On ne goûte plus la vie à la cuillère à café. On vise à la totalité, à la synthèse, à l’universalité. Passons...

 

*donc jamais envoyées. Et je les ai encore...

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Vite, publier ! Donner des nouvelles avant que la connexion ne se coupe... Grrrrr ! 

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:00
Pas difficile, le japonais. Exemple :
Sekuhara = harcèlement sexuel (ang : Sexual harassment)
Aroubaito = Travail temporaire (all. : Arbeit)
Sabotteru = Sécher les cours (fr : Saboter)
Pokemon = Sarkosi (ang : Pocket monster)


Et le saké, c'est comment ?
C'est comme un médicament, mais qui ne serait pas encore bien au point...

Au Japon, deux amoureux ne se disent pas : Je t'aime !
Littéralement, ils disent : "Y'a de l'amour " comme on dit Il pleut ou il fait chaud...

Un objet nous échappe ou le feu passe au rouge !
En France, on dit Ah merde !...
En Cal'donie, on dit "L'enc..."
Au Japon, on dit : "Tiens !" (ala-ala !) "C'est dommage" (zannen !) ou "Quel imbécile je fais !"(baka ne !)


- Et ta soeur ???...
Voilà une répartie impossible à traduire !
Car en japonais, il y a 14 mots pour désigner "ta soeur", selon qu'elle est l'ainée ou la cadette ou d'un autre mariage ou que tu es toi-même un frère ainé ou une autre soeur, etc...
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En 1972 (40 ans) cette photo de Kim Phuc a fait le tour du monde.
Cette gamine de 9 ans, brûlée au napalm en pleine guerre du Viet-Nam, qui court nue et terrorisée sur une route. Grièvement brulée dans le dos et à un bras, elle sera sauvée in extremis de la mort.
Dix-sept ans plus tard, en Août 1989, dans le Los angeles times, elle annonce que ssi elle rencontrait les pilotes qui ont largués ces bombes, elle leur dirait que c'est du passé et leur demanderait ce qu'ils peuvent faire pour ai der à une réconciliation.
Kim Phuc
L'occasion se présente quelques années plustard, le 11 novembre 1996. Devant le memorial des vétérans du Viet-Nam, 3000 personnes sont rassemblées pour une cérémonie à la mémoire des anciens combattants. Kim Phuc réitère sont message. Dans l'assistance, un homme est bouleversé. Il écrit sur un morceau de papier : "Kim, je suis cet homme"
 
Au moment de monter dans la voiture qui ramène Kim Phuc à son hotel, son accompagnateur l'informe que l'ancien pilote setrouve juste derrière elle. Kim Phuc se retourne et le prend dans ses bras. John Plummer* lui demande : "Pardonnez-moi. Je vous en supplie." Elle répond : "Mais oui, c'est fini. Je vous pardonne."
Vingt cinq ans après la fin de la guerre du Viet Nam, des vétérans sonnaient encore à la porte de Nick Ut, en Californie :"Nous voulons vous remercier d'avoir pris cette photo; elle a mit fin à la guerre"...
[Extrait de "La bonté humaine". J. Lecomte.]
 
*Des recoupements ont montré que John Plummer n'y était pour rien. Ce bombardement fut une erreur de pilotes sud-vietnamiens... (Une erreur, comme dans beaucoup de faits glorieux de la guerre !)
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Aux JO de Londres 2012 (la semaine prochaine)
Mc Donald s'est assuré du monopole exclusif de la vente... des frites !
Tout vendeur à la sauvette de "fish 'nd chips" sera poursuivit en justice. De même que l'emploi du mot et d'image de frites autres que celles que propose Mc Do !
... comme les OGM Monsanto, les semences Limagrain, certains logiciels Microsoft,...
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 22:00

 ... le soir venu, je monte sur la butte. Allumer un petit feu entre 4 pierres = chaleur, couleur, cuisson, attention (ou auto-hypnose...) J'aime la nuit (bof ! question de mélatonine) J'y écoute des veilleurs d'étoiles ou des lanceurs d'alerte à l'autre bout du monde (Fat cat, TNK, MC,...)

Ceci n'est pas sans rapport avec ce qui va suivre :

 

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Ici, la promesse électorale : "Installer un couvre-feu pour les gosses ! ".. Stupeur, mais un argument qui va faire mouche. Par besoin de convoquer Ilitch ou Elull. C'est un symptôme patent d'impuissance politique et, de faillite de "civilisation"...

 

En consultant des mails, MC *m'écrivait :

... Moi, je pense "inquiétude"

Je pense aux gamins dans les salles de classe

qui jouent avec leur compas,

creusant dans le bois les traces de leur ennui.

Ils ne sont pas inquiets, les gosses,

Ils ont assimilés la peur, l'ont intégrée à leurs jeux,

Ils bougent sur leur sièges, comme si,

dans leur corps croissait aussi l'incertitude

d'être nés. [...]

(Note 2002)

 

... Qui prépare les enfants à ce temps nucléaire ?...

(Juillet 2011 – A propos de Fukushima & d'Utoya en Norvège)

 

Et puis, cette nuit : 

 

 banniere cerf

 

On s'était rencontré au sujet du Prince Vert –Voir article antérieur.

Cette nuit, j'étais triste 2.0.

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En réponse à SW (Swansea)

 

Qu'est-ce que j'avais bien pu faire ?

Voià :

Pendant la campagne électorale,

je lui avais écrit ceci (extrait) :

 

 "Si un homme politique venait frapper à ma porte,

je lui donnerai  à boire. Je veux dire : je le soûlerai,

afin qu'il oublie provisoirement

ses  mains sales, ses trahisons,

et aussi le nom de tous les chiens

qu'il a nourri avec des croquettes industrielles

pendant 35 ans..."

 

(T'as bien lu... Que du banal, du connu et rien d'autre.) 

 

Je le connaissais comme éleveur de cochons

et peut-être fut-il conseiller municipal normal.

J'ignorais qu'il était aussi néo-catho-intégriste,

qu'il avait une maîtresse,* une écurie de course

( 3 chevaux sous un autre nom)

 et qu'il militait dur pour le parti majoritaire... que t'imagines.

A-t-il pris mes propos comme une affaire personnelle ? 

 

Depuis, qu'est-ce que je prends dans  la  gu...l'écran !

Mais eut-il été Dieu, j'aurais écrit pareil.

En plus ciblé ! Evidemment...

 

Commodité  d'être  à la retraite ?

J'ai alors rédigé la confession (courtoise) et documentée que t'as lue.

Pourtant, après réflexions, je ne la lui enverrai pas :

Par mail, on ne convainct personne... bla bla.

Mais par mail,  qu'est-ce qu' on peut se faire engueuler !

(Rires)

 

*La maîtresse,  un ragot ? J'ai pas vérifié.

Mais le reste l'est (vérifié)

----------------------------- 

  

Avec le XXIeS,

je pensais que nous avions quitté le temps des certitudes

et que personne ne devrait se prétendre être maître.

 

En 2007, ds mes notes :

Je porte en moi une colère,

quelque chose bat dont je ne sais que faire,

une colère que j'ai tourné contre le vent,

contre l'érosion, contre la désagrégation. Bof...

 

Puis en 2009 : 

Apaise-toi. Pas d'issue à la colère.

La violence n'est plus un recours...

(Octobre 2009)

  

Bref, il nous restait, disons,  la prière, le Nutella et le foot-ball pendant que certains oeuvraient à inscrire sournoisement la Chrétienté dans la Constitution de l'Europe - Qu'ils se dénoncent car ils sont les assassins des gosses d'Utoya. Passons...

 

Et puis il y a ces frissons visibles - Occupy, indignés, le printemps d'érable, Sarko & Co viré,...- et quantités d'initatives puissantes ou fugaces, toutes singulières dans tous les domaines.  Les canaux "officiels", chargés de l'écume des choses, sont en perte de vitesse. A peine les médias témoignent-ils d'une autre vision, que le monde bouge dans une autre direction que Wall Street. Bien sûr, ces mouvements seront récupérés (comme la notion d'Indépendance en Calédonie) J'aimerai quand même en vivre la suite... 

 

"Quand on entend l'arbre qui tombe,

  on ne perçoit pas la forêt qui pousse..."

(F. Cheng)

 

 

---------------------------------

 Bon ! Et maintenant, les Cuphéas (Fausse bruyère)

que j'avais planté pour les abeilles...

Ils n'ont pas aimés la soudaine t° à 13° 

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 22:00

 

Déchéance et chute des corps ?

Ô arme absolue,

mon rateau à feuilles...

(7, 5, 5, Héhé)

 

  

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  On vit tous dans un espace à 3 dimensions (+ le temps) Dans mes notes, ces grandeurs interfèrent sournoisement les unes avec les autres. Un calcul rénal oblitère mon travail, et les émois amoureux m'écornent l'éthique. Ces interactions pourraient se calculer selon les "fractales" mathématiques de Mandelbro t.(1996)

Aujourd'hui, je considère mon passé par décennies; je vis comme je peux, au jour le jour, et j'espère mon futur à l'année (sauf quand je conduis sur la RT1 entre 15h et 17h !)

 

J'ai perdu la dimension professionnelle il y a 12 ans (pour n'y renoncer qu'il y a 13 mois...)

Le moment est venu de réaménager doucement la surface qui me reste, D'un équilibre à un autre retrouvé, on appelle ça "marcher"... jusqu'au dernier  tome de ma "légende personnelle".

T'écrire participe de ce rajustement...

 

En abscisse, j'entretiens le nécessaire normal (qui est devenu le suffisant)

Ranger, se nourrir, réparer, planter, nettoyer... Mais je m'efforce autant que possible d'y joindre un supplément de verticalité : Y mettre du cerveau,  (au lieu de "faire en chiant") Ce qui donne valeur et efficacité à une activité, c'est l'attention avec laquelle on l'exécute. (Certains parlent de Conscience) Ca change tout : Réparer pour comprendre, faire durer pour résister, convertir pour imaginer, manger pour vivre (slowfood), planter pour matérialiser le temps qui passe ( 6 mois ou 50 ans) ranger pour faire du vide, donner pour le plaisir, débarrasser pour agrandir (y compris dans l'ordinateur) bla bla...

 

En bref, simplifier pour militer. Et aussi pour se protéger. Notre époque est à l'auto-protection et à la résistance  de l'humanisme contre l'ignorance, de la tolérance contre le moche, de la compassion contre le vulgaire, du travail bien fait pour soi contre le travail rentable pour d'autres,...(*J'y reviendrai) Que dire contre la méchanceté ? Redevenir un vétérinaire prudent... Evidemment, contre la sottise lourde et bien identifiée... pas grand'chose à faire !

 

Simplifier donne du sens, pour éviter la surcharge et voyager léger. (Acte juste)  

 

 Méfies-toi des Fronts. De libération, populaires, de gauche, national... Tôt ou tard, sur les fronts poussent les bosses et les cornes... (Note 1983 - J'ai ajouté "de gauche" en 2012)

 

L'horizontale me fait rencontrer des personnes et quelques personnages que j'écoute. (S')informer, (se) consoler, soulager le mieux possible. Mais aussi en éviter d'autres individus, les vraies taches, pour ne pas médire, ragoter ou polémiquer vainement (Sur un blog, on s'informe, on se marre, mais on n'a jamais convaincu ni converti personne ! Tout juste obtenir un rencart...

 

Près du buffet, une jolie femme discrète attire les regards. D'enfer !

J'engage une banalité et je reçois gentiment sa trivialité en pleine gueule. Zut ! Un fantôme de charme [...] L'habit ne fait pas la nonne ! Autant ne pas tenter de la mettre à poil pour vérifier.[...] Plus tard, je m'occuperais de son cheval (Mars 1995)

 

Prendre le temps. Tous les mégolâtres (ou les fondues de chocolat) savent qu'il est plus aisé de changer de boulot que d'abandonner des addictions. Chasser une routine la fait désespérement revenir, comme les kilos d'un régime trop sec. Remplacer un conditionnement par un autre est impossible, mais le modifier doucement est accessible. Donc agir légèrement.

 

Evidemment, j'oublie, je me trompe, je me piège, je fais des erreurs... alors je me répète (Héhé...) Le durable aime ce qui se construit lentement... (M. Serres-Le contrat naturel )

 

 

... A la limite du village, je pose mon sac à l'ombre et j'attends L***. Sans doute a-t-elle rencontré des cousins. Ou négocie-t-elle le passage du col à 5000 avec quelques dieux du coin [...] Là-bas, des gosses construisent une cabane. L'un pose une planche, un autre gosse l'enlève, en essaie une plus grande. Ils délibèrent, hésitent, recommence avec soins. Les construction des gosses se font par tâtonnements. Ils ont le temps, et de l'imagination. Leur plaisir s'émousse dès  que la cabane est finie. Leur but atteint, l'intérêt a disparu, ils en construiront une autre [...] Il y a encore un mois, je m'inquiétais toute la journée des gîtes à atteindre avant la nuit. Puis des suivants...  Aujourd'hui, je  ne sais même pas où on est. Je regardes les paysages qui se succèdent et je fais gaffe à mes pieds...

(Pokkara -1992)

 

  

J'essaye de me conserver "en forme" (De quoi ? De bonsaï = petit espace + terreau + petits soins) : Perdre du poids, poncer les pieds et le cerveau crevassés par la piste, m'ajuster à l'effort conscient... Doucement, doucement... (Doucement ne signifie pas "lentement", me précise Katchou, la demi-gouttière endormie en haut de l'écran mais qui ne rate pas une ligne de ce que j'écris...)

 

mon poele d'hiverLa trajectoire de chacun est circulaire, répétitive : Le café-cigarette du matin, le coup passable du samedi soir, la messe du dimanche, voter Sarkosi tous les 5 ans... A chacun ses habitudes, ses rituels automatiques et programmés. (Dès qu'on les bouscule (vacances) = anxiété contenue qui se "défoule"). J'ai ma propre liturgie que je cultive depuis longtemps.

Habitant seul, je me suis élaboré quantité de moyens habiles, autant de rappels, de jalons : Les mêmes gestes, les mêmes musiques,  la même bouffe, des pauses immobiles... Ne pas confondre "recommencer" et "répéter". Il en résulte un comportement insolite pour qui n'est pas averti. D'où une solitude calculée qui est un avantage certain : N'imposer à personne une diète de 3 jours, ne pas redouter leurs avis (Lâcheté) Rien de chamanique, de new-age ou d'ésotérique. Que du (physio)logique, même si parfois, je fais disparaître quelques petits nuages dans le ciel ou apparaître des visages dans une pierre (Chuut !...)  

Quand, à l'aube nouvelle, une hanche me trahit (douloureusement), qui accepterait de voir un mec à poil et à quatre pattes  en route vers le bassin à poissons... pour s'immerger avec eux ?

Parfois mon "campement" (et ma voiture) est en vrai bordel. Y faire la vaisselle peut attendre une semaine... Je le sais, j'y suis à l'aise car c'est une maison habitée – pas un catalogue de Fly ! !

 

Etre seul responsable dégraisse les automatismes et évite de se maquiller du corps et de la tête. C'est une sorte d'hygiène mentale en prévision des inéluctables turbulences à venir (Impermanence) On apprend à gérer l'Emotion industrielle, cette plaie envahissante comme la pub, comme les myxovirus de l'information continue, ces corruptions douces. Nul n'y échappe sans un minimum de vigilance à acquérir ! Là, je m'améliore...

 

L'exemple du moment : Après avoir testé, adopté ou éliminé d'autres pistes, je progresse (pour l'instant) dans deux directions :

1) Faire gaffe aux suppositions hasardeuses, aux soupçons et préjugés qui créent les envies, les trouilles ou les remords. Me méfier des enthousiasmes, des dégoûts, des colères, de ce que j'appelle les "crises de métempsychose". Elles me font grimper dans la première caravane qui passe...

2) Ne pas faire une histoire personnelle de ce qui peut survenir. En Calédonie, c'est à l'origine de bien des malentendus. Ainsi je m'offense moins de ne pas savoir ou de désobéir à ce qui, autrefois, fut une obligation, un devoir jusqu'à l'asservissement. Si je me sens moins phagocyté par le sociétal du moment, je reste ouvert à l'écoute, à la compassion, à l'empathie. Là où j'habite (sans aucune clotûre), je suis le seul à plaisanter avec des gens qui s'épient derrière des barbelés depuis 2 générations. Passons...

 

Se voir sans être vu, ça calme, ça libère (Pensée juste)  Au force de m'observer, j'ai parfois le sentiment d'être à deux dans la même peau. (Border-schizo ? Pas si facile...)

 

Quant à la Parole juste - celle par laquelle le monde devrait être moins stupide et plus beau – c'est encore au-dessus de mes forces... Je me contente de lire les paroles des autres. Près du lit ou sur une table, j'ai simultanément 3 sortes de lectures. Des bouquins faciles (récits, polars, poèmes...)  des mots croisés force 2 à 7, mais aussi quelques auteurs qui me passent au-dessus de la tête. Je les reprendrai plus tard, le moment venu, comme j'admire aujourd'hui des trucs d'improbables ou incompréhensibles il y a 10 ans. Le décryptage abstrut m'invite à la patience ou à  l'étonnement. Ca équilibre l'insignifiance et console de la médiocrité en forme de commentaire sportif...

 

La  2eme dimension de mon existence était mon métier. Il a (presque) disparu avec le mode de vie qui le justifiait. Depuis le néolithique, le statut des animaux (de compagnie, d'élevage, sauvage) n'a jamais été aussi précaire. (A l'instant, un projet de 1000 laitières industrielles à la chaîne, dans la Somme – Voir NOVISSEN) Dans les années 60, notre prof de zootechnique envisageait un tel aboutissement de notre profession... sous les huées  de tout l'amphi !

 

Et la 3eme dimension. (Héhé !...)

Dans les années 70, jeune diplômé "entrant dans la vie active", j'ai pressenti qu'il me manquait un truc (?) : Du sens, de la logique, du discernement ? En dehors des religions admises, j'ai une pleine étagère de quêtes historiques, d'essais personnels et d'observations rigoureuses. Car en la matière, on ne part pas de rien. Ethique, philosophie, gestalt, comportementalisme ? Peu importe les classifications... Après la consommation" la "consolation" et la reconstruction... Du taoïsme ancien [Feng Liu  (feng = vent, liu = suivre] au baba-cool californien des années 50 [Slowlife] il existe des fils rouges universels que des gourous, le marketing ou les horoscopes ne tardent pas à récupérer. Comme quoi il y a de la demande, donc une aspiration tout aussi universelle.

Ainsi, là où je me croyais seul et original il y a 40 ans, j'ai découvert qu'il y avait du monde, beaucoup de gens sont en marche dans la même direction... (Essentiellement des Verseau, Balance, Vierge et Sagittaire, mais ça, on est pas obligé d'y croire)

 

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Moi qui croyais tout comprendre des pollutions marines ! Et pourtant...
 
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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 05:00

 

 

 

 

 

  Un peu de lumière...

 

"Marcher, c'est porter sa vie, au lieu de la traîner..."

 

Tu me demandes de mes nouvelles depuis des mois ? Jour après jour, je continue mon voyage immobile. Héhé...

 

Suis en route depuis 68 ans. Avec le temps, mes pieds et ma tête se sont endurcis. Combien de fois ai-je marché à reculons, à user" mes semelles contre le vent" (F. Cabrel) embourbé délibérément dans des prises d'otages volontaires ? (J'aurais dû... ) Depuis quelques mois, je hume la brise nocturne et l'alizé qui passe dans ma tête (Ca y fait parfois un bruit de frigo !). On ne s'use pas d'une overdose d'utopie – quand on sait l'admettre...

 

 Ici ? Bof, comme ailleurs, la démographie s'urbanise et les vivants s'entassent avant de coaguler. Surgissent les comportements individuels bien connus et les nouvelles précarités - corps et mentalité - qui vont avec. Notre environnement est en danger. Une chance qu'avec les technologies récentes, le "changement" ne passe plus par la volonté de papa. Les plus jeunes de la société civile ont conscience que tout est à revoir ou à inventer – C'est par les jeunes que les changements surviennent - évolution ou révolutions- (A. Koestler) L'arrière-pensée "progrès & développement " qui m'avait boosté il y a 30 ans, est en train de faire un saut par-dessus ma génération complètement paumée (Ca se lit sur les blogs...). Mais ces mêmes techniques sont aussi de puissants moyens de conditionnement...

 

Nos représentants officiels (les mêmes depuis un demi-siècle) sont en soins palliatifs politiques [= Vite, passer du colonial de comptoir au libéral mondialisé, héhé !] Ensuite, ils disparaîtront sans payer leurs droits de succession. et c'est vous, les plus jeunes, qui...

(Passons, air connu)

  

J'ai pris de l'âge. Je marche moins vite qu'autrefois, c'est sûr. Les achatines me rattrapent sans efforts. Trop tard pour changer le monde, mais on peut accomoder sur la vision du monde, y retrouver de l'émerveillement et de l'étonnement. J'avance pieds nus, pas après pas, avec plus d'attention, avec plus de prudence. Pas tant à cause de pierres du chemin (et des calculs rénaux) que pour ne rien manquer d'un oiseau bizarre, de la brise tiède après la douche froide...

Ou du connard qui tourne à gauche sans mettre sa flèche !

 

Plus de temps à perdre contre les moulins à vent et les émois télévisés, contre les experts photoshopés et les rumeurs futiles... Est-il indispensable d'avoir une opinion sur tout ? Préserver un domaine d'intérêt et renifler l'inutile, la bêtise et le factice, comme autrefois je sniffais l'entérotoxémie dès la porte de la bergerie.. Je suis persuadé que l'avenir est plus loin, après-demain, et donc revenir le moins possible en arrière. Mais j'échoue encore régulièrement...

 

 

... Après des années de pension religieuse, j'ai su trop tard que je n'étais pas fait pour être marié [...] Qu'est-ce que je peux me faire comme mal !... (Notes 1981)

 

[Bof, d'autres ont voté Sarkosi en 2007... Seuls les politiques ne doutent pas !]

 

 

Dès qu'un gosse ôte les petites roues de son vélo, il pousse les portes du monde et se construit peu à peu une saga singulière. J'ai des souvenirs très clairs de ces moments-là.

 

 

... la neige et le vent dans les toits. Dans la pièce obscure, l'œil vert du poste de TSF et le rond de lumière près de la cheminée. Les vieux sont graves et inquiets, indifférents à mes pitreries qui leurs arrivent aux genoux...(Les années 40 – 1964)

 

Ma saga se situait dans un espace à 3 dimensions + le temps.

Il y a douze ans, j'ai perdu la dimension professionnelle. Il ne m'en reste que 2. Le moment est venu de me réapproprier doucement la surface et le temps qui me reste pour conclure le dernier tome de ma "légende personnelle" (terme emprunté à Coelho 1992)

 

C'est un boulot à plein temps, et c'est pas triste...

 

(A suivre... Y'en a 10 pages, si mon disque ne me joue pas un tour de Pfffff...)

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Présentation

  • : Sagamore, le dernier des ploucs !
  • : La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
  • Contact

Au hasard des pages...

"L'Histoire est la science du malheur des hommes... Pas de malheurs, rien à raconter" (R. Quenaud)

"Les véritables victimes de Tchernobyl ? Elles ne sont pas encore nés."

(Un nuke3.0 allemand) :

 

« Le capitalisme est la croyance stupéfiante

selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires choses

pour le plus grand bien de tout le monde »…

J.M.KEYNES

 

"- C'est quoi, une bonne mère ?

- Une femme que son mari va quitter" (F. Dolto)

 

"Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue" ( Victor Hujo)

 

"Quelle est l'utilité d'une maison installée dans un merdier* invivable ? "

(D'après DH Thoreau qui écrivait "planète"...)

 

"Il nous faut créer une démocratie conforme aux marchés."

(A. Merkel -2011)

 

 

« Si le climat était une banque,

les pays occidentaux l'auraient déjà sauvé »

Discours d'Hugo Chávez

 

 Le Mal au nom du bien,

une des plus vieilles histoires du monde...

(Ds un bouquin...)

 

"Se réclamer d'une religion dispense-t-il de toute morale ?"

(Amin Maalouf, sur Fr. Inter)

 

"Dans une crèche,
les bébés considérés comme leaders
sont les plus gentils"
(H. Montagner)

 

 

"Quand l'eau est pure,

je lave ma tête.

Quand l'eau est trouble,

je lave mes pieds"

 (Wang Shu) 

 

"Quelle est donc cette nostalgie

qui réarme partout les monstres oubliés ?

Et ce siècle tout neuf, comment le peupler

autrement que de tous nos regrets ?"

Doris Evans

 

"Sonne les cloches qui peuvent encore sonner.

Oublies ton offrande parfaite.

Il y a une fissure en toute chose.

C'est par là que pénètre la lumière."

(Dans la dernière chanson de Léonard Cohen,)

 

 

"Le roi est nu !"

cria l'enfant.

(Hans Cristian Andersen)

  

"Que faire de sa soif, dans un pays sans eau ?

De la fierté, si toutefois le peuple en est capable"

(Henri Michaux- Poteaux d'angle) 

 

"Tu ne te conformera point

à ce monde qui t'entoure."

(Commandement mnémmonite) 

 

 

"je ne sais pas quelles armes seront utilisées

pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu.

Mais la quatrième se réglera à coups de massue."

(A. Einstein)

 

 

"Tout

dépend

de tout le reste." 

(Bouddha) 

 

"A la vie, on emprunte même les os"

(Pablo Neruda)

 

"Ca n'est pas radical d'essayer de sauver les derniers 5% de nos forêts.

Ce qui est radical, c'est d'en avoir coupé 95%."

(D. Mc Gwan, à Durban)

 

Partout, dans le droit des peuples,

existe le mot "pays"

Nulle part le mot "planète"

(ds un mail)

 

Assise dans le fossé,

elle mâche un brin d'herbe 

et regarde passer mes wagons de projets.

Sa manière de vivre...

le nom le plus secret de l'amour ! 

(Marie-1996)

 

"Entre être libre, ou rester calme,

il faut choisir"

(Thucydide - Ve S av JC) 

 

T'es loin d'êt' con,

mais y'a des fois où tu t'en rapproche...

(...Un ami !)

 

"Chaque mois, l'allumette se rapproche de la mèche..."

(J.Stiglitz. le triomphe de la cupidité - 2010)

 

C'était du temps où les mots

étaient du côté des choses...

 (M. Genevoix- En parlant de la guerre 14-18)


Mon métier, c'était vétérinaire,

Du moins je préfère le croire.

J’ai perdu  les enthousiasmes et les protections de mon métier,

Accessible à tout, je suis enfin libre.

  (Note - Mars 2001, à la retraite)

 

Tous les jours...

 

 

 

 

 

 

"Nous nommons notre régime Démocratie

car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre,

mais de la majorité »

(Thucydide, II, 37)

 

"Ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

c'est que c'est toujours la Morale des autres"

(Léo Ferré) 

 

"J'aime aller au marché

pour contempler toutes ces choses

dont je peux me passer."

(Socrate par Kornfield)

 

Certains préfèrent

le parfum de la rose à l'odeur du chou,

Ils pensent que sa soupe est meilleure...

(?)

 

 "Le bonheur ?...

Il vient souvent sonner à ta porte.

Seulement  voilà, toi t'es parti en visite,

dans tes projets, tes rêves,

tes peurs, tes illusions..."

(Marie -1998)