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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 04:00

 

Et Dieu
surprenant Adam et Eve
leur dit
Continuez je vous en prie
Ne vous dérangez pas
Faites comme si je n'existais pas...

(J. Prévert)

--------------- 

 

 

 

 

... la photo (un peu déformée ci-dessous) date d'un demi-siècle.

Dans les années 1960, on ne considérait pas encore le shopping comme du développement personnel ! Dionne Warwick chantait Walk on by (Passe ton chemin) ce qui était plus distingué que le Casse-toi, pauv'con  d'un président de la République ! A l'époque, personne n'imaginait ce qui allait arriver : des gosses fichés dès 3 ans à la maternelle, les biens collectifs privatisés et des services publics bradés à quelques copains, etc... Des trucs que même un chef Kanaque 2.0 n'oserait inscrire dans le droit coutumier de Ouegoua...

 

Bref, en ce temps-là, le "progrès" n'était pas synonyme de marketing, le futile ou la corrida n'étaient pas encore entrés au patrimoine culturel du pays... On ne broyait pas encore les poussins mâles vivants pour en faire de la farine. Tous les animaux étaient soignés, qu'ils soient de compagnie, de travail ou de rente; j'avais même décidé d'en faire mon métier, et donc passer des bacs et ma jeunesse à préparer divers concours... et j'en ai pris pour 40 années plus ou moins cohérentes...

 

 Ecole toulouse 1964 

 

 

1965 - Ecuries de l'Ecole véto à Toulouse. Une 60aine de chevaux en attente de soins ou de traitements. Une cohorte d'étudiants de tous les niveaux accompagne le prof d'un box ou d'une stalle à l'autre. On est encore dans le mandarinat d'avant 68. Poser des questions, prendre des notes, se montrer,... Nous, les 2eme année, étions relégué à la périphérie du groupe des plus anciens; on était là pour assurer la contention, porter les seringues, faire la claque ou se faire engueuler...

Seuls quelques privilégiés pouvaient participer... Et un matin, de loin, j'ai entendu le prof, impératif :

- Cette bête doit bouger ! Pas de repos pour le rhumatisant. A sortir deux fois par jour. Qui s'en occupe ? J'attends...

.... Pour s'occuper d'un cheval, pas beaucoup de volontaires, même parmi les grandes gueules. Les chevaux ne suscitent pas l'enthousiasme des futurs vétérinaires : Un cheval, c'est gros, ça tape, c'est réputé dangereux ! Les propriétaires viennent rarement le voir et donc pas beaucoup de remerciements à en attendre (ni de gratifications...) Un cheval, c'est imprévisible au caractère, au pronostic et aux soins médicaux. La preuve ? C'est le seul animal dans lequel on plante des clous...

Le maître-mandarin s'impatiente (On n'est pas encore en Mai 68)

- Personne pour s'occuper de ce cheval ?... Alors je vais dev...

- Moi, Monsieur...

... sans réfléchir ! Pourquoi me suis-je retrouvé en tête à tête pendant plusieurs mois avec Fra Diavolo ?

D'après mes notes, parce que ce cheval était beau ! Pas gentil, pas joli, pas mignon,  cette bête était simplement belle. Je connaissais la force et la complicité des chevaux, mais je découvrais soudain de la beauté, cette grâce ni ancienne ni moderne, qui nait du flirt entre le monde réel et l'imagination (selon Schiffter).  Et moi, noyé parmi tous ces phillistins, j'ai soudain opté pour l'esthétique...

J'allais avoir 21 ans et ce matin-là, j'entrai enfin de plein pied dans mon futur métier. L'animal que j'avais sous les yeux cristallisait tous les fantasmes de mes 10 brumeuses de pension, des longues studieuses de prépa, des 20 songeuses... pendant lesquelles j'ai vécu avec les idées des autres. Je n'ai jamais oublié que les animaux furent les plus vieux compagnons de mes rêves. Et maintenant, j'y étais enfin : Cette bête unique allait dépendre de moi seul ! Et j'ai demandé à un ami de nous prendre en photo...

 

- ... Pas de repos pour le rhumatisant...

 Je le sortais 2 fois par jour, le matin tôt ou entre 2 cours. On trottait partout ensemble, sur les pelouses de l'école et dans les talus du bord du Touch. A cause de ce cheval, je me suis inscrit dans un club d'équitation au Vigoulet-Auzil. Des heures de tape-cul pendant lesquelles un moniteur alcoolique nous enseignait le noble art ! Ainsi, pendant plusieurs mois, j'appris le cheval, l'intérieur et l'extérieur, le passé et le futur, le visible et l'invisible....

 

Aujourd'hui, un demi-siècle plus tard, quand j'éteins mon ordinateur, je me lève avec une grimace...

- ...Pas de repos pour le rhumatisant

 

 

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 02:00

 

 

Dans le flot des bagnoles des gens qui vont à leur boulot, je suis le seul à porter un kayak sur le toit. Et aussi le seul à écouter JC Ameisen sur Fr. Inter : "Sur les épaules de Darwin" (la rediff.)

 

Soudain, à la sortie d'un virage côté gauche, j'entrevois un gros chien couché au bord de la route. Il est allongé en sphinx à moins d'un mètre de la chaussée. Bizarre attitude ! La grande bête est essoufflée; elle tourne la tête à chaque voiture qui passe, et la suit du regard l'une après l'autre. Attend-t-elle quelqu'un ? Ou de l'aide ? Je lève le pied et arrive à sa hauteur. C'est une sorte de labrador en brun, à tête carrée. Entre ses pattes de devant, un autre chien plus petit... mort*.

 

A la radio, JC Ameisen continue : Empathie & sympathie chez les vertébrés : les images cérébrales par résonnance magnétique. Les neurones-miroirs...

http://www.franceinter.fr/emission-sur-les-epaules-de-darwin-le-lien-qui-nous-rattache-aux-autres

 

... J'ai la gorge serrée !

 (6 novembre 2012)

 

*Tout ça ne fut qu'une vision fugace. Coincé dans une file de bagnole, impossible de m'arrêter pour prendre un cliché

 

Vue notr'efficacité foudroyante

- en Afghanistan,

- en Corse,

- à Marseille 

- à Florange...

pas la peine de s'énerver

- au Mali

- à la Mairie

- au bain-marie (climatique...)

 

"Le salut de tous passe par une démarche individuelle" (I. Illitch. 1972)

 

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Le mariage pour tous = le divorce pour chacun !

Perso, je m'en fous... sauf quand l'Eglise s'en mêle :

Les évêques qui, aujourd'hui, montent au créneau, sont de ma génération. S'ils ont passé autant de temps que moi en institutions religieuses, ils devraient avoir mauvaise conscience et ne pas trop la ramener sur "l'homosexualité contre nature"...

Surtout pas eux !

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J't'explique : Une bûche sèche que tu tronçonnes en étoile jusqu'à mi-hauteur 

 

buche 1

  buche 2    buche 3 buche 4                     buche 7                    buche 8

C'est facile, c'est sécurit, pas besoin de rajouter du bois,

ça peut brûler 4-5 heures régulièrement (cuisson lente)

ça s'éteint et se rallume à la demande...

  

Et voilà...

 

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... les animaux, ça n'parle pas...

 

(Dans un article précédent)

Soudain, Mutin s'est arrêté net. Que se passe-t-il ? Dans l'eau limpide, le lit de galets multicolores ne montre rien de particulier. Un  coup d'lune ? Je claque de la langue, puis donne des jambes. Alors le cheval se remet en avant...  mais pas bien loin.  Car soudain le fond de l'eau se dérobe...

  [... l'illustration même de l'aveuglement au message implicite que le cheval m'envoyait !]

 

 

Ca va mieux 1Ca m'a pris vers 10-11 ans, en forêt, quand fortuitement j'avais rencontré une renarde. (Voir ailleurs) Ensuite, comme n'importe quel éleveur, éducateur ou amateur attentif, j'eus soucis de comprendre une autre espèce au-delà de la simple curiosité. J'ai dû approcher toutes sortes d'animaux, en liberté, malades, grégaires ou solitaire, éduqués ou pas. Dans tous les cas, il s'agissait pour moi sinon d'obtenir leur co-opération, du moins de les comprendre pour anticiper, me protéger (ou pour rien) car il y allait de l'efficacité mais aussi de ma sécurité personnelle...

 

. A force d'observations et d'erreurs, j'ai acquis tout un savoir "empirique" sur la communication élémentaire avec l'animal. Je parle ici de la "communication" non verbale, spontanée, réciproque et ouverte (en liberté). C'est un moment sensible, délicat, souvent fugace qui procède de l'échange authentique et éthologique d'une espèce à une autre*. Rien à voir avec le formatage contraint ou le dressage éducatif de l'ENA ou de Sc. Po...

 

D'innombrables observations, j'avais déduit quelques principes comportementaux basiques et suffisants. Aujourd'hui, des moyens scientifiques modernes ont ouverts un vaste champ d'investigations - qui pourraient s'étendre des invertébrés au Sapiens, en passant par les primates via l'hominisation... (Lire E. Morin Le paradigme perdu : La nature humaine.) Passons...

 

Résumé :

En tête à tête avec un animal inconnu et libre, la situation évolue toujours selon le même schéma unique : 

1) Capter l'attention réciproque : Par l'attitude, le comportement, la parole ou le geste... Un animal en difficulté (malade, affamé, en rogne) sait attirer l'attention. Si l'humain  suscite l'attention de l'animal, il se met en situation alpha.

2) Interrogation mutuelle : Dans le groupe homme–cheval, il m'interroge d'abord : Quelles sont tes intentions ? Que me veux-tu ? Qu'attends-tu de moi ?... Ca sera à moi de lui répondre, puis de le questionner. Par gestes, intonations, attitude, regard (important, le regard) On participe à une conversation silencieuse entre deux espèces, à une négociation hétérogène...

 

Il s'agit d'abord pour chacun, de comprendre la question de l'autre et, si possible, d'y répondre de façon claire et compréhensible selon son espèce.

"Apprendre, c'est apprendre à formuler"  (Note-1970)

L'animal, quel qu'il soit est sensible à la manière dont on s'adresse lui : La posture, la gestuelle, le ton de la voix... selon le lieu, les circonstances  mais aussi tout les comportement propres à son espèce (Umvelt )

Et c'est là que ça se complique car

1) Je peux me tromper sur la question posée par l'animal : Ex : Mon cheval s'arrête. Devant un trou dans l'eau, il m'interroge. Je n'ai pas pigé la question, et... on a plongé !

2) La réponse à la question posée peut-être inappropriée, incomprise, ou biaisée par des facteurs extérieurs (présence d'un tiers, de petits, de rut)  

3) Le tempo de l'échange est très important : A chaque espèce, son rythme : le lévrier est lent, le BA est rapide, une truie avec des petits est extrêmement rapide...

 

Ex : N'importe qui approche un cheval en liberté avec une longe à la main reçoit instantanément une réponse appropriée = il importe que le cheval n'ait pas de trop mauvais souvenirs. Et donc – 1er principe - "être gentil et calme", car la réponse en dépend : Si je suis gentil avec un animal, il sera plus attentif; et si il est plus attentif, il me paraîtra plus intelligent... (Note 1972)

Ainsi rendre les animaux "intelligents" nécessite de l'intuition, du tact et finalement de la compétence. La clairvoyance relationnelle de l'observateur est mise à contribution. C'est ce qui explique une grande partie des échecs, des déceptions ou des accidents de l'actualité.

Le véto est souvent l'intermédiaire entre l'animal et son propriétaire – surtout entre les gros animaux et les gros propriétaires... (Note -1983) 

Sur ce point précis, on est loin du machinisme de Descartes et des aficionados de la corrida...

 

 

Tout en restant accessibles à la compréhension réciproque, il y a quelques particularités. C'est le cas du chat : 

On exhibe des lions ou des tigres dressés, mais pourquoi jamais des chats ? Un chat familier est même très bavard; mais le chat n'interroge ni ne répond comme aucun autre animal. Il discute... Il "parle" mais ne répète pas 2 fois la même chose. Seul, il peut apprendre et exprimer beaucoup de nouveautés sociales (le vol, la propreté, le mensonge,...) mais le chat reste toujours maître d'un comportement autonome... (Note-1997)

 

Ainsi le chat est le prototype d'équilibre :

1) Il prend soin de son corps. En détail.

2) Il sait savourer chaque minute

3) Il cultive sa liberté avant tout

4) Capable d'un effort soudain et violent, il redevient instantanément calme et sans rancune

5) Même âgé, il joue encore, comme pour oublier de vieillir...

..; Pas par hasard que Schrödinger a choisi le chat comme image quantique de l'électron (simultanément de présent et d'absent à l'instant T) !

Le chat est le seul félin dont l'atavisme sauvage n'a pas été modifié par la domestication. Son imagerie cérébrale montre que 90% des rêves d'un chat paisible se rapporte à la prédation, à l'attaque, à l'alerte... (Autant que celle d'un membre du FN ou de Civitas) Pour info, les images ne sont qu'à 35% chez le chien.)

 

 

 

* qui n'est pas sans rappeler l'intuition de soi-même dans la méditation...

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 15:00

 

 

Il est mort aujourd'hui, à 93 ans. Il me devait encore 130.000 cp...

 

Quand j'ai commencé à bosser en Calédonie, je les ai tous rencontrés, les uns après les autres, les Berton, les Mennesson, les Delouvrier, les Renard... tous ces hobereaux de brousse, gros propriétaires terriens, forts en gueule, bardés de certitudes et de suffisance. Ils m'ont impressionné quelques temps, au début, car par la suite je les évitais ayant le plus souvent affaire à leurs employés ou aux contremaîtres auxquels je m'adressais ostensiblement. Mais certaines rencontres étaient inéluctables, pendant les week-ends quand ces gens venaient jouer aux gentlemen-farmers avec des amis (parfois en hélicoptère...)

 

arabian horse paint 1JP Leyraud était de ces vieux "coloniaux", rusé en affaires, âpre aux bénéfices et vivant  à l'ancienne – y compris les histoires de cul. Il avait sa manière à lui de chier sur la gueule de tout ce qui lui résistait, y compris sur ses enfants, son personnel et sur le fisc. Créateur des "Nouvelles Calédoniennes", concessionnaire Ferrari, il avait mis ses billes dans une propriété de 500 ha à 30 km de Néa où se reproduisaient des chevaux arabes (de toute beauté) importés d'Australie à grand renfort de pub... Quand il a vendu le journal –près de 600 millions – au groupe Hersant, il avait refusé de payer les impôts locaux sur la plus-value sous le prétexte fallacieux que la transaction avait eu lieu en Australie. Son fric était resté là-bas. L'anecdote avait fait grand bruit à l'époque, mais personnellement je ne savais rien de ces aléas fiscaux; je ne m'occupais que de ses chevaux avec passion. Ce fut l'occasion de confrontations inénarrables entre les décisions les plus fantaisistes du propriétaire et les nécessités les plus élémentaires de l'élevage. Passons... ! (Voir ailleurs)

 

... Mr Leyraud n'avait pas d'argent disponible en Calédonie; il ne pouvait donc pas me régler cette facture déjà fortement réduite au prix coûtant : J'avais castré 21 chevaux adultes de sa station, soit trois journées au soleil, en sueur et sans aucune casse. A 12000 cp chacun en 1990 (Aujourd'hui, la castration d'un cheval approche les 110.000 par tête pour le même boulot) je me retrouvais avec une ardoise considérable sans compter la colère. En ce samedi matin, toute la concession Ferrari de Ducos avait résonné de ma rogne ! Et quelques jours plus tard, je débarquais avec un van et un ami sur sa station. Prévenu de mon hold-up imminent, et sans doute pas très à l'aise, Mr Leyraud m'avait fait parvenir une avance de 100.000 cp en liquide au moment même où je quittais la propriété avec dans le van un petit arabian pony, un étalon superbe qui m'avait tapé dans l'œil. Je m'apprêtais à repartir avec ce cheval pour solde de tous comptes.

On me ferait parvenir le complément au moment venu... Je n'en ai plus jamais entendu parler et cette histoire de cornecul s'est arrêtée là.

 

Avec le temps, l'élevage du Mt Mù s'est détérioré peu à peu; j'y ai vu des animaux délaissés et mourir d'inanition, bla bla...

 

JP Leyraud, cette tête de cochon, butée, prétentieuse et susceptible, s'est donc éteint aujourd'hui. Dire qu'une page de l'histoire du pays s'est tournée, ce serait méconnaître ce qui anime encore l'arrière-cour des débats politiques et la violence familiale occulte qui font encore la "Une à sensations" des Nouvelles Calédoniennes...

(10 décembre 2012) 

 

 

 

 

 

Ci-dessous les installations et la technique...

 

 

 

Et le résultat à 1200 images/seconde. et une pointe à 117km/h...

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 10:00

 

 

 

 

 

  Jeudi 11 octobre – 15h20.

Aéroport de Tontouta. En sortant des services zoo-phytosanitaires* j'avise de loin un taxi en attente, seul être vivant dans l'immense bâtiment vide, silencieux et moche...

- Bonjour, pour demain je voudrais prendre un...

- On ne s'appuie pas sur la portière !

- ! ! ! ... (de stupéfaction)

"On" ? Il vient de faire 200m en boitant à travers les halls déserts en suant d'une douleur à la hanche, et, sans faire gaffe, j'avais posé ma main près d'un coude à la portière... Pendant un instant, j'ai pensé que nous nous connaissions peut-être et que le gars plaisantait ! Alors quoi, une grosse blague lourdingue ? Moi qui pensais benoitement faire bosser un pro désœuvré...

Mais j'insiste :

- Excusez-moi... Euh, voilà : Demain je dois mettre ma voiture au garage chez Mobil, et je voudrais prévoir un RDV pour me ramener chez moi au Mont Mù...

- Demain, je n'travaille pas !

 

Quand on côtoie des animaux, le contact se situe dans les questions posées, l'interprétation des réponses et tout est affaire de signification de l'un à l'autre.** Au ton et à son attitude, ce type ne plaisante pas, il n'a même pas levé le nez dans son journal. Moi "je n'réponds pas aux cons, pass'que ça les instruit" (M. Audiard).

 

Plus de doute, je suis encore tombé sur un "taxi à cerveau cubique" (Taxis caledoniense elegans) un phénomène dont j'avais entendu parler sans trop y croire, un spécimen endémique comme le cagou (Rhinochetus jubatus) Ou une espèce protégée comme Pachyplectron caledonica !... 

 

L'ahurissement passé, je recule de 3 pas, un papier-crayon en main: Franck 850-964 et décide de partager ma découverte avec l'Office du tourisme  Je sais déjà que le biotope de cette affabilité diesel se situe à l'arrivée de notre aéroport international. Les touristes ne peuvent pas le rater; y'a qu'à demander le service des brouettes....

Mais je n'ai pu faire part de mon enthousiasme à aucun spécialiste de l'hospitalité locale : l'Office du tourisme (25 81 22) est sur un répondeur depuis 2 jours...

 

La corporation des chauffeurs de taxis est respectable. J'y connais quelques individus normaux. Mais il y a aussi des têtes de cons... comme dans n'importe quel troupeau de vaches !

 

*Toute l'année, des gens du service phyto de la douane me contactent pour récupérer les oiseaux perdus, blessés ou paumés dans l'aéroport. Très souvent ce sont des oiseaux de mer égarés par les lumières qu'il suffit de gaver de poisson, de réhydrater à l'eau de mer et de relâcher le soir. D'autres fois, c'est réparer ou "endormir" des oiseaux heurtés par les voitures de service en urgence – comme toutes les semaines, chaque fois qu'un avion s'écrase sur la piste...

En association –tacite- avec le service ornithologique du pays...

 

 **J'ai de nombreuses observations à ce sujet...

 

 

Petrel de Gould en réparation...-1

 

 

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... je l'engage dans l'eau jusqu'au poitrail et tourne le bout sur le pommeau de la selle. En route ! Pour un cheval, tirer n'est pas porter = un apprentissage de plus. Après un moment d'hésitation, Mutin s'arqueboute et le convoi s'ébranle : 3 canots amarrés en file et leurs occupants auxquels j'avais proposé de remonter la Dumbéa le plus loin possible. On avançait prudemment, entre les bancs de caillasses  et les hauts fonds. Mon cheval adore l'eau claire (mais pas la  boue) Il s'est vite pris au jeu et je le laissais trouver lui-même l'itinéraire à profondeur constante en évitant les troncs immergés. Je surveillais d'éventuels barbelés... Soudain, il s'est arrêté net. Que se passe-t-il ? Dans l'eau limpide, le lit de galets multicolores sans rien de particulier. Je claque de la langue puis donne des jambes et on repart... pas loin. Soudain le fond de l'eau se dérobe et le cheval se met à nager puissamment. (Un cheval nage beaucoup mieux qu'une vache, mais pas avec 100kg sur le dos et en tirant 400 autres...) Vite, je largue le bout, m'évacue de la selle et reste à l'horizontal cramponné à la crinière. On reprend pied un peu plus loin. Derrière nous, les canots libérés s'apprêtent à redescendre la rivière :

- Salut et merci beaucoup, crie une voix.

- Y'a pas de qu...

Si, y'a de quoi : Dans mes fontes de selle pleines d'eau, mes papiers, mon paquetage, un petit appareil photo et le piquenique de ce midi...

(Note Février 1994)

 

 

Evidemment, ce bain impromptu était de ma faute : Qui, du cheval ou moi, avait tant insisté pour avancer ?... Moi, la tête pensante ! Et l'animal a eu le tort de me faire confiance...

 

Quand il était plus jeune, Mutin m'a quelquefois foutu par terre – Trop violent, inéducable, selon son vendeur qui le destinait à l'abattoir ! J'ai cru ne jamais parvenir à le civiliser. Mais peu à peu, en réflexion et en douceur, on a fini par définitivement se trouver. Depuis, on a fait pas mal de route en extérieur et il nous a fallu surmonter d'innombrables situations bizarres dans lesquelles se sont créé une confiance et de "loyauté" mutuelle. D'où plusieurs principes comportementaux (et personnels) reproductibles...

(A suivre)

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 05:00

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Encore une histoire minuscule, soit 10 minutes pour l'écrire & 1 heure pour l'éditer sur le blog... Pffff !

 

 

Depuis 10 ans, je donne deux coups de klaxon et je siffle. Toujours à la même heure. Un nuage de tourterelles et de petits oiseaux volètent autour du Ford qui cahote jusqu'aux gamelles. Parfois, un paon court devant... Tel François d'Assises, je devine ma sœur la truie planquée quelque part dans un fourré... Les chevaux arriveront au galop plus tard, depuis crêtes ou d'un fond de vallée...

 

Paon des chevaux 

 

Mais pas aujourd'hui :

Ta jument est arrivée loin derrière, tête basse en traînant des pieds. Pas normale, ta vieille... Elle s'est arrêtée au milieu de sa gamelle, sous l'œil des autres concupiscents ! Je l'examine plusieurs fois, avec toute la logique qui me reste après 30 ans de lectures administratives. Rien aux dents, rien au foie, rien d'anormalement visible entre le nez et la queue. M'asseoir plus loin et attendre qu'une idée survienne. Autrefois, l'intuition clinique survenait quasi instantanément. Aujourd'hui, pourrai-je encore faire la différence entre l'eau plate et l'eau bénite ?...

 

"Je crois aux forces de l'esprit..." disait le vieux président ! Faisait-il tourner les tables pour diriger la France ?... C'est quoi l'esprit ? Une lame fine, un tympan qui vibre aux sensations, aux perceptions, aux formations mentales, à la concentration, à la vitalité, à la Conscience, etc... L'esprit, c'est un scanner qui enregistre tout, même sans qu'on s'en aperçoive, comme un code barre à Carrefour.  Les forces de l'esprit sont-elles  concentrées dans la Carte Bleue ? Vu son charriot, la grosse dame devant moi doit jouir d'une sacrée puissance d'esprit...

 

Mut' et Qq + 2Stop aux spéculations métaphysique ! Qu'ess qu'elle a cette bête ? Elle ne parle pas... Pendant que je rêvasse immobile, les oiseaux se bousculent en quête des grains et la truie est sortie de nulle part. La vieille jument mange machinalement, en pensant à autre chose. Et moi aussi...

 

... Je viens de ramener l'ordinateur portable au magasin Micromédia de Ducos. J'explique mon problème à une gamine tatouée, cheveux courts, en noir gothique. Ses bagouses courent sur le clavier. Tout les programmes, les paramètres et l'interface de la machine sont désossés en 3 minutes. Elle : Qui c'est qui t'as installé ces trucs ? – J'en sais rien, il est tout neuf... Pendant que je regardais ses piercings, elle décide de me simplifier la vie –Si tu veux, tu me le laisses et je te change tout ça... Brillante, la môme ! Sur le parking du hub, je la vois sortir casque sous le bras. Elle enfourche une moto trial et disparaît ! J'étais scié : Un vrai personnage de manga ! Déjà vu quelque part,  mais où ?...

 

Mais où ?... pendant tout le trajet jusqu'ici. Et ça me revient d'un coup, au milieu des piafs : Lisbeth Salander dans MILLENIUM... Bon ! Un problème après l'autre : Les chevaux gardent le nez dans la gamelle. Tous secouent la tête à cause des mouches, sauf ta vieille qui s'éloigne sans finir... Quoi ? Normalement, un cheval malade attire les mouches, comme un chômeur attire les agios. Je me lève : De près, cette jument n'a aucune mouche sur elle ! Un insecticide ? On est le lendemain d'un férié; t'es peut-être venu la traiter hier ? Je renifle dans son poil (pass'que je suis seul) Pas d'odeur suspecte, rien... Mais une longue trace blanchâtre discrète sur la ligne du dos. Vermifuge, anti-mouche ou les deux ? Ta jument n'a pas du tout aimé le traitement "pour on"...

 

(Ca fait 10 ans que les chevaux ont la même ration de base. Si j'avais été un véto du XXIeS, j'utiliserais le K2810, l'OGM qui éloigne les mouches & vermifuge les chevaux... Avec le K2810 de chez Monsanto, à moi le crottin spécial géranium et des chevaux à l'haleine fraîche qui ne pètent plus dans les côtes. Passons...)

 

Au-delà de 18-20 ans, pas la peine de vermifuger un cheval : il est aussi blindé contre les vers qu'un écologiste contre les OGM...

Et pour les mouches, la météo n'est pas encore aux grands moyens.

Et les produits "pour on" sur les chevaux âgés, c'est comme le Mediator : Méfiance : j'ai déjà allongé Mutin il y a dix ans (mais j'avais un antagoniste anti-cholinestérasique dans ma voiture)

 

Le pronostic de ta bête est plutôt favorable sur 4-5 jours. Je te tiens au courant...

 

Ouais, j'aimerais bien relire la trilogie Millénium. De chouettes livres... Bof, encore un de ces enthousiasmes illusoires, un projet qui nous traverse la tête, comme après la pub l'Oréal pour Dom-Tom à la télé !...

 

 

 

Ouais, 4 jours plus tard, elle bouffe normalement...

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Dans la série : ... contre les moulins à vent :

 

- A propos des cases kanaques baie de la Moselle ?

Entre une vieille culture en train de disparaître

et 150 places de parking,

les calédoniens ont su choisir...

 

- Et le nom du futur pays (?)

"Kanaky" est à consonance traditionnelle,

et Nouvelle Caledonie, comme Nouvelle Galles

ou Nouvelle z'Hébrides est de James Cook, ce patriote bien connu...

Là aussi, il faudra choisir !...

Normalement là, on n'a pas fini de s'engueuler !

Bof...

 

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kokopelli2Kokopelli ? (le logo des semenciers normaux)

Dans les mythologies indiennes, c'est un petit joueur de flûte, bossu sous le poids du chagrin, toujours représenté dans le Sud-Ouest des USA...

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 01:00

Quand je demande à un poisson rouge de me raconter sa vie , il va me parler de tout sauf d'humidité et d'eau...

En politique, c'est pareil : On parle de tout sauf d'une perspective d'avenir, d'Europe, des industries nouvelles, de la qualité de la vie, d'environnement ! Depuis 15 ans, les électeurs n'existent plus aux yeux des élus. Dans "La fabrication du consensus", Noam Chomsky explique : "L'opinion, ça se fabrique !..." (1995)

... Dans le même bouquin, l'auteur explique comment 75% des électeurs votent contre leurs intérêts personnels & immédiats. Quand j'ai lu ce livre, je n'en croyais pas un mot... 

 En 2012, on touche à l'absurde...

 

Sondage de ma dernière compagne (électorale ?) sur leurs compétences amoureuses :

Au 1er tour,

- Les électeurs de droite perdent 15 points (Ils pensent plus à baiser leur voisin qu'à faire l'amour à leur voisine...)

- Les électeurs de gauche gagnent 20 points* (Ils sont plus attentifs au plaisir partagé)

  Au 2eme tour,

Les Verts sont crédités de 80% : Moins enfumés que les autres partis, ce sont de "bons coups" et ils pensent davantage au péril démographique mondiale... ) 

 

* Pour moi, DSK et le PS ne sont pas de gauche. Rien n'a tant emmerdé la gauche que Mai 68... (Note 1970) 

Bof...

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C'était en Mars 2000.

Au p'tit dej'Un matin, j'ai fait chauffer de l'eau sur les braises. Pour le café. (Bîn oui, pas d'micro-ondes...) Il faisait encore nuit. J'ai pris une douche glacée dehors (que je supportais bien) et sifflé quelque part dans l'obscurité. Ca ne pouvait plus durer comme ça ! Quelques minutes plus tard, la bande de chevaux traversait la rivière au galop et se présentait à la porte de derrière, côté pâturage. Environ quatre heures du matin, et une seule pensée en tête : ça ne pouvait pas durer comme ça ! Dans une sacoche, un thermos, un paquet de cigarettes puis seller Mutin et en route. Retraverser la Siombeba à gué vers la porte en barbelés d'en haut, puis les collines et les nuages...

 

Deux ans que je bossais seul, à fond et à perte. Le Service vétérinaire de terrain n'existait plus. Tout l'aide public à l'agriculture-élevage avait été supprimé. (semences, forêt, maraîchage, phytosanitaire, gestion économique, ingénierie rurale...) Pourquoi ? Décision politique, pression des lobbies commerciaux,souci de rentabilité ? L'aide au "développement rural" fut privatisé et le secteur vétérinaire que j'avais créé 15 ans plus tôt, faisait des envieux. A Nouméa, la médecine canine commençait à se saturer de nouvelles installations. Une clinique privée s'était ouverte à grands frais et à 5 km de chez moi. Ses gérants se proposaient d'exercer à 4 associés le travail que je faisais seul depuis plusieurs années. Peu rentable en médecine rurale, cette supérette vétérinaire avait été grassement subventionnée au nom de "l'aide à l'élevage". Moyennant mon abandon, on m'avait proposé un poste administratif dans un bureau; j'avais refusé. J'avais décidé de finir dans ce que je savais faire. Jusqu'à à ma retraite... en 2003 !

 

"Combien sont-ils ? Une multitude... Combien sommes-nous ? Un... Alors encerclons-les !..."

(Cervantès)

 

Je me mis donc en disponibilité, fis construire un petit cabinet et continuais à consulter les grands animaux - du Mt Dore à Bouloupari = 55 km) à partir de mon domicile - aux mêmes tarifs d'assistance et donc à mes frais. Et sans l'intendance dont j'avais disposé auparavant. J'organisais donc ma tâche méticuleuse d'épouilleur d'abeilles (sans portable). Je faisais tout moi-même, du ménage aux commandes de pharmacie, des consultations à la chirurgie ambulatoire... Nuit et jour sans repos. Je ne transférais que la chirurgie des petits animaux vers la ville. Je me souviens du week-end de Pâques 1999 [...] Faire simple, rester pertinent, sans trop d'erreurs. De la colère, du dépit ? Pas tant que je travaillais.

Mais après plus de deux ans d'une activité en surchauffe, j'étais abattu...

 

 On est arrivé au sommet du mont Kwa au lever du jour. En bas dans la brume, la Vallée des matelots et la petite tribu de N'Dé. Au loin, bourdonnement des voitures et grondement du Pacifique. J'étais en sueur, Mutin soufflait des naseaux. Le libérer et allumer une cigarette. Continuer ou m'associer ? Je ne redescendrai que ma décision prise.

... Mon chef de service (Desvals, membre actif du RPCR) avait marié sa fille à un de mes concurrents et les subventions mensuelles de leur affaire avaient encore été augmentées (400.000cp/mois) J'intentai un procès sans conviction; je le perdis. Les chers confrères pouvaient se reposer 3 mois/an et consulter à l'œil selon la rentabilité de chaque cas. Je faisais le reste (les bovins). "Qu'est-ce que tu t'emmerdes pour ça... m'avait demandé l'un d'eux. Je préférais le boulot bien fait au boulot rentable... Ces types n'étaient pas des ploucs ! Pas de vrais ploucs; ils n'étaient que des flingueurs d'étoiles procéduriers auxquels je faisais encore de l'ombre. Ils m'intentèrent même un procès pour "exercice illégal de la médecine vétérinaire" des petits animaux (!) et je leur versais 200.000cp de dommage et intérêts.

Oh confraternité, cette haine vigilante !...

 

 Jamais je ne pourrai continuer comme ça. Jusqu'à présent, la clientèle marchait bien, les clients interrogatifs m'assuraient de leur soutien, mais je n'en pouvais plus. En outre, il y avait un projet d'autoroute, de conduite d'eau et de ligne haute tension dans le coin... Mon espace vital, le terrain, les animaux, tout ça était devenu invendable ni même cessible. Deux ans plus tôt, j'avais pris un coup de pied en pleine gueule par faute d'inattention, par épuisement d'automate. En clinique à mon insu, j'avais fini par acquérir une intuition d'artiste. Je savais que j'étais bon, mais je me sentais physiquement moins sûr : Franchir la barrière d'un stockyard, pincer des yeux pour un nœud délicat... ma forme déclinait. On était en Mars, il me fallait aussi remplir une feuille d'impôt sur mes revenus 1999 dont je n'avais aucune idée : Depuis 21 mois, je ne bossais plus pour gagner de l'argent...

Un ami toubib m'avait prévenu : Toi, tu vas vers la dépression. Ah ouais ?*

 

 Alors j'ai resellé Mutin et on est redescendu des collines. A l'approche de chez moi, j'entendis des chiens et les voitures sur le gravillon de la cour. Tiens, déjà 7h ? C'est dit : Aujourd'hui, je téléphonerai. Arrêter à la fin de ce mois et prendre ce poste administratif dans un bureau sur le port, contrôler les marchandises et les denrées alimentaires au SIVAP jusqu'à ma retraite officielle... Dans trois ans !

 

 Le premier client de ce matin-là fut un chat avec un hameçon dans la bouche.

- Faut vous arrêtez de fumer, Docteur, vous avez les yeux tout rouge...

 

(Rédigé en août 2003)

 

* La déprim' ou l'amour ? Plein de gens ne tomberaient jamais amoureux s'ils n'en avaient entendu parler. La déprim' c'est pareil...

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En ville, on ne ramasse plus les mangues tombées sur le sol !

Pass' qu'on ne manque de rien, ou la terre est-elle trop basse ?

(Note- 2010)

 

 

 

La santé animale doit se rentabiliser au maximum. Mon espace vital et mon métier n'étaient plus pertinents. Ma façon de l'exercer "à l'ancienne" était obsolète. Sans m'en rendre compte, je suis devenu incongru.

 

Dix ans plus tard (et sans relation de cause à effet) l'élevage local 2012 est sous perfusion. Environ 60% de la viande est importée avec la bénédiction (libérale) des gouvernants locaux. Les néo-consommateurs urbains s'étourdissent devant la profusion des grandes surfaces. L'époque est à l'élevage en feed-lot, à la viande industrielle pré-conditionnée; celle de bonne qualité des éleveurs de brousse est estimée trop coûteuse... Alors quelle autonomie ? De quelle "indépendance" parle-t-on ? En viande, comme dans le minier, on peut s'inquiéter de la future souveraineté  d'un pays qui ne préserve déjà plus la sauvegarde de ressources locales... Tout ça n'est pas une révolution, c'est une adaptation à une économie entièrement conçu pour entretenir la foi dans un "système". La population ? On ne lui demande pas d'avis.(voir le Traité européen...))

 

Personellement, je m'en fous , mais que sais-je faire d'autre que mon métier ? 

Ainsi, il n'y avait pas que la perte de mon boulot...

 

Césarienne à PL ++ 

Césarienne réussie sur un veau mort (1992) 

Aujourd'hui (2012) on ne fait pratiquement plus de césariennes. Une telle mère, incapable de vêler seule, est abattue pour des raisons économiques. Sa carcasse, surmenée par les efforts, sera transformée en "fabrication" (préparation cuite : collectivités, Mc Do, charcuterie...)

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 02:00

 

 Poulinage au petit matin +

 Juin 1969. Assis sur la pelouse, odeur d'herbe coupée, tiédeur d'un matin. Chirac venait d'être nommé ministre de l'Agriculture et à l'Ecole Vétérinaire de Toulouse, c'était les oraux de fin d'année. Ultime épreuve et fin d'Université. Je n'étais pas plus serein que les autres de ma promo. On se présentait au jury quand on se sentait prêt. Matière après matière, les exams s'étiraient sur un mois. Législation, zootechnie, botanique et agronomie, pharmacie, viande et anapath... Hier, en médecine bovine, ça n'avait pas été fameux [Tout ce que la vache ne transforme pas en bouse sera fait Homme (lait, viande, cuir, os...)]

  

J'attendais mon tour en Médecine, le gros morceau ! Ensuite, ça serait bye-bye l'école, la pension, les internats, les concours, les exams et les colles. Une vingtaine d'années de ma vie : Faut que tu travailles bien, pour plus tard... Plus tard, c'était maintenant. Tourner la page sans retour ! (Ce dont tout le monde avait conscience sans en parler.)

 

Venus de toute la France et du monde, la promo allait se disperser aux quatre vents. A cette époque, quand on évoquait "l'espérance de vie", on ne parlait pas d'annuités ni de points de retraite. On percevait vraiment de l'Espérance de vivre. Le monde changeait et l'aube nouvelle ne serait plus comme avant (la musique, les fringues, les gens, les idées... l'enthousiasme !) Cinquante ans après, ça vibre encore...

 

A mon tour d'aller plancher : Une ou deux questions au choix, un quart d'heure de préparation pour le topo de 30 à 45 minutes. Quitte ou double. La nuit précédente avait été blanche à cause du bordel comme savent en faire les Bretons : Ils avaient terminé leurs oraux et la communauté armoricaine avait bruyamment fêté la "quille" en ville. A leur retour dans les couloirs de la cité, la bagarre était inéluctable entre bosseurs de dernière minute et bretons bourrés. Jusqu'à sortir les fusils ! Beaucoup d'entre nous pratiquions le ball-trap (sur pigeons d'argile) dans le cadre de l'Ecole, et certains détenaient des armes de tir dans les chambres. L'occasion était vraiment trop mémorable. Des vitres et des peintures en avaient violemment pâtis...

 

Tôt ce matin j'avais fait un détour par le buffet que l'intendant gardait en libre-service toutes les nuits d'exams. En passant au courrier du bureau des entrées, il y avait un panneau :

"Messieurs les étudiants sont priés de déposer les armes et les munitions à la conciergerie. Elles leur seront restituées à la fin  des épreuves..."

  

.... Ainsi, après une vingtaine d'années en milieu protégé, nous serions armés pour l'avenir... "Armés" est-il le mot ? Nous avions un métier dans la tête et pas d'emprunts à la banque. Dehors, les vaches mangeaient encore de l'herbe, je savais sortir un poulain vivant... C'était juste un an après le printemps 1968 !

  

Comment en étions-nous arrivés là, sans ordinateurs, ni Facebook ?...

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 21:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trust "Vale" : la deuxième plus grande entreprise du Brésil, deuxième plus grand groupe minier et premier producteur de minerai de fer mondial se donne un mal fou pour obtenir son Global award. Une tradition de conditions de travail façon Goulag et de mépris total de la nature vieille de 70 ans a permis à Vale d’entreprendre la construction d’un barrage en Amazonie qui mettra dehors 40 000 personnes, avec pour tout dédommagement un coup de pied au cul. C’est ce qui s’appelle avoir la gagne. (Topitohttp://www.topito.com/top-entreprises-irresponsables-public-eye

 

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  "A partir de 2012, l'Histoire  devient une option de la 2eme partie du bac... ! (Le Monde)


En 1961, j'ai lu un livre de fiction d'A.Huxley (Titre ?) dans lequel l'élite dominante avait interdit l'enseignement de l'Histoire au peuple, Plus tard, on y avait supprimé l'orthographe, l'écriture et les livres ! C'était une fiction...

 

" Si vous aimez le passé, devenez antiquaire. Si vous aimes le présent, alors apprenez l'Histoire..."

(M. Bloch, un historien fusillé en 44 par les miliciens français au service des nazis*...)

 

* Nazisme = Une "Civilisation"(?) supérieure aux autres qui, en 9 ans, fit 66 millions de victimes à travers le monde...


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Le-noir-de-la-montagne--le-blanc-du-brouillard... j'ai passé cette nuit à attendre "Jasmine" - le cyclone Jasmine .

Bizarre ! La brise de terre ne venait pas du bon côté, et à travers la brume immobile, la grosse lune diffusait une lumière polarisée. Un paysage d'effets spéciaux, comme dans "La Forêt d'Emeraude"... Moment surréel et propice à la visite de Kamis espiègles ou de quelques hobbits malicieux dont je transcris les réflexions ci-dessous..

 

Au lever du jour, dans le miroir sans photoshop, jamais je n'avais été aussi vieux...

 


 

(Suite de AAA- L'homme, ex-animal suicidaire ?...)

 

Un peu de lumière...... Et si on y ajoute l'émotivité aggravante de l'introspection et la nervosité anxieuse, l'homme atteint l'allégorie ultime, extrême, triomphale et anthropomorphique de la fiction : Dieu !  Ensuite, n'importe quel  dieu fait l'affaire : Abraham, Wall Street, Beckamm,...


... A la différence des animaux, l'homme a assimilé le postulat suivant : Etre + Conscience = la conscience d'être soi. Cet axiome "a priori" (dénoncé il y a 2800 ans par le bouddhisme) est à l'origine de la pire des conceptions d'un idéalisme forcené du genre : Le monde est parce que je suis /je suis moi, conscient, inventeur du monde. Il en découle une irresponsabilité tueuse et un comportement suicidaire vis-à-vis de la matière - qui est pourtant le seul futur de l'homme !...

 

... La peur de "ne pas être" (ou de ne plus être) ajouté à l'obsession d'une permanence identitaire, sont la source principale de ces fictions. C'est l'origine de l'individu affectif**, qu'évoque M. Serres, Nietzsche & d'autres. (Bourdieu, H. Jonas, Lacan,...)

 

A y  regarder de près, force est d'admettre que l'Histoire de l'humanité n'est, en majeur partie, rien d'autre que l'histoire de ses propres fictions (religieuses, idéologiques, morales, esthétiques et littéraires.) Au cours des 10 dernières années, les exemples se sont multipliés, du dérisoire à l'énormité = Le recours à J. d'Arc, l'Homme de Vitruve et les seins siliconés au secours de l'esthétique du moment - et même le concept  de "dette publique est totalement fictif... A noter qu'à ce jeu, l'historien court lui-même le risque de la contamination par son sujet, c.a.d  le risque de produire une fiction supplémentaire, sanctifiée par le label de la recherche scientifique – fiction vite récupérée (Ex : loi ubuesque sur le négationnisme turc...) 

Passons...

 

La capacité la plus frappante de l'individu "affectif"** est sa capacité de mentir (de se mentir) par ses fictions. C'est sa forme de supériorité sur la matière non affective (biologique, animale, végétale, minérale,...), comme si l'Homme avait voulu corriger lui-même son propre vice de fabrication dû à des fantaisies de l'évolution (vice de fabrication dont il tire pourtant orgueil et identité...)

 

Exemple : Pour le soldat en Irak, une guerre peut-être un évènement final, pour le contemporain, un évènement majeur, pour l'historien postérieur, une péripétie, pour le paléontologiste un évènement insignifiant, pour l'astrophysicien un non-évènement...

 

La cité et les médias proclament : "La vie est une fiction, et la fiction est l'Eternité".

Partout s'étale une fiction holographique reconstituant une gigantesque synchronie d'un monde d'avant ou d'en haut qui n'existe plus. Des jungles, des fauves, des architectures, des véhicules, des métropoles, des dieux, des rois, des stars,... soit une cohue des fictions de pacotilles devenue Grande Fiction Interactive, coupée de tout passé et de tout futur. Chacun peut y jouer son rôle dans l'allégorie imaginaire de l'espèce. Rien n'y est vrai, rien n'y est faux, ni réel ni virtuel. Mais ils sont déjà là, les tenants du marché spéculatifs, les prophètes de la survie biologique.

 

  Autre exemple tragique : Quelques soient le type de l'organisation sociale ou la nature de la classe dirigeante et ses principes fondateurs, quelque soit le degré de totalitarisme du pouvoir, il se trouve qu'une des ressources absolues, l'eau de l'océan (= la respiration, la nutrition, l'hydratation) l'eau, qui appartenait au service public, passe lentement à la propriété privée d'une élite ploutocratique laquelle détient le monopole de la vie même (comme le convoite Monsanto, Véolia, Dette publique, Areva...) Telle est, aujourd'hui, la fiction en cours, qui succède à d'autres aussi dévastatrices (marxisme pour demain, colonisation d'hier, mondialisation libérale d'aujourd'hui,...)


La dernière grande "création" de l'Humanité, après Dieu, fut l'invention de l'écriture. Et depuis, rien, même l'informatique ne convoque pas le sens de l'espèce (Encore heureux que les lettres de l'alphabet fussent classées dans le bon ordre !)

 

Pour l'individu lambda, il n'y a pas de distance entre lui [= l'observateur], et la chose observée [=sa propre précarité & sa disparition, pourtant évènement final par excellence]. Ce qui l'amène à cette confusion ultime : la fin de moi est la fin de la conscience de tout. Donc la fin de tout, prélude à une rédemption imaginaire, fictive et privée (selon les 3 religions du Livre) et... à une véritable catastrophe collective. (En clair, après moi, on peut briser les ponts...)

 

  Lors de "soins palliatifs", on peut les observer, les visages de la sagesse et de la noblesse défigurés par l'effroi et le désespoir... D'où les rêves insensés de se protéger (avec les siens) Toute notre vie, on endure le coût exorbitant de ce rêve, la dictature d'une élite scientifique seule consciente, seule puissante, toute accaparée à la recherche biologique de l'éternité, de la survie organique, de la respiration, de la nutrition,...

 

 En résumé, (on évolue vers... Non) on entrevoit déjà la dictature acceptée et croissante de la Servitude, de l'assujettissement dont l'informatique domestiquée au quotidien est une des innombrables prémisses...)

  

   ** J'évoque là l'Homme affectif, émotionnel et "unidimensionnel" de H. Marcuse (mon livre de chevet des années 1965)

 

 

 

  En débat électoral, ce chat devant la télé n'a-t-il pas quelquechose d'humain ?...

 

A propos des chats, des pétitionnaires les plus imaginatifs se recrutent sans discuter parmi les défenseurs de la cause animale. Mention spéciale à l’appel « Pour sauver les chats consommateurs de Friskies d’une mort certaine » qui lance un cri d’alarme contre le drame des chats « bouchés » pour cause de croquettes...
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 09:00

 

 

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... A St Pierre (Réunion) un expatrié de Calédonie m'avait informé : "Tu verras, la Calédonie, ce sont des gens sont très spécial..."

Juillet 1980 – Au bout de huit jours sur le territoire, j'étais prêt à re-foutre le camp. J'avais sous le coude, une autre hypothèse asiatique (Viet-Nam...)

 

L'annonce : ... recherche véto expérimenté... direction du Service vétérinaire..." Je débarquais en Calédonie en reconnaissance. Un bébé d'un an suivrait. A TTA, il pleuvait des trombes. Premier contact : Des pans de montagnes saignaient rouge dans des rivières,  Le Service vétérinaire ? Une simple pancarte sur le bâtiment. Mes futurs collaborateurs ? Un ramassis d'anciens jeunes promus par nom de famille locale. En guise de bienvenue, le haka des gueuses en fonte = Compte pas sur nous s'il faut se bouger le cul. J'arrivais en z'or jeune et beau  milieu hostile et autosuffisant. Jamais vu autant de jeunes types qui préparaient leur retraite dès 35 ans... Quelques jours plus tard, un p'tit chef  m'a accompagné jusqu'à Le Prédour pour (m'apprendre à conduire en 4X4, et) m'expliquer qu'il avait déjà viré l'ancien directeur, le Dr Chaboeuf... (En fait, éjecté par J. Lafleur pour non-soumission ds une carambouille territoriale...)

 

Trop curieux des critères d'aides à l'élevage, je fus invité par le "ministre de l'Agriculture" pour une présentation officielle. Je suis ressorti de chez Harold Martin (intrigué par le personnage et) briefé sur la condescendance administrative et la ségrégation ethnique naturelle dans le pays*. Les quelques projets basiques que je proposais relevait d'un "gauchiss" typique des z'ors...

 

[...] j'exposais mon désarroi à un confrère de Bourail qui m'a conseillé : Laisser à Nouméa ce qui appartient à Nouméa; et bosser à ma guise sans compter sur personne... Exécution. Avant moi, y 'avait rien, après moi, y' en aurait pas plus. Ces gens si "spécial" ne relevaient pas de mes compétences ! J'avais signé un CDD de 3 ans. Mes bagages-bateau n'arriveraient que dans 2 mois, j'ai donc opté pour le poste de VAT qui se libérait à Pouembout. Une autre aventure commençait, que je n'ai jamais regretté...

 

Et je fus un type heureux dans mon boulot parce que j'ai toujours pressenti mes limites. En éludant les promotions factices et les ambitions incongrues, j'ai sauvé mon intégrité, j'ai appris à m'accepter tel que je suis, et donc resté prêt à changer soit à élargir mes acquis en élevage extensif, en broussards d'un autre âge, en médecine équine, sans faire d'ombre, ni m'engueuler avec personne = Economie d'efforts, gain de temps, efficacité accrue, résultats tangibles...

Ce postulat est énoncé sous forme universelle du "Principe de Peter" :

« Tout employé tend à s'élever (ou à être promu) jusqu'à son niveau d'incompétence** »

 

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Le temps a passé. Cette caricature d'administration aussi ! Départ des anciens, formation et informatisation récentes, restructuration ou privatisation des services rentables... Bref, changement global de mentalité... sauf sur un point crucial : Les politiques à la tête de l'administration, sont resté les mêmes. Pire, ils ont vieillis !

"A ceux qui ont créé les problèmes, il ne faut pas demander de les résoudre" (Einstein : Lettre à Roosevelt – 1939 )  

 

 

Or, j'apprends qu'E. Gay, maire du Mt Dore est proposé comme député à l'Assemblée Nationale. Est-ce une erreur ou encore un gag des années 1980 ? Cet homme, excellent joueur et entraîneur de basket (?) a été promu maire du Mt Dore puis chef du RUMP. (en succession d'un type devenu sénateur...) Quand sur RRB, j'ai entendu ce type proclamer que son adversaire politique n'était même pas né sur le territoire, j'ai refait un flash back : Etre élu calédonien supposait-il encore de coucher avec sa sœur et de ne baiser qu'en famille... si possible blanche, avec 3 générations de féodalité et adoubée par les pairs qui ne sont pas encore au camp Est (en tôle)

 

Et je pensais, à part moi, qu'E. GAY comme député, c'était comme si... Lady Gaga était chanteuse de jazz ou de gospel !

  Or à l'instant, je viens d'entendre Lady Gaga en duo avec Tony Benett... (Authentique !)

Du talent, de l'intelligence... 

 


Bîn zut alors ! Et si Lady Gaga, ce pur produit du système & coqueluche d'ados déjantés... si elle était une vraie bête de scène ?
Maintenant, j'me dis que j'me suis gourré : E. Gay comme député... Ma comparaison avec Lady Gaga ne tient même pas : Elle est bien mieux (et de loin !)
 
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*Outre d'être un z'or très pointu sur les règlements internationaux, le facteur déclenchant l'éviction du Dr Chaboeuf  fut qu'il avait refusé l'introduction  sur le territoire d'un chien sans papier appartenant à une nièce à Lafleur...

** Principe de Peter : Voir Wikipédia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:00

 

 

 

J'vais vous parler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaî-tre

Conduire dans Païta, les gens ne flippaient pas,

on n'était pas des bêtes...

----------------------- 

 

C'est dans les années 1990 qu'un ingénieur z'or à ramener le concept "ralentisseur" de métropole.

Bondissante de joie, la municipalité en a foutu partout* - 26 ralentisseurs bricolés sur un réseau communal de 150 km- Alors des riverains mélancoliques ont laissé libre-cours à leur créativité bétonneuse (Le mot "piège-à-cons" ne qualifie pas toujours que les victimes)

Et du jour au lendemain, des ralentisseurs germèrent n'importe où, restant invisibles sur une piste en terre par temps de pluie !

... ralentisseurs, dos-d'âne, gendarmes couchés... Inutile de préciser qu'avec ma voiture de service, j'ai bouffé quelquefois le haut du volant, sans parler du bordel pharmaceutique à l'arrière !

 

 

 

La vieille subaru                                                                                                                                   (Photo So)

                       Ma voiture de l'époque... Le sandow évitait les pertes intempestives sur la route !

                                       

 

En 1996, excédé, j'avais envoyé ce fax à la mairie de Païta :

 

 

Objet : Vos putains de ralentisseurs !

 

Chère Municipalité,

Faute d'une signalisation a minima - et de hauteur bien peu réglementaire - je viens de refaire la suspension de ma caisse administrative au frais de notre gouvernement. Mais d'autres en sont pour leurs frais ! [...] Si Nouméa est célèbre pour son bordel, si le Mont Dore s'enrichit d'eau de pluie en bouteille, si Dumbéa est un chantier non-stop, je suggère que Païta soit la "commune la plus secouée" d'Outremer" !

Et je propose d'ajouter un amortisseur dans les armoiries de la ville à côté de la locomotive...

 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes salutations syncopées !

 

PS : Pour votre info technique, la hauteur se calcule avec la formule ci-dessous :

  (1 + x^n = 1 + nx/1 + (n(n-1)x^2)/2! +... selon la répartition binominale de vos tas d'terre à la con en travers de la piste !...**

 

(Sce : Site des Ponts & Chaussées de Nanterre (92)

 

S'y ajoutait une illustration à l'encre : la benne d'un pick up d'où jaillissaient la boîte à outils, du barbelé, le chien et (dans un coin) la jambe d'une grand'mère passée par-dessus bord... sans oublier les ≈юGrrr$@#®≠*Ħ issus de la cabine !

 

... Quelques temps plus tard, j'ai vu mon fax punaisé dans la cafett' de la Mairie.

La réponse administrative municipale fut que la RT1 relevait du "territoâre"...

Et sur les pistes secondaires, rien n'a changé !

 

*A Païta, pas de nom de rue sauf "James Paddon", ancêtre présumé du maire...

** Formule authentique... mais rien compris !

---------------------

 

Et puis l'humble garni qui m'a servi de nid au bord de riviè-re,

maint'nant il est détruit, une autoroute y passe,

qu'elle est belle la viiiiiie !

 

 Pffffff....

-------------------------------

  

 

Incendie de la Plaine des Makes (Réunion)

... germinations différées, espèces favorisées, nature des sols, météos (et incendies) à venir... = Demi bilan dans 3 ou 4 ans. Bilan plus précis dans 10-15 ans. Re-végétalisation moyenne = 30 à 50 ans...

(Par mail)

 

Quant à la situation économique et politique mondiale, le soleil se lève :

"Du cahos nait un  nouvel ordre" (?)

... comme après 1945 !

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Présentation

  • : Sagamore, le dernier des ploucs !
  • : La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
  • Contact

Au hasard des pages...

"L'Histoire est la science du malheur des hommes... Pas de malheurs, rien à raconter" (R. Quenaud)

"Les véritables victimes de Tchernobyl ? Elles ne sont pas encore nés."

(Un nuke3.0 allemand) :

 

« Le capitalisme est la croyance stupéfiante

selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires choses

pour le plus grand bien de tout le monde »…

J.M.KEYNES

 

"- C'est quoi, une bonne mère ?

- Une femme que son mari va quitter" (F. Dolto)

 

"Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue" ( Victor Hujo)

 

"Quelle est l'utilité d'une maison installée dans un merdier* invivable ? "

(D'après DH Thoreau qui écrivait "planète"...)

 

"Il nous faut créer une démocratie conforme aux marchés."

(A. Merkel -2011)

 

 

« Si le climat était une banque,

les pays occidentaux l'auraient déjà sauvé »

Discours d'Hugo Chávez

 

 Le Mal au nom du bien,

une des plus vieilles histoires du monde...

(Ds un bouquin...)

 

"Se réclamer d'une religion dispense-t-il de toute morale ?"

(Amin Maalouf, sur Fr. Inter)

 

"Dans une crèche,
les bébés considérés comme leaders
sont les plus gentils"
(H. Montagner)

 

 

"Quand l'eau est pure,

je lave ma tête.

Quand l'eau est trouble,

je lave mes pieds"

 (Wang Shu) 

 

"Quelle est donc cette nostalgie

qui réarme partout les monstres oubliés ?

Et ce siècle tout neuf, comment le peupler

autrement que de tous nos regrets ?"

Doris Evans

 

"Sonne les cloches qui peuvent encore sonner.

Oublies ton offrande parfaite.

Il y a une fissure en toute chose.

C'est par là que pénètre la lumière."

(Dans la dernière chanson de Léonard Cohen,)

 

 

"Le roi est nu !"

cria l'enfant.

(Hans Cristian Andersen)

  

"Que faire de sa soif, dans un pays sans eau ?

De la fierté, si toutefois le peuple en est capable"

(Henri Michaux- Poteaux d'angle) 

 

"Tu ne te conformera point

à ce monde qui t'entoure."

(Commandement mnémmonite) 

 

 

"je ne sais pas quelles armes seront utilisées

pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu.

Mais la quatrième se réglera à coups de massue."

(A. Einstein)

 

 

"Tout

dépend

de tout le reste." 

(Bouddha) 

 

"A la vie, on emprunte même les os"

(Pablo Neruda)

 

"Ca n'est pas radical d'essayer de sauver les derniers 5% de nos forêts.

Ce qui est radical, c'est d'en avoir coupé 95%."

(D. Mc Gwan, à Durban)

 

Partout, dans le droit des peuples,

existe le mot "pays"

Nulle part le mot "planète"

(ds un mail)

 

Assise dans le fossé,

elle mâche un brin d'herbe 

et regarde passer mes wagons de projets.

Sa manière de vivre...

le nom le plus secret de l'amour ! 

(Marie-1996)

 

"Entre être libre, ou rester calme,

il faut choisir"

(Thucydide - Ve S av JC) 

 

T'es loin d'êt' con,

mais y'a des fois où tu t'en rapproche...

(...Un ami !)

 

"Chaque mois, l'allumette se rapproche de la mèche..."

(J.Stiglitz. le triomphe de la cupidité - 2010)

 

C'était du temps où les mots

étaient du côté des choses...

 (M. Genevoix- En parlant de la guerre 14-18)


Mon métier, c'était vétérinaire,

Du moins je préfère le croire.

J’ai perdu  les enthousiasmes et les protections de mon métier,

Accessible à tout, je suis enfin libre.

  (Note - Mars 2001, à la retraite)

 

Tous les jours...

 

 

 

 

 

 

"Nous nommons notre régime Démocratie

car l’état s’y gouverne en fonction non pas d’un petit nombre,

mais de la majorité »

(Thucydide, II, 37)

 

"Ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

c'est que c'est toujours la Morale des autres"

(Léo Ferré) 

 

"J'aime aller au marché

pour contempler toutes ces choses

dont je peux me passer."

(Socrate par Kornfield)

 

Certains préfèrent

le parfum de la rose à l'odeur du chou,

Ils pensent que sa soupe est meilleure...

(?)

 

 "Le bonheur ?...

Il vient souvent sonner à ta porte.

Seulement  voilà, toi t'es parti en visite,

dans tes projets, tes rêves,

tes peurs, tes illusions..."

(Marie -1998)