La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
Hummm ! Me faire un bon café…
mais pas l’boire.
Juste pour l’odeur, héhé,
pass’que la dernière fois,
ça m’a valu 5 jours et 5 nuits à l’hôpit… Passons !…
A propos, savez-vous que 93% du café calédonien est importé déjà torréfié, du Viet-Nam et de PNG ? Ce produit, souvent médiocre est déjà moulu. Il voyage en vrac à fond de cale, soit avec 10 à 25% de perte (d’où les prix) Il est mis en sachet localement.
Et la même cargaison est distribuée sous 4 marques différentes…
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Une fois clôt le barnum électoral, le même néant politique reprend des poses de cadors ou de vierge, les mêmes têtes de gondole échangent leurs discours selon les dernières trouvailles de leur services de communication respectifs… Rien de ce qui a été élu n’est à la hauteur de l’urgence financière et environnementale du moment. Par exemple, qui se souvient qu’en en 5 ans, la bande à Sarkosi a promu la privatisation du principe biologique qui prévalait depuis le néolothique (semences, molécules, phyto, organes…) Et aussi de la monnaie (Voir la vidéo) !
En politique, on peut tout proposer et tout justifier. Tout, y compris le contraire...
Ex : L'environnement étant un problème global, seuls les groupes organisés globalement peuvent prétendre détenir la solution.
(G. Bush père, au sujet de Monsanto - 1997)
Depuis des années, j’ai quelques doutes sur les partis verts français. Je m'interroge même sur la portée et l’efficience de l'écologie en politique en général. Pire : A l'occasion du théâtre électoral 2012, je m’inquiète un peu plus de la récupération occulte de l’Ecologie par le nouveau capitalisme (y compris celui du PS) et ceci, bien au-delà du « greenwashing » commercial...
De tout temps et dans toutes les sociétés, l'idée de vertu n'a jamais été qu'une émanation du parti du vice. En quoi l’Ecologie officielle peut-elle devenir auxiliaire des nouvelles mafias économiques mondiales ? C'est une des questions des mouvements de jeunesse actuelle...
Dans un système économique en crise, tous les moyens sont utiles quand il s'agit de sensibiliser les consciences pour justifier et imposer des choix arbitraires. A nouvelles contraintes sélectives, nouveaux critères. Dans quelle mesure l'urgence écologique, thème mobilisateur de la jeunesse, peut-elle, en partie, être détourné de sa générosité initiale pour justifier des choix sociaux bien peu « égalitaires », pour couvrir une épuration sociale et entretenir la domination torpide de la croissance & de la consommation ?
Un constat : En brandissant l’étendard de l'austérité volontaire, l'idéalisme de la jeunesse rejoint les grandes âmes de la République pour oeuvrer (bénévolement) au formatage des consciences "à l'état d'urgence écologique qui vient".
L'Ecologie justifie déjà l'existence de 2 filières d'alimentation, l'une "saine et biologique" pour les riches et leurs petits, l'autre notoirement toxique pour la plèbe et ses rejetons promis à l'obésité.
La "nouvelle" bourgeoisie libérale mondiale s'acquitte de ses derniers caprices en se proclamant d'un scrupuleux respect de l'environnement. Dans les milieux « trendy » on ne saurait faire passer pour respectables les outrances de train-de-vie sans digression verte…
Enfin quoi de mieux que l'Ecologie pour justifier les progrès exhorbitants des contrôles sociaux et pour faire taire les objections à un flicage sécuritaire omniprésent ? Traçabilité de toute nature, transparence affichée, certifications procédurières, éco-taxes dévoyées, code-barre et (pseudo) label, etc... Toutes ces contraintes s'assument (mal) au nom de l’excellence environnementale, de la police de l'air et de l'eau, ce qui laissent augurer un état d'exception écologique qui s'annonce. Car tout est permis (ou pardonné) à un pouvoir qui se réclamerait de la Nature, de la Santé et du Bien-être, fut-il le nazisme des années 30, premier parti « écologique » connu.
Autre approche plus psy :
Prôner un ascétisme bio et un nouveau contrôle de soi n'est-il pas un pré-requis moralisateur pour négocier avec succès un sauvetage global auquel le libéralisme sauvage s'est lui-même acculé ? Demain, faudra-t-il se serrer la ceinture au nom de l'Ecologie, comme aujourd'hui au nom de la crise économique ?
Compte tenu de la désinformation ambiante (Fukuschima), prétendre que l'autocontrôle généralisé nous sauvera de la dictature environnementale me laisse dubitatif : Je crains que l'un ne fasse le lit de l'autre, que Big Brother et la pénurie ne marchent ensemble selon le pire scénario de Soleil Vert !
Et le mot "désinventer" n'existe dans aucune langue humaine…
Dans un article précédent, j’avançais que tout est à revoir dans la dialectique écologiste où, par exemple, une « catastrophe écologique » y désigne encore un accident quelconque dans le régime habituel de la gestion des êtres et des choses. Perso, je pense qu’au point où on en est, la catastrophe réside justement dans le parfait fonctionnement de cette dite gestion.
La plus grande vague de famine connue en zone tropicale (1876-1879) coïncide avec une sécheresse mondiale, mais surtout avec l’apogée de la colonisation. La destruction du monde paysan et des pratiques vivrières avait fait disparaître les moyens de faire face à la pénurie. Plus que le manque d’eau, ce sont les effets de l’économie coloniale en pleine expansion qui ont couvert de millions de cadavres décharnés toute la bande tropicale…(Jared Diamond- Effondrement)
Je pense qu’une catastrophe écologique est d’abord la manifestation d’un rapport désastreux au monde. Exemple : l’urbanisation nous impose d’habiter ni la ville, ni la campagne. (On parle de « rurbains entassés dans nouveaux quartiers, des non-lieu » hors sol.) Habiter nulle part nous rend vulnérable au moindre cahot du système, au moindre aléa climatique . Lors du dernier tsunami, en Indonésie, les touristes industriels continuaient à faire trempette tandis que les chasseurs-cueilleurs se hâtaient de fuir les côtes à la suite des oiseaux. Le paradoxe actuel de l’écologie, c’est que, sous prétexte de sauver la terre, elle ne sauve que des schémas qui font une planète de moins en moins vivable !
Il est évident que si notre gestion planétaire contemporaine est considérée comme « normale » la catastrophe n’est que l’arrêt ou la suspension forcée de cet état..
Que les ressources naturelles viennent à s’épuiser, que s’interrompent les flux internationaux, que l’on aille au-devant de grands dérèglements monétaires et sociaux, qu’adviennenent « l’ensauvagement des populations », « la menace planétaire », « la fin de la civilisation »… Survient alors un de ces rares moments où notre existence reprend contact avec la planète, où nous réalisons momentanément notre présence au monde. Il arrive un degré de conditionnement où n’importe quelle perte de contrôle est préférable à tous les scénarios de gestion de crises - Se souvenir de Copenhague, Durban, Cancun mais aussi de la gestion des conflits et des flux financiers - En biologie, c’est dans les dysfonctionnement d’un système, dans les courts-circuits organiques qu’apparaissent les réponses logiques à ce qui pourrait cesser d’être un problème
Exemple :
Ce fut après les deux boucheries mondiales que le XXe S a vu naître un nouvel ordre du monde.
Parmi les signataires de Tokyo, les seuls pays qui remplissent leurs engagements sont l’Ukraine et la Roumanie. Pourquoi ?
Les expérimentations les plus avancées à l’échelle mondiale en culture biologique se tiennent à Cuba depuis 1989. Pourquoi ?
C’est au long des pistes africaines que les garagistes ont élevé la mécanique automobile au rang d’Art Comtemporain. Pourquoi ?...
Parce que tous ces pays se maintiennent en état de crise permanent !
A mon avis, la gestion durable n'est plus la solution au suicide environnemental de notre planète. Et d'évidence, la concertation mondiale telle qu’on en discute en congrès, reste aussi utopique que le communisme mondial ou la gestion des conflits par l’ONU.
Pire, c’est une perte de temps ! Oui mais, dira-t-on, il s’agit de ne pas casser la barraque ! Les évènements s‘accélèrent. On n’en est plus là ! Et je ne crois plus que l’Ecologie en politique soit suffisante. Ou même nécessaire. […]
Je pense que la crise environnementale elle-même devient la solution ultime et
souhaitable. Parce qu’en temps de crise, l’environnement cesse d’être l’environnement ! On a tous déjà vécu assez d’accidents pour le savoir. (cycloniques, inondations, sécheresses, famines,
nucléa…)
J’explique :
Dans l’urgence, nous sommmes acculés à renouer un contact, fut-il fatal, avec ce qui est là, avec les rythmes de la réalité. Dans ces conditions, ce qui nous entoure n’est plus paysage, théâtre, panorama mais bien ce qu’il nous est donné de vivre, d’habiter et donc de protéger ce avec quoi nous devons composer et que nous devons re-apprendre, etc…
En clair, là où les gestionnaires s’interrogent benoitement sur comment renverser la vapeur « sans casser la baraque », et vu le temps qui passe, la jeunesse du monde ne voit d’autre solution que de « casser la baraque » au plus tôt ! Et d’ici là, de tirer parti de chaque effondrement du système…
… Et je ne suis pas loin de les approuver
Car contrairement à ce que l’on souhaite sans l’avouer,
ça ne pourra pas indéfiniment ne pas arriver !…
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Je vous invite à suivre ce qu'explique cette gamine de 12-13 ans !
(Même nos élus ne semblent pas être au courant...)