La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
"Pour un poisson, une jolie sirène n'est qu'un dauphin trisomique !
Pour un élu libéral, la démocratie n'est qu'un emmerdement personnel..."
(Moi. 1943-2013)
"On engage l'humanité dans un hold-up légalisé"
Les députés envisagent de taxer l’utilisation par les paysans des semences auto-produites. Votre réaction ?
C’est absolument scandaleux! C’est une stratégie de confiscation de l’autonomie des paysans pour pouvoir ouvrir des marchés. C’est aussi bête que ça. Prendre des résolutions comme cela, c’est absolument stupide et meurtrier. S’il n’y a plus que des multinationales qui ont le droit de vendre des semences, alors que nous avons un patrimoine semencier de 10 à 12 000 ans*, transmissible de génération en génération, ça veut dire que l’on engage l’humanité dans un processus de prise en otage et de hold-up légalisé.
Comment peut-on enclencher le changement de société que vous prônez ?
Un changement de société ne se fait pas du jour au lendemain. Mais je dirais qu’il commence par soi. Si on veut que la société change, il faut que l’humain change. Et l’humain ne peut changer que si chacun de nous change. Il ne faut pas se faire d’illusion là-dessus et réfléchir au modèle que nous voulons mettre en place. Je le base sur la sobriété, sur quelque chose qui nous ramènerait à la juste mesure. Parce qu’aujourd’hui on est dans la démesure. Avec une croissance économique infinie, le toujours plus infini amènera certainement pas le changement, mais une « chaotisation » générale.
Peut-on envisager une solution politique ?
Bien sûr, la politique est indispensable. Seulement le discours politique d’aujourd’hui ne remet pas en question le modèle. Il veut
simplement l’aménager, le faire perdurer à tout prix. On est donc en train de faire de l’acharnement thérapeutique sur un modèle qui ne fonctionne
plus. Les citoyens, en s’impliquant dans le changement, réussiront à amener, sans doute, une politique différente.
Vous avez décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle. Comment envisagez-vous de défendre vos valeurs ?
Nous engageons un mouvement politique non politicien, « tous candidats », pour mettre bien en évidence que le changement se fera si chacun de nous s’engage dans celui-ci.
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* Il fait allusion au néolithique : première "domestication" des graines sauvages... (et des animaux !)
Ce putain de texte, soumis à l'Assemblée, nous est offert par les lobbies semenciers : "Taxation des semences non agréées" : Un grande part de cette taxe leur revient.
Les conséquences biologiques, peu visibles à court terme, sont décisives avec le changement climatique. Et c'est la porte politiquement ouverte aux semences OGM, ni vues, ni contrôlées...
(Le vote a lieu aujourd'hui... Des réseaux clandestins sont déjà en gestation via l'Allemagne, à partir de l'Europe de l'Est... comme pour le H du Maroc !)
P. Rabhi- agro-philosophe et militant actif- est l'auteur de l'histoire du colibri :
"Grand incendie ds la forêt.
Un colibri minuscule joue les canadairs.
Il va et vient transportant de l'eau ds son petit bec...
"Ha ha ha" se moquent les autres animaux...
"Moi, je fais ma part de boulot, dit le colibri,
Faites donc la vôtre"
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Y'a 40 ans, j'eus l'occasion de le rencontrer sur la pauvre propriété de l'Ardèche qu'il venait d'acquérir. Il tentait de la mettre en valeur, y appliquant des techniques agricoles du grand sud-algérien, son pays d'origine. Il y a 15 ans, j'ai su qu'il avait réussi, et bien d'autres choses...
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Ca m'fait songer qu'on voit de moins en moins d'effraies des clochers aplaties sur les routes du Sud... Et que je n'en entends plus chez moi !