La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
Plouc, et alors ?
A l'ère des agrodromes à OGM, quand les loisirs, les finances et les amours ne sont plus qu'avatars, rester un plouc, un vrai, c'est plutôt rassurant, non ? Pas de sacerdoce là-d'dans, pas de mission, rien qu'une sauvegarde ! Plus de honte, mais une vraie fierté ! Bien sûr, tout dépend du "nom de domaine" du plouc, et de son extension. Passons...
Et pourquoi le dernier plouc ?
Pass'qu'aujourd'hui, je sais que j'ai eu d'la chance ! N'est pas plouc qui veut. Il faut savoir garder l'esprit du débutant ! A un poil près, j'étais curé, député ou parisien ! Ou paysa... Non, "paysan" a disparu, on dit "exploitant" agricole, ça fait plus moderne. Comme on dit Ikéa pour un faux bahut breton...
Donc plouc, c'était bien, à l'heure du peu durable... Et voyant que, sur cette terre, je manquais de finesse, je suis monté dans un engin bruyant et j'ai quitté la France, l'Europe, l'hémisphère Nord pour l'autre bout du monde. Pass'qu'on n'pouvait pas aller plus loin !
J'habite une île où la ligne blanche à ne pas dépasser, c'est la plage ! Au-delà, on s'mouille... Et sur une île, quelle idée d'aller à la plage ?...Bof !
- Ouais, mais passer toute sa vie dans une île, sans tout ça...
C'est un peu vrai. Perdurer sur une île (en dehors de la "déportation" judiciaires) ça n'est pas expliqué dans le dépliant d'une agence low-cost. Une autre façon de voir, de penser, d'exister, quoi !
C'est le fil rouge de ce blog...