La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
Le trust "Vale" : la deuxième plus grande entreprise du Brésil, deuxième plus grand groupe minier et premier producteur de minerai de fer mondial se donne un mal fou pour obtenir son Global award. Une tradition de conditions de travail façon Goulag et de mépris total de la nature vieille de 70 ans a permis à Vale d’entreprendre la construction d’un barrage en Amazonie qui mettra dehors 40 000 personnes, avec pour tout dédommagement un coup de pied au cul. C’est ce qui s’appelle avoir la gagne. (Topitohttp://www.topito.com/top-entreprises-irresponsables-public-eye
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"A partir de 2012, l'Histoire devient une option de la 2eme partie du bac...
! (Le Monde)
En 1961, j'ai lu un livre de fiction d'A.Huxley (Titre ?) dans lequel l'élite dominante avait interdit l'enseignement de l'Histoire au peuple, Plus tard, on y
avait supprimé l'orthographe, l'écriture et les livres ! C'était une fiction...
" Si vous aimez le passé, devenez antiquaire. Si vous aimes le présent, alors apprenez l'Histoire..."
(M. Bloch, un historien fusillé en 44 par les miliciens français au service des nazis*...)
* Nazisme = Une "Civilisation"(?) supérieure aux autres qui, en 9 ans, fit 66 millions de
victimes à travers le monde...
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... j'ai passé cette nuit à attendre "Jasmine" - le cyclone Jasmine .
Bizarre ! La brise de terre ne venait pas du bon côté, et
à travers la brume immobile,
la grosse lune diffusait une lumière polarisée.
Un paysage d'effets spéciaux, comme dans "La Forêt d'Emeraude"...
Moment surréel et propice à la visite de Kamis espiègles ou de quelques hobbits malicieux dont je transcris les réflexions
ci-dessous..
Au lever du jour, dans le miroir sans photoshop,
jamais je n'avais été aussi
vieux...
(Suite de AAA- L'homme, ex-animal suicidaire ?...)
... Et si on y ajoute l'émotivité aggravante de l'introspection et la nervosité anxieuse, l'homme atteint l'allégorie ultime, extrême, triomphale et
anthropomorphique de la fiction : Dieu ! Ensuite, n'importe quel dieu fait l'affaire : Abraham, Wall Street, Beckamm,...
... A la différence des animaux, l'homme a assimilé le postulat suivant : Etre + Conscience = la conscience d'être soi. Cet axiome "a priori" (dénoncé il y a 2800 ans par le
bouddhisme) est à l'origine de la pire des conceptions d'un idéalisme forcené du genre : Le monde est parce que je suis /je suis moi,
conscient, inventeur du monde. Il en découle une irresponsabilité tueuse et un comportement suicidaire vis-à-vis de la matière - qui est pourtant le seul futur de l'homme !...
... La peur de "ne pas être" (ou de ne plus être) ajouté à l'obsession d'une permanence identitaire, sont la source principale de ces fictions. C'est l'origine de l'individu affectif**, qu'évoque M. Serres, Nietzsche & d'autres. (Bourdieu, H. Jonas, Lacan,...)
A y regarder de près, force est d'admettre que l'Histoire de l'humanité n'est, en majeur partie, rien d'autre que l'histoire de ses propres fictions (religieuses, idéologiques, morales, esthétiques et littéraires.) Au cours des 10 dernières années, les exemples se sont multipliés, du dérisoire à l'énormité = Le recours à J. d'Arc, l'Homme de Vitruve et les seins siliconés au secours de l'esthétique du moment - et même le concept de "dette publique est totalement fictif... A noter qu'à ce jeu, l'historien court lui-même le risque de la contamination par son sujet, c.a.d le risque de produire une fiction supplémentaire, sanctifiée par le label de la recherche scientifique – fiction vite récupérée (Ex : loi ubuesque sur le négationnisme turc...)
Passons...
La capacité la plus frappante de l'individu "affectif"** est sa capacité de mentir (de se mentir) par ses fictions. C'est sa forme de supériorité sur la matière non affective (biologique, animale, végétale, minérale,...), comme si l'Homme avait voulu corriger lui-même son propre vice de fabrication dû à des fantaisies de l'évolution (vice de fabrication dont il tire pourtant orgueil et identité...)
Exemple : Pour le soldat en Irak, une guerre peut-être un évènement final, pour le contemporain, un évènement majeur, pour l'historien postérieur, une péripétie, pour le paléontologiste un évènement insignifiant, pour l'astrophysicien un non-évènement...
La cité et les médias proclament : "La vie est une fiction, et la fiction est l'Eternité".
Partout s'étale une fiction holographique reconstituant une gigantesque synchronie d'un monde d'avant ou d'en haut qui n'existe plus. Des jungles, des fauves, des architectures, des véhicules, des métropoles, des dieux, des rois, des stars,... soit une cohue des fictions de pacotilles devenue Grande Fiction Interactive, coupée de tout passé et de tout futur. Chacun peut y jouer son rôle dans l'allégorie imaginaire de l'espèce. Rien n'y est vrai, rien n'y est faux, ni réel ni virtuel. Mais ils sont déjà là, les tenants du marché spéculatifs, les prophètes de la survie biologique.
Autre exemple tragique : Quelques soient le type de l'organisation sociale ou la nature de la classe dirigeante et ses principes fondateurs, quelque soit le degré de totalitarisme du pouvoir, il se trouve qu'une des ressources absolues, l'eau de l'océan (= la respiration, la nutrition, l'hydratation) l'eau, qui appartenait au service public, passe lentement à la propriété privée d'une élite ploutocratique laquelle détient le monopole de la vie même (comme le convoite Monsanto, Véolia, Dette publique, Areva...) Telle est, aujourd'hui, la fiction en cours, qui succède à d'autres aussi dévastatrices (marxisme pour demain, colonisation d'hier, mondialisation libérale d'aujourd'hui,...)
La dernière grande "création" de l'Humanité, après Dieu, fut l'invention de l'écriture. Et depuis, rien, même l'informatique ne convoque pas le sens de l'espèce (Encore heureux que les lettres
de l'alphabet fussent classées dans le bon ordre !)
Pour l'individu lambda, il n'y a pas de distance entre lui [= l'observateur], et la chose observée [=sa propre précarité & sa disparition, pourtant évènement final par excellence]. Ce qui l'amène à cette confusion ultime : la fin de moi est la fin de la conscience de tout. Donc la fin de tout, prélude à une rédemption imaginaire, fictive et privée (selon les 3 religions du Livre) et... à une véritable catastrophe collective. (En clair, après moi, on peut briser les ponts...)
Lors de "soins palliatifs", on peut les observer, les visages de la sagesse et de la noblesse défigurés par l'effroi et le désespoir... D'où les rêves insensés de se protéger (avec les siens) Toute notre vie, on endure le coût exorbitant de ce rêve, la dictature d'une élite scientifique seule consciente, seule puissante, toute accaparée à la recherche biologique de l'éternité, de la survie organique, de la respiration, de la nutrition,...
En résumé, (on évolue vers... Non) on entrevoit déjà la dictature acceptée et croissante de la Servitude, de l'assujettissement dont l'informatique domestiquée au quotidien est une des innombrables prémisses...)
** J'évoque là l'Homme affectif, émotionnel et "unidimensionnel" de H. Marcuse (mon livre de chevet des années 1965)
En débat électoral, ce chat devant la télé n'a-t-il pas quelquechose d'humain ?...