La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
... Une délégation du FNLKS s'envole ce soir pour Paris et...
J'éteins la radio et me plonge dans un bouquin. La nuit, la RT1 est silencieuses. Avec l'habitude, je n'entends plus les voitures qui passent à 200 m de là, lesquelles, d'ailleurs, se font rares jusqu'à 5 h du matin. Mais pendant mon sommeil, une oreille reste attentive à n'importe quel bruit anormal.
Ainsi ce moteur au loin, d'abord croissant puis décroissant avant de disparaître... Sauf que ce soir-là, le
bruit ne s'est pas éteint normalement : un crissement de pneus puis le silence brutal et l'aboiement de quelques chiens à 1 km de là, dans la ligne droite de Port-Laguerre. J'ouvre un œil. Une
voiture a dû se casser la gueule avant d'entamer la montée du col de la Pirogue. Il est plus de 23h. Je saute dans la voiture et, projecteur en main, je balaie les fossés de la ligne droite
qui longe la Station expérimentale d'Elevage.
George Dolbo, le chef de station, n'habite pas loin. Comme moi, il a aussi entendu l'accident. Il vient me rejoindre et nous refaisons les bordures jusqu'à ce qu'on repère un trou dans les
barbelés, puis des traces qui quittent l'asphalte et disparaissent dans l'herbe haute du pâturage où rêvassent un troupeau de taurillons...
La voiture est là,
retournée sur le toit toutes portières ouvertes. Une odeur de brûlé. A bord, un mélanésien abasourdi dont on ne sait si c'est le choc de l'accident ou la bière qui empeste l'habitacle. Pas de
blessures apparentes mais impossible de bouger prudemment l'homme coincé dans les tôles.
Georges interroge le gars sonné qu'il semble pourtant bien reconnaître :
- Hey, ***, t'étais tout seul dans ta voiture ?...
Pas de réponse. Tout autour l'herbe haute peut dissimuler un autre passager éjecté. Je fouille le voisinage pendant que Georges sort les outils pour réparer grossièrement la barrière défoncée car le troupeau de taurillons, attiré par le bordel, s'est rapproché dangereusement de la route...
- Oh, réveille-toi, y'avait quelqu'un avec toi, dans la voiture ?...
- Euh... Quoi ?...Où j'ch'uis ?...
Le gars commence à faire surface, et Georges explique sérieusement :
- Ben voilà, t'étais dans l'avion pour Paris. T'étais complètement bourré et en allant aux chiottes, tu t'es trompé d'porte... et t'es tombé dans un paddock à Port-Laguerre !...
... manque pas d'humour. Chez Georges, une connerie pousse l'autre...
Les secours sont arrivés sirènes hurlantes. Et le lendemain aux nouvelles, pas un mot de la délégation en partance...
Note - Novembre 1997
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Un jour que j'avais l'esprit espiègle mais la rage séculière, j'm'étais dit comme ça :
- Sagamore, si Sarkosi est battu en 2012, tu changes de slip et tu fais la fête ... Promis juré !
Et puis j'ai pensé que si tous les gens en rogne avaient la même idée qu'moi, on courait à la rupture de stock. Je suis donc parti en reconnaissance dans les rayons d'Carr'four avec mon chariot, en quête de slips-short n°4...
Partout, que du made in China ! Même dans les slips...
En France, on construit des EPR de 5e génération, on fabrique de l'uranium et des avions de 800 places...
Foi d'plouc, si on fabriquait des slips, ça s'vendrait sûrement plus* ! (Au moins en 2012)
* Sur les 16 Airbus "vendus" hier à la Chine, 8 avions étaient déjà inclus dans un contrat précédent !
Sce : Fr Culture
Les politiciens sont des gens qui se promènent toujours les fesses serrées par crainte de laisser échapper un peu de vérité.
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Eau pétillante à Carrefour :
- En bouteille de 1,5 L venue de France = 115 CP (une moyenne de 6 marques)
- En bouteille de 1,2 L du Mont Dore = 130 CP (Soit 162 CP, si ramené à 1,5 L)
- Sagamore, soit un vrai patriote : Achètes local... Lavoix !
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