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La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)

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... le dernier des ploucs ?

 

Des décennies avant Kyoto et l'échec de Durban, chacun pouvait déjà s'interroger : "L'espèce humaine s'oppose-t-elle à la Vie ?" (Un sujet de l'Agrégation 1978)

 

Y a-t-il des civilisations supérieures à d'autres ? Euh... Ca dépend du type qui pose la question.
Mais chacun est témoin que nous sommes les membres de la culture la plus destructrice n'ayant jamais existé. Notre assaut sur le monde naturel, sur les indigènes et les autres cultures, sur les femmes et les enfants, sur les autres espèces et sur chacun d'entre nous (le péril nucléaire) tout ceci est sans précédent historique dans son énormité, son efficacité et sa férocité... Et à ma connaissance, ça n'existe dans aucun autre genre biologique.

 

 

Ma profession à l'interface du monde animal et de l'humanité – évoquée ici pendant 2 ans – était un poste d'observation privilégié. [Vétérinaire = du latin veterinaere, bête de somme]

 

fièvre aphteuse 2001 1.1281046262La moitié des hommes adultes de la planète ont vécu en direct les ultimes soubresauts d'un élevage néolithique en Europe = A savoir l'élevage au sol avec des prélèvements sans conséquence dans un milieu naturel renouvelable. Mes notes situent l'ultime hécatombe* dans la lande écossaise en 2002, dernier repère historique du néolithique : Les immenses bûchers du sacrifice de 6 millions d'animaux dont 4 millions de moutons abattus au nom de la Santé Humaine – En vrai pour des raisons essentiellement économiques. A noter qu'on était après la crise de "la vache folle", une maladie délibérément issue des techno-bricolages humains...

 

En un demi-siècle se sont instaurés des processus zootechniques de type "miniers" les plus ignominieux de notre humanité. Elles visent à la rentabilité jusqu'à son terme, à l'exploitation de l'animal sans restrictions, sans le cahier des charges qu'il conviendrait de ménager pour la pérennité d'un futur "durable" (épuisement des sols, de la diversité, remplacement des protections naturelles de l'espèce par la chimie...) Technologies extrêmes sans responsabilité consciente  ni souci d'éthique. A l'image de la forêt, des océans, du sous-sol, des terres fertiles, des réserves d'eau...

 

Je n'évoque pas ici la prolongation ou la résurgence de traditions surannées (la corrida, la domestication, l'élevage à fourrures,...) je pense au contraire à une évolution dynamique, à la  nouveautés, au "progrès"...

 

Depuis une quarantaine d'années, cette même zootechnie biocide devient le paradigme biologique de l'homme du XXIe S. Prémisses détectables dans les années 50, visibles aujourd'hui et complètement intégrées dans la perspective de quelques esprits. En résumé : L'espèce humaine s'élève-t-elle comme le bétail ? Oui, et tout y converge : Abandon du milieu naturel et concentration de l'habitat hors sol. Alimentation industrielle et modulation de l'espace-temps. Gestion du grégaire. Contrôle de la reproduction et critères de sélection. Spécification unidimensionnelle prédéfini : la Production et la Consommation (dans laquelle j'inclus la guerre...) Jusqu'à y compris le recyclage des sous produits (= les cellules souches, les transfusions et les greffes ?)

Comme des animaux, des forêts et des océans, il en va de la perennité des peuples et du libre-arbitre des individus. Ils ne sont plus à l'ordre du futur !

 

Aujourd'hui, fin 2011, la croissance démographie, le management humain, la répartition des ressources et la manipulation  psychologique sont tels que dans les écoles, on pourrait enseigner à nos gosses comment notre planète va mourir, non pas comme une probabilité, mais comme l'histoire du futur. (M. Duras – Barrage contre le Pacifique)

 

Les sciences biologiques et humaines de 2011 font d'innombrables constats et nous indiquent "COMMENT ?"

Depuis un demi-siècle et (presque) chaque matin en me rasant, mon interrogation plus personnelle reste "POURQUOI un tel gâchis ?" Qu'est-ce qui cloche chez l'homme en tant qu'espèce animale ? Je-ne-com-prends-pas...

 

Postulat N° 1 : Seule la Conscience nous différencie de l'animal.

 

Sommes-nous des amputés de la Conscience ? Qu'est-ce qui pousse l'Homme à l'exode pour nulle part ? De l'acquis ou de l'inné ? Cette attitude suicidaire est-elle exogène ou endogène ? S'agit-il d'une évolution naturelle, d'un accident biologique** ou d'un détournement calculé ? J'ai d'abord envisagé une tare "reptilienne" quelconque, intrinsèque de l'espèce, une défectuosité comportementale comme il en existe chez les plantes et les animaux. J'ai observé, écouté, grappillé, consulté des spécialistes, des pointures, des philosophes, suivi les recherches les plus solides. Et aujourd'hui, il apparait des forums de haut niveau et très documentés (Zeigeist,...) 

Je me suis aussi interessé à ce que je croyais connaître le mieux : Moi...

 

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J'avais un boulot passionnant, des revenus normaux et des pensions alimentaires à payer ! Alors pourquoi cette interrogation - naïve - de classe "terminale" qui m'a poursuivi toute la vie ?

A cause d'une culture jésuite, d'ascendant Sagittaire, d'un besoin de comprendre... et de l'anxiété biologique à court terme, entrevue un matin de Décembre 1967, dans les yeux d'une vache à l'abattoir de Toulouse !

  

Pire : Ce qui enfume le monde entier depuis un siècle, j'au l'opportunité de le revivre maintenant en Calédonie à 50 images/seconde : Des gens normaux qui désertent leurs terres, le calme et l'espace pour aller coaguler au lotissement "Les bougainvillers", nouveau réservoir de main-d'oeuvre, de futurs Robots Sapiens... ! S'endetter pour 25 ans, pousser le caddie du samedi, regarder Miss France sur 30 chaînes et gueuler à l'insécurité... Fureur, promiscuité, drogue** et consommation s'accroissent d'année en année. Pourquoi pas un séchoir électrique à la place d'une corde ? (décembre 2011)

  

Au fil du temps, j'ai élaboré plusieurs hypothèses dont le cheminement se retrouve dans mes notes sur 40 ans : L'ignorance et l'aveuglement, une irrépressible envie de conquête et de domination, une soif dévoyée de l'Ailleurs, un vice chromosomique, la perte de toute spiritualité, même laïque, etc... Que des conséquences, mais pas la cause fondamentale !

 

  

 Ci -dessous, une visualisation résumée de notre inquiétude existentielle.(le film entier, en français dure 2h 30) 

 

 

Il aura fallut 50 ans pour que j'entrevois  enfin une hypothèse sérieuse !
A la périphérie de la biologie se situe dans le seul domaine que j'ai ignoré :  L'HISTOIRE DE L'ECONOMIE DU MONDE !
Le mot "Economie" suggère la prudence, l'épargne, la prévision, le partage équitable selon les besoin de telle ou telle cellule, organe, individu, communauté, espèce... Aujourd'hui, il n'en est rien. Ce que nous réserve l'économie mondialisée du XXIeS est redoutable pour l'Espèce... pour toutes les espèces ! Et à plus court terme que les ères géologiques... 
(A suivre)
 
*Hécatombe : Heca =100, tomos =couper, bos = boeuf.
** Accident biologique ? La décadence de Rome au III eS, par intoxication lente & générale au plomb issu de la métallurgie du bronze...
*** Oui, les animaux domestiques se droguent : On observe des chiens et des chats déstabilisés qui délaissaient de la viande rouge pour du sucre. Et créer une addiction chez n'imorte quel animal est relativement simple...
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