La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
Moi j'ch'ui comme ça :
Si ce faux-cul d' Frogier m'offrait une bonne bouffe au Ramada-Plaza, ça ne m' ferait pas descendre du Mont Mù pour autant – même gratos et sur les fonds publics de la Province.
En revanche, si y' avait un besoin décisif d'arracheurs de colza OGM quelque part, je prendrais immédiatement l'avion pour l'aut' bout du monde !
Pourquoi refuser une bouffe avec Frogier au Ramada-Plaza ? Pass'que c'est pas meilleur qu'ailleurs ! (A La table de Marie, par exemple)
Les produits OGM (ou issus d'OGM) sont-ils si dangereux dans l'alimentation humaine ?
En 2010, DANGEREUX OU PAS, ON S'EN FOUT...
... parce qu'il faudra une génération de consommateurs avant qu'on soit informé de dangers éventuels. (Amiante et essais nucléaires = 45 ans !) Entre nous, que les gens bouffent de la merde s'ils le veulent. Encore faut-il que la composition en soit indiquée sur la boîte. Exemple réel : Cette tarte aux cerises industrielle contient 15% d'eau et 85% de merde ! (Clonée, méthylée, irradiée, pasteurisée, transgénique, bromurée, colorée, upérisée, mélaminée, aromatisée artificiellement à la cerise) Passons...
Se focaliser sur la sécurité alimentaire des produits OGM, c'est de l'enfumage consumériste ou des carabistouilles lobbyiste. Le véritable danger biologique des OGM actuels est résumé est expliqué aujourd'hui dans Le Monde :
Des OGM prennent la clé des champs.
Deux millions d'hectares de colza transgénique sont cultivés aux Etats-Unis. Il était inévitable que des plants prennent la clé des champs, pour se propager hors des zones cultivées. Le phénomène avait déjà été étudié, en champs ou en parcelles expérimentales, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie et en France.
Il vient seulement d'être documenté aux Etats-Unis, mais il y apparaît particulièrement spectaculaire : 86 % des plants de colza collectés au bord des routes du Dakota du Nord par une équipe dirigée par Cynthia Sagers, de l'université de l'Arkansas, se sont révélés être porteurs d'au moins un gène conférant une capacité de résistance à un herbicide total.
L'équipe, qui présentait ses résultats vendredi 6 août, a parcouru 5 400 kilomètres de routes, avec un arrêt tous les 8 kilomètres, pour examiner une bande de 50 mètres carrés sur les bas-côtés et y compter les plants de colza.
"DOUBLE RÉSISTANCE"
Deux de ces plants revenus à l'état "sauvage" portaient chacun deux gènes de protection contre le glyfosate (herbicide que l'on trouve dans le Roundup commercialisé par Monsanto), mais aussi contre le glufosinate, un herbicide produit notamment par Bayer.
Or un tel colza "double résistance" n'existe pas dans le commerce. Cela signifie que des croisements dans la nature ont "inventé" un nouvel OGM.
Ces découvertes, qui ne surprennent pas les spécialistes, ne sont pas de bonnes nouvelles. Le colza conventionnel disperse facilement ses graines et a tendance à faire des repousses, ce qui est un inconvénient pour la rotation des cultures – il est vrai moins pratiquée aux Etats-Unis qu'en Europe.
"On peut alors considérer le colza lui-même comme une mauvaise herbe", note le biologiste Pierre-Henri Gouyon. Sa forme transgénique aurait plus de latitude encore pour coloniser d'autres territoires, surtout là où glyfosate et glufosinate tuent les plantes concurrentes.
Mais il y a plus préoccupant : le colza peut s'hybrider naturellement avec une dizaine de mauvaises herbes présentes sur le sol américain. Il paraît inévitable que des croisements confèrent à ces indésirables une protection contre les herbicides. Ces considérations avaient conduit, en 2003, la Commission du génie biomoléculaire à donner un avis défavorable à la culture de colza transgénique en France.
"La multiplication des formes de résistance aux herbicides, tant dans les champs cultivés qu'en dehors, va devenir problématique pour les agriculteurs, prévient Cynthia Sagers. Parce que le contrôle de ces mauvaises herbes demandera l'utilisation d'une combinaison d'herbicides."
(Sce : Hervé Morin -Le Monde)
... mêmes dispersions incontrôlables à partir d'OGM de riz, de lin, de pommes de terre et de coton.
Autant de familles végétales en danger...
Larguer des gènes modifiés dans la nature, c'est bien plus dangereux que de lâcher cent ours dans les Pyrénées. Il est peu probable que les ours se mettent à violer les brebis, et que les "agn'ours", chimères qui en résultent, soient sacrifiés halal pour l'Aïd El-Kébir... Ce cauchemar de série B est pourtant vraisemblable dans le règne végétal !
Depuis le paléozoïque dévonien, chaque espèce végétale a trouvé son équilibre biologique dans un milieu donné. Lorsqu'un végétal transgénique s'échappe dans la nature, il quitte les paramètres de sa niche "écologique". Il peut donc soit disparaître, soit devenir incontrôlable et "contaminer" d'autres espèces proches jusqu'à ce qu'un nouvel équilibre de l'ensemble soit atteint... dans 5000 ans !
Ne pas oublier que les agro-généticiens bidouillent des espèces vitales pour toute l'humanité, que ça peut virer au film catastrophe et qu'on peut se passer d'OGM ...
- Alors tu comprends qu'la teuf' à Frogier... Bof