La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
Même à l’aut’ bout du monde, on s’interroge !
Les cannibales ont des micro-ondes, le dernier galion plein d’or que j'ai vu transportait un millier de rombières chargées de bijoux, et aujourd’hui même, vers Pouembout, les stock-men ramassent quelques centaines de chevaux "sauvages" qui erraient dans les forêts et sur les routes depuis "les évènements" de 1984... A l'abattoir et on ferme ! Place aux bagnoles... Bien sûr, des chevaux en liberté, c'est quelques tôles pliées, mais surtout ça faisait désordre : Il y va de l’image urbanisée des communes de brousse : De nuit, je me suis payé un rond-point en plein champs qui n’y était pas 3 mois plus tôt (et dont les transversales ne menaient d'ailleurs nulle part !) Signe que le "progrès" était en marche...
Aujourd’hui, il fait rage !
Depuis 10 ans, j’habite un vallon en limite de forêt. Quand un oiseau y chante, la montagne est encore plus silencieuse... jusqu’à y’a 2 jours :
Car soudain, à 300m d’ici, un raffût diesel avec bip-bip de marche arrière et les vieux arbres qui craquent. Une rétro-Poclain remplace 30 sabres d’abattis... Et dans une zone en pente, encore inconstructible il y a un an... J'aurai pu m'en douter : Certains "progrès" avancent masqués, avec un ciré jaune en regardant dans une lunette à trépied...
On n’arrête pas ce progrès-là, alors on l’évite ! (Coup d'blues pour l'oiseau...)
Comme j’aime bien aussi les gens, penser à m'arracher d’ici, comme me sauver de Paris il y a... Wouah, bien longtemps !