La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
Entendu sur FR. Inter, cette imposture éthique :
"L'espérance de vie augmente. Il
faut donc reculer d'autant l'âge de la retraite comme le suggère monsieur Sarkosi"
Bîn voyons !
Bosser chez les autres pour gagner sa
vie, c’est une chose, mais bosser toute sa vie pour enrichir les autres… Peut-on accepter ça ?
Tous les progrès de la médecine, de l'hygiène, de la nutrition, toutes les améliorations sociales depuis 50 ans ne sont-ils destinés qu’à faire bosser les gens plus longtemps, à les rentabiliser aux profit d’une croissance de plus en plus hypothétique ? L’homme est-il descendu du singe avant-hier pour bosser 11 mois sur 12, au fur et à mesure que sa vie s’allonge ? Même pour un plouc, cette dialectique est claire : Non seulement on rembobine l'histoire collective des 30 dernières années, mais simultanément, on la ré-oriente vigoureusement vers un cap diamétralement opposé : la stratification quasi biologique de notre société par quoi ?... Par la rentabilité de la finance !
Question du bac : Sommes-nous fatalement condamnés à besogner pour les autres jusqu'à la mort ? Avoir un peu de plein temps pour soi, ça emmerde qui ? Comment des gens normaux, sensés peuvent-ils agréer à une telle carambouille contre-nature avec autant de fatalisme ? Aujourd'hui 18 Juin, anniversaire de l'Appel du même nom : Résister au meilleur des mondes qu'on veut insidieusement nous faire adopter
Et nous, simultanément, si on se simplifiait un peu la vie ? Une pincée de bénédictin ne nuirait à personne...