La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
... Quand j'ai une obsession, le ménage, c'est aussi taudis, aussitôt fait...
Septembre 1989
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Le 3 janvier 1889 à Turin. Alors qu’il croise une voiture dont le cocher fouette
violemment le cheval, Nietzsche s’approche de l’animal, enlace son encolure et éclate en sanglots. Soudain il s’effondre et a définitivement quitté l’humanité.
Quelques mois avant sa disparition, en 1879, Nietzsche écrivait, dans Humain, trop humain :
« ... On peut encore observer la formation de la morale dans la façon dont nous nous comportons vis-à-vis des animaux. Lorsque l’utilité et le dommage n’entrent pas en jeu, nous éprouvons un sentiment de complète irresponsabilité ; nous tuons et nous blessons par exemple des insectes ou bien nous les laissons vivre sans généralement y songer le moins du monde. Nous avons la main si lourde que nos gentillesses à l’égard des fleurs et des petits animaux sont presque toujours meurtrières : ce qui ne gêne nullement le plaisir que nous y prenons. (...) Quand les animaux nous portent préjudice nous aspirons par tous les moyens à leur destruction ; et ces moyens sont souvent bien cruels, sans que ce soit là notre intention : c’est la cruauté de l’irréflexion. Si, au contraire, ils sont utiles, nous les exploitons : jusqu’à ce qu’une sagesse plus subtile nous enseigne que chez certains animaux nous pouvons tirer bénéfice d’un autre traitement, c’est-à-dire des soins et de l’élevage.
C’est alors seulement qu’apparaît la responsabilité. On évite de tourmenter l’animal domestique ; un homme se révolte lorsqu’il voit quelqu’un se montrer impitoyable envers sa vache, en conformité absolue avec la morale de la communauté primitive qui voit l’utilité générale en danger dès qu’un individu la transgresse. Celui qui, dans la communauté, s’aperçoit d’un délit craint pour lui le dommage indirect : et nous craignons pour la qualité de la viande, de l’agriculture, des moyens de communication lorsque nous voyons maltraiter les animaux.
De plus, celui qui est brutal envers les animaux éveille le soupçon qu’il est également brutal vis-à-vis des faibles, des hommes inférieurs et incapables de vengeance ; il passe pour manquer de noblesse et de fierté délicate. C’est ainsi que se forme un commencement de jugement et de sens moral. »
Un siècle plus tard, compte tenu des représentations de l'animal et des comportements actuels en l'élevage, on peut juger de notre devenir quant au "jugement et notre sens moral" selon Nietzsche
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Question de philo : Comment Sarkosi a-t-il pu devenir président de la république ?
Fébrile, agressif, narcissique, admirateur des riches et de l'Amérique bushiste, ignare (moyenne universitaire : 10/20 + piston) et incompétent en économie comme en diplomatie, cet homme nous avait pourtant révélé, ministre de l'Intérieur, qu'il est incapable d'exercer la fonction de chef d'Etat : Ses provocations avaient réussi à mettre le feu aux banlieues dans l'ensemble du pays...
(d'après Olivier Todd qui n'est pas de gauche...)
Perso, je ne vois donc que trois hypothèses à son élection : Soit les Français furent victimes d'une communication hors mesure, soit il n'y avait personne d'autre, soit enfin, notre président est le fruit d'un affaiblissement de la démocratie voulu et subtilement orchestré par la nouvelle "religon" néo-libérale ! Il y a beaucoup de réflexions sérieuses sur ce dernier sujet...
... Sans doute la France ignore-t-elle l'existence de notre excellente Elizabeth Nouar..
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... La verticalisation et la marche bipède ont favorisé la libération de la main et du visage. L'espèce humaine commence par les pieds, même si la majorité de nos contemporains l'oublie et pense que l'homme descend simplement de sa voiture.
(Leroi-Gourhan, 1982)