La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
Et il pleut encore !
Ca fait huit jours que les essuie-glaces démarrent plein pot avec la clé de contact. Monter, descendre, portails après portails, visites après visites, la voiture s'imprègne d'humidité comme la politique s'imbibe d'ennui [ Ndr : On était en discussions des accord de Nouméa] Les sièges sont moites, les tiroirs en bois se coincent et c'est les pédales qui décrottent les godasses pleines de boue. Pour ne pas rester dehors, le siège passager sert de bureau et de rangement provisoire : S'y s'entassent les factures collées, les agendas gondolés, le petit matériel à ranger plus tard, l'imper dégoulinant... Et tout ça dans une odeur persistante de bouses, de médicaments et autres macérations organiques que réactive la clim' antibuée...
En clair, dans la voiture, c'est le bordel à peine contenu et ça cogne !
Il est trois heures de l'après-midi. La pluie sur la tôle assourdit la radio. En route vers N'Dé, je zigzague prudemment tous phares allumés entre les trous et les coulées de terre descendues des chemins adjacents. Quand je quitte l'asphalte pour la piste en terre, c'est le 4X4 en seconde...
Fucito m'attend au seuil de la maison d'habitation. Plié sous un poncho, il court à ma rencontre avant la bifurcation vers le stock-yard. Vite, je débarrasse le siège passager et il embarque à la volée par la porte à peine ouverte. Quand il s'affale ruisselant à côté de moi, je sens nettement protester mes pauvres amortisseurs déjà bien fatigués. Faut dire qu'avec Fucito à bord, c'est tout de suite deux quintaux de lest supplémentaire, ce qui modifie sensiblement la tenue de route...
Quand on arrive au stock-yard, Fucito tâtonne pour trouver l'ouverture de la portière. Je me penche pour ouvrir de son côté et le mahousse s'extrait les deux mains en appui sur les montants de la voiture...
Et c'est là que je la vois, l'aiguille jaune de 8/10e ! Elle est fichée minuscule dans l'imposant arrière-train de Fucito qui ne semble pas s'en offusquer.
Je le rejoins à l'abri sous le dock :
- Tourne-toi... Mais tourne-toi, j'te dis
- ???.... Aïe !
Pas de doute, c'est une aiguille laissée sans capuchon sur le siège passager après la visite d'hier. Elle allait sur une seringue de 2cc qui contenait du Voren pour un chaton de 75gr... J'avais changé d'avis au dernier moment. Et j'imagine qu'injectée dans les deux quintaux de Facito, je ne prenais pas de gros risques...
Mais quel sale temps !
Note Février 1998
Je ne suis ni riche ni célèbre. Heureusement, car quand je relis ça 12 ans plus tard, j'ai un froid dans le dos rétrospectif : Responsabilité, plainte, condamnation, dommage et intérêts à vie... Quand l'intelligence fait défaut, quand c'est la cupidité qui indique le Nord, alors la procédure se substitue à la raison...
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... 5h du mat' depuis mon bureau l'an dernier. (En bas, l'ex-poulain Ranch avant les lotissements)
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Lors d'une soirée chic :
- Ah bon ? Vous êtes vétérinaire...
- Euh... à mes heures, Madame.
- Justement, j'ai mon chat qui se gratte au sang et...
- Excusez-moi, mais votre mari n'est-il pas banquier ? J'ai justement besoin d'un petit découv...
Note 1972
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Toujours pas de réponse de l'OPT. Je pense à laisser tomber ce blog sans doute connecté avec la fosse septique ! Pffff...