La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
Je fus confronté très tôt à la souffrance animale,
comme d'autres l'ont été à la misère, à la maladie ou à la guerre. Toute ma vie, j'ai été aux premières loges de la sauvagerie, de la négligence, de la bêtise ou l'ignorance, au détriment de toutes les espèces domestiques et
sauvages. En matière de maltraitances d'origine humaines, j'ai de quoi tenir un blog morbide (comme dans
Marche et crève) A quoi bon un tel listing, une telle humiliation ?...
En élevage, la condition animale s'est beaucoup aggravée, dans l'indifférence générale ! Mais je peux aussi témoigner de gestes de dévouement et de compassion étonnants...
Un cas banal et anodin : Le petit gosse qui met un élastique autour du cou d'un chiot, en guise de collier. Et qui oublie de l'enlever. Souvent, le chiot grandit sans que l'élastique invisible ne casse. Et quelques temps plus tard, le chien pue, tousse et à un comportement bizarre. Dissimulé sous les poils, un sillon à peine sanguignolant, mais vilain et profond de 3 à 5 cm dans la chair autour du cou... depuis des mois !
Le cas le plus mémorable (en Calédonie) : Une nuit, et sur requête de la gendarmerie, j'ai été amené à identifier une carcasse sans tête (dépouillée, démembrée, évicèrée et congelée) dans le coffre d'une voiture. J'ai mis 5 minutes à reconnaître... un gros chien destiné à la consommation ! Et les 2 autres carcasses, plus petites, en étaient aussi...
Je me suis toujours astreint à ne jamais juger ni enquêter sur les circonstances ou les personnes en cause (sauf sur réquisition judiciaire)
1) Dans ces moments, y'a d'autres actions concrètes et prioritaires. Ca calme la rogne...
2) La personne qui m'a prévenu ou intervenue n'a aucune raison d'être vilipendée. Je me suis borné à écouter les informations utiles et partager l'indignation (ou la honte) qui ne doit pas être découragée.
Quant aux suites à donner à la malveillance imbécile, j'en laissais le soin à des associations (SPANC) plus compétentes, auxquelles j'envoie un chèque de temps en temps...
Et pourquoi pas vous, si vous l'pouvez ?...