La vie, c'est surtout les souvenirs qu'on en a. Vivre, c'est ce qui nous arrive quand on est absent, quand on est trop occupé à d'autres choses ! Donc prendre des notes, conserver des traces, trier les déchets pour pouvoir un jour m'étonner : "Mais bordel, comment suis-je donc arrivé là ?..." (Note 1991)
Ci-dessous la voiture professionnelle attribuée par l'administration et dans laquelle j'ai eu le bonheur de bosser entre 1987 et 1998.
A raison de 35 à 40000 km par an, conduire cette voluptueuse ruine fut l'occasion de ressentir tellement de désirs me monter du creux des reins aux cervicales.
Pendant 11 ans !
Ce plaisir de la tôle ondulée à orgasmes multiples et sans plomb, je le dois à deux personnalités des Services Ruraux :
- à Mr Razavet Olivier, gestionnaire officiel d'un budget public si bien gaspillé dans les dits services.
- à Mr Desvals Michel, chef vétérinaire tellement gavé au RPCR qu'il en avait oublié tous les autres animaux en dehors du parti.
Comme gestionnaires de leur image, ces deux gugusses n'avait qu'une obsession : m'interdire d'exhiber mon piètre tas d'boue en public car la honte en rejaillissait sur tout l'administration, et sur eux-mêmes en particulier.
A mes supplications réitérées pour conserver cette voiture de plouc, je me suis vu opposé l'ironie cynique du gros, et l'écoute bien peu concernée du maigre.
Mais ils m'ont laissé la voiture malgré les centaines de milliers de francs indispensables aux réparations chaque année... C'était pas le même budget !
Ces deux scrupuleux savaient préserver le prestige dû à leur rang : A chaque nouvelle année, une nouvelle voiture à plaque bleue pour chacun. Ils pouvaient ainsi se rendre sans rupture de clim'du domicile au bureau et retour. Accessoirement et par soucis de l'économie de leurs ménages, ils valorisaient aussi les bons d'essence, de pneus et d'entretien du service par la voiture de leurs femmes, de leurs maîtresses ou de leurs gosses !
Tout l'monde savait ça, chers amis, ainsi vous ne disparaitrez pas ignorés de vos successeurs...
Après votre vie entière le cul dans un fauteuil et la tête pleine de vent, l'arthrose cervicale ne vous guettera pas de si tôt ! Merci pour votre soucis de ma propre santé...
Mais aujourd'hui, 10 ans sont passés loin de votre air. J'ai décidé que le jeu est fini :
Je vous souhaite de crever dans les 48 heures où vous lirez cette épitaphe
(L'Hermès qui en sera le messager est en route)
Messieurs les ex-directeurs, veuillez agréer un clou de 16 au fond de votre cercueil pendant toute votre vie éternelle. Et qu'il vous lacère le cul comme votre voiture me ruina le dos pendant 11 ans.
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